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Voici un article fait pour les débutants visant à présenter l'essentiel concernant le système d'exploitation MorphOS et les machines sur lesquelles il fonctionne. Note : cet article a été réalisé en collaboration avec divers auteurs, notamment Geoffrey Charra du site www.efika.org, Jürgen Lucas et Guillaume Roguez. Certaines photos ont été prises par des internautes et mises à la disposition de tous sur le site d'Amiga Impact. Nous remercions également ces personnes qui se reconnaîtront.
1. MorphOS : présentation et installation [retour au plan] 1.1 Présentation du système [retour au plan] MorphOS est un système d'exploitation (OS), mélageant code propriétaire et code Open Source, destiné aux processeurs PowerPC et se basant sur le micronoyau Quark. Ce projet naît en 1998 sous l'impulsion de Ralph Schmidt et Frank Mariak. D'autres développeurs et graphistes ont apporté par la suite leur travail à MorphOS. 1.1.1 Historique L'AmigaOS a été conçu pour les processeurs 680x0 de Motorola. Mais au milieu des années 1990, les concepteurs de ce système d'exploitation voulurent changer la famille de processeurs afin de donner plus de puissance et plus d'avenir à la plate-forme. La longue voie du PowerPC commença. Ainsi, en septembre 1995, un accord fut conclu entre Amiga Technologies (détenteur de la technologie Amiga) et Phase 5 (constructeur de matériel) dans le but de réaliser une transition entre le 68k et le PowerPC. Le développeur principal de cette solution logicielle, nommée PowerUP, fut Ralph Schmidt de chez Phase 5. Cet accord fut malheureusement de courte durée puisque Escom, la société mère d'Amiga Technologies, fit faillite. Néanmoins, le projet ne tomba pas aux oubliettes car Phase 5 décida d'aller de l'avant et continuer le processus de migration. Ceci amena cette société allemande à commercialiser, à partir d'août 1997, une série de cartes accélératrices à base de PowerPC (CyberStormPPC puis BlizzardPPC). Le système d'exploitation continuait à tourner sur 68k mais certaines fonctions et programmes furent légués au PowerPC, par l'intermédiaire de PowerUP, avec sa bibliothèque PowerPC native "ppc.library". Phase 5 projeta ensuite la construction de diverses machines entièrement PowerPC qui, sur le papier, devait faire tourner un système d'exploitation natif PowerPC. Le véritable début du travail sur MorphOS débuta en 1998, quand Ralph Schmidt amorça le développement de Quark, le noyau de MorphOS. C'est à partir d'ici que le projet se transforma en un système d'exploitation à part entière. Les premiers résultats apparurent (de façon privée) début 1999 et une annonce sur la venue de MorphOS fut publiée fin décembre 1999 par Ralph Schmidt et Frank Mariak. Cette version fonctionnait sur un Amiga 4000 équipée d'une carte accélératrice PowerPC. Mais la situation de l'Amiga déclinait et tous les projets matériels de Phase 5 furent annulés. Cette société allemande fit même faillite, en février 2000. L'histoire aurait pu s'arrêter là mais, quelques mois plus tard, une nouvelle société, nommée bPlan, fut mise sur pied, avec dans ses rangs d'anciens de chez Phase 5 comme Thomas Knäbel et Gerald Carda. Son but était de construire, cette fois-ci pour de bon, une machine PowerPC qui fut nommée Pegasos. De son côté, l'équipe autour de Ralph Schmidt (pas salariée chez bPlan, mais juste partenaire) sortit une première version bêta publique, le 1er août 2000, toujours pour Amiga avec carte PowerPC. Les versions se sont ensuite succédées jusqu'à aujourd'hui avec l'ajout de toujours plus de fonctions et le support de davantage de machines. Historique des versions :
1.1.2 Quark, le noyau MorphOS est basé sur le micronoyau Quark. Quark a une influence des concepts de la famille des micronoyaux L4 (comme l'idée des clans, des concepts id ou de la copie récursive d'adresse), mais ce n'est pas une implémentation L4. Quark ajoute à cela, par exemple, une interface de messages synchrone/asynchrone similaire à Exec (le noyau de l'AmigaOS) mais adaptée à un environnement de mémoire protégée. Les principales caractéristiques de Quark sont :
Quark dispose d'une couche d'abstraction matérielle (HAL - Hardware Abstraction Layer) lui permettant d'être indépendant du matériel. Le HAL détermine par exemple le type et la vitesse du processeur, le nombre de processeur et les différentes extensions, puis génère une carte des ressources pour Quark. Un autre élément important du noyau est son approche modulaire : il propose un système de boîtes (boxes ou sandboxes) qui permet d'encapsuler des API aux caractéristiques complètement différentes au sein d'un même système d'exploitation. Il y a actuellement deux boîtes dans MorphOS : la QBox et l'ABox. La première, la QBox, est technologiquement plus aboutie : elle a différents serveurs (chef/clan, exeption, adresse, configuration, CPUTime) et peut profiter de toutes les avancées de Quark comme le support de la mémoire protégée, de plusieurs processeurs en parallèle, de la mémoire virtuelle ou encore le pistage des ressources. Cependant, elle n'est pas "visible" côté utilisateur et loin d'être terminée (son développement n'est pas prioritaire). L'autre boîte est l'ABox, c'est une réimplémentation native PowerPC de l'API de l'AmigaOS 3.1. Les programmes s'exécutant dans l'ABox ne peuvent pas utiliser les avantages de Quark (mémoire protégée par exemple) en raison des limitations de l'API de l'AmigaOS 3.1. L'ABox est géré comme un processus de Quark, avec de multiples fils d'exécution, et ayant son propre espace mémoire. L'émulation 68k est écrite en C mais utilise aussi des macros GCC en assembleur pour optimiser certaines instructions. Deux moteurs d'émulation sont intégrés dans l'ABox, une statique et une dynamique (ou JIT, "Just In Time") nommée "Trance". Si des performances de l'ordre de 5 à 10% de la vitesse native sont atteintes avec l'émulation statique, l'émulation avec JIT parvient jusqu'à 75% de la vitesse native. L'émulation JIT convertit le code 68k en code PowerPC et ensuite le met en cache, réduisant de façon drastique la lourdeur de l'émulation. En plus d'être native, l'ABox est plus rapide que l'original pour ce qui est de faire fonctionner les applications, ceci grâce à différentes techniques et aussi au fait qu'elles sont utilisées justement dans ce système. A noter qu'il n'y a aucune émulation des puces spécialisées des Amiga Classic (Denise, Paula, Lisa,...). Seules les applications AmigaOS respectueuses du système (affichage graphique RTG, gestion audio RTA) tournent sur MorphOS. Les applications requérant les puces spécialisées peuvent néanmoins être lancées via l'émulateur UAE, mais avec une vitesse moindre. MorphOS permet l'exécution de différents codes :
