Obligement - L'Amiga au maximum

Mercredi 03 septembre 2014 - 04:08  

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En pratique : débuter sur MorphOS
(Article écrit par David Brunet - mars 2005, mis à jour en février 2014)


Voici un article fait pour les débutants visant à présenter l'essentiel concernant le système d'exploitation MorphOS et les machines sur lesquelles il fonctionne.

Note : cet article a été réalisé en collaboration avec divers auteurs, notamment Geoffrey Charra du site www.efika.org, Jürgen Lucas et Guillaume Roguez. Certaines photos ont été prises par des internautes et mises à la disposition de tous sur le site d'Amiga Impact. Nous remercions également ces personnes qui se reconnaîtront.

Plan de l'article

1. MorphOS : présentation et installation

1.1 Présentation du système
1.2 Ambient et l'interface utilisateur
1.3 Les préférences
1.4 MUI
1.5 Installation de MorphOS 1.4.x sur Pegasos I/II
1.6 Installation de MorphOS 3.x
1.7 Installation de MorphOS sur Amiga Classic PowerPC

2. MorphOS : utilisation

2.1 Trucs et astuces et questions fréquemment posées (FAQ)
2.2 Mise en réseau et contrôle à distance
2.3 Développement
2.4 Émulation de logiciels Amiga 68k
2.5 Tutoriels sur MorphOS
2.6 Sites consacrés à MorphOS et téléchargement

3. Les machines compatibles avec MorphOS

3.1 Pegasos
3.2 Pegasos II
3.3 Les Amiga Classic
3.4 L'Efika 5200B
3.5 Le mobileGT
3.6 Le Mac mini G4
3.7 L'eMac
3.8 Les autres Mac

4. La compatibilité matérielle

5. Le Smartfirmware/Open Firmware et le démarrage


1. MorphOS : présentation et installation [retour au plan]

1.1 Présentation du système [retour au plan]

MorphOS est un système d'exploitation (OS), mélageant code propriétaire et code Open Source, destiné aux processeurs PowerPC et se basant sur le micronoyau Quark. Ce projet naît en 1998 sous l'impulsion de Ralph Schmidt avec ses premiers travaux sur Quark. Il fut rejoint en 1999 par Frank Mariak, et d'autres développeurs et graphistes ont apporté par la suite leurs contributions à MorphOS.

1.1.1 Historique

L'AmigaOS a été conçu pour les processeurs 680x0 de Motorola. Mais au milieu des années 1990, les concepteurs de ce système d'exploitation voulurent changer la famille de processeurs afin de donner plus de puissance et plus d'avenir à la plate-forme. La longue voie du PowerPC commença. Ainsi, en septembre 1995, un accord fut conclu entre Amiga Technologies (détenteur de la technologie Amiga) et Phase 5 (constructeur de matériel) dans le but de réaliser une transition entre le 68k et le PowerPC. Le développeur principal de cette solution logicielle, nommée PowerUP, fut Ralph Schmidt de chez Phase 5.

Cet accord fut malheureusement de courte durée puisque Escom, la société mère d'Amiga Technologies, fit faillite. Néanmoins, le projet ne tomba pas aux oubliettes car Phase 5 décida d'aller de l'avant et continuer le processus de migration. Ceci amena cette société allemande à commercialiser, à partir d'août 1997, une série de cartes accélératrices à base de PowerPC (CyberStormPPC puis BlizzardPPC). Le système d'exploitation continuait à tourner sur 68k mais certaines fonctions et programmes furent légués au PowerPC, par l'intermédiaire de PowerUP, avec sa bibliothèque PowerPC native "ppc.library".

Phase 5 projeta ensuite la construction de diverses machines entièrement PowerPC qui, sur le papier, devait faire tourner un système d'exploitation natif PowerPC. Le véritable début du travail sur MorphOS débuta en 1998, quand Ralph Schmidt amorça le développement du micronoyau de MorphOS, Quark. C'est à partir d'ici que le projet se transforma en un système d'exploitation à part entière. Les premiers résultats apparurent (de façon privée) début 1999 et une annonce sur la venue de MorphOS fut publiée fin décembre 1999 par Ralph Schmidt et Frank Mariak. Cette version fonctionnait sur un Amiga 4000 équipé d'une carte accélératrice PowerPC. Mais la situation de l'Amiga déclinait et tous les projets matériels de Phase 5 furent annulés. Cette société allemande fit même faillite, en février 2000.

