Obligement - L'Amiga au maximum

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Dossier : Classic Reflections - Qu'est-il arrivé à Progressive Peripherals and Software, Inc. ?
(Article écrit par Trevor Dickinson et extrait de Amiga Future - avril 2014)


Note : traduction par David Brunet.

Qu'est-il arrivé à Progressive Peripherals and Software, Inc. ?

Nous restons aux États-Unis ce mois-ci pour nous focaliser sur une société qui a commencé son activité en créant des jeux pour Commodore 64, et qui devint ensuite un développeur majeur de logiciels et de périphériques Amiga. A son apogée, elle était l'un des plus grands fabricants tiers de matériels et de logiciels Amiga avant de littéralement s'effondrer, ce qui précipita sa disparition et son départ prématuré de la scène Amiga. Cette société est Progressive Peripherals and Software, Inc. et voici son histoire.

Progressive Peripherals and Software

Des racines Commodore 64

Rien de tout cela était dans l'esprit de Steven Springs quand il fonda Progressive Peripherals and Software, Inc. en décembre 1983 avec deux autres partenaires, Steven L. Luedders et Eric G. Halverson. Steven Springs passa les cinq années précédentes, d'abord en tant que responsable du service puis en tant que gérant du magasin, chez Micro World Computers, le premier magasin d'informatique du Colorado. Nous étions au début de la révolution des micro-ordinateurs et Steven Springs devint intimement familier avec les ordinateurs en kit comme l'Altair 880 ainsi que les premiers ordinateurs de Radio Shack et de Commodore. Son magasin vendait tous les micro-ordinateurs populaires de l'époque, comme le Commodore VIC-20, le Sinclair ZX80, l'Osborne 1 et bien sûr l'inimitable Commodore 64. Son travail lui donna le goût pour le futur et il ne tarda pas à se lancer en affaires.

Progressive Peripherals and Software
Steven Spring

Progressive Peripherals and Software établit son adresse au 464, rue Kalamath à Denver, Colorado. Au cours des neufs années suivantes, l'entreprise se développa et prospéra à partir de ces locaux. Initialement, Progressive Peripherals and Software s'est focalisé sur le développement de jeux pour le Commodore 64. Sean A. Moore, un talentueux programmeur originaire de la ville de Boulder, créa plusieurs jeux Commodore 64 qui furent publiés par Progressive Peripherals and Software. Cela comprenait Perplexian Challenger, un jeu de tir 3D et Gothmog's Lair, un jeu d'aventure uniquement textuelle, tous deux sortis en 1983. Ils furent suivis en 1984 par Cyberworld, un jeu d'aventure en 3D et Wizard, un jeu de plates-formes/arcade développé par Sean Moore en collaboration avec Steven Luedders, cofondateur de Progressive Peripherals and Software. Sean Moore et Steven Luedders développèrent plus tard des extensions pour Wizard et, en 1986, ils produisirent Ultimate Wizard publié par Electronic Arts. Sean Moore était également un auteur de science-fiction et de fantastique et écrivit plus tard plusieurs romans dans la série Conan The Barbarian qui furent publiés par Tor Books.

Progressive Peripherals and Software
Wizard pour C64

Progressive Peripherals and Software fut également distributeur aux États-Unis de logiciels d'autres sociétés. Elle traitait des programmes comme Superbase pour le C64/C128 développé par Precision Software, et VizaStar 128 créé par Viza Software. Et après le lancement de l'Amiga par Commodore en 1985, il devint naturel pour Progressive Peripherals and Software de commencer à développer et commercialiser des logiciels pour ce remarquable nouvel ordinateur.

L'entreprise signa un accord avec Grafox afin de distribuer les produits de ce dernier aux États-Unis, notamment Logistix en 1986, un tableur du genre Lotus 1-2-3 pour Amiga (249,95 $). Mais contrairement à la plupart des autres tableurs dotés de fonctionnalités graphiques et de bases de données, Logistix était destiné aux utilisateurs professionnels. Ce tableur comprenait une feuille de calcul large et sophistiquée, des présentations graphiques de qualité, des fonctions de bases de données et pouvait lire les fichiers Lotus, Supercalc et dBASE. En outre, il disposait d'un puissant et flexible gestionnaire de temps et de projets. Malheureusement, bien que Logistix pouvait fonctionner avec 512 ko de mémoire, il lui fallait vraiment 1 Mo afin de le rendre utilisable et, trahissant ses origines MS-DOS, il ne faisait pas appel à la souris ni aux menus déroulants de l'Amiga. Mais malgré ces lacunes, il s'agissait d'un programme très puissant et stable.

Progressive Peripherals and Software
Publicité pour Logistix

Pendant ce temps, et alors qu'ils étaient encore au lycée, un autre groupe de jeunes programmeurs formèrent leur propre société de développement logiciel. En 1985, William J. "Cryo" Coldwell, Brian D. Wagner et Michael Hartman fondèrent Cryogenic Software. Ils se mirent d'accord pour ne jamais travailler pour le compte de qui que ce soit. Et selon Michael Hartman, la précieuse expérience engrangée lors de la création de leur propre entreprise les aida à comprendre les aspects "réels" de l'ingénierie logicielle et des produits qui génèrent de l'argent. Il ne fallut pas longtemps pour que cette équipe de talentueux développeurs produise des logiciels pour d'autres sociétés, dont Progressive Peripherals and Software, qui avait dans le même temps ajouté Justin V. McCormick dans ses rangs. Dan Browning rejoignit également la société en tant que directeur commercial.

