Obligement - L'Amiga au maximum

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Dossier : Histoire de l'Amiga - année 1988
(Article écrit par David Brunet - avril 2008)


1988 : maximiser la croissance

L'année 1988 confirma les orientations prises l'année précédente et les amplifia. Il y eut ainsi plus de sorties de jeux et de logiciels, plus de magazines spécialisés, plus de sociétés prêtes à s'invertir et surtout un nombre d'utilisateurs en hausse : Commodore annonça à l'Amiga Developers Conference de mai 1988 que la barre des 600 000 machines commercialisées venait d'être franchie.

Workbench/Kickstart 1.3

Depuis la version 1.0 de 1985, de nombreux ajustements du système d'exploitation furent opérés. La version 1.3 ne dérogea pas à la règle et fut même une mise à jour importante. Elle fut disponible sur deux disquettes (Workbench et Extras) pour Amiga 500 et Amiga 2000. Une version pour Amiga 1000 fut également commercialisée, elle contenait le Kickstart 1.3 sur une disquette supplémentaire.

On pouvait à présent démarrer sur des périphériques autres que le lecteur de disquette (par exemple les disques durs). Deux éléments cruciaux du système furent nettement améliorés : le système de fichiers (avec la venue de FFS, Fast File System) et le CLI (qui devint alors un "Shell" avec plus de fonctionnalités). Des notions comme le presse-papiers (clipboards), le tiroir Env:, le périphérique virtuel (RAD:) et les listes de montage (mountlists) apparurent aussi. Davantage de pilotes, de commandes AmigaDOS et d'outils étaient présents dans cette version 1.3, ce qui en faisait un système d'exploitation plus complet. Enfin, la seule modification notable pour l'environnement visuel vint des icônes qui furent redessinées avec un aspect de profondeur.

Workbench 1.3
Le Workbench 1.3

En décembre 1988, une version spéciale du Workbench 1.3 (et du Kickstart) fut distribuée pour utiliser les moniteurs monochromes A2024 de Commodore. Ces moniteurs avaient la possibilité d'afficher une résolution de 1024x1024 pixels en PAL. Cette résolution impressionnante était avant tout réservée aux tâches comme la PAO ou le traitement de texte, mais pas pour les jeux ou les animations.

Amélioration de la gamme à petits pas

Après une année 1987 faste pour les machines Amiga, 1988 ne vit pas de grands bouleversements. Commodore ne créa pas de nouveaux Amiga durant cette période mais, profitant des capacités d'extension de l'Amiga 2000, il lança sur le marché, fin 1988/début 1989, une variante basée sur ce modèle : l'A2000HD.

L'A2000HD était strictement identique à l'A2000. Il était fourni avec la carte SCSI A2090 et un disque dur SCSI. On ne sut pas trop pourquoi certains A2000 furent marqués avec le logo "A2000HD" alors que certains autres, sans ce logo, avaient également une carte et un disque dur SCSI. Peut-être que ces périphériques étaient montés par Commodore lui-même dans les A2000HD alors que les autres A2000 étaient équipés par les revendeurs. Dans tous les cas, l'ajout d'un disque dur en standard renforça le côté "haut de gamme" de l'Amiga 2000. Jay Miner était toutefois pessimiste sur l'avenir de l'Amiga. Le créateur de l'Amiga, qui avait quitté Commodore en 1986, jugea, dans une entrevue pour le magazine Info Magazine, que les Amiga actuels étaient dépassés par les Mac et les PC, et qu'il fallait à Commodore créer une nouvelle machine pour rester concurrentiel. Cette analyse était partagée par de nombreux amigaïstes et beaucoup rêvait d'un hypothétique A3000.

Dans le même temps, Commodore, qui était entré sur le marché des compatibles PC en 1985, persévéra dans ce marché fleurissant (mais hélas très concurrentiel) afin d'essayer de tirer d'autres revenus. Deux nouveaux modèles d'entrée de gamme furent lancés, le PC10-III et PC20-III, tous deux équipés d'un processeur 8088 à 4,77/9,54 MHz et possédant quelques améliorations par rapport à leurs aînés (quatre ports parallèle, deux port IDE...). Le modèle haut de gamme était représenté par le PC 60 qui disposait, notamment, d'un 80386 à 8/16 MHz et de 2,5 Mo de mémoire, le tout pour un prix de 40 000 FF.