L'histoire aurait pu s'arrêter là mais, quelques mois plus tard, une nouvelle société, nommée bPlan, fut mise sur pied, avec dans ses rangs d'anciens de chez Phase 5 comme Thomas Knäbel et Gerald Carda. Son but était de construire, cette fois-ci pour de bon, une machine PowerPC qui fut nommée Pegasos. De son côté, l'équipe autour de Ralph Schmidt (pas salariée chez bPlan, mais juste partenaire) sortit une première version bêta publique, le 1er août 2000, toujours pour Amiga avec carte PowerPC.

Les versions se sont ensuite succédées jusqu'à aujourd'hui avec l'ajout de toujours plus de fonctions et le support de davantage de machines.

Historique des versions :
  • MorphOS 0.1 première version publique (1er août 2000).
  • MorphOS 0.2 (17 octobre 2000).
  • MorphOS 0.2 (?) édition spéciale pour Amiga Active (novembre 2000).
  • MorphOS 0.4 (15 février 2001).
  • MorphOS 0.8 (août 2001, support du Pegasos, pour bêta-testeurs).
  • MorphOS 1.0 "Betatester II" (24 octobre 2002).
  • MorphOS 1.0 (début décembre 2002).
  • MorphOS 1.1 (13 décembre 2002).
  • MorphOS 1.2 (10 février 2003).
  • MorphOS 1.3 (27 mars 2003).
  • MorphOS 1.4 (9 août 2003).
  • MorphOS 1.4.1 (23 décembre 2003, support du Pegasos II).
  • MorphOS 1.4.2 (6 mars 2004).
  • MorphOS 1.4.3 (31 octobre 2004).
  • MorphOS 1.4.4 (28 mars 2005).
  • MorphOS 1.4.5 (1er mai 2005).
  • MorphOS 1.4.5 "PowerUP Free Edition" (25 août 2005).
  • MorphOS 1.4.5 "PowerUP Free Edition" mise à jour n°1 (28 septembre 2005).
  • MorphOS 1.4.5 "PowerUP Free Edition" mise à jour n°2 (22 février 2006).
  • MorphOS 1.4.5 "PowerUP Free Edition" mise à jour n°3 (6 juin 2006).
  • MorphOS 2.0 (1er juillet 2008, support de l'Efika 5200B).
  • MorphOS 2.1 (6 septembre 2008).
  • MorphOS 2.2 (20 décembre 2008).
  • MorphOS 2.3 (6 août 2009).
  • MorphOS 2.4 (12 octobre 2009, support du Mac mini G4).
  • MorphOS 2.5 (6 juin 2010, support de l'eMac (USB 2.0) 1,25 GHz).
  • MorphOS 2.6 (10 octobre 2010, support des Power Mac G4 (PowerMac3,1 à PowerMac3,6)).
  • MorphOS 2.7 (2 décembre 2010, support officieux des eMac G4/1.42 (2005)).
  • MorphOS 3.0 (8 juin 2012, support des PowerBook G4 (PowerBook5,6 à 5,9).
  • MorphOS 3.1 (8 juillet 2012).
  • MorphOS 3.2 (27 mai 2013, support des iBook G4 (PowerBook6,3 à 6,6), Power Mac G5 (PowerMac7,3) et d'autres PowerBook G4 (PowerBook5,2 à 5,5)).
  • MorphOS 3.3 (18 septembre 2013).
  • MorphOS 3.4 (14 décembre 2013, support officiel du Power Mac G4 Cube (PowerMac5,1)).
  • MorphOS 3.5 (15 février 2014, support d'autres Power Mac G5 (PowerMac7,2)).
  • MorphOS 3.5.1 (17 février 2014).
  • MorphOS 3.6 (27 juin 2014).
  • MorpHOS 3.7 (3 août 2014).
Note : la dernière version disponible pour Amiga Classic PowerPC est la 1.4.5 de juin 2006. Le support des Amiga Classic PowerPC a été arrêté.