Progressive Peripherals and Software
Michael Hartman

Logiciels pour Amiga

Progressive Peripherals and Software poursuivit sa politique de distribution de produits Amiga aux États-Unis. Ce fut le distributeur officiel de deux des premiers manuels Amiga : The Amiga Handbook de Markus Breuer (24,95 $) et The Amiga System: An Introduction de Bill McDonald (15,95 $). Progressive Peripherals and Software commença aussi à distribuer le nouveau gestionnaire de bases de données Superbase Personal de Precision Software pour Amiga (149,95 $). Ce programme gérait des bases de données avec un nombre illimité de fichiers, dont tout ou partie pouvait être ouvert à tout moment, et jusqu'à 16 millions d'enregistrements par fichier avec un nombre illimité de champs par enregistrement. Les champs de texte étaient limités à 256 caractères et la taille maximale du fichier était fixée à 17 Go. Superbase Personal utilisait pleinement le système Intuition de l'Amiga et pouvait être presque entièrement piloté à la souris et via des menus. Ce logiciel incluait également dataBasic, un puissant interpréteur BASIC qui pouvait réaliser la maintenance de la base de données et les commandes de requêtes.

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L'une des premières publicités de PPS pour l'Amiga

Progressive Peripherals and Software
Publicité pour Superbase Personal

En 1987, Progressive Peripherals and Software commença à publier ses propres logiciels pour l'Amiga et son premier produit fut CLImate, un utilitaire pour répertoire utilisable à la souris et conçu par Chris Nicotra et David Milligan (89,95 $). Il était vaguement basé sur l'utilitaire freeware DirUtil, également conçu par Chris Nicotra. Ceci fut rapidement suivi par PIXmate, un logiciel de traitement d'images et d'effets spéciaux écrit par Justin V. McCormick (69,95 $). Ce programme proposait 3000 effets spéciaux et gérait tous les modes graphiques de l'Amiga, y compris les modes HAM, Halfbrite 64 couleurs et le suraffichage. Progressive Peripherals and Software affirma que PIXmate s'appuyait sur des algorithmes développés à l'origine par la NASA pour améliorer les images des missions Viking/Mars et que le logiciel incorporait une nouvelle technologie Hyper-Slice qui accélérait le traitement graphique d'un facteur dix.

Progressive Peripherals and Software
CLImate

Progressive Peripherals and Software
Publicité de CLImate dans Amazing Computing d'avril 1987

Progressive Peripherals and Software lança également son premier matériel, le MegaBoard 2, une extension de 2 Mo de mémoire Fast pour le bus d'extension latéral de l'Amiga 1000 (599,95 $), qui était sans doute une version reconditionnée de la carte mémoire 2M fabriquée par ASDG. La société distribua aussi VizaWrite Desktop (149,95 $), une version Amiga du traitement de texte VizaWrite, rendu populaire sur Commodore 64, et écrit par Kevin Lacy. Progressive Peripherals and Software déclara que VizaWrite Desktop constituait le noyau d'un système de publication assistée par ordinateur qu'elle était en train de développer sur Amiga. Ce traitement de texte proposait un affichage WYSIWYG et gérait les images IFF qui pouvaient être placées et redimensionnées dans un document. Il gérait également toutes les polices de caractères Amiga et de nombreux styles de caractères, ainsi que les en-têtes et les pieds de page, l'édition de bloc avec la souris, la fusion de courriers, la génération de glossaires et de nombreuses autres fonctionnalités.

Progressive Peripherals and Software
VizaWrite

Réorientation matérielle

Vers la fin de 1987, Progressive Peripherals and Software ajouta plusieurs autres titres à son portefeuille croissant de logiciels bureautiques. Cela comprenait Microlayer (59,95 $), qui incluait un lot de 100 modèles de documents juridiques pour usage personnel, professionnel et corporatif. Deux logiciels de CAO furent annoncés : IntroCAD (79,95 $) était une introduction au système de CAO écrit par Tim Mooney, et UltraCAD, un programme de CAO plus avancé et destiné aux utilisateurs professionnels. Bien qu'IntroCAD était basique, il comprenait un certain nombre de fonctions de CAO professionnelles standards, disposait d'un zoom multiniveau à quatre densités et produisait une sortie de type laser sur de nombreuses imprimantes et traceurs Amiga. UltraCAD ne fut cependant pas vraiment commercialisé et il fallut attendre 18 mois avant qu'il ne soit disponible à la vente, sous le nom d'UltraDesign.