1.1.3 Quelques caractéristiques Le système est compact et léger. Le démarrage de la machine s'effectue en moins de trente secondes, et en seulement quelques secondes depuis le firmware (sur Pegasos II G4 et encore plus rapidement sur Mac mini G4). Son interface est très réactive, les applications se lancent très rapidement. De ce point de vue MorphOS est certainement l'un des tous meilleurs. MorphOS propose à la fois une intuitive interface graphique avec icônes (Ambient) et une puissance interface en ligne de commande (Shell). Toute l'interface graphique repose sur MUI (Magic User Interface) qui donne un aspect homogène et très personnalisable à tout le système. MUI est également assez facile à programmer et son système de classes par défaut permet de bâtir des interfaces rapidement. Pour plus d'informations sur MUI, reportez-vous au chapitre 1.3. Ambient est le bureau officiel de MorphOS, il est également modifiable en profondeur : fonds d'écran, fonds des fenêtres, polices de caractères, icônes, gadgets de fenêtres, barre d'icônes, raccourcis clavier, boutons d'action, gestion des fichiers, etc. Il propose aussi la gestion de plusieurs écrans (aux caractéristiques pouvant être différentes) et une utilisation en asynchrone (le bureau n'est jamais bloqué). Il offre quelques caractéristiques intéressantes comme des modes icônes et listeurs, la reconnaissance poussée des types de fichiers, la gestion de plusieurs types d'icônes (dont les PNGIcons qui sont des icônes 32 bits, utilisées par défaut), le renommage par lot, la prévisualisation d'images, le lancement de scripts ou d'applications via des panneaux (barres d'icônes), l'archivage de fichier en un clic, etc. Pour plus d'informations sur Ambient, reportez-vous au chapitre 1.4. 1.1.4 Présentation de l'arborescence MorphOS est également un système facile à utiliser. L'organisation de l'OS rappelle complètement l'AmigaOS et ses utilisateurs retrouvent assez rapidement leurs marques (concepts de bibliothèques partagées, des datatypes, de la startup-sequence, etc.). Les fichiers système sont rangés selon une arborescence logique, facilement mémorisable et inspirée de l'AmigaOS :
L'une des grandes différences avec l'AmigaOS est la présence du répertoire "MorphOS", que l'on peut avoir accès en tapant "MOSSYS:" dans un shell. Il s'agit du coeur du système, regroupant les éléments internes de l'OS (Ambient, les classes de base pour MUI, les bibliothèques et commandes nécessaires au fonctionnement de MorphOS, la startup-sequence, etc.). Ainsi, les sous-répertoires dans MOSSYS: (C, L, Libs, etc.) sont destinés au système lui-même alors que les répertoires C, L, Libs, etc. dans SYS: sont destinés aux applications tierces que vous installerez au fur et à mesure. Il est généralement de bon ton de ne pas toucher/modifier le contenu de ce répertoire. Le répertoire "Applications" contient différentes applications qui ont été intégrées à MorphOS comme APDF (lecteur PDF), Kryptos (cryptage de données), ShowGirls (visualisateur/retouche d'images), Sketch (création graphique bitmap), un client SSH (RemoteShell) ou encore les navigateurs web Sputnik et Origyn Web Browser. Il y a même des jeux (de réflexion) dans le répertoire "Games" : Diamonds, Morphtris et Shuffle. "Docs" regroupe, comme son nom l'indique, les différentes documentations sur le SmartFirmware, le développement sur MorphOS, l'édition de mode d'écran, les licences ou les spécifications du Pegasos. "Tools" et "Utilities" renferment des outils liés au système comme Defrag (un défragmenteur), SFSDoctor (réparation de partitions SFS), HDConfig (partitionnement et préparation de disque dur/périphérique de stockage), Snoopium (moniteur système), Grabber (capture d'écran) ou encore les calculatrices MiniCalc et MUIProCalc. La différence entre ces deux répertoires n'est pas évidente pour l'utilisateur moyen : il est facile de se tromper de répertoire quand on cherche un outil. Enfin, un répertoire supplémentaire, nommé "Contributions" est présent sur le CD de MorphOS. Celui-ci n'est pas copié lors de l'installation. Il y a à l'intérieur deux éléments : R (un outil générant des interfaces graphiques aux programmes en ligne de commande avec templates) et NetPrinter (pilote permettant d'imprimer en réseau). L'utilisateur a le choix d'installer ou non ces contributions qui sont donc des programmes facultatifs. 1.1.5 MorphOS pour qui ? MorphOS souffre de son côté "alternatif" sur un point crucial qui est la viabilité commerciale. Celle-ci, incertaine comme tout système alternatif, fragilise son développement, ce qui a pour conséquence un faible nombre d'éditeurs professionnels, un faible nombre de revendeurs et un support du matériel très récent quasiment absent (les plus récentes des cartes graphiques Radeon supportées datent de plusieurs années, tout comme les machines supportées : Mac mini G4, eMac, etc.). Mais, ces petits défauts font également l'originalité de MorphOS qui n'en reste pas moins une alternative séduisante et originale aux systèmes de "masses" comme Windows et Mac OS X. On peut cependant dire qu'aujourd'hui MorphOS s'adresse essentiellement aux utilisateurs avertis et passionnés issus du monde Amiga. La dernière version de MorphOS est sans doute le système assimilé Amiga le plus abouti. 1.2 Ambient et l'interface utilisateur [retour au plan] 1.2.1 Présentation d'Ambient Ambient est le bureau de MorphOS, il a été développé à l'origine par David Gerber et est à présent Open Source et maintenu par une petite équipe de programmeurs bénévoles. Un bureau sert à gérer les fichiers et à effectuer toutes les opérations d'un système d'exploitation au niveau de l'utilisateur. La version 1.43 est incluse dans MorphOS 2.x. Son code source et une version compilée est également disponible sur sourceforge pour les utilisateurs de MorphOS 1.4.x. Ses principales caractéristiques sont :
1.2.2 Les menus Quand vous cliquez avec le bouton droit de la souris sur la barre de titre d'Ambient ou toutes zones non-actives du bureau (le fond d'écran par exemple), le menu principal s'affiche. Il se compose des catégories suivantes :
Les menus contextuels sont visibles lorsque l'on place le curseur de la souris sur une "zone active" et que l'on clique sur le bouton droit. Les principales zones actives sont :
1.2.4 Les icônes Les icônes standards sous Ambient sont au format PNG, on les appelle judicieusement les "PNGIcons". Ce sont en fait de simples images utilisées en tant qu'icônes. Étant au format PNG, elles sont donc en 16 ou 24 bits et supportent la transparence via la couche alpha. On peut parler d'icônes 32 bits puisque ces dernières peuvent être des images 24 bits avec les 8 bits de l'alpha channel (24 + 8 = 32 bits). Sont supportées les PNGIcons à un et deux états. Ambient supporte également d'autres systèmes d'icônes comme les GlowIcons, les GlowIcons 32 bits, les PowerIcons, les NewIcons, MagicWB et les icônes de l'AmigaOS 1.x/2.x. A noter que les types d'icônes un peu particuliers comme les Iconographics sont aussi supportés. Quelques options concernant les icônes sont disponibles dans le menu "Préférences" puis "Préférences d'Ambient" et "Icônes". Préférences pour les icônes Des options supplémentaires sont disponibles dans ce menu de préférences :
L'ouverture d'une fenêtre dans Ambient se fait simplement : il suffit de double-cliquer sur une icône de volume ou de répertoire. ![]() Une fenêtre d'Ambient 1.2.5.1 Le titre de fenêtre est localisé tout en haut de celle-ci. Il est aussi appelé le nom de la fenêtre. Il est composé du nom du chemin (exemple : work:utilitaires/graphismes) ainsi que de la taille du volume, la place occupée et le pourcentage de remplissage du volume. 1.2.5.2 Les gadgets sont localisés également tout en haut des fenêtres. Il y en a plusieurs types :
![]() Les différents gadgets, numérotées ici de (1) à (8)
Le réglage des boutons d'action est possible dans le menu "Préférences", puis "Préférences d'Ambient", puis "Fenêtres" : ![]() Réglages des boutons d'action 1.2.5.4 La barre de chemin est située juste au dessous de la barre d'action. Elle montre le chemin actuel de la fenêtre. Les différents niveaux du chemin sont représentés sous forme de bouton. Si vous cliquez sur ces boutons, vous serez amenés à leur emplacement. Vous pouvez aussi changer le mode de représentation du chemin en appuyant sur la touche "/" du pavé numérique. Cela permet d'entrer un chemin au clavier, faire un copier/coller, etc.