1.1.2 Quark, le noyau

MorphOS est basé sur le micronoyau Quark. Quark a une influence des concepts de la famille des micronoyaux L4 (comme l'idée des clans, des concepts id ou de la copie récursive d'adresse), mais ce n'est pas une implémentation L4. Quark ajoute à cela, par exemple, une interface de messages synchrone/asynchrone similaire à Exec (le noyau de l'AmigaOS) mais adaptée à un environnement de mémoire protégée. Les principales caractéristiques de Quark sont :
  • Commutation rapide entre mode utilisateur et mode super utilisateur.
  • Peu de latence pour les interruptions.
  • Abstraction IntThreads et Int P-code.
  • Protection de la mémoire.
  • Multiprocesseur symétrique (SMP).
  • Modèle tâche/fil d'éxecution (task/thread) et clan/chef.
  • Pistage des ressources.
  • Système de messages asynchrone.
  • Mémoire virtuelle (optionelle).
  • Gestion récursive de la mémoire.
  • Calcul distribué.
  • Pas d'accès aux structures du noyau.
  • Conception propre avec API élégante.
  • Mélange de micronoyau/piconoyau.
Un problème courament rencontré dans le développement d'un système d'exploitation basé sur un micronoyau est la vitesse. Cela est dû au fait qu'il y a énormément de changements de contexte faits par le processeur entre le noyau et les processus. Ces changements de contexte ralentissent énormément la machine. La conséquence de ce problème est que beaucoup de systèmes d'exploitation se sont détachés du micronoyau pour s'approcher plus d'un macronoyau en ajoutant des fonctionnalités au noyau. Cette technique apporte un gain de vitesse mais au prix de la stabilité et de la sécurité puisque différentes tâches du noyau peuvent écrire à l'emplacement mémoire déjà occupé par l'une d'entre elles. On peut ainsi se demander pourquoi Quark peut être basé sur un micronoyau et quand même espérer de bonnes performances. La réponse à cette question vient du fait que MorphOS tourne sur PowerPC et non sur des processeurs x86. C'est un problème de l'architecture x86 qui fait que les changements de contexte sont très gourmands en temps processeur. Les changements de contexte sur PowerPC sont de l'ordre de 10 fois plus rapides, se rapprochant de la vitesse d'appel d'une sous-routine. Cela veut dire qu'un système d'exploitaion PowerPC peut utiliser une architecture micronoyau avec tous les avantages possibles sans la perte de vitesse de changement de contexte. Il n'y a actuellement aucun projet pour ce qui est de développer une version x86 de MorphOS, mais si cela devait arriver, il y aurait sans aucun doute des changements internes à faire pour s'accommoder à cette architecture processeur différente.

Quark dispose d'une couche d'abstraction matérielle (HAL - Hardware Abstraction Layer) lui permettant d'être indépendant du matériel. Le HAL détermine par exemple le type et la vitesse du processeur, le nombre de processeur et les différentes extensions, puis génère une carte des ressources pour Quark.

Un autre élément important du noyau est son approche modulaire : il propose un système de boîtes (boxes ou sandboxes) qui permet d'encapsuler des API aux caractéristiques complètement différentes au sein d'un même système d'exploitation. Il y a actuellement deux boîtes dans MorphOS : la QBox et l'ABox.

La première, la QBox, est technologiquement plus aboutie : elle a différents serveurs (chef/clan, exeption, adresse, configuration, CPUTime) et peut profiter de toutes les avancées de Quark comme le support de la mémoire protégée, de plusieurs processeurs en parallèle, de la mémoire virtuelle ou encore le pistage des ressources. Cependant, elle n'est pas "visible" côté utilisateur et loin d'être terminée (son développement n'est pas prioritaire).

L'autre boîte est l'ABox, c'est une réimplémentation native PowerPC de l'API de l'AmigaOS 3.1. Les programmes s'exécutant dans l'ABox ne peuvent pas utiliser les avantages de Quark (mémoire protégée par exemple) en raison des limitations de l'API de l'AmigaOS 3.1. L'ABox est géré comme un processus de Quark, avec de multiples fils d'exécution, et ayant son propre espace mémoire. L'émulation 68k est écrite en C mais utilise aussi des macros GCC en assembleur pour optimiser certaines instructions. Deux moteurs d'émulation sont intégrés dans l'ABox, une statique et une dynamique (ou JIT, "Just In Time") nommée "Trance". Si des performances de l'ordre de 5 à 10% de la vitesse native sont atteintes avec l'émulation statique, l'émulation avec JIT parvient jusqu'à 75% de la vitesse native. L'émulation JIT convertit le code 68k en code PowerPC et ensuite le met en cache, réduisant de façon drastique la lourdeur de l'émulation. En plus d'être native, l'ABox est plus rapide que l'original pour ce qui est de faire fonctionner les applications, ceci grâce à différentes techniques et aussi au fait qu'elles sont utilisées justement dans ce système. A noter qu'il n'y a aucune émulation des puces spécialisées des Amiga Classic (Denise, Paula, Lisa,...). Seules les applications AmigaOS respectueuses du système (affichage graphique RTG, gestion audio RTA) tournent sur MorphOS. Les applications requérant les puces spécialisées peuvent néanmoins être lancées via l'émulateur UAE, mais avec une vitesse moindre.