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IntroCAD

Au début de l'année 1988, alors que la base d'utilisateurs Amiga s'était développée suite à la sortie des modèles A2000 et A500, Progressive Peripherals and Software évolua de manière perceptible et proposa davantage de produits matériels. La société annonça deux autres extensions mémoire pour l'Amiga 500, toutes deux se fixant sur l'emplacement processeur 68000 de la machine. L'EXP-1000 (399,95 $) proposait 1 Mo de mémoire Fast fournie dans deux boîtiers DIP avec des puces 256x1 de mémoire à 100 ns, alors que l'EXP-8000+ ajoutait 8 Mo de mémoire Fast et proposait un processeur 68010 et un coprocesseur arithmétique 68881 optionnels. La mémoire était connectée à 64 emplacements DIP qui pouvaient accepter 2, 4 ou 8 Mo de mémoire fournie dans des boîtiers DIP avec des puces 1Mx1. Ceci dit, l'EXP-8000+ tarda à être mise sur le marché et, en raison du coût fluctuant de la mémoire, le prix de vente des deux extensions varia considérablement.

Voyant le succès de l'Amiga 500, Progressive Peripherals and Software lança ProDrive (239,95 $), un lecteur de disquette externe compact de 3,5 pouces. Il était deux fois moins volumineux que le lecteur externe A1010 de Commodore et était compatible avec tous les modèles d'Amiga.

Malgré ce changement de cap vers le secteur matériel, les nouveaux logiciels de Progressive Peripherals and Software ne manquaient pas. Superbase Professional sortit au prix de 299,95 $, et les possesseurs de Superbase Personal pouvaient réaliser une mise à niveau pour 125 $. Ce gestionnaire de bases de données était livré avec son propre langage de programmation et incluait Text Editor, un éditeur de texte offrant les fonctionnalités nécessaires à la plupart des tâches de traitement de texte, et Forms Editor, un utilitaire permettant de concevoir des formulaires multi-pages comportant des lignes, des cases, de la couleur et du texte. Superbase Professional pouvait fonctionner avec 512 ko de mémoire mais 1 Mo était recommandé. Progressive Peripherals and Software annonça enfin qu'elle allait implémenter un bulletin électronique 16 lignes 24h/24h pour gérer l'assistance technique des utilisateurs de Superbase Professional aux États-Unis. En quelques mois, le prix de vente du logiciel augmenta à 349,95 $.

Révolution de la vidéo sur ordinateur

L'Amiga pouvait produire un signal vidéo presque parfait et ce ne fut pas une surprise de voir qu'avec ses capacités graphiques et de multitâche, couplées à son prix relativement bas, il conquit rapidement une place de choix dans la production de vidéos sur ordinateur. Les deux produits suivants de Progressive Peripherals and Software visaient ce marché en pleine croissance. Au début de l'année 1988, l'entreprise commercialisa FrameGrabber, un numériseur rapide et temps réel d'images vidéo pouvant capturer des images en couleurs toutes les 1/30e de seconde ou en noir et blanc toutes les 1/60e de seconde depuis un caméscope ou un magnétoscope (le transfert des images vers l'Amiga prenait cependant plus de temps). Le FrameGrabber comprenait trois boutons de commande afin d'ajuster la teinte, la couleur et la saturation. Ce matériel était livré avec un logiciel de contrôle et de traitement d'images qui permettait de filtrer, améliorer et modifier la luminosité et le contraste des images capturées. Le FrameGrabber incluait également une fonction d'animation à partir de photos prises à intervalle de temps régulier, plusieurs modes d'exposition et pouvait capturer des images partielles ou complètes et les sauver aux formats IFF ou RGB. FrameGrabber et ses logiciels furent vendus au prix de 499,95 $.

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FrameGrabber

En complément de FrameGrabber, Progressive Peripherals and Software lança aussi ProGEN (399,95 $), un genlock autonome avec encodeur intégré, qui se connectait aux ports RGB et parallèle de l'Amiga. Ce dernier permettait à l'Amiga de se synchroniser avec un magnétoscope, un caméscope ou tout autre équipement vidéo pouvant être connecté. Progressive Peripherals and Software indiqua que ProGEN produisait une véritable sortie vidéo composite couleur de qualité RS-170A sans perte de couleur ni de saturation. Ce genlock proposait une sélection par logiciel du premier plan, de l'arrière-plan, de l'entrée et de la sortie vidéo Amiga. Les graphismes provenant de l'Amiga pouvaient être superposés sur n'importe quel signal vidéo, et l'une des 32 couleurs pouvait être sélectionnée en tant que transparence pour y placer des effets vidéo spéciaux. Bien qu'il existait des genlocks moins coûteux, ProGEN fournissait une meilleure qualité vidéo pour moins de 500 dollars.

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Publicité pour ProGEN

Malgré la conception et la commercialisation de ses matériels, Progressive Peripherals and Software trouvait toujours le temps de distribuer le matériel d'autres fabricants. Par exemple, elle ajouta Access-64 (79,95 $), de Dynamic Software Technologies, à sa liste de produits. Ce simple appareil se connectait au port parallèle de l'Amiga et lui permettait d'utiliser de nombreux périphériques des C64 et C128, comme des lecteurs de disquette et des imprimantes séries.

Progressive Peripherals and Software lança coup sur coup deux autres logiciels : Math-Amation et Dr. Term Professional. Le premier était un programme de mathématiques contrôlable via la souris et des menus et vendu au prix de 99,95 $. Math-Amation couvrait les conversions, les statistiques, la géométrie et le calcul. Il comprenait un calculateur scientifique et matriciel entièrement programmable ainsi qu'un module graphique professionnel, pouvant créer divers types de graphiques en barre ou en 3D, servant aux présentations.