Commodore PC 20-III
Le PC 20-III de Commodore

Les ingénieurs de Commodore auraient préféré avoir un Amiga 2000 avec un meilleur processeur. Or, pour réduire les coûts, le 68000 avait été choisi tout en laissant la possibilité de le changer. Ainsi, Commodore commercialisa cette année la carte accélératrice A2620, pourvue d'un 68020 à 14 MHz, d'un FPU et de mémoire supplémentaire. IMtronics emboîta le pas avec ses Hurricane 500 et Hurricane 2000, deux cartes accélératrices, respectivement pour A500 et A2000. Elles étaient bâties sur le même modèle que la Hurricane, disponible depuis 1987 pour A1000, et permettaient même, pour la variante pour A2000, d'atteindre la fréquence de 28 MHz.

Motorola sortit cette année le 68030 et deux constructeurs en profitèrent pour commercialiser des cartes avec ce processeur. Le premier fut CSA avec son Over 030 (16 MHz), une carte genre "Piggyback" qui venait s'afficher sur quasiment n'importe quel système à base de 68020 (y compris des machines non-Amiga). La carte fut vendue sans processeur, ce qui permettait à CSA de vendre son produit très tôt, dès que Motorola lançait la production. L'autre constructeur qui proposa un 68030 à l'Amiga fut Ronin : ils mirent au point une extension 68030 à 14,3 MHz pour leur carte Hurricane pour A1000.

Une autre possibilité pour accroître la vitesse de son Amiga vint de la technologie "transputer". Celle-ci, développée depuis le début des années 1980 par la société britannique Inmos, avait pour but de réaliser des machines parallèles. Le principe reposait sur l'utilisation d'une pile de registres plutôt qu'un jeu de registres directement adressables. Chaque processeur était relié au réseau constitué par l'ensemble des processeurs via des liens série rapides. L'entreprise Sang Computersysteme fut l'une des rares à s'engouffrer dans la brèche : elle proposa la MegaLink 01 (suivi par les MegaLink 02 et 03 en 1989), une interface pour carte transputer, avec quatre processeurs Inmos T414 ou T800. Malheureusement, l'utilisation directe de ces processeurs n'était pas possible depuis le système Amiga. Commodore avait aussi développé, en collaboration avec MetaComCo, sa propre carte transputer pour A2000. Mais elle ne fut pas terminée et le concept fut plus vendu à Atari.

A2620
L'A2620 (photo de Michael Rubisch)

Pour ceux qui n'avaient pas les moyens de changer de processeurs, le marché offrit des tonnes de cartes mémoire, malgré l'envolée des prix de puces DRAM. Cela allait de l'A512 (512 ko) de la société allemande Roßmöller à l'EXP-8000+ (jusqu'à 8 Mo, avec option pour un 68010) de chez Progressive Peripherals & Software, en passant par la Byte Box de Byte by Byte et les cartes de chez Alphatron : la 68881 Expansion Board (mémoire + coprocesseur) et la DRAM-EX 4M pour Amiga 1000.

C'était aussi le cas de genlocks et des cartes SCSI : quasiment tous les constructeurs se mirent à en fabriquer. Pour les genlocks, dispositifs électroniques permettant d'intégrer des données dans des images analogiques, la palme revint à Magni Systems qui conçut le Magni 4004, un périphérique à la fois encodeur et genlock de très grande qualité. D'autres genlocks plus modeste, comme l'AmiGen de Mimetics, le Gen/One de Communications Specialties ou le ProGEN de Progressive Peripherals & Software arrivèrent aussi sur le marché. Du côté des cartes SCSI, les trois modèles d'Amiga furent visés tant ce bus trouvait des adeptes. On avait donc, par exemple, l'A1000 SCSI de C-Ltd (pour A1000), le Filecard 2000 de Otronic (pour A2000) ou encore les très bons Impact A2000 et Impact A500 de Great Valley Products, une société créée en 1987 par Gerard Bucas, ancien directeur de la recherche chez Commodore.

Le domaine des réseaux sur Amiga se développa également. La firme Ameristar Technologies proposa deux produits, l'Ethernet Controller et l'Arcnet Controller. Il s'agissait d'interfaces réseau pour les deux principaux protocoles : le moderne Ethernet et l'ancien Arcnet.

Enfin, deux périphériques permettant de combler certaines lacunes des Amiga débarquèrent en 1988. Le premier était le désentrelaceur AGA-2000, de chez Microway, qui autorisait l'Amiga à afficher des résolutions entrelacées (jusqu'à 704x510) sans entrelacement. Le second périphérique fut le Kickstart Modul, des allemands de chez Kupke. Celui-ci permettait de changer de Kickstart (1.2 ou 1.3) et ainsi de limiter les incompatibilités du récent Kickstart 1.3 avec certains programmes.