MorphOS permet l'exécution de différents codes :
  • Le code PowerPC natif MorphOS.
  • Le code PowerPC natif PowerUP : bibliothèque de chez Phase 5 gérant le PowerPC des cartes BlizzardPPC/CyberStorm sur AmigaOS.
  • Le code PowerPC natif WarpOS  : bibliothèque de chez Haage And Partner gérant le PowerPC des cartes BlizzardPPC/CyberStormPPC sur AmigaOS.
  • Le code 68k natif AmigaOS : via deux types d'émulation, statique ou dynamique.
  • Le code PowerPC natif AmigaOS 4.x : cela via un adaptateur nommé OS4Emu. La compatibilité est toutefois assez faible.
Il est aussi possible que dans le futur, d'autres boîtes soient ajoutées permettant la compatibilité avec d'autres systèmes d'exploitation. Quelques possibilités seraient par exemple d'ajouter la compatibilité avec les applications Unix/Linux ou celles de BeOS. Notez bien que ce ne sont que des possibilités et des nombreux points doivent être pris en considération avant d'ajouter la compatibilité avec ces systèmes à MorphOS.

1.1.3 Quelques caractéristiques

Le système est compact et léger. Le démarrage de la machine s'effectue en moins de trente secondes, et en seulement quelques secondes depuis le firmware (sur Pegasos II G4 et encore plus rapidement les Mac plus rapides). Son interface est très réactive, les applications se lancent très rapidement. De ce point de vue, MorphOS est certainement l'un des tous meilleurs.

MorphOS propose à la fois une intuitive interface graphique avec icônes (Ambient) et une puissante interface en ligne de commande (Shell). Toute l'interface graphique repose sur MUI (Magic User Interface) qui donne un aspect homogène et très personnalisable à tout le système. MUI est également assez facile à programmer et son système de classes par défaut permet de bâtir des interfaces rapidement. Pour plus d'informations sur MUI, reportez-vous au chapitre 1.4.

Ambient est le bureau officiel de MorphOS, il est également modifiable en profondeur : fonds d'écran, fonds des fenêtres, polices de caractères, icônes, gadgets de fenêtres, barre d'icônes, raccourcis clavier, boutons d'action, gestion des fichiers, etc. Il propose aussi la gestion de plusieurs écrans (aux caractéristiques pouvant être différentes) et une utilisation en asynchrone (le bureau est rarement bloqué). Il offre quelques caractéristiques intéressantes comme une visualisation des fichiers en mode icônes ou listeur, la reconnaissance poussée des types de fichiers, la gestion de plusieurs types d'icônes (dont les PNGIcons qui sont des icônes 32 bits, utilisées par défaut), le renommage par lot, la prévisualisation des images et vidéos, le lancement de scripts ou d'applications via des panneaux (barres d'icônes), l'archivage de fichier en un clic, etc. Pour plus d'informations sur Ambient, reportez-vous au chapitre 1.2.

1.1.4 Présentation de l'arborescence

MorphOS est également un système facile à utiliser. L'organisation de l'OS rappelle complètement l'AmigaOS et ses utilisateurs retrouvent assez rapidement leurs marques (concepts de bibliothèques partagées, des datatypes, de la startup-sequence, etc.). Les fichiers système sont rangés selon une arborescence logique, facilement mémorisable et inspirée de l'AmigaOS :
  • Applications
  • C
  • Classes
  • Devs
  • Docs
  • Fonts
  • Games
  • L
  • Libs
  • Locale
  • MorphOS
    • Ambient
    • C
    • Classes
    • Data
    • Devs
    • Fonts
    • L
    • Libs
    • Locale
    • Net
    • Prefs
    • S
    • Storage
    • TP
  • Prefs
  • S
  • Tools
  • Utilities
  • WBStartup
Cette organisation permet d'avoir un système bien structuré où il est facile de s'y retrouver. Les commandes sont par exemple dans le répertoire "C", les bibliothèques sont dans "Libs", les fichiers de préférences sont dans "Prefs", les polices de caractères sont dans "Fonts", les localisations/traductions sont dans "Locale", les scripts sont dans "S", les commandes lancées au démarrage sont dans "WBStartup", etc.