Le second logiciel était Dr. Term Professionnal (99,95 $), un programme sophistiqué de communication et d'émulation de terminal basé sur le logiciel de télécommunication TeleCraft développé à l'origine pour Commodore. Ce logiciel proposait les fonctionnalités standards des programmes de terminal comme le réglage de la vitesse, de la parité, le mode duplex, etc. ainsi qu'un ensemble complet d'options de filtrage pour les textes entrants et sortants. Les émulations de terminal étaient limitées à deux modes et les options de transfert de protocole n'étaient pas aussi étendues que celles des autres programmes du même genre sur Amiga. Cependant, il incluait un langage de script puissant qui pouvait être utilisé pour automatiser les sessions en ligne et un mode "Remote" permettait à Dr. Term Professionnal d'agir comme un mini BBS.

Maîtrise du disque

Avec CLImate, Progressive Peripherals and Software avait ainsi sorti un utilitaire pouvant remplacer l'interface en ligne de commande de l'Amiga. Mais ce fut Disk Master, créé par Greg Cunningham de Nomad Development, qui libéra la "puissance d'AmigaDOS en un clic de souris". Disk Master (49,95 $) était doté de la vue, à présent familière, d'une double fenêtre de répertoires qui fut plus tard également adoptée par Directory Opus. Cet utilitaire était entièrement contrôlé à la souris et, pour la plupart des opérations, pouvait se passer du clavier. C'était presque l'ultime utilitaire de gestion de fichiers, il permettait de renommer les fichiers, les copier, les supprimer, les déplacer ou les protéger d'un simple clic de souris. Il disposait de nombreuses autres fonctionnalités et faisait un excellent usage des menus déroulants de l'Amiga. Disk Master n'était pas parfait, mais il permettait à ses utilisateurs de ne plus avoir à se confronter à la complexité de l'interface en ligne de commande de l'Amiga.

La nouvelle version d'IntroCAD 2.0 fut lancée à la fin de l'année 1988 au prix de 79,95 $ ou seulement 10 $ pour les possesseurs de la version précédente. Cette nouvelle mouture savait sauver les fichiers au format Aegis Draw, permettant une utilisation dans les logiciels de PAO, incluait la fonction "Thickline", une gestion des imprimantes noir et blanc à une ligne, ainsi que plusieurs autres améliorations.

Au début de 1989, Progressive Peripherals and Software annonça deux nouvelles extensions mémoire pour l'Amiga 2000, toutes deux sous licence d'ASDG. La ProRAM 2000, vendue au prix de 399,95 $ (non peuplée) ou 699,95 $ (avec 2 Mo), comprenait un contrôleur de mémoire dynamique et gérait jusqu'à 8 Mo de mémoire Fast. Il y avait aussi la MegaBoard 2000 (599,95 $) pouvant gérer jusqu'à 2 Mo de mémoire Fast AutoConfig.

Progressive Peripherals and Software
Publicité pour MegaBoard 2000 et ProRAM 2000

Le salon AmiExpo, qui se tint à New York en mars 1989, attira une foule record et Progressive Peripherals and Software y présenta Framegrabber 256, son nouvel appareil de capture vidéo. Il était logé dans un petit boîtier en métal noir doté de quatre entrées vidéo composites sur sa face avant, avec des commandes pour l'intensité et le niveau des noirs. Sur le dos se trouvait une paire de connecteurs DB9, un port parallèle et une prise Jack pour une alimentation externe. L'unité se connectait au port parallèle de l'Amiga et entre le moniteur et le port RGB. Les entrées composites pouvaient accepter un signal vidéo indépendant (composite monochrome ou couleur) et l'entrée active était sélectionnée logiciellement. Les trois premières entrées pouvaient aussi accepter de la vidéo couleur, avec signaux rouge, vert et bleu séparés, alors que la quatrième entrée était utilisée pour un signal de synchronisation composite.

Contrairement au Framegrabber originel, le nouvel appareil n'était pas capable de capturer en temps réel des images en couleurs, mais il capturait en 256 nuances de gris. Mais en utilisant les filtres couleur fournis avec le matériel, il était possible de numériser une image fixe en trois passes et de combiner les résultats pour créer une image couleur 24 bits. La numérisation prenait 1/30e de seconde alors que le transfert de l'image vers l'Amiga prenait 5 à 25 secondes. Framegrabber 256 gérait des résolutions de 320x200, 320x400, 384x240 (suraffichage) et 384x480 (suraffichage). En outre, l'outil de contrôle et de manipulation des images fut écrit par Justin V. McCormick. Cet appareil fut lancé à la fin de l'année 1989 au prix de 699,95 $ mais il fut rapidement porté à 724,95 $.