![]() La barre de chemin, en mode bouton et en mode texte
Enfin, les fenêtres d'Ambient ont quelques options disponibles via le menu "Fenêtre" d'Ambient : "Nouveau répertoire" si vous souhaitez créer un nouveau répertoire dans la fenêtre courante, et "Trier", qui sert à trier les fichiers/répertoires selon plusieurs critères (nom, type, taille et date). 1.2.6 Les raccourcis-clavier, les combinaisons de touches et actions à la souris De nombreux raccourcis-clavier existent dans le système. Certains d'entre eux sont listés (et modifiables) dans les options "Raccourcis claviers" (qui se trouvent dans le menu "Préférences", puis "Préférences de MorphOS" et "IControl"). D'autres réglages de raccourcis-clavier sont disponibles/modifiables dans les préférences d'Ambient, section "Clavier (ceux-ci sont uniquement utiles pour le bureau) et dans MUI, onglet "Keyboard" (ils sont uniquement utiles pour les applications MUI). En voici les principaux :
Les SBars ("Screen Bars") sont un concept introduit dans MorphOS 2.0 qui permet d'ajouter des fonctions à la barre de menu. Ainsi, des choses comme l'horloge, la jauge processeur, le contrôle du volume audio, l'activité réseau, l'éjection de périphériques, la quantité de mémoire (système et graphique), l'affichage de la fenêtre de débogage, etc. peuvent être incrustées à la barre de titre. ![]() Les SBars ![]() Menu pour les SBars Enfin, pour configurer un module SBar, cliquez sur l'options "Réglages" du menu des SBars. Les différents modules seront listés dans une fenêtre, en haut à gauche, les uns en dessous des autres. Ils ont chacun un petit menu de configuration pour les personnaliser. 1.2.8 La barre d'icônes La création d'une barre d'icônes permet de lancer vos applications favorites en un seul clic. Elle se crée dans le menu "Objets" puis "Panneaux" et "Nouveau". Pour remplir la barre, il suffit de déposer l'icône d'une application dedans. Cette barre ne gère pas encore le texte et les sous-menus. On affiche le menu contextuel de la barre en pointant le curseur de la souris sur la barre, puis en cliquant sur le bouton droit. Pour la configurer, allez dans "Propriétés" : vous pourrez ainsi modifier la disposition et l'aspect de la barre. Il est possible de créer plusieurs barre d'icônes (et de les placer à différents endroits du bureau). 1.3 Les préférences [retour au plan] Afin de personnaliser le système et d'effectuer multiples réglages, MorphOS dispose d'un panel de préférences très intuitif. ![]() Panel de préférences dans MorphOS 1.4.5 1.4 MUI [retour au plan] MUI (Magic User Interface) est une interface graphique développée pour AmigaOS 68k depuis 1992. Désormais, elle fait partie intégrante des nouveaux systèmes d'exploitation PowerPC, comme MorphOS ou même AmigaOS 4. Cette interface est entièrement configurable par l'utilisateur et offre aux programmeurs un système de gestion d'interfaces graphiques complet et relativement simple à appréhender. MUI est la base de l'interface graphique de MorphOS. Elle permet de régler l'aspect d'un grand nombre d'éléments dans le système. Ses principales caractéristiques sont (version 4.0 alpha) :
Depuis MorphOS 2.0, c'est la version 4.0 alpha de MUI qui est intégrée. Une présentation de cette version sera faite ultérieurement. Celle-ci propose une réorganisation de ses préférences et davantage d'options. 1.5 Installation de MorphOS 1.4.x sur Pegasos I/II [retour au plan] Voir l'article détaillé écrit par David Brunet : obligement.free.fr/articles/morphos14_installation.php. 1.6 Installation de MorphOS 2.7 [retour au plan] Voir l'article détaillé écrit par David Brunet : obligement.free.fr/articles/morphos26_installation.php. Jacek Piszczek a également rédigé un guide pour installer MorphOS 2.4+ et Mac OS X sur le même disque dur sur Mac mini G4 (ce guide est compatible avec les eMac). 1.7 Installation de MorphOS sur Amiga Classic PowerPC [retour au plan] La version 1.4.5 de MorphOS peut s'installer sur les Amiga Classic disposant de carte PowerPC de chez Phase 5/DCE. Nicolas Gressard et Christophe Lesage ont écrit un article à propos de cette installation : Installation de MorphOS sur Amiga Classic PowerPC. 2. MorphOS : utilisation [retour au plan] 2.1 Trucs et astuces [retour au plan] 2.1.1 Créer un multi-démarrage sur Pegasos Voir l'article écrit par Nicolas Gressard : Créer un multi-démarrage sur Pegasos. 2.1.2 Créer une icône PNG Pour créer une icône au format PNG, nous prendrons dans cet exemple le logiciel FxPaint. Ce programme commercial est disponible chez IOSpirit ou chez des revendeurs Amiga.
D'autres méthodes sont possibles pour créer des icônes PNG, notamment avec d'autres logiciels. Jean-Yves Auger et Arnaud Schwetta (l'auteur du logo de WikiPeg) ont écrit un article pour Créer une icône PNG à partir des logiciels TVPaint et Perfect Paint. A noter également le site Made In Pixel qui propose des tutoriels consacrés à l'utilisation d'outils graphiques pour Amiga dont certains pour TVPaint, Perfect Paint ou FPaint. 2.1.3 Outils à ajouter à MorphOS 1.4 Contrairement aux versions 2.0+, la version 1.4.x de MorphOS présente quelques lacunes logicielles, il faut donc remédier à ces petits problèmes en ajoutant divers outils : Gestionnaire de fichiers Il manque certaines fonctions à Ambient et il ne peut pas encore faire diverses actions (ajout de commentaire, tri, protection de fichiers,...) sur plusieurs fichiers à la fois. Vous pouvez donc utiliser un gestionnaire de fichiers pour faire ces actions. Les plus connus sont Directory Opus 4 et EcoDisk (gratuits, disponible sur Aminet) ou Magellan (commercial). ARexx ARexx, puissant système de script, n'est pas fonctionnel à 100% dans MorphOS 1.4.x. Il suffit de renommer le fichier MOSSYS:Libs/rexxsyslib.library en quelque chose d'autre puis de copier la version 68k de ce fichier dans MOSSYS:Libs/. La version 68k est disponible notamment dans l'une des archives suivantes ou bien dans l'AmigaOS 3.9. Ensuite, ne pas oublier d'activer ARexx, en ajoutant par exemple la ligne "MOSSYS:C/RexxMast >NIL:" dans votre user-startup. Attention à ne pas mettre Rexxmast dans votre WBStartup. Installer Le fichier "Installer" est nécessaire pour exécuter des scripts d'installation. Il n'existe pas dans MorphOS 1.4.x. Vous pouvez le trouver sur Aminet. Décompactez l'archive puis copier le fichier "Installer" dans le répertoire SYS:c/. FAT95 L'USB est reconnu dans MorphOS 1.4 mais pour des périphériques respectant la norme massstorage comme des clés USB, il est nécessaire d'ajouter le fichier "FAT95" dans le répertoire "SYS:L" (ce fichier est disponible sur Aminet). Ensuite, il faut paramétrer la pile USB de MorphOS pour qu'elle utilise ce fichier : pour cela, lancer le panel de préférences, allez dans "USB", puis "Classes" et double-cliquez sur "massstorage.class". Insérez alors le fichiers FAT95 dans la ligne "FAT Filesystem" (note : c'est normalement déjà correctement paramétré par défaut). Autres éléments D'autres outils peuvent être ajoutés afin de compléter les fonctionnalités de MorphOS 1.4.x. Tous ces fichiers sont disponibles sur Aminet.
Comment contacter l'équipe de MorphOS ? L'adresse réelle et électronique de MorphOS peut-être trouvée sur la page morphos.de/imprint.html. En outre, beaucoup de développeurs MorphOS sont joignables sur le canal IRC de MorphOS (#morphos, sur Freenode), et la plupart sont présents sur la liste de diffusion et peuvent être contacté par ce biais. Comment s'enregistrer à MorphOS ? Lancez l'outil RegTool qui se trouve dans SYS:Tools et suivez les instructions. Vos données sont transmises à l'équipe de développement et vous recevrez, par courriel, votre clé d'enregistrement dans les heures/jours qui suivent. Ma machine semble défectueuse, ma clé d'enregistrement ne reconnaît plus l'adresse MAC de ma machine. Que faire ? Vous pouvez contacter l'équipe de développement de MorphOS et prouvez votre bonne foi (une photo par exemple). A ce moment là, une autre clé d'enregistrement pourra vous être envoyée gratuitement par une autre machine. Dois-je repayer une licence si je change de machine ? Oui. Où se trouvent les préférences du système ? Cliquez sur la barre de titre avec le bouton droit de la souris afin d'afficher le menu d'Ambient. Allez ensuite dans "Préférences/Préférences de MorphOS..." pour accéder aux préférences du système. Les préférences d'Ambient et de MUI sont également lançables par ce biais. Sinon, vous pouvez accéder aux préférences du système en ouvrant le répertoire "SYS:MorphOS" et en double-cliquant sur "Prefs". Comment lancer un shell ? Dans le menu d'Ambient, sélectionnez "Ambient/Nouveau shell...". Comment changer l'aspect du bureau ? Vous pouvez par exemple changer : Le fond d'écran : allez dans le menu d'Ambient, dans "Préférences/Préférences d'Ambient..." et sélectionnez "Arrière-plans" dans la liste de gauche. Vous pouvez ici modifer le fond d'écran et le fond des fenêtres. Le thème : allez dans le menu d'Ambient, dans "Préférences/Préférences de MorphOS...", cliquez sur "Screens", et double-cliquez sur "Ambient" qui se trouve dans cette liste. Dans la nouvelle fenêtre qui vient de s'ouvrir, vous pouvez sélectionnez le thème que vous souhaitez parmi ceux affichés dans la liste à côté du mot "Skin". Une fois le thème sélectionné, cliquez sur "Ok" puis "Sauver". MUI : si vous souhaitez modifier l'interface encore plus profondément, vous pouvez lancer les préférences de MUI (depuis le menu d'Ambient, sélectionnez "Préférences/Préférences MUI globales..."). Ici, les boutons, les barres de défilement, les onglets, les cellules de saisies, etc. peuvent être personnalisés. Je souhaiterai lancer mon application favorite dans son propre écran, comment faire ? Dans le menu de préférences de MorphOS, ouvrez la préférence "Screen". Cliquez ensuite sur le bouton "New" en haut à droite. Nommez cet écran (dans le champ "Name", par exemple en "Ecran OWB"), sélectionnez une résolution adéquate (dans la liste à gauche, par exemple comme celle d'Ambient) et cliquez sur "Ok". Les autres boutons/champs sont optionnels. Votre nouvel écran "Ecran OWB" est ainsi listé. Cliquez ensuite sur "Sauver" et lancer votre application favorite (dans notre exemple, OWB). Une fois sous OWB, allez dans le menu "Réglages/MUI". Dans la liste à gauche, choisissez "Screen" : vos écrans seront listés. Il n'y a plus qu'à choisir votre écran "Ecran OWB" et sauver votre sélection. Quand j'utilise un programme nécessitant ARexx, une fenêtre s'ouvre me disant que la version d'ARexx de MorphOS n'est pas complète. Que faire ? Il suffit de renommer le fichier SYS:MorphOS/Libs/rexxsyslib.library en quelque chose d'autre puis de copier la version 68k de ce fichier dans MOSSYS:Libs/. La version 68k est disponible notamment dans l'une des archives suivantes ou bien dans l'AmigaOS 3.9. Sur Ambient, comment avoir le chemin complet jusqu'à un répertoire dans la barre d'info d'une fenêtre et pas juste une partie ? Appuyer sur la touche "/" du pavé numérique. Sur Ambient, comment utiliser la même fenêtre pour la navigation ? Cela est activé d'office dans MorphOS 2.0 et plus. Pour ceux qui ont MorphOS 1.4.x, la version 1.43CVS (disponible sur Sourceforge), permet en plus d'activer une barre d'outil pour naviguer dans une seule fenêtre. Pour cela il faut activer "Enable Browser Mode" dans les "Ambient Settings / Toolbar". Dans les versions précédentes on ne pouvait pas utiliser la même fenêtre de navigation, mais il était cependant possible de fermer la fenêtre parent à la place (celle où il y a l'icône du répertoire que l'on ouvre). Pour cela il faut maintenir la touche "Alt-gauche" lors du clic sur l'icône. Sur Ambient, comment faire pour avoir des icônes plus petites ? Allez dans les préférences d'Ambient et changez l'option pour la taille des icônes qui est par défaut sur "Gigantesque". L'autre solution (la meilleure) est d'utiliser un ensemble d'icônes personnalisés. Peut-on utiliser un autre bureau que Ambient ? Oui, plusieurs bureaux alternatifs existent et fonctionnent sous MorphOS :
La pile TCP/IP de MorphOS, NetStack (qui est en fait AmiTCP) accuse son âge pour les connexions haut débit. Il y a cependant une petite astuce pôur accélérer les téléchargements sont Origyn Web Browser. D'abord, entrez dans un shell la commande suivante : setenv save OWB_POLLTIME 1 Ensuite, ouvrez avec un éditeur de texte le fichier "Sys:Prefs/Env-Archive/sys/net/NetStack.config" et ajoutez-y à la fin les deux lignes suivantes : TCP_RECVSPACE=32768 TCP_SENDSPACE=32768 Redémarrez l'ordinateur et vous aurez des débits plus importants sous OWB. Vous pouvez même augmenter les valeurs "32768" à "60000" pour un meilleur débit. Au délà, un gain est encore possible mais vous risquez de perdre le réseau. A vous de voir quelle est la meilleure valeur pour votre configuration. LightWave ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? Il faut éditer le fichier MOD-Config (dans "Programs/LightWaveSupport/") afin que les répertoires soient les bons. Ensuite, lancez le modechange qui se trouve dans "Programs/Utilities/" et choisissez une résolution de 1024x768 en 8 bit. Si vous voulez passer du layout au renderer, mettez le layout en 1024x768 dans les options (cette astuce fonctionne avec LightWave 5.20a et n'a pas été testée avec une autre version). Imagine 5.1x ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? Il faut forcer l'exécutable à utiliser le mode 68k, pour cela il suffit de modifier dans l'exécutable, avec un éditeur, une lettre de la chaîne de caractères "powerpc.library", de façon à rendre la bibliothèque introuvable et de s'assurer que le JIT de MorphOS soit activé lors de l'exécution. AWeb ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? AWeb nécessite ClassAct et TitleBar pour fonctionner. Après avoir installé AWeb, si vous ne pouvez pas le lancer, vérifiez que vous avez les polices "Times" et "Courrier" dans votre répertoire Fonts: (ces polices sont disponibles par exemple dans l'AmigaOS 3.1 ou 3.9). Vérifiez aussi que vous avez la ligne "C:CAPrefs >NIL:" dans votre user-startup. Enfin, si les images ne s'affichent pas, mettez le décodage des images GIF, PNG et JPG sur "Interne" : AWeb -> Préférences -> Navigateur -> Onglet MIME -> PNG/JPG -> I (Interne). TurboCalc n'est pas utilisable complètement, y a-t-il une astuce pour y remédier ? Si vous ne pouvez pas accéder aux menus de TurboCalc (le clic droit ne donne rien), copiez le fichier "Turbocalc.STD" à la racine du logiciel. Ce fichier se trouve dans Turbocalc:TCLibs/Turbocalc.STD. Zone Xplorer PPC ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? Nécessite ClassAct/Reaction pour fonctionner. Wordworth a des couleurs bizarres Cliquez sur l'icône de Wordworth avec le bouton droit de la souris. Allez sur "Information" et ajoutez le type d'outil "Tooltype PICASSO=TRUE". Si le logiciel est très lent, c'est que l'option "ramdebug" dans la commande de démarrage du firmware n'a pas été activée. Il faut aller dans le firmware et entrer la ligne (sans les guillemets) : "setenv boot-file boot.img ramdebug". Earth 2140 et d'autres programmes ont de "mauvaises couleurs" Si vous rencontrez des programmes (surtout des jeux) se lançant avec de mauvaises couleurs, une possible solution est d'ajouter le type d'outil "RGB16BE=YES" dans le fichier concernant votre carte graphique dans SYS:MorphOS/Devs/Monitors/. Foundation ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? Foundation ne fonctionne pas sur les machines ayant trop de mémoire. Récupérez memeater afin de baisser votre quantité de mémoire en dessous de 64 Mo par exemple. SGrab ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? Si le logiciel se fige au démarrage, c'est que vous utilisez peut-être la mauvaise version de la jpeg.library. Essayez de télécharger celle qui se trouve sur Aminet et remplacez la votre (probablement la version WarpOS) par celle pour 68060. 2.2 Mise en réseau et contrôle à distance [retour au plan] La mise en réseau du Pegasos sous MorphOS est une étape importante afin de pouvoir télécharger et installer des fichiers plus facilement via un réseau local et/ou en accédant à Internet. 2.2.1 Installation d'une pile TCP/IP sur MorphOS 1.4.x Il n'y a pas de pile TCP/IP installée par défaut dans MorphOS 1.4.x. Pour pouvoir mettre sa machine en réseau sous MorphOS 1.4.x, il faut donc commencer par installer une pile TCP/IP. Il existe aujourd'hui trois piles TCP/IP :
Dans notre exemple, nous avons pris Miami (pour MiamiDX c'est sensiblement la même chose).
Après voir décompressé l'archive de MOSNet par exemple en RAM:, cliquez sur "Install" pour lancer l'installation. Pour cela choisissez "Intermediate user" et sélectionnez un répertoire d'installation, par exemple "SYS:MOSNet/". Ajoutez les lignes suivantes à la fin de votre fichier S:user-startup à l'aide de votre éditeur favori :
Note : la dernière ligne est faculative. Elle permet à la pile TCP/IP de se lancer automatiquement à chaque démarrage. Si par la suite, vous utilisez l'utilitaire "viarhine-wakeup" placez l'appel de cet outil avant le démarrage de la pile TCP/IP. Ensuite, si vous êtes en DHCP(*) vérifiez dans le fichier MOSNet:db/interfaces la présence de la ligne suivante (si vous n'utilisez pas la carte réseau standard du Pegasos il faut décommenter l'autre ligne) : eth0 DEV=DEVS:networks/via_rhinepci.device UNIT=0 IP=DHCP UP Si vous n'êtes pas en DHCP, il faudra éditer les fichiers "MOSNet:db/interfaces" et "MOSNet:db/resolv.conf". Reportez-vous à la partie "ADSL sur Pegasos" pour plus de détails. Redémarrez ensuite votre Pegasos. La pile devrait normalement se lancer automatiquement. Pour optimiser les transferts (notamment avec Samba), ajoutez les lignes suivantes dans MOSNet:db/general.config :
Pour ne plus avoir d'interface graphique au lancement de la pile, entrez, toujours dans MOSNet:db/general.config : OPENGUI=NO (*) : voir "Connexion d'un Pegasos à un réseau LAN en DHCP (Internet via modem ADSL)" 2.2.3 ADSL sur Pegasos Voir l'article écrit par Fabien Coeurjoly : En Pratique : connexion à Internet en ADSL avec MiamiDX. L'article peut convenir pour d'autres types d'ordinateurs. 2.2.4 ADSL avec une Freebox (France seulement) Voir l'article écrit par Vincent Loubry : En pratique : la Freebox sur Amiga. 2.2.5 Connexion d'une machine à un réseau LAN (Internet via modem ADSL) On suppose ici que le reseau est constitué :
Étape 1 : Connectiques
On branche donc la machine sur le routeur via un câble croisé RJ-45. Étape 2 - Configuration du réseau Il faut activer le DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) sur le routeur. Comme son nom l'indique, cela va permettre au routeur d'affecter des adresses IP automatiquement aux machines connectées au LAN. Pour plus d'informations sur le DHCP, voir www.commentcamarche.net/internet/dhcp.php3. Étape 3 - Configuration de la pile TCP/IP Ici on considère que la pile utilisée est Miami.