La bataille ludique en passe d'être gagnée

L'Amiga commença à rattraper sérieusement l'Atari ST sur le marché ludique avec la commercialisation de jeux qui ne pouvaient pas, techniquement, être réalisés sur ST. L'exemple le plus flagrant fut la venue de Hybris, un shoot'em up publié par Discovery Software. La qualité de ses graphismes et de son animation faisait plus penser à un jeu pour borne d'arcade que pour micro-ordinateur. L'éditeur américain Electronic Arts publiait de plus en plus de programmes intéressants et connaissait un succès mondial, que ce soit sur Amiga ou sur d'autres plates-formes. Il distribua plusieurs gros titres cette année comme l'ont prouvé le jeu d'échec Battle Chess, le très réaliste simulateur de vol F/A-18 Interceptor (développé par Intellisoft), le jeu d'aventure Bard's Tale 2 (créé par Interplay) ou encore le shoot'em up Katatis (de chez par Factor 5).

Katakis, justement, fut retiré rapidement des chaînes de ventes à cause d'une plainte de la part d'Activision qui accusait les auteurs de ce jeu de plagiat. En effet, ce shoot'em up ressemblait un peu trop à R-Type et Factor 5, les auteurs de Katatis durent refaire leur jeu et le republièrent un an plus tard sous le nom de Denaris. Une mésaventure similaire arriva à Time Warp qui commercialisa le jeu de plates-formes The Great Giana Sisters. Ce dernier reprenait trop les traits de Super Mario Bros et Nintendo réagit vivement en interdisant la diffusion de ce plagiat.

Néanmoins, d'autres jeux importants apparurent en 1988 comme Elite de Mr Micro/Rainbird, un mélange d'aventure spatiale et de stratégie, Starglider II, un combat spatial à la technique remarquable, et Dungeon Master, de Faster Than Light, le meilleur jeu de rôle de son époque. Le studio de développement Software Studios, équipe anglaise de la société Activision, fut également à l'honneur avec le lancement de Super Hang On, une course de moto impressionnante, et International Karate +, un jeu de combat à trois pouvant être joué à une vitesse extrême. On nota aussi l'arrivée d'un nouveau groupe de développement, les Bitmap Brothers, qui sortirent deux jeux qui ne passèrent pas inaperçus, Xenon et Speedball.

De son côté, Cinemaware poursuivit ses titres de qualité avec la sortie de Rocket Ranger, un jeu d'aventure avec un soin graphique et sonore remarquable. Les bons jeux n'étaient pas seulement marqués par leur qualité technique, comme le montra The President Is Missing, une simulation d'enquête politique. Créé par Paul Norman et l'équipe américaine de Cosmi, il gagna le prix du logiciel le plus innovant de 1988 lors du salon CES. The Sentinel, créé par Geoff Crammond en 1986 et porté sur Amiga cette année, était également un étonnant jeu d'action stratégique grâce à son concept original.

Arcadia Systems, société présente sur la scène des bornes d'arcade depuis 1987, multiplia cette année les jeux d'arcade à base d'Amiga. Roadwars, Xenon, Ninja Mission, World Darts, Space Ranger et Rockford arrivèrent sur les écrans des salles de jeux. Ces titres étaient également disponibles en version classique Amiga.

Avec plus de quatre cents cinquante jeux commercialisés cette année-là, l'Amiga devint la plate-forme ludique par excellence. Environ soixante-dix titres furent lancés ou annoncés en un seul jour lors du salon CES de juin. Un autre domaine s'était profondément ancré dans le cercle de compétence de l'Amiga : la scène démo. Ce phénomène créatif popularisé par le C64 trouva en l'Amiga une plate-forme idéale. Le nombre de démoparties et de productions décolla à partir de 1988. Cette bataille Atari/Amiga eut une victime collatérale : le constructeur Amstrad. Celui-ci s'était spécialisé dans les micro-ordinateurs bon marché comme le CPC 6128 mais ne put jamais rivaliser. D'ailleurs, le marché des 8 bits sombra, il fut maintenu artificiellement en vie uniquement par le marché des jeux "budget" en pleine croissance.