Tout au long de 1989, Progressive Peripherals and Software continua à annoncer de nouveaux produits, souvent en avance par rapport à leur date de sortie réelle. La société distribua une version reconditionnée de l'adaptateur Megatronic d'OMTI, sous le nom de The Vault, qui incluait un contrôleur RLL et un disque dur Seagate logés dans un boîtier autonome et qui se connectait au port d'extension latéral de l'A500 ou de l'A1000 avec un câble de 12". L'ensemble était vendu 599,95 $ et comprenait le câble, le disque dur de 20 Mo, CLImate et un logiciel de partitionnement. Différentes tailles de disques durs étaient disponibles pour un maximum de 120 Mo.

Le filon des logiciels

A la fin de 1989, Progressive Peripherals and Software lança MiniGEN, un genlock peu cher pour l'Amiga (199,95 $). Contrairement à ProGEN, cet appareil se matérialisait sous la forme d'une petite boîte autonome qui se connectait directement au port RGB de l'Amiga. Il disposait aussi de deux connecteurs RCA femelles à travers lesquels l'appareil recevait une vidéo provenant d'un caméscope et renvoyait un signal vidéo composite destiné à être utilisé par un magnétoscope ou un moniteur. Il comprenait également un interrupteur à bascule, situé en haut du boîtier, afin de sélectionner les graphismes, la vidéo externe ou bien les graphismes superposés avec la vidéo. Cependant, ce genlock ne disposait pas de l'habituelle fonction de sortie en boucle du port RGB qui envoie la vidéo directement de l'Amiga au moniteur. Malgré cet inconvénient, le MiniGEN fonctionnait raisonnablement bien et avait un bon rapport qualité/prix.

Progressive Peripherals and Software
MiniGEN

Progressive Peripherals and Software continua la commercialisation d'excellents logiciels en 1990. Michael Hartman créa Animation Station (99,95 $), un logiciel d'animation polyvalent vendu par Progressive Peripherals and Software. Ce programme s'ouvrait sur l'écran d'édition principal qui contenait une grande zone pour le scénarimage avec des icônes et des boutons de chaque côté. Il n'y avait pas de menus déroulants, et la barre de titre n'affichait que la quantité de mémoire Chip et Fast disponible, ainsi que les gadgets standards de mise en avant-plan/arrière-plan. Des images individuelles numérotées (IFF ou HAM) et des animations pouvaient être chargées et compressées dans un fichier ANIM. Le scénarimage affichait chaque image de l'animation sous la forme d'une vignette numérotée. En cliquant sur la vignette, vous pouviez afficher l'image ou la traiter à l'aide des outils inclus au programme. Animation Station était également fourni avec un certain nombre d'utilitaires permettant de visualiser, créer, diviser ou combiner des animations. Bien qu'il lui manquait quelques fonctions clés (comme la possibilité de lire ou parcourir une animation image par image, ou de gérer le format standard Animbrush), il était dans l'ensemble un excellent programme et facile à utiliser.

Progressive Peripherals and Software

Progressive Peripherals and Software
Animation Station

Progressive Peripherals and Software sortit ensuite Baud Bandit, un émulateur de terminal créé par Greg Cunningham et basé sur GT, son logiciel domaine public originel. Au lieu d'utiliser les habituels menus déroulants, ce programme disposait d'écrans coulissants et de fenêtres contextuelles pour la saisie, et le contrôle du programme s'effectuait soit à la souris soit au clavier. Il incluait un annuaire d'une taille illimitée, un port ARexx polyvalent et la possibilité d'utiliser presque toutes les polices de caractères. Baud Bandit disposait aussi de scripts pour accélérer les connexions et était totalement multitâche. A part l'ANSI, ce logiciel ne proposait aucune émulation de terminal spécifique, mais il incluait une vaste gamme de protocoles de transfert de fichiers et fonctionnait bien avec les modems haut débit. La version initiale de Baud Bandit coûtait 49,95 $ et le logiciel reçut plusieurs mises à jour au cours des deux années suivantes.

Le logiciel Framegrabber reçut également une mise à jour, avec la sortie de Framegrabber 2.0 (99,95 $) qui offrait une multitude de nouvelles fonctionnalités et de nombreuses améliorations. Une fois de plus, le logiciel fut développé par Justin V. McCormick et cette nouvelle mouture, qui nécessitait au minimum 1 Mo de mémoire Fast, comprenait de nombreuses fonctions de traitement d'image, utilisables avant et après la capture. Le paquetage incluait une roue de filtre de couleur RVB, comme pour le DigiView de NewTek, et il était désormais possible d'utiliser une caméra noir et blanc pour numériser une image en mode balayage lent sur chacun des filtres de couleur et de combiner les résultats pour créer une image composite couleur. Cette mise à jour n'était cependant pas parfaite. Framegrabber 2.0 ne pouvait pas numériser une image couleur en mode haute résolution entrelacée et ne gérait le mode suraffichage qu'en basse résolution. Elle n'incluait pas non plus de port ARexx mais, outre ces lacunes, il s'agissait d'une mise à jour impressionnante.

Progressive Peripherals and Software publia une collection d'utilitaires multitâches commercialisée sous le nom de Dunlap Utilities (79,95 $). Pas moins de 44 programmes étaient inclus sur deux disquettes non protégées contre la copie. Il y avait des utilitaires pour vérifier les disquettes, récupérer les fichiers supprimés, analyser la vitesse des disquettes, des utilitaires audio et bien plus. Progressive Peripherals and Software commercialisa enfin quelques paquetages avec des modems qui étaient fournis avec une version mise à jour de Baud Bandit et un modem externe 2400/4800 bauds.