Avec MOSNet, vérifiez dans le fichier MOSNet:db/interfaces la présence de la ligne suivante si vous utilisez la carte réseau standard du Pegasos : eth0 DEV=DEVS:networks/via_rhinepci.device UNIT=0 IP=DHCP UP Si vous utilisez une carte PCI RTL8139, commentez la ligne VIA-Rhine en ajoutant un "#" devant et décommentez la ligne suivante : eth1 DEV=DEVS:networks/rtl_8139pci.device UNIT=0 IP=DHCP UP Adaptez ces noms de pilotes réseau en fonction du vôtre, cela peut être "mv6436x_eth.device" pour l'Ethernet Gigabit du Pegasos II ou bien "mpc52xx_eth.device" pour l'Ethernet 10/100 de l'Efika 5200B. Étape 4 - Lancement de la pile TCP/IP Avec Miami :
Redémarrez votre machine si vous avez ajouté le démarrage de la pile dans votre fichier "s:user-startup", sinon lancez là à la main en saisissant la commande suivante dans un shell : Run >nil : MOSNet:MOSNet Étape 5 - Test de la pile TCP/IP
Partage de fichiers par FTP La manière la plus simple à mettre en place est le partage de fichiers par FTP. Pour cela, il faut installer un serveur FTP sur votre machine ou sur l'autre machine. Votre machine MorphOS comme client FTP Sur un PC, on peut par exemple installer le serveur FTP EFTP qui est gratuit pour les particuliers. Sa configuration est assez simple et intuitive : il faut configurer un utilisateur et des répertoires "download" et "upload" sur le PC et lancer le serveur. Sur la machine MorphOS, il suffit alors de faire du FTP soit en ligne de commande via le shell (commande "ftp"), soit avec un logiciel comme AmiTradeCenter. Votre machine MorphOS comme serveur FTP Sur MorphOS, on peut installer RC-FTPd comme serveur FTP et se servir du PC comme client FTP. Pour le configurer :
Sur RC-FTPd voir l'article de Jérôme Chappuis : obligement.free.fr/articles/rcftpd.php et pour plus d'informations sur les réseaux en général sur Amiga et Pegasos, visitez le site Amiga en reseau. 2.2.7 Utilisation de MorphOS et de votre machine à distance L'utilisation de votre machine MorphOS à distance peut être très pratique, par exemple si vous voulez utiliser votre machine en étant installé dans votre jardin et au moyen d'un ordinateur portable Wi-Fi ou bien encore de votre bureau, à la pause en y accédant par Internet. Tout est possible à partir du moment où vous pouvez contrôler le bureau MorphOS de votre machine à distance. Serveur VNC sur MorphOS Pour utiliser votre machine sous MorphOS à distance il faut utiliser un serveur VNC. VNC (Virtual Network Connection) est un protocole réseau multi plates-formes permettant l'utilisation d'une machine (le serveur) depuis une autre machine (le client). Dans notre cas, il s'agit donc d'utiliser une machine sous MorphOS (le serveur) depuis une autre machine cliente (PC, Mac, Amiga, etc.). Depuis août 2005, un serveur VNC est disponible pour MorphOS : binaryriot.com/dreamolers/vncserver/. Son utilisation est assez simple car le logiciel se limite à trois onglets.
Il ne faut pas oublier de lancer une pile TCP comme MiamiDX ou AmiTCP avant le serveur VNC, pour ne pas avoir le message d'erreur "Unable to find bsdsocket.library". En cas de problème, n'oubliez pas dans MiamiDX (ou AmiTCP) de permettre l'utilisation du port 5900 (personnellement, je n'ai pas eu à le faire). Client VNC sur PC / Windows XP/2000/NT Le serveur lancé, il faut maintenant un client pour se connecter. Pour Windows, on peut utiliser le client VNC suivant : www.realvnc.com/download.html. Remarque : le client VNC Windows a besoin d'un nom de machine et pas d'une adresse IP seule. Si votre machine sous MorphOS n'est pas reconnue (ping machine_morphos ne repond pas), il faut mettre à jour le fichier C:\WINDOWS\system32\drivers\etc\hosts et ajouter une ligne contenant l'adresse IP de votre machine MorphOS suivie de son nom. Exemple de fichier C:\WINDOWS\system32\drivers\etc\hosts : 127.0.0.1 localhost 192.168.0.101 machine_morphos Pour une connexion en dehors de votre réseau privé (LAN), par exemple depuis Internet, n'oubliez pas d'ouvrir les ports nécessaires sur votre firewall (par défaut le 5900). Client VNC sur MorphOS Il existe un client VNC pour MorphOS : TwinVNC. Pour plus d'information, voir directement le site qui est en français et qui contient une documentation en ligne. Client VNC sur Mac OS X Il existe plusieurs clients VNC sur Mac OS X, le plus répandu et le plus simple d'utilisation étant OSXvnc : www.redstonesoftware.com/vnc.html. Autre serveur VNC côté MorphOS Cela n'a aujourd'hui plus beaucoup d'interêt depuis qu'il existe un serveur VNC pour MorphOS, mais on peut également utiliser le logiciel Amiga AmiVNC (sur Aminet) qui est un serveur VNC pouvant fonctionner sous MorphOS en mode 68k grâce à son support CyberGraphX. N'étant pas dédiée à MorphOS, cette version a les inconvenients suivants :
Avant tout il faut lancer votre pile TCP/IP (MiamiDX ou AmiTCP). La première fois il faut lancer AmiVNC.060 avec l'option -pMonMotDePasse où MonMotDePasse est le mot de passe qu'il faudra utiliser avec le client VNC. Cette commande aura pour effet de créer le mot de passe qui sera sauvegardé. Ensuite, il suffit de lancer "AmiVNC -a" pour lancer le serveur (sur 3DFX Voodoo sans l'option -a les couleurs sont complètement fantaisistes, cette option ne résoud pas le problème du nombre de couleurs qui semble être 256). L'option -v permet, par ailleurs, d'avoir un mode verbeux (en cas d'erreur c'est pratique). En résumé c'est très simple :
2.2.8 Liaison sans fil Wi-Fi Ce paragraphe décrit deux méthodes possibles afin de relier une machine sous MorphOS à un réseau via une connexion sans fil de type Wi-Fi. Utilisation d'une carte Ethernet sans fil Il existe un pilote SANA-II nommé prism2.device, qui permet d'utiliser des cartes Ethernet sans fil 11 Mbits/s sur MorphOS. Ce pilote a aujourd'hui un certain nombre de limitations :
Utilisation d'un point d'accès Wi-Fi Cette méthode est plus générique puisqu'elle peut être également utilisée pour une console de jeu ayant une connexion réseau mais pas une connexion sans fil. Il s'agit ici d'utiliser simplement la carte réseau de votre machine sans ajouter de carte Wi-Fi supplémentaire, en reliant la machine directement au point d'accès Wi-Fi. Parfois certains vieux routeurs se "reflashent" en point d'accès ou même commutent en point d'accès. Il suffit alors de paramétrer le point d'accès à partir d'un PC ou d'un Mac, puis de le brancher directement sur la prise réseau de votre machine MorphOS. Il y a juste besoin de configurer la pile TCP/IP sous MorphOS comme décrit précédemment. Votre machine MorphOS voit alors une connexion réseau classique. Il n'y a pas besoin d'installer de pilote spécifique ou autre. Bien sûr, dans ce cas cela signifie que le routeur doit être relié à la prise téléphonique et cette solution ne conviendra peut être pas à tout le monde. 2.3 Développement [retour au plan] Pour développer sur MorphOS, le plus simple est déjà de s'inscrire sur : developer.morphzone.org (anciennement "MorphOS Developper Connection"). Cette inscription, gratuite, permet d'avoir à la fois accès :