L'une des grandes différences avec l'AmigaOS est la présence du répertoire "MorphOS", que l'on peut accéder en tapant "MOSSYS:" dans un Shell. Il s'agit du coeur du système, regroupant les éléments internes de l'OS (Ambient, les classes de base pour MUI, les bibliothèques et commandes nécessaires au fonctionnement de MorphOS, la startup-sequence, etc.). Ainsi, les sous-répertoires dans MOSSYS: (C, L, Libs, etc.) sont destinés au système lui-même alors que les répertoires C, L, Libs, etc. dans SYS: sont destinés aux applications tierces que vous installerez au fur et à mesure. Il est généralement de bon ton de ne pas modifier le contenu du répertoire MOSSYS:.

Le répertoire "Applications" contient différentes applications qui ont été intégrées à MorphOS comme APDF et VPDF (lecteurs PDF), Kryptos (cryptage de données), ShowGirls (visualisateur/retouche d'images), Sketch (création graphique bitmap), un client SSH (RemoteShell), Jalapeno (gravure de CD/DVD), SCANdal (numérisation de documents), Transfer (client FTP), Scribble (éditeur de texte pour développeur), RDesktop (contrôle à distance) ou encore le navigateur Web Odyssey Web Browser. Il y a même des petits jeux de réflexion dans le répertoire "Games" : Diamonds et Shuffle.

"Docs" regroupe, comme son nom l'indique, les différentes documentations sur le SmartFirmware, le développement sur MorphOS, l'édition de mode d'écran, les licences ou les spécifications du Pegasos.

"Tools" et "Utilities" renferment des outils liés au système comme Defrag (un défragmenteur de partitions SFS), SFSDoctor (réparation de partitions SFS), HDConfig (partitionnement et préparation de disque dur/périphérique de stockage), Snoopium (moniteur système), Grabber (capture d'écran), FTManager (gestionnaire de polices True Fonts), FileImageCtrl (gestion de devices virtuels), Jukebox (lecteur audio), Multiview (lecteur multigenre) ou encore les calculatrices MiniCalc et MUIProCalc. La différence entre ces deux répertoires n'est pas évidente pour l'utilisateur moyen : il est facile de se tromper de répertoire quand on cherche un outil.

Enfin, un répertoire supplémentaire, nommé "Contributions" est présent sur le CD de MorphOS. Celui-ci n'est pas copié lors de l'installation. Il y a à l'intérieur deux éléments : R (un outil générant des interfaces graphiques aux programmes en ligne de commande avec templates) IceFileSystem 2.8 (système de fichiers). L'utilisateur a le choix d'installer ou non ces contributions qui sont donc des programmes facultatifs. Dans les versions de MorphOS inférieures à 3.0, il y avait également NetPrinter, un pilote permettant d'imprimer en réseau. Ce dernier à par la suite intégré le système.

1.1.5 MorphOS pour qui ?

MorphOS souffre de son côté "alternatif" sur un point crucial qui est la viabilité commerciale. Celle-ci, incertaine comme tout système alternatif, fragilise son développement, ce qui a pour conséquence un faible nombre d'éditeurs professionnels, un faible nombre de revendeurs et un support du matériel très récent quasiment absent (les plus récentes des cartes graphiques Radeon supportées datent de plusieurs années, tout comme les machines supportées : Mac mini G4, Power Mac G5, etc.).

Mais, ces petits défauts font également l'originalité de MorphOS qui n'en reste pas moins une alternative séduisante et originale aux systèmes de "masses" comme Windows et Mac OS X. On peut cependant dire qu'aujourd'hui MorphOS s'adresse essentiellement aux utilisateurs avertis et passionnés issus du monde Amiga. La dernière version de MorphOS est sans doute le système assimilé Amiga le plus abouti.