Hybris Battle Chess
Hybris et Battle Chess

La société Professional Automation Resources, qui avait lancé Express Paint un an plus tôt, mis à jour ce logiciel de dessin, en version 2.0, ce qui en faisait l'un des meilleurs. Il pouvait gérer le mode EHB 64 couleurs, proposait de bonnes fonctions pour le texte, une impression PostScript et d'autres choses que Deluxe Paint 2.0 ne pouvait faire. L'éditeur Gold Disk lança aussi toute une série de logiciels graphiques, mais de qualité variable : MovieSetter (animation), ComicSetter (création de bandes dessinées), Professional Draw (dessin vectoriel, lent et bogué) et Design 3D (modélisation 3D). Même chose pour la société Aegis qui multiplia les sorties et devint un éditeur incontournable sur Amiga : AudioMaster II, Draw et VideoTitler. Ce dernier, qui était un logiciel de titrage vidéo, vint s'ajouter à une liste de plus en plus longue dans ce domaine (Home Titler 1.2 de Kimatek, Pro Video Plus de JDK Images ou l'amusant Fantavision de Broderbund). Mais c'est l'américain NewTek qui commença vraiment à se faire connaître sur la scène de la vidéo avec son paquetage Digi-View 3.0 et son prototype Video Toaster montré au salon Comdex de novembre 1987. Mandala, un logiciel de chez Very Vivid, innovait dans ce secteur avec l'introduction de la vidéo interactive : une personne filmée pouvait interagir avec des personnages et des objets virtuels créés sur l'écran de l'ordinateur. En bref, l'Amiga dominait bel et bien le secteur vidéo informatique de par sa qualité et ses innovations.

Le secteur de la bureautique s'activa aussi. Quarterback/Gold Disk publièrent Professional Page, un programme de PAO pour les utilisateurs avancés qui disposait de fonctionnalités presque illimités. Il était par exemple le seul logiciel sur micro capable de faire de la mise en page couleur. Northeast Software tenta de l'imiter en peaufinant Publisher Plus avec sa version 2.0, tout comme SoftLogik avec Publishing Partner Professional, un logiciel de PAO avec du potentiel mais malheureusement gâché par des bogues le rendant peu utilisable. ProWrite 2.0 de New Horizons, avec son pilote d'imprimante, améliora nettement la qualité d'impression sur Amiga, la plaçant largement à la hauteur face aux logiciels concurrents sur PC. Micro-Systems Software, de son côté, publia Excellence!, un nouveau logiciel, mi-traitement de texte, mi-PAO, complet et facile à utiliser, mais assez lent et instable. L'éditeur américain SoftWood, lui, proposa un programme d'assez bonne qualité, Write & File, mêlant traitement de texte WYSIWYG et gestionnaire de bases de données, ce qui compléta une année plutôt réussie pour la bureautique sur Amiga. Enfin, le premier vrai gestionnaire de fichiers commericial sur Amiga arriva avec Disk Master, un produit de chez Progressive Peripherals.

Fantavision ProWrite 2
Fantavision et ProWrite 2

La société Haitex lança un produit étonnant : les lunettes X-Specs 3D. Ce type de matériel existait déjà sur d'autres plates-formes mais cela fut un symbole supplémentaire sur l'état de l'Amiga : il était en train de s'installer dans presque tous les marchés de l'informatique. Ces lunettes permettaient de faire de la réalité virtuelle avec des "verres" LCD qui pouvaient s'éclairer ou s'assombrir très rapidement. Ainsi, l'oeil gauche ne voyait que la perspective gauche et l'oeil droit que la perspective droite d'une image. Cela produisait une impression de 3D. Le jeu Space Spuds et un programme de visualisation de molécules furent inclus avec les lunettes.

Le marché de l'Amiga devint plus éclectique. Le nombre de logiciels, jeux et matériels étaient en hausse, et c'était aussi le cas de la presse : la quantité de magazines continua de progresser. Chaque grand pays avait maintenant un, voire deux, magazine(s) dédié(s) à la machine. La presse Amiga fourmillait en Grande-Bretagne et aux États-Unis avec l'arrivée cette année de The One et d'Amiga Computing. En France, A-News fut le premier magazine uniquement Amiga, lancé sous l'impulsion de Bruce Lepper (malgré l'opposition de Commodore France qui préféra soutenir Commodore Revue, un magazine sorti à peu près au même moment et couvrant les différentes machines du constructeur).

The One Amiga Computing
Des magazines Amiga : The One, Amiga Computing

Continuer l'expansion

Avec des extensions pour A2000 et une première baisse de prix de l'Amiga 500, Commodore continua l'expansion de l'Amiga. 800 000 à 900 000 Amiga étaient en circulation. Le constructeur fabriquait toujours des C128 et C64 (qui se vendaient bien mais avec une très faible marge) et des PC. Avec l'Amiga, cela représentait trois marchés différents : cela multipliait les sources de revenus possibles mais coûtait cher en gestion et en promotion. L'idéal aurait été de tout miser sur l'Amiga mais Irving Gould refusa de laisser tomber le vieillissant marché des micros 8 bits.

L'année fiscale 1988 (arrêtée le 30 juin), montra une hausse des revenus (48,2 millions de dollars au lieu de 22,6 millions un an plus tôt) et du chiffre d'affaires (871,1 millions contre 806,7 millions). Le surplus de trésorerie fut utilisé pour payer une dette de 36 millions de dollars et pour réaliser des investissements à hauteur de 30 millions de dollars. Commodore devint une entreprise très rentable.


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