Passer de la réflexion à l'action...

Progressive Peripherals and Software lança finalement UltraDesign, son programme de CAO de niveau professionnel, attendu depuis longtemps et développé par Scott Halbert de Wurbsoft Inc. Le paquetage d'UltraDesign (299,95 $) était divisé en trois modules :
  • Le module UltraDesign pour créer, éditer, organiser et configurer des dessins.
  • Le module CADverter pour convertir les dessins en divers formats, dont le DXF.
  • Le module PasteUP pour le contrôle des tracés et de la sortie des dessins.
UltraDesign possédait toutes les fonctions que vous pouviez attendre d'un programme de CAO professionnel : zoom et défilement dynamiques, contrôle précis à la souris et via des raccourcis claviers, possibilité de travailler sur un composant de l'objet en particulier, plusieurs options de ligne, gestion étendue des polices, création de polices personnalisées, etc. Le logiciel pouvait aussi gérer de complexes scripts Dialog et ARexx, qui étaient plutôt réservés aux utilisateurs avancés.

Progressive Peripherals and Software
UltraDesign

UltraDesign n'était cependant pas parfait, on ne pouvait pas produire des dessins au format UltraDesign utilisables par d'autres logiciels graphiques Amiga pour réaliser de la manipulation 3D, de la production vidéo ou même pour la PAO. Et bien que le logiciel pouvait fonctionner sur tout Amiga doté de 1 Mo de mémoire, davantage de mémoire ainsi qu'une carte accélératrice étaient vraiment nécessaires pour améliorer les performances. Malgré tout cela, la longue attente de la sortie d'UltraDesign en valait la peine car on se retrouva avec un logiciel muni de fonctionnalités à égalité avec les meilleurs programmes de l'époque.

Progressive Peripherals and Software publia aussi une mise à jour de son programme de CAO d'entrée de gamme. Cette nouvelle version fut nommée IntroCAD Plus, vendue au prix de 149,95 $ avec des remises pour les utilisateurs des versions antérieures. Un certain nombre de nouvelles fonctionnalités furent ajoutées, dont l'indispensable gestion des calques, mais dans l'ensemble, il ne s'agissait toujours que d'un programme de CAO semi-professionnel destiné aux débutants.

La grande offre suivante de Progressive Peripherals and Software au niveau logiciel fut 3-D Professional (499,95 $), un programme avancé de modélisation 3D créé par Brian Wagner. Comme pour souligner son statut professionnel sérieux, ce logiciel était fourni sur six disquettes comprenant les versions 68000 avec et sans FPU, des données pour les images et les objets, le programme Animation Station, ainsi que trois manuels. Il disposait d'une interface intuitive à la Deluxe Paint et pilotée à la souris pour l'édition et la manipulation d'objets 3D.

Progressive Peripherals and Software
Publicité pour 3-D Professional

3-D Professional comprenait un nombre impressionnant de fonctionnalités pour l'édition, notamment des outils de création de tours, d'extrusion et de cônes, sans oublier le placage de texture, un générateur de paysage fractal, le tout sauvegardable dans divers formats graphiques dont le 8 bits en ton de gris et le 24 bits couleur. Il disposait aussi de nombreux outils pour la manipulation des objets comme la rotation, la mise à l'échelle, la découpe, le miroir, la fusion et la division. Même les polices Amiga pouvaient être extrudées en objets 3D. Une grille pouvait être ajoutée afin de placer avec précision des objets qui pouvaient être manipulés sous forme de fil de fer ou dans un environnement avec ombre, les scènes pouvant être éclairées avec un maximum de 99 sources lumineuses. Parmi les autres fonctionnalités, citons les conversions 3D de graphismes bitmap, l'animation par image clé et l'utilisation d'images IFF pour l'avant-plan et l'arrière-plan. Un langage de script compatible ARexx était présent, ajoutant quelques options de contrôle supplémentaires.

Cependant, 3-D Professional avait un certain nombre d'inconvénients. Par exemple, il n'y avait pas de fonction d'annulation, le ray-tracing n'était pas géré et le rendu était très lent, même sur un Amiga à base de 68030. Et malgré son interface conviviale, le logiciel avait du mal à concurrencer LightWave 3D ou Imagine. Au début de 1991, Progressive Peripherals and Software publia néanmoins un module gratuit pour le ray-tracing, destinés aux utilisateurs enregistrés du logiciel, qui ajoutait des effets de pénombre pour créer des ombres floues ou des transparences imparfaites, ou des réflexions et des réfractions afin de donner plus de réalisme aux objets 3D. Progressive Peripherals and Software révéla aussi qu'elle travaillait d'ores et déjà sur la version 2.0 du programme.

