Obligement - L'Amiga au maximum

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Test de ComicSetter
(Article écrit par Frédéric Autechaud et extrait d'A-News (Amiga News) - novembre 1988)


ComicSetter J'ai pris le parti, depuis mon départ du Tibet, de vivre à fond une existence d'aventurier. J'ai tout essayé, des cascades en Solex à une carrière d'infographiste de province, en passant par la collaboration à des journaux imprimés en Dordogne et en français. Mais j'avais jamais testé pour vous le dernier logiciel de Gold Disk.

ComicSetter, c'est son nom, était annoncé depuis longtemps. Dès que nous l'avons reçu, je me suis jeté sauvagement dessus afin de vous concocter une aventure débilo-humoristique pour un prochain numéro.

La boîte

La boîte bleue est couverte de grands musclés et de bêtes à pustules verdâtres énumérant les incroyables possibilités démentielles du programme : polices spéciales, couleurs terribles, bulles et des dessins ou clip-art. La cervelle glauque de l'adolescent moyen est déjà satellisée au fond de l'univers. "Eh maman !, je vais faire de la bédé, j'irai à Angoulême et je gagnerai un max de blé".

Moi, je reste calme et serein, j'ouvre la boîte. Elle contient une doc de 100 pages et deux disquettes : une pour le programme, l'autre contenant des dessins tout prêts. La doc est d'un format agréable, d'une composition claire et précise. Elle est simple et progressive. Un utilisateur de Professional Page y retrouvera beaucoup de ses connaissances. Un ado pressé appréciera l'index.

Lancement

Bon, c'était plutôt bien partie mais maintenant ça se gâte sérieusement. Enthousiasmé par les capacités prometteuses du logiciel, on décide de le charger. Rien sur la boîte, sur celle que nous avons reçu en tout cas, ne précise qu'il faut impérativement 1 Mo de mémoire pour que le programme daigne charger.

ComicSetter

De plus, ce programme va fréquemment chercher des choses sur sa disquette à lui ; il faut donc deux lecteurs pour bosser de façon à peu près sereine. Il me semble aberrant qu'un logiciel qui s'adresse aux ados nécessite une machine étendue pour fonctionner.

Une fois devant un Amiga capable d'accueillir ComicSetter, la première surprise des auteurs est un "password" demandant un mot dans la doc. Je sais pas vous, mais c'est le genre de truc qui me scie le moral avant même d'avoir commencé (et c'est le genre de système qui n'arrête plus les pirates depuis longtemps).

Les outils

On est enfin dedans. Étonnant, la "Tool Palette" est à gauche alors qu'elle est à droite dans tous les autres programmes. ComicSetter tourne en résolution moyenne, en PAL et en 16 couleurs. Premier point malsain, la palette est fixe ; c'est-à-dire que l'on ne peut pas modifier les couleurs. Ça s'explique logiquement par la nécessité de "compatibilité" de palettes entre les dessins. D'autre part, la palette contient les couleurs les plus usuelles des comics ; pour les autres, on peut toujours tramer.

Le principal défaut de cette palette bloquée est qu'il ne faut pas oublier de la charger dans votre programme de dessin préféré avant de crobarder vos maîtres de l'univers, c'est contraignant.

Le programme propose quelques outils de dessin : pinceau, "smear", remplissage, aérographe, polygone, rectangle, ellipse et courbe de Bézier. Ces commandes sont très, très, très lentes à tel point qu'il n'est pas envisageable de s'en servir. Par exemple, la courbe de Bézier est un très bon outil mais le simple fait de devoir attendre cinq secondes après chaque tracé transforme le dessin d'un petit Mickey en une entreprise éprouvante pour les nerfs.

J'ai, par ailleurs, été très déçu par la commande de création de bulles qui, certes, permet de choisir plusieurs formes (ballon, rectangle, nuage, explosion), mais ne crée même pas les "queues de bulles" pourtant si importantes dans l'aspect BD. Ces queues de bulles sont réalisables mais au prix d'un bricolage fastidieux.

La composition de tapage utilise le même système que Professional Page définition de "panels" sur la feuille. Mais ce système, efficace pour la composition de textes, n'est pas assez simple et flexible pour une page de BD. Certes, le zoom 50%, 100%, 200% permet une bonne vision du boulot si on fait abstraction du temps incroyable qu'il lui faut pour reconstruire la page après chaque changement d'échelle.

L'utilisateur a accès à tous les paramètres de page, format, marges et même le découpage automatique de la feuille en panels.

Les images

Bon, voyons un peu le chargement des images. Une fois un panel sélectionné, on va chercher "ImportGraphics" dans "Project", on revient à l'écran, on ouvre un champ pour l'image et, enfin, on accède à la requête de fichier. Pour essayer, je charge la disquette clip-art fournie avec le programme (on trouve un répertoire graphique de cette disquette dans la doc). Ma déception est grande, les dessins sont bâclés, le style varie d'une image à l'autre, les personnages sont à peu près potables mais les fonds d'écran sont vraiment trop moches (c'est du boulot d'amateur).

Je trouve détestable que ce boulot ait été bâclé alors qu'il entre pour beaucoup dans l'intérêt général du programme. C'est la preuve, s'il en fallait une, que ce programme a été réalisé sans grand souci de qualité. Gold Disk vend également des disquettes complémentaires de clip-art de la même qualité. Les supers-héros sont à peu près réussis mais tout le reste est complètement beuark.

Afin de clore ce chapitre, je signale que j'ai dû visiter cinq disquettes de clip-art pour faire le machin qui sert de couverture ce mois-ci.

Vous l'aurez compris, je ne suis pas satisfait par les dessins, je ne suis pas plus satisfait de la méthode de composition des cases qui permet une liberté limitée au rectangle. Bon, tout est paramétrable, on peut tout éditer à n'importe quel moment mais le résultat est loin d'être chouette.

Les Comic Fonts sont très moyennes, les bulles ne sont pas bien ajustées au texte et il faut vraiment jongler avec tout le clip-art pour faire des images regardables.

En résumé

Tirons z'un bilan, voulez-vous. Ce programme s'adresse aux jeunots en mal de création sachant pas trop bien dessiner ; il faut un Amiga gonflé et le clip-art d'origine est nul.

Pour un amateur éclairé, le programme n'est pas assez flexible. Je suis peut-être un peu catégorique mais je pense que ce programme n'a aucun intérêt. Pour ceux que la BD sur ordinateur tente, Deluxe Paint II en "full page" est sûrement le meilleur outil imaginable.

Je modifierai mon jugement sur ce logiciel dès que j'aurai vu quelque chose de chouette réalisé avec. En attendant, gardez vos sous et achetez du papier et un flacon d'encre de Chine, c'est encore la meilleure solution pour dessiner des Comics.

Nom : ComicSetter.
Éditeur : Gold Disk.
Genre : création de dessins animés.
Date : 1988.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 1 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : NC.


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