2.3.1 Langage C/C++ 2.3.1.1 SDK L'installation du SDK de MorphOS est assez simple. Paquetage Il est préférable de télécharger tous les paquets suivants :
Il suffit de décompresser l'archive (par exemple en RAM). Ensuite, il faut double-cliquer sur "Install" et c'est parti. Le mieux et de laisser toutes les options par défaut et toujours répondre "oui" aux questions (notamment celle qui assigne SDK: dans la user-startup). Après un redémarrage on peut placer l'icône de l'éditeur MorphED sur le bureau. Note : sur la version 1.0 du SDK sur MDC, une fois le SDK installé, il y a un programme nommé "sed" qui se trouve dans l'archive "mossdk_devenv.lha" qui n'est pas correctement installé. Pour terminer l'installation de "sed" procédez de la façon suivante (une fois le SDK installé) :
Makefile automatique Un makefile premettant de générer toute une arborescence de makefile est disponible : cgenre.dev.free.fr/. Feelin Feelin est un système orienté objet créé pour AmigaOS puis porté sur MorphOS. Il s'agit d'un outil composé d'une petite bibliothèque partagée (le coeur du système objet), qui offre tout ce qu'il faut pour créer un environnement objet complet et d'un système extensible pour créer et gérer des interfaces graphiques MUI. Site originel : www.feelin.fr. Portage MorphOS : yellowblue.free.fr/. IDE Il n'y a pas véritablement d'IDE (Integrated Development Environment) complet sur MorphOS. Le SDK est aujourd'hui la suite d'outils de développement la plus complète avec l'editeur MorphEd (version gratuite de GoldEd6). Un IDE commercial incluant GoldEd 8 ainsi qu'un certain nombre d'outils C/C++ et LISP est également disponible, il s'agit de Cubic IDE (www.dietmar-eilert.net/cubic/index.htm. Enfin, il existe un projet d'IDE en cours de développement : AmIDE. 2.3.2 API 3D (OpenGL) Il existe plusieurs implémentations d'OpenGL sur MorphOS. Elles sont cependant incomplètes par rapport aux versions que l'on peut trouver sur Linux, Windows ou Mac OS X par exemple. TinyGL C'est l'implémentation matérielle OpenGL la plus complète sur MorphOS (issue d'une première version avec un rendu entièrement logiciel). Le rendu matériel 3D n'est possible qu'avec certaines cartes graphiques (Cf. précédemment). Certains jeux comme Shogo, Wipeout 2097, Freespace, Quake 2 et 3 tournent sur MorphOS avec accélération 3D matérielle. Les cartes graphiques utilisées ne permettent pour l'instant pas de tirer parti des shaders (vertex et pixel - pourtant sur certaines Radeon d'un point de vue purement matériel c'est possible). Cette bibliothèque est disponible sur MDC. Voir également 3d.morphos-team.net. A propos d'OpenGL, voici un lien avec près de 300 liens reliés à OpenGL et triés par sous-catégories en anglais : www.dmoz.org/Computers/Programming/Graphics/Libraries/OpenGL/. SDL : Simple Direct Media Layer Ce sont des bibliothèques multi plates-formes permettant un accès bas niveau à l'audio, au clavier, la souris, la manette, l'accélération 3D via OpenGL et vidéo 2D (encapsulation de TinyGL). Ces bibliothèques sont utilisées comme base pour de nombreuses applications Open Source. Il est disponible sur www.lehtoranta.net/powersdl/. Site officiel : www.libsdl.org. MiniGL Il s'agit d'une implémentation d'OpenGL permettant de faire un rendu matériel (la 3D gérée par les GPU) sans les displays lists (mais il y a, à la place, les vertex arrays), et sans les lights, les pixel et vertex shaders. MiniGL appartient à Hyperion et ne doit normalement être compilé que pour du code tournant sur AmigaOS. Il y a donc un problème de licence avec MorphOS. Donc si vous voulez utiliser MiniGL sous MorphOS en étant en conformité avec la licence, il faut compiler son programme pour 68k ou WarpOS, ce qui n'est pas l'idéal. Elle est cependant disponible sur wuarchive.wustl.edu/aminet/dev/c/minigl.lha. Cette API n'est pratiquement plus utilisée. StormMesa Implémentation de Mesa. Voir www.haage-partner.de/download//Amiga/3DWorld/StormMesa/. Cette API n'est pratiquement plus utilisée. Moteur physique ODE Le moteur physique "Open Dynamics Engine" ou ODE est une bibliothèque Open Source multi plates-formes C/C++, permettant de simuler la dynamique rigide des corps (détection de collision, frottements et autre.). ODE permet de simuler le comportement des véhicules, des objets dans les environnements de réalité virtuelle et des créatures virtuelles. Il est actuellement employé dans beaucoup de jeux vidéo, dans des modeleurs et outils 3D ainsi que dans des outils de simulation. Il est disponible sur www.lehtoranta.net/libs/ode.lha. Site officiel : www.ode.org. 2.3.3 Autres langages de programmation Bien entendu, d'autres langages que le C/C++ sont disponibles. Parmi les plus populaires :
2.4 Émulation de logiciels Amiga 68k [retour au plan] MorphOS est compatible avec une logithèque AmigaOS très conséquente (AmigaOS 68k, WarpOS, PowerUP et même un peu d'AmigaOS 4.0 avec OS4Emu). Mais il n'est pas capable de lancer directement des applications utilisant les puces des Amiga Classic (OCS, ECS ou AGA). Afin de faire fonctionner ces applications, vous pouvez passer par l'intermédiaire d'UAE (Unix Amiga Emulator) et sa version nommée "E-UAE" disponible sur MorphOS. Il pourra faire tourner aussi bien un système 3.9 complet que des vieux jeux en OCS/ECS ou AGA. Pour utiliser au mieux E-UAE, lire les articles sur l'utilisation de E-UAE et l'intégration de E-UAE dans Ambient. Enfin, pour obtenir de nombreux logiciels Amiga 68k téléchargeables légalement avec les paramètres de compatibilités propres à UAE, le site Back To The Roots est très intéressant. 2.5 Tutoriels sur MorphOS [retour au plan] Voici une sélection de tutoriels divers dédiées à MorphOS :
2.6 Sites consacrés à MorphOS et téléchargements [retour au plan] 2.6.1 Sites consacrés à MorphOS
Logiciels MorphOS natifs.