Mélange de vidéos

Au début de 1991, Progressive Peripherals and Software lança DoubleTalk Network System, un système de réseau compatible AppleTalk pour Amiga 500, 2000 et 3000, dont le prix prévu était fixé à moins de 500 dollars. Ce paquetage comprenait une carte réseau, un port série supplémentaire, un connecteur PhoneNet, le logiciel NetWork Manager, des utilitaires et un manuel. DoubleTalk permettait à un Amiga de se connecter à un ordinateur compatible AppleTalk ou d'utiliser son protocole DoubleTalk exclusif pour créer un réseau haute vitesse uniquement composé d'Amiga (32 au maximum), et contrôlés par le logiciel NetWork Manager. Ce réseau autorisait l'utilisation de logiciels en réseau distribué tels que 3-D Professional afin de tirer parti de la puissance de traitement des Amiga en réseau.

Progressive Peripherals and Software publia également QicTape (599 $), un lecteur de bande externe, incluant un logiciel de sauvegarde et compatible avec tous les Amiga. Il se connectait au port lecteur de disquette externe de l'Amiga et gérait des mini-cartouches de 40 et 60 Mo.

Poursuivant sa tentative d'attirer des professionnels de la vidéo, Progressive Peripherals and Software annonça Video Blender (1295 $), un genlock et commutateur vidéo compatible avec tous les modèles d'Amiga. Video Blender était un matériel compact qui se connectait au port RGB de l'Amiga et était contrôlé via le port série. Il était disponible en PAL et en NTSC et offrait des fonctions de commutation vidéo, de genlock, de réglage de la luminance, de génération d'écran 16 millions de couleurs par le logiciel MixMaster qui incluait également d'autres effets vidéo. Ce matériel comprenait également un mélangeur de sons stéréo et était capable de manipuler et mélanger des entrées vidéo composites, RGB et Amiga RGB. Un générateur de couleurs interne produisait des écrans d'arrière-plan jusqu'en 16 millions de couleurs et des périphériques externes comme des caméras et des tampons de trame 24 bits pouvaient également être reliés au canal vidéo RGB pour produire des effets vidéo spéciaux. Les circuits internes du Video Blender furent conçus pour synchroniser plusieurs entrées vidéo sans matériel de correction de base de temps et étaient pourvus d'un déclencheur GPI autorisant le séquençage avec d'autres équipements du studio vidéo.

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Publicité pour Video Blender

Le paquetage Video Blender intégrait aussi plus de 2800 effets de transition, et les réglages pouvaient être enregistrés en tant que fichier "session", pouvant donc être rechargés ou réutilisés pour être modifiés ultérieurement. Cela dit, la date de commercialisation du Video Blender fut repoussée et, au moment de sa sortie effective, le prix grimpa à 1495 dollars.

En juillet 1991, au salon AmiExpo d'Orlando, Progressive Peripherals and Software fit la démonstration de la version 2.0 de 3-D Professional et indiqua qu'il serait commercialisé à l'automne de la même année au prix de 399 $, ou 100 $ seulement pour les utilisateurs enregistrés. Cette mise à jour promettait de nouvelles fonctionnalités pour l'animation, l'édition des sommets, une amélioration du placage de texture, et des fonctions booléennes pour les objets. Le plus intéressant fut que le logiciel fonctionnait sur un Amiga 3000 doté de la nouvelle carte accélératrice prototype 68040 de Progressive Peripherals and Software, et de la carte graphique 24 bits Rambrandt.

Et vers la fin de l'année, Progressive Peripherals and Software annonça ProRAM 3000, un nouveau module d'extension mémoire se connectant sur le port Zorro III des Amiga 3000. Celui-ci disposait de 16 emplacements SIMM 30 broches et pouvait accepter jusqu'à 64 Mo de mémoire Fast. Disk Master fit également peau neuve et une nouvelle version, nommée Disk Master II, fut lancée vers la fin de l'année 1991 au prix de 69,95 $.

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Disk Master II et ProRAM 3000

...A la vitesse de la lumière

Avec le développement de ses cartes accélératrices 68040 et graphiques Rambrandt, on pouvait dire que Progressive Peripherals and Software se focalisait clairement sur le marché Amiga haut de gamme et professionnel. La société allait proposer au cours de l'année suivante une série de cartes accélératrices 68040 pour l'Amiga.

A la fin de 1991, Progressive Peripherals and Software lança ainsi la Progressive 040/2000, une carte accélératrice 68040 pour l'Amiga 2000, vendue aux prix de 2260 à 4260 $ selon la quantité de mémoire fournie. Cette carte se connectait au port processeur de l'A2000 et incluait un 68040 cadencé à 28 MHz et pouvait gérer jusqu'à 32 Mo de mémoire Fast placée directement sur la carte. La Progressive 040/3000, elle, était basée sur le processeur 68040 à 25 MHz qui était synchrone avec la carte mère. Elle ne proposait pas de banc mémoire et nécessitait le Kickstart 2.0.

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Progressive 040/3000

Progressive Peripherals and Software mélangea les mythologies grecque et romaine pour nommer sa deuxième génération de cartes 68040. Mercury fut la deuxième carte accélératrice 68040 de la société destinée à l'Amiga 3000. Contrairement à la première version, elle était pourvue d'un 68040 à 28 ou 33 MHz et incluait jusqu'à 32 Mo de mémoire Fast directement sur la carte.

