Obligement - L'Amiga au maximum

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Dossier : Histoire de l'Amiga - année 1987
(Article écrit par David Brunet - avril 2008)


1987 : toucher le grand public

Cette année vit arriver la première mise à niveau majeure de la plate-forme avec la sortie de la machine haut de gamme (l'Amiga 2000) et de l'entrée de gamme (l'Amiga 500). Ces deux ordinateurs furent annoncés lors du CES de janvier 1987 et commercialisés quelques mois après. Ils étaient alors livrés avec une version 1.2 légèrement mise à jour du système (Workbench 1.2 v33.56).

La gamme s'étoffe

Le développement de l'A2000 avait connu quelques remous mais il fut fin prêt en mars 1987, après des délais plus importants que prévus. Ses capacités d'extension furent vraiment travaillées avec notamment cinq ports Zorro II et quatre ports ISA. Cela permettait d'imaginer toutes sortes de cartes filles et garantissait un ordinateur moderne sur le long terme. L'Amiga 2000 disposait de 1 Mo de mémoire en standard (512 ko sur la carte mère et 512 ko sur la carte processeur) ce qui rendait l'utilisation de la machine plus confortable qu'avec les 256/512 ko de l'Amiga 1000. Le processeur était toujours un 68000 à 7,09/7,16 MHz mais, là encore, les possibilités d'extension étaient préservées car le processeur était placé sur une carte fille interchangeable. L'Amiga 2000 était aussi le premier modèle à disposer d'un Kickstart (le 1.2) en ROM et non sur disquette comme sur l'Amiga 1000. A l'instar d'Amstrad et d'Atari qui lancèrent leur propre PC en 1986 et 1987, Commodore présentait l'Amiga 2000 en tant que compatible PC grâce à une carte d'extension qui fut commercialisée quelques mois après la machine. L'Amiga 2000 fut lancé en tant qu'ordinateur professionnel et multimédia pour un prix de 2395 $ (18 000 FF), et c'est en Europe que ce premier modèle fut le plus vendu.

Amiga 2000A
L'Amiga 2000A

L'Amiga 500 arriva sur le marché quelques semaines plus tard. Il était clairement établi en tant que concurrent grand public de l'Atari ST : les deux machines se ressemblaient fortement, que ce soit par leurs caractéristiques techniques (processeur 68000, 512 ko de mémoire, lecteur de disquette 3,5"...) ou leur aspect "ordinateur dans un clavier". L'Amiga 500 disposait cependant des forces des autres modèles d'Amiga comme les puces spécialisées (Fat Agnus, Denise, Paula) qui permettaient d'afficher une palette de 4096 couleurs et d'avoir un système audio 4 voix 8 bits sur 9 octaves. En outre, deux ports d'extension était disponibles dans la machine : un latéral de 86 broches et un autre sous la machine de 56 broches.

Amiga 500
L'Amiga 500

Malgré son coût plus élevé qu'un ST (595 $, 5000 FF, sans écran), l'Amiga 500 devint l'objet de désir de beaucoup de personnes et les ventes des Amiga connurent, enfin, leur premier souffle. Les ventes de l'Amiga 500 permirent d'accélérer quelque peu le passage d'une informatique familiale, basées sur des machines 8 bits (comme le C64, le Spectrum et les machines Amstrad) vers la technologie 16/32 bits. Commodore lui-même n'hésita pas à proposer des offres de mise à niveau vers l'Amiga pour ses clients C64 et C128.

Limogeage de Rattigan

Le 22 avril, Irving Gould, le président et principal actionnaire de Commodore limogea Thomas Rattigan qui était alors CEO de la société, et le remplaça personnellement à ce poste. La raison pour laquelle il fut remplacé reste floue. Sous la direction de Rattigan, Commodore avait non seulement lancé deux nouveaux modèles avec brio, mais avait aussi renoué avec les bénéfices. Rattigan prétendit que le président Gould l'avait limogé en raison de conflits de personnalités et que Gould n'admettait pas qu'il porte à lui seul la faveur du redressement de la firme. Il poursuivit Gould et Commodore pour rupture de contrat abusive et non-paiement de neuf millions de dollars de salaire. L'affaire traîna jusqu'en 1991, date qui fut, ironiquement, celle de la fin du contrat de Rattigan. Mais Rattigan gagna et Gould avait fait l'une de ses premières grosses erreurs en mettant à la porte l'un des meilleurs dirigeants que l'Amiga ait eu.