3. Les machines compatibles avec MorphOS [retour au plan] 3.1 Pegasos [retour au plan] 3.1.1 Présentation Le Pegasos est un ordinateur basé sur une carte mère microATX utilisant les processeurs RISC PowerPC d'IBM et/ou Freescale (divers processeurs G3 et G4). Grâce à sa conception modulaire, le Pegasos est adapté à de multiples utilisations. Les standards comme l'USB 1.1, le PCI et l'AGP y sont intégrés afin d'y connecter de nombreux périphériques. Cet ordinateur a été créé par Gerald Carda et Thomas Knabel de la société allemande bPlan. Le Pegasos fut commercialisé par Genesi jusqu'en 2003, et il n'est donc disponible qu'en occasion (100 à 200 euros). Cette machine a subit de nombreuses évolutions depuis ses premiers pas. Le Pegasos a été annoncé en le 8 décembre 2000. Sa première conception fut basée sur une carte d'évaluation nommée Teron et fournie par la société américaine MAI Logic. Mais bPlan redessina complètement la carte à partir de l'automne 2001. Cette seconde conception de Pegasos fut vendue durant l'été 2002, sous un programme baptisé "Betatester" pour toute personne intéressée pour tester la carte en situation réelle. L'histoire témoigna de problèmes de corruptions de données imputés au northbridge alors utilisé, l'Articia S, développé par MAI Logic. Apparurent alors, en décembre 2002, les Pegasos pourvus du correctif April à l'Amiga Show d'Aix-la-Chapelle en Allemagne, puis les Pegasos April2 en mars 2003. Du constat que certains problèmes ne pourraient jamais être résolus (notamment avec le module processeur G4), compliqués par la relation tendue avec MAI et des problèmes d'approvisionnement en Articia, Genesi annonça en avril 2003 l'abandon du Pegasos I, et le développement de son successeur, le Pegasos II, aux spécificités revues et équipé d'un northbridge de chez Marvell, le Discovery II. Le Pegasos se présente comme une machine unique, ce n'est ni un clone de PC ni un clone de Macintosh, même si leurs caractéristiques sont proches. Le Pegasos peut faire tourner plusieurs systèmes d'exploitation comme MorphOS, Linux (Debian, Gentoo, Yellow Dog Linux,...) ou encore Mac OS X via l'émulateur Mac-On-Linux. Même si le Pegasos n'est pas reconnu officiellement comme un Amiga, beaucoup des membres de la communauté le considère comme un Amiga de nouvelle génération. Une chronologie complète du Pegasos est disponible sur obligement.free.fr/articles/chronologie_pegasos.php. 3.1.2 Les spécifications du Pegasos I
Le Pegasos est donc sorti en plusieurs versions :
Pour reconnaître les différentes versions de Pegasos I, il faut observer la carte mère (cliquer sur l'image pour l'agrandir) : Pegasos I ou "Betatester" sans April : il n'y a pas de puce supplémentaire au bord de l'Articia S. April : deux puces supplémentaires en "oreilles de Mickey". L'une des puces est légèrement alignée à droite sur l'un des bords de l'Articia S. April2 : deux puces supplémentaires en "oreilles de Mickey". L'une des puces est centrée par rapport à l'Articia S. 3.1.4 La carte processeur Le processeur du Pegasos n'est pas soudé à la carte mère mais fourni sur une carte fille interchangeable. Cela permet une mise à jour aisée. Les modules processeur G4 à 1 GHz sont équipés d'un ventilateur, alors qu'aucun système de refroidissement n'est nécessaire pour les G3. Les cartes processeur contruites sont celles à base de G3 750CXe à 600 MHz de IBM et de G4 MPC7447 à 1 GHz de Motorola. Malheureusement, les cartes avec G4 fonctionnent très mal avec le Pegasos I et peu ont été construites/diffusées. Les cartes processeur pour Pegasos II ne sont pas utilisables sur Pegasos I et vice versa. 3.1.5 Les problèmes rencontrés Les principaux problèmes connus pouvant être rencontrés sur Pegasos I sont les suivants :
3.2 Pegasos II [retour au plan] 3.2.1 Présentation Le Pegasos II est un ordinateur basé sur une carte mère microATX utilisant les processeurs RISC PowerPC d'IBM et/ou Freescale (divers processeurs G3 et G4). Grâce à sa conception modulaire, le Pegasos II est adapté à de multiples utilisations. Les standards comme l'USB 1.1, le PCI et l'AGP y sont intégrés afin d'y connecter de nombreux périphériques. Cet ordinateur a été créé par Gerald Carda et Thomas Knabel de la société allemande bPlan. Le Pegasos II fut commercialisé par Genesi jusqu'en novembre 2006, et il n'est donc disponible qu'en occasion (200-250 euros avec un PowerPC G3, 300-350 euros avec un G4). Le Pegasos II est le successeur du Pegasos. Suite aux problèmes liés au northbridge Articia, la société bPlan préféra choisir un autre northbridge comme base de son ordinateur, le Discovery II de chez Marvell. Cinq révisions de Pegasos II se sont succédées, de 2B1 à 2B5. Le Pegasos II se présente comme une machine unique, ce n'est ni un clone de PC ni un clone de Macintosh, même si leurs caractéristiques sont proches. Le Pegasos II peut faire tourner plusieurs systèmes d'exploitation comme MorphOS, Linux (Debian, Gentoo, Yellow Dog Linux,...), AROS, AmigaOS 4, OpenSolaris ou encore Mac OS X via l'émulateur Mac-On-Linux. Même si le Pegasos II n'est pas reconnu officiellement comme un Amiga, beaucoup des membres de la communauté le considère comme un Amiga de nouvelle génération. Depuis janvier 2006, Genesi a mis librement à disposition des membres de www.power.org la documentation, les schémas techniques et la liste des composants de la carte Pegasos II rev.2b5. Le Pegasos II devenant ainsi un ordinateur "Open Hardware", chacun étant libre d'en réaliser une copie ou un clone. Les documentations sont disponibles sur www.power.org/members/developers/downloads/genesi_pegasosppc (vous devez vous enregistrer sur www.power.org, c'est gratuit). 3.2.2 Les spécifications du Pegasos II
Le Pegasos I et son successeur, le Pegasos II sont très proches dans leur conception. Malgré tout, certains composants sont différents en raison notamment de l'utilisation d'un autre northbridge dans le Pegasos II. Le northbridge est utilisé pour contrôler et interfacer certains éléments de la carte mère. L'Articia S de chez MAI est utilisé sur le Pegasos I tandis que le Pegasos II est structuré avec le Discovery II de Marvell. Voici les principales différences entre les deux cartes mères :
3.2.4 Open Desktop Workstation L'ODW (Open Desktop Workstation) est une machine équipée d'une carte mère Pegasos II distribuée directement par Genesi. Sa production a été arrêtée en novembre 2006. Il s'agit en fait d'un Pegasos II équipé des éléments suivants :
3.2.5 La carte processeur Le processeur du Pegasos II n'est pas soudé à la carte mère mais fourni sur une carte fille interchangeable. Cela permet une mise à jour aisée. Les modules processeur G4 à 1 GHz sont équipés d'un ventilateur, alors qu'aucun système de refroidissement n'est nécessaire pour les G3. Les cartes processeur contruites sont celles à base de G3 750CXe à 600 MHz de IBM et de G4 MPC7447 à 1 GHz de Motorola. Les cartes à base de G4 7447A (1,4 GHz) et 7448 (1,7 GHz) qui ont, un temps, été annoncées, ne seront pas commercialisées. Certains utilisateurs et/ou développeurs ont néanmoins des prototypes fonctionnels et d'autres utilisateurs n'ont pas hésité à surcadencer leur carte. Les cartes processeur pour Pegasos II ne sont pas utilisables sur Pegasos I et vice versa. 3.2.6 Les problèmes rencontrés Les principaux problèmes connus pouvant être rencontrés sur Pegasos II sont les suivants :
3.3 Les Amiga Classic [retour au plan] Le développement de MorphOS a été initié sur des Amiga 4000 équipés de cartes accélératrices CyberStormPPC. Une version spéciale de MorphOS, nommée "MorphOS PowerUP Free Edition" est ainsi disponible pour les Amiga (1200, 3000, 3000T, 4000 et 4000T) ayant une carte PowerPC CyberStormPPC ou BlizzardPPC. MorphOS pour PowerUP équivaut à la version 1.4.5 et aucune version plus récente n'est disponible. Quant aux Amiga Classic, ils ne sont plus fabriqués depuis 1996 et on peut en trouver sur des sites de petites annonces. Voici les compatibilités au niveau matériel : Cartes graphiques
Bus PCI
3.4 L'Efika 5200B [retour au plan] L'Efika 5200B est une carte utilisant le processeur RISC PowerPC MPC5200B de Freescale. Conçue par l'entreprise allemanda bPlan, elle est dans un format propriétaire (153x118x38 mm), d'où une difficulté pour trouver un boîtier adapté, mais dispose d'un connecteur standard ATX pour l'alimenter. Cette carte, très compacte, vise essentiellement le marché des applications embarquées. Elle est silencieuse et très peu consommatrice d'énergie. MorphOS tourne officiellement dessus en version 2.0 et supérieur depuis juillet 2008. L'ordinateur "Efika Open Client", basé sur une carte Efika 5200B, est également supporté par MorphOS. ![]()