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Mercury

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Publicité pour la Mercury

Zeus 040 était, lui, le nom donné à la nouvelle carte accélératrice 68040 pour Amiga 2000. A l'instar de la Mercury, elle disposait d'un 68040 à 28 ou 33 MHz mais pouvait gérer plus de mémoire, jusqu'à 64 Mo (pas entièrement autoconfigurable par logiciel), et un contrôleur de disque dur SCSI 2. La variante à 28 MHz était vendue, sans mémoire, à 895 $ alors que celle à 33 MHz coûtait 1195 $.

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Zeus 040

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Publicité pour la Zeus 040

Au milieu de l'année 1992, Progressive Peripherals and Software annonça la Progressive 040/500 (1295 $), une carte accélératrice 68040 pour l'Amiga 500. Elle venait se loger dans l'emplacement 68000 de la carte mère des Amiga 500, remplaçant ainsi le 68000 qui devait être replacé sur la carte accélératrice. La Progressive 040/500 disposait d'un processeur 68040 cadencé à 28 ou 33 MHz et gérait 4 ou 8 Mo de mémoire Fast AutoConfig. Elle embarquait aussi une ROM Kickstart 2.04, car cette carte n'était pas compatible avec la ROM 1.3, et proposait un mode 68000 de secours activable par logiciel.

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Progressive 040/500

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Publicité pour la Progressive 040/500

Renaître de ses cendres

En juin 1992, un incendie ravagea l'usine de Progressive Peripherals and Software à Denver, détruisant complètement le bâtiment et détruisant également plusieurs entreprises voisines. Le bâtiment détruit était principalement utilisé pour l'administration, la fabrication et le stockage de logiciels pour les C64 et C128. Heureusement, la fabrication des produits Amiga haut de gamme était réalisée ailleurs. Immédiatement après cet événement tragique, des rumeurs circulèrent pointant du doigt que l'incendie avait eu lieu dans des circonstances suspectes, mais la cause finit par être attribuée à un atelier de réparation de carrosseries situé dans le même complexe industriel.

Le PDG Steven Spring déclara : "On ne peut pas quantifier cette perte, mais celle-ci est significative", et jura que Progressive Peripherals and Software "renaîtra de ses cendres". L'entreprise changea rapidement son adresse au 938 QuailStreet, Lakewood, Colorado, mais malgré l'optimisme de son patron, cet incendie entraîna d'importants retards pour la Progressive 040/500 et affecta également la livraison d'autres de ses produits.

Un petit nombre de cartes graphiques Rambrandt furent vendues à des développeurs, mais le lancement officiel de ce produit fut également retardé à cause de l'incendie. La Rambrandt était beaucoup plus qu'une simple carte graphique. Elle disposait d'une puce TMS34020 à 40 MHz et d'un coprocesseur mathématique/graphique 34082, avec 8 Mo de mémoire vidéo et 8 Mo de mémoire DRAM pour les programmes. La carte pouvait non seulement afficher des résolutions 24 bits programmables supérieures à 1024x1024, mais possédait aussi des entrées et sorties pour afficher de la vidéo composite. Elle pouvait réaliser des captures d'écran, faire office de genlock, d'incrustateur d'images, réaliser des manipulations vidéo en temps réel et du traitement d'images. Progressive Peripherals and Software prévit de réintroduire la carte au prix de 3995 $, avec une nouvelle variante Rambrandt Personal moins chère, à 2795 $.

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Publicité pour la carte Rambrandt

Sean Moore assista au salon World Of Commodore Amiga à la fin de l'année 1992 et il y affirma que Progressive Peripherals and Software était toujours forte. Mais malgré sa confiance, sa société déclina en quelques mois et arrêta définitivement son activité Amiga. Au début de 1993, l'entreprise mit fin à toutes ses publicités dans les magazines Amiga et de nombreux revendeurs Amiga commencèrent à vendre les produits de Progressive Peripherals and Software à prix très réduits. Les ventes diminuèrent, le personnel fut licencié et Progressive Peripherals and Software quitta le marché Amiga sans faire de bruit.

Où sont-ils maintenant ?

Steven Spring a relancé Progressive Peripherals and Software sous le nom d'Aspen Systems, Inc. qui devint le plus grand fabricant de cartes mères Alpha Micro Processor au monde, en dehors de Digital Equipment Corporation. La société conçoit, fabrique et entretient toujours des produits informatiques tels que des groupes d'ordinateurs haute performance, des logiciels pour système, des systèmes de stockage et de fichiers. A plusieurs reprises, elle fut désignée comme l'une des principales sociétés privées du Colorado.

Sean Moore resta chez Aspen Systems tout en continuant sa carrière d'écrivain. Malheureusement, il perdit la vie dans un accident de voiture à Boulder en février 1998. Dan Browning devint président de la division américaine de Precision, Inc. Brian Wagner développa le logiciel Anim Workshop et Justin McCormick programma le jeu SimAnt. Michael Hartman eut une carrière à succès dans le secteur du développement logiciel et fut le fondateur, le directeur technique et l'ingénieur logiciel de Bingonomics Corporation.

Note : Une citation de Michael W. Hartman : "Nous avons développé une application de modélisation 3D unique et révolutionnaire pour l'ordinateur Amiga ... Quand je pense au "bon vieux temps", c'est ce à quoi je pense."


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