Selon Gould, le limogeage de Rattigan était la conséquence de l'effondrement des revenus de la branche de Commodore en Amérique du Nord. Cette branche fut longtemps le pilier du groupe, une société quasiment indépendante de Commodore International. Mais en 1987, elle ne fournissait plus que 30% des ventes mondiales. L'Amiga eut plus de mal à s'y vendre qu'en Europe par exemple. Ainsi, Gould, nouveau PDG par intérim, initia un nouveau plan de restructuration (le troisième depuis 1985). Par exemple, la gestion de Commodore Amérique du Nord passa d'un fonctionnement quasi indépendant à une simple division chargée de la vente et de la promotion. Il y eut également des coupes dans les effectifs de l'entreprise, le nombre de salariés passa de 4700 à 3100, la moitié du personnel du siège social nord-américain fut limogée et cinq usines furent fermées.

Le 6 octobre 1987, le conseil d'administration nomma Max Toy au poste de directeur général (COO, chief operating officer), aux côtés d'Irving Gould qui garda le siège de PDG. Max Toy venait du conglomérat américain ITT où il y avait développé avec succès sa filiale informatique Xtra Business Systems. Il déclara vouloir créer de nouvelles alliances stratégiques entre Commodore et d'autres acteurs. Il avait la particularité de répondre et aider personnellement les utilisateurs, via sa ligne de téléphone, un "travail" que d'autres présidents de société n'aurait certainement pas fait.

Max Toy
Max Toy

Nouveau modèle d'Amiga 2000

Le premier modèle d'Amiga 2000 (créé par Commodore Allemagne) reprenait une technologie vieille d'un an et n'était pas assez innovante. Elle déplut à la direction de Commodore qui ordonna le développement d'une nouvelle variante. Et c'est Terry Fisher ainsi que Dave Haynie, l'ingénieur qui aida à la conception du Plus/4 et C16, qui prirent en main le travail sur ce nouvel Amiga 2000 (appelé "B2000", "B2000-CR, ou "Amiga 2000B") dès la fin de l'année 1986.

Ils abandonnèrent la conception de l'A2000A et se basèrent sur la carte de l'Amiga 500. Ils améliorèrent le port vidéo et créèrent deux nouveaux circuits propriétaires : le Buster (pour gérer le bus d'extension) et Gary (pour contrôler les signaux des autres circuits de l'Amiga). Cette nouvelle version avait 1 Mo de mémoire sur la carte mère (dont 512 ko en Chip) et était moins chère que la précédente. Enfin, bien que les ingénieurs suggéraient d'inclure un processeur plus puissant, le budget ne le permit pas et l'Amiga 2000B fut produit avec un 68000.

Amiga 2000B
L'Amiga 2000B

L'Amiga 2000A fut produit à 60 000 exemplaires et fut remplacé progressivement, à partir de la fin de l'été, par le modèle "B" des laboratoires de West Chester. L'Amiga 1000, lui, fut progressivement retiré des chaînes de production après plus de 200 000 exemplaires écoulés. Cet ordinateur eut une fin de carrière peu glorieuse et souffrit en permanence d'un positionnement peu clair : trop cher pour le marché familial et pas assez pour le marché professionnel.

De nouveaux périphériques matériels

L'Amiga avait une longueur d'avance en matière de graphisme et de vidéo dès son lancement. Des accessoires qui permirent de compléter la machine dans ce domaine sortirent cette année. Le Canadien Anakin Research fabriqua l'Easyl, une interface pour tablette graphique pour A1000, A2000 et A500. Commodore lui-même lança l'un des premiers genlocks, l'A1300, qui faisait également office de mixeur audio. Le Live!, un appareil pour capturer des images (framegrabber), fut également commercialisé en 1987, par A-Squared Development. Ce matériel pouvait capturer des images 32 couleurs à 12 images/seconde et aussi des images HAM 4096 couleurs à 4 images/seconde, soit plus rapidement que n'importe quel autre matériel sur Amiga.

La limite d'extension mémoire fut atteinte pour l'Amiga 1000 avec la carte 8M qui pouvait ainsi doter le doyen des Amiga de 8 Mo de mémoire vive. Cette carte était également compatible avec l'A2000 (avec sa variante 8MI pour Zorro II). Comspec Communications commercialisa ses AX1000/AX2000, des cartes mémoire pour Amiga 1000 qui lui ajoutait respectivement 1 et 2 Mo. L'Amiga 500 n'était pas oublié par ces avancées puisque Commodore créa l'A501, sa première extension mémoire (512 ko). D'autres constructeurs suivirent cette voie, par exemple Spirit Technology avec l'Inboard 500, peuplée jusqu'à hauteur de 1,5 Mo. Le prix correct de l'A500 couplé avec ses possibilités d'extension mémoire en faisait une machine semi-professionnelle de premier choix.