3.5 Le mobileGT [retour au plan] Le nom "mobileGT" réfère à la fois à une architecture d'ordinateur et une alliance de compagnies spécialisées dans la diffusion de contenus et dans la télématique. La plate-forme mobileGT vise les domaines de la construction automobile (télémétrie, navigation,...) et les appareils électroniques basés sur l'architecture Power. L'alliance mobileGT a été initiée par la compagnie Motorola (maintenant Freescale) en 2000. La page web officielle de la plate-forme est www.freescale.com/mobilegt. Le support de MorphOS sur mobileGT n'a pas dépassé le stade du développement. Le portage de MorphOS 1.4.x sur une plate-forme mobileGT a été divulgué début 2005, il est l'oeuvre de Ralph Schmidt. La machine était équipée d'un contrôleur MPC5200B à 400 MHz, mais peut-être que d'autres variantes de mobileGT peuvent faire fonctionner MorphOS. Ces machines ont l'Open Firmware en tant que firmware. ![]() ![]() Le Mac mini est un ordinateur vendu par la société Apple depuis le 22 janvier 2005. Il se caractérise par sa petite taille : son boîtier carré aux angles arrondis mesure 16,5 cm de large sur 16,5 cm de long et 5 cm de haut pour un poids de 1,3 kg. Cela en faisait, à sa sortie, le plus petit ordinateur jamais fabriqué. Son alimentation, externe, est de 85 W et elle occupe un boîtier dont le volume est un tiers de celui du Mac mini. Il est vendu sans clavier, souris ni écran. Le Mac mini a connu deux périodes : la première où il était doté de processeurs PowerPC, et la seconde, à partir de février 2006, où les PowerPC ont laissé leur place aux processeurs Intel. Seuls les Mac mini G4 peuvent faire fonctionner MorphOS, mais ils ne sont plus fabriqués. Il sont toutefois encore largement trouvables sur les sites de petites annonces (de 200 à 300 euros). MorphOS pour Mac mini est disponible pour le client final depuis le 12 octobre 2009, date de la sortie de MorphOS 2.4. Avec son processeur G4 de 1,25 à 1,5 GHz et son bus système à 167 MHz, le Mac mini est la machine la plus puissante pour faire tourner MorphOS. Le point faible du Mac mini est surtout lié à la faible quantité de mémoire vidéo (32 à 64 Mo). Cela pose problème pour afficher plus d'un écran (avec 32 Mo) de grande résolution. Pour atténuer ce problème, on peut désactiver le mode d'affichage amélioré des écrans (dans la préférence "Screens", option "Enhanced Display" pour chacun des écrans). ![]() ![]()
3.7 L'eMac [retour au plan] L'eMac, alias "education Mac" est un ordinateur conçu par Apple, entre avril 2002 et juillet 2006. Il fut principalement dédié à l'éducation (proposées aux écoles et universités) mais il fut accessible par tous à partir de septembre 2006. C'est une machine à base de PowerPC G4 qui a la particularité d'avoir son écran (un 17" à tube cathodique) intégré à l'unité centrale. Il existe plusieurs versions différentes de cette machine :
![]() ![]() Caractéristiques de l'eMac (USB 2.0)
3.8 Les autres Mac [retour au plan] Il existe une énorme quantité de Macintosh PowerPC. Voici une liste regroupant tous ces modèles, leur identifiant ainsi qu'une colonne pour savoir s'ils sont compatibles ou non avec MorphOS. 4. La compatibilité matérielle [retour au plan] MorphOS supporte divers éléments matériels. En voici une liste. 4.1 Cartes graphiques Avec accélération matérielle 3D :
4.2 Cartes PCI avec tuner TV
Pour la compatibilité par marques sur Pegasos, un tableau est disponible sur MorphZone. 4.5 Cartes réseau PCI
4.8 Lecteur et graveur CD Normalement tous les standards ATAPI sont reconnus. Voici par exemple une liste de quelques marques et modèles ayant été testés avec succès :
4.9 Lecteur et graveur DVD Normalement tous les standards ATAPI sont reconnus. Voici par exemple une liste de quelques marques et modèles ayant été testés avec succès :
4.10 Lecteur de disquette Il n'y a pas de pilote officiel sous MorphOS. On peut cependant utiliser un contrôleur de disquette CatWeasel dont le pilote est en version béta (et qui permet la lecture de disquettes Amiga 68k) ou bien un lecteur de disquettes USB (format PC uniquement). Le lecteur de disquette est, par contre, supporté sous Linux. 4.11 USB La pile USB Poseidon est compatible avec la plupart des périphériques USB du marché. Les incompatibilités viennent essentiellement des protocoles propriétaires de certains fabricants. Poseidon reconnaît en grande partie les périphériques USB comme les souris, manettes de jeu, interfaces pour disque dur, lecteurs multiformat, tablettes, scanners, imprimantes, claviers, concentrateurs, adaptateurs Ethernet/USB et clés. Voici quelques cartes USB fonctionnant sous MorphOS : Dexian 4+1 ports (puce VIA VT6212L - cette carte annihile un des ports USB d'origine des Power Mac), CPTVUSB20-5 4+1 ports (puce VIA VT6212L), Bluestork Combo USB2.0 FireWire (puce VIA VT6214L), carte noname 5+1 ports (puce Nec D720101GJ), carte noname 4+1 ports (puce VIA VT6212L),.... 4.12 Imprimantes De nombreux modèles sont reconnus grâce aux pilotes de TurboPrint. Des marques comme Brother, Canon, Citizen, Epson, Hewlett Packard et Star sont supportées. Les modèles très récents ne sont cependant pas supportés par TurboPrint, et cela peut poser problème car ce gestionnaire n'a pas été mis à jour sur MorphOS depuis plusieurs années. On peut cependant bidouiller dans les réglages pour faire fonctionner des modèles plus récents, comme le montre cet article). Mais la meilleure solution reste le choix d'une imprimante PostScript : dans ce cas, elle sera reconnue par MorphOS, qu'elle soit ancienne ou récente. Les modèles ayant un pilote MorphOS (TurboPrint) spécifique sont les suivantes :
5. Le Smartfirmware/Open Firmware et le démarrage [retour au plan] 5.1 Présentation de l'Open Firmware Smartfirmware/Open Firmware est l'invite de commande que l'on aperçoit en premier lorsque l'on démarre un Pegasos, un Efika 5200B ou un Mac PowerPC. Il se matérialise sur votre moniteur par un écran noir pourvu de texte écrit en blanc (ou avec un écran blanc et texte noir sur Mac). Le Smartfirmware est une implémentation d'Open Firmware originellement créé par Sun MicroSystems (avec quelques différences). Il peut faire les mêmes tâches qu'un BIOS d'un PC. Smartfirmware/Open Firmware se base sur un moteur Forth qui est un interpréteur de commandes dans lequel les instructions sont exécutées dès l'appui sur la touche "Entrée". Il permet, entre autres, de lister les périphériques disponibles et leurs propriétés, d'en modifier les paramètres et de déclencher des commandes de démarrage (boot) sur un périphérique ou sur le réseau, tout cela sans avoir besoin d'un système d'exploitation. De plus, Smartfirmware inclut un émulateur x86 qui a été développé pour permettre la compatibilité entre les systèmes PowerPC et les périphériques conçus pour machines Intel. 5.2 Quelques commandes de l'Open Firmware Pour accéder au Smartfirmware/Open Firmware, vous devez appuyer sur la touche "Esc" (pour les Pegasos I/II et Efika 5200B) ou bien sur "Pomme + Alt + o + f" (pour les Macintosh). Les machines avec des réglages par défaut y entre directement puisqu'elles ne lancent aucun système d'exploitation. Vous pouvez y entrer toute sorte de commandes, mais ne vous amusez pas à les essayer si vous êtes débutant en la matière, car certaines peuvent entraîner des conséquences dommageables pour votre ordinateur.
5.3 Versions de firmware Pour obtenir la version de votre firmware, saisissez les commandes suivantes à l'invite du SmartFirmware :
Voici une liste non exhaustive des versions connues et relevées par différents utilisateurs (le chiffre entre parenthèses représente la date de la mise en place du firmware sur la carte mère) :
5.4 Mise à jour du firmware Voici la procédure à suivre pour mettre à jour le firmware du Pegasos I/II et Efika 5200B. Attention : une mauvaise manipulation durant la mise à jour du firmware pourrait entraîner de graves dommages à votre ordinateur (il ne pourra plus démarrer !).
5.5 Équivalence de touches entre clavier Mac et clavier classique
Dans l'optique de démarrer MorphOS, l'Open Firmware doit charger le fichier boot.img. Ce fichier comprend notamment le noyau Quark, les modules ABox et des pilotes de bas niveau. Il est compressé en GZip. Sur Efika 5200B et Pegasos I/II, il faut entrer la commande suivante pour lancer MorphOS :
Par exemple :
Sur Mac, il faut entrer la commande suivante pour lancer MorphOS :
Par exemple :
Pour savoir quel numéro de partition est correct, vous devrez utiliser la commande "dir nom_du_disque:numéro_de_la_partition,\". Si vous y voyez les fichiers "boot.img" et "bootinfo.txt", alors il s'agit de la bonne partition. Voici quelques options au fichier boot.img :
Sur Mac, pour rendre permanents les paramètres de démarrage, vous devez monter la partition "Boot:" (avec l'outil Sys:Tools/Mounter) et y éditer le fichier "bootinfo.txt". Les modifications sont à apporter à la ligne "boot &device;:&partition;,\boot.img ramdebug". Attention, une fois modifié, le fichier "bootinfo.txt" ne sera plus reconnu par l'Open Firmware du Mac. Il faut donc utiliser la commande, sous MorphOS, "hfssetmacboot boot:bootinfo.txt" afin de la rendre de nouveau reconnaissable à chaque modification. 5.8 Le menu de démarrage (Bootmenu) On peut accéder au menu de démarrage en cliquant sur le bouton gauche de la souris, ou en gardant enfoncée la touche F1, ou bien en gardant la touche Shift-droit ou Shift-gauche enfoncée. Depuis l'Open Firmware, on peut utiliser la commande "boot boot.img bm". C'est un menu graphique de démarrage qui vous autorise à démarrer le système sous différente partition, modifier des paramètres de disques, avoir un aperçu du matériel qui est détecté par le système, ou encore démarrer le système sans startup-sequence. L'affichage du menu de démarrage se fait dans la résolution par défaut de l'écran par défaut. Vous pouvez changer de résolution en appuyant sur la touche "v" (passage en 640x480 60 Hz VESA). Vous pouvez aussi changer d'écran (affichage sur une autre carte graphique) en appuyant sur la touche d'espace. Le menu présente les options suivantes :
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