A501
A501 (photo de Michael Rubisch)

L'A2000, conçu pour être le haut de la gamme Amiga, ne disposait cependant pas de contrôleur SCSI, un bus fiable et relativement rapide. Commodore profita donc de l'extensibilité de l'A2000, via ses ports Zorro II, pour proposer un contrôleur SCSI, l'A2090, qui pouvait, en plus, gérer deux périphériques ST-506. Le SCSI avait vraiment le vent en poupe du côté des constructeurs. L'utilisation première de ce bus sur Amiga était destinée aux disques durs, surtout pour les A1000. On trouvait notamment le SA-1000 des Canadiens de Comspec Communications, ou bien le MAS-Drive de Microbotics, qui était malheureusement très lent. La société Supra commercialisa, elle, des contrôleurs SCSI pour tous les Amiga grâce à ses cartes SupraDrive 4x4, SupraDrive 500 et SupraDrive 2000.

Lancée l'année précédente pour l'A1000, la carte accélératrice Turbo Amiga CPU se vit dotée d'une version pour A2000. Elle disposait toujours d'un 68020 à 14,3 MHz et d'un coprocesseur arithmétique 68881. L'entreprise Ronin Research copia ce principe et sortit la carte Hurricane, dotée d'un processeur 68020/14 MHz avec FPU 68881 et de mémoire supplémentaire. Enfin, un étonnant projet en matière de carte accélératrice apparu en 1987 : les éditeurs du magazine allemand C't fabriquèrent un accélérateur pour A500 du nom de PAK-68 (68020 à 12 ou 16 MHz). Ces éditeurs n'hésitèrent pas à publier les schémas de la carte dans leur magazine et ainsi fournir un tutoriel plutôt insolite. A noter que la PAK-68, qui émulait très bien l'interface du bus du 68000 pouvait être utilisée dans un Atari ou un Macintosh sans modification.

Turbo Amiga CPU
Turbo Amiga CPU pour Amiga 2000A (photo de Jurgen Herrmann)

La compatibilité IBM PC pour l'Amiga avait été mise au premier plan dès son lancement en 1985 avec l'émulateur PC Transformer. Mais les performances très faibles n'encouragèrent pas son utilisation. Avec la carte processeur SideCar A1060, les choses s'améliorèrent, mais il fallut attendre le second semestre 1987 pour voir arriver sur le marché une véritable solution de compatibilité IBM PC : l'A2088XT. Cette carte, conçue par Commodore, s'enfichait sur un port Zorro II des A2000 et proposait un processeur 8088 à 4,77 MHz et 512 ko de mémoire, le tout pour un prix raisonnable de 699 $. Les programmes IBM PC étaient affichés directement sous le Workbench et on avait alors une symbiose quasi parfaite des deux mondes (malgré un rafraîchissement lent du graphisme).

Si l'A2000 (tout comme l'A500) pouvait démarrer sur un Kickstart en ROM, ce n'était pas le cas de l'Amiga 1000. Cette faiblesse put être contrecarrée par le Kickstart Eliminator, un petit périphérique de Creative Microsystems, qui permit de supprimer la nécessité d'un Kickstart sur disquette.

La ludothèque Amiga se cherche

En Europe, l'A500 commença à grappiller le marché du ST en fin d'année. L'argument des détracteurs de l'Amiga ("il n'y a pas de programmes pour Amiga") s'effrita grâce à une ludothèque en hausse qui enregistra plus de deux cents nouveaux titres. Mais l'année 1987 ne fut pas à la hauteur des espérances en matière qualitative. La plupart des jeux sous-exploitaient les capacités de la machine et étaient souvent de simples portages en provenance du ST ou du PC. Ce fut le cas de la série de jeux d'aventure de Sierra (King's Quest, Space Quest, Police Quest) qui était techniquement très pauvre bien qu'elle amena un concept de jeu assez intéressant. On pouvait aussi noter l'apparition du populaire jeu de réflexion Tetris, conçu par Alexey Pajitnov et dont la société Mirrorsoft acheta les droits pour Amiga notamment. Le concept n'avait pas changé mais la réalisation de ce jeu vendu à des millions d'exemplaires était bien moyenne.

Peu de titres tiraient enfin parti des avantages de l'Amiga : l'éditeur Cinemaware était quasiment le seul à proposer des jeux bien fignolés avec King Of Chicago et The Three Stooges, deux jeux d'aventure/action aux inspirations cinématiques. On eut aussi quelques bons jeux de rôle (Bard's Tale), de course (Test Drive, Crazy Cars) et d'excellents casse-briques comme Impact! d'Audiogenic et Arkanoid, une conversion du jeu d'arcade de Taito. En parlant d'arcade, 1987 fut l'année de lancement d'Arcadia Systems, une division de l'éditeur anglais Mastertronic. Cette société produisait des jeux d'arcade qui avaient la particularité de tourner sur un Amiga maquillé en borne d'arcade. Son succès fut mitigé.

Arkanoid Aaargh
Arkanoid et Aaargh!, l'un des jeux d'Arcadia Systems

Outre les sorties de plus en plus nombreuses de jeux, le marché Amiga ne ralentissait pas au niveau des logiciels de création graphique. Le premier "raytracer" pour Amiga, programme de conception et rendu 3D, arriva avec Sculpt 3D de Eric Graham, et publié par Byte by Byte. C'était également le premier logiciel du genre pour un micro-ordinateur, de plus, avec une qualité certaine, grâce à l'utilisation du mode HAM 4096 couleurs de l'Amiga. Animate 3-D, version améliorée de Sculpt 3D, ainsi que VideoScape 3D d'Allen Hastings (publié par Aegis) suivirent durant l'année 1987. La société Impulse, de Mineapolis, se lança aussi dans le marché Amiga avec son logiciel de 3D Silver, gérant lui aussi le mode HAM 4096, très utile dans ce genre de programme. Ils furent suivis par Digi-Paint de NewTek et Photon Paint de Micro Illusions, deux programmes compatibles HAM 4096 couleurs essayant de bousculer l'hégémonie de Deluxe Paint en matière de dessin 2D. Digi-Paint proposait notamment la gestion des tablettes graphiques et de la transparence, choses assez rares chez ses concurrents. Deux ans après l'introduction de l'Amiga, on pouvait enfin dessiner dans son incroyable mode 4096 couleurs !

Après le graphisme, c'est le son qui fut à l'honneur sur Amiga avec Sonix de Aegis (un logiciel assez complet) mais surtout l'arrivée de The Ultimate SoundTracker, développé par l'allemand Karsten Obarski. Ce logiciel de la classe des "trackers" amena une nouvelle manière de créer de la musique grâce à ses pistes.

Par ailleurs, l'éditeur WordPerfect créa une division Amiga au sein de sa société et lança en juillet son logiciel de traitement de texte éponyme. Le succès fut honorable. SoftWood publia SoftWood File IIsg, une nouvelle version de son gestionnaire de bases de données. Le "sg" dans le nom fut déposé pour mentionner l'ajout du son et des graphismes, cette version pouvait ainsi combiner des sons et graphismes IFF et disposait d'une fonction unique de diaporamas sonores ainsi qu'une option "film" pour jouer les sons et les graphismes.

VideoScape 3D WordPerfect
VideoScape 3D et Word Perfect

La taille du marché Amiga grossissant, une nouvelle forme de programme apparue : les virus. Le premier de ces micro-programmes nuisibles fut SCA (Swiss Cracking Association) qui commença à infecter les Amiga à partir de novembre 1987. Certaines versions de Deluxe Paint furent contaminées. Heureusement, ce virus n'endommageait pas les disquettes mais seulement le bloc d'amorce. D'autres, plus méchants, allaient déferler les années suivantes.

Le cercle vertueux est créé

L'Amiga représenta un changement d'orientation pour Commodore, il devint sa priorité. L'entreprise avait découvert la machine tout à fait par accident en 1984 car elle cherchait avant tout à contrer Atari, son pire adversaire. Mais la stratégie de couper la gamme en deux modèles (professionnel/grand public), couplée avec les qualités intrinsèques de la machine, faisait de l'Amiga un succès garanti. Cela redéfinissait ainsi le marché de l'ordinateur familial : des fonctionnalités comme le multitâche et la couleur (qui étaient prétendues de luxe) étaient devenues des standards. Le revenu net du second semestre 1987 passa à 34 millions de dollars, contre 25,5 millions pour la même période un an plus tôt. 80% de ce revenu furent tirés de produits qui n'étaient pas présents chez Commodore il y a deux ans.

A présent, plus personne ne se demandait quand est-ce que Commodore et/ou l'Amiga allait disparaître. Les ventes d'Amiga décollaient, que ce soit chez les professionnels ou chez les particuliers. De plus en plus de personnes rejoignirent ce qui était maintenant devenu une communauté : la communauté Amiga.


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