1.2 Ambient et l'interface utilisateur [retour au plan]

1.2.1 Présentation d'Ambient

Ambient est le bureau de MorphOS, il a été développé à l'origine par David Gerber et est à présent Open Source et maintenu par une petite équipe de programmeurs bénévoles. Un bureau sert à gérer les fichiers et à effectuer toutes les opérations d'un système d'exploitation au niveau de l'utilisateur. La version 1.43 est incluse dans MorphOS 3.x. Son code source et une version compilée est également disponible sur sourceforge pour les utilisateurs de MorphOS 1.4.x.

MorphOS 2.0
La version 1.43 d'Ambient dans MorphOS 2.0

Ses principales caractéristiques sont :
  • Basé sur MUI (grandes possibilités de personnalisations graphiques ; homogénéité).
  • Gestion de multiples unités d'exécution et asynchrone (le bureau est rarement figé).
  • Gestion 64 bits (les volumes de grandes tailles sont gérés correctement).
  • Localisé (peut être traduit dans n'importe quelle langue).
  • Support d'ARexx.
  • Gestion de plusieurs types de polices de caractères (Type 0, 1, 42, TrueType, etc.) grâce à l'utilisation de la diskfont.library.
  • Gestion de plusieurs types d'icônes (PNGIcons, GlowIcons/NewIcons, icônes de l'AmigaOS 1.x/2.x, etc.).
  • Support de l'Altivec (uniquement avec MorphOS 2.0 et supérieur).
  • Gestion des types MIME (gestion d'un grand nombre de types de fichiers).
  • Différentes vues : liste, icônes, images/vidéos, etc.
  • Mode navigateur possible (ajout de boutons d'action en haut de fenêtre).
  • Présence de menus contextuels.
  • Paramètres graphiques supportant la transparence, l'imposition de couleurs, les dégradés, etc.
  • Barre d'icônes optionnelle permettant de lancer vos applications favorites.
  • Nombreux raccourcis clavier éditables.
  • Possible mémorisation des fenêtres ouvertes lors du redémarrage.
L'interface utilisateur se compose d'un menu principal, de menus contextuels, de raccourcis clavier, d'icônes et de barre d'icônes personnalisables.

MorphOS 2.0
Gestion des types MIME

1.2.2 Les menus

Quand vous cliquez avec le bouton droit de la souris sur la barre de titre d'Ambient ou toutes zones non-actives du bureau (le fond d'écran par exemple), le menu principal s'affiche.

Il se compose des catégories suivantes :
  • Ambient
    • Mon MorphOS (ouvre une fenêtre Ambient avec tous les périphériques visibles : partitions, CD, etc.)
    • Exécuter une commande... (pour exécuter une commande ou un script).
    • Nouveau Shell (lance l'interface en ligne de commande).
    • A propos (affiche la fenêtre d'informations sur la version courante d'Ambient).
    • A propos de MorphOS (affiche la fenêtre d'informations sur la version courante de MorphOS).
    • Arrêter (propose de quitter MorphOS ou d'éteindre l'ordinateur).
  • Edition
    • Couper
    • Copier
    • Coller dans
    • Sélectionner tout (sélectionne tous les fichiers/répertoires/devices du bureau ou d'une fenêtre)
    • Inverser (inverse la sélection)
  • Fenêtre
    • Nouveau répertoire
    • Trier (par nom, type, taille, date).
  • Icônes
    • Information (donne toute une série d'informations sur un volume, un répertoire ou un fichier. Cela permet aussi de changer l'icône, les types d'outils ou les attributs).
    • Ranger (permet de ne plus afficher une icône qui est sur le bureau).
    • Ejecter (éjecte un périphérique amovible : CD, DVD,...).
    • Renommer (renomme n'importe quel élément qui se trouve sur le bureau).
    • Supprimer (efface l'élément sélectionné).
    • Formater (formate le disque/partition sélectionné(e)).
  • Utilitaires
    • Exchange (lance le gestionnaire de commodités).
    • Son (lance le lecteur de son, mais c'est inutilisable...).
    • Moniteur système (donne les caractéristiques sur l'ordinateur et le système).
    • Journal système (ouvre la fenêtre de journal).
    • Formater un disque (lance l'outil de formatage des disques).
    • Rechercher (lance la fenêtre de recherche de fichiers et de texte dans un fichier).
  • Préférences
    • Préférences d'Ambient (gestion du bureau : CLI, fonds d'écran, icônes, types de fichiers,...).
    • Préférences MUI d'Ambient (pour personnaliser les éléments MUI d'Ambient).
    • Préférences de MorphOS (les préférences du système : résolution d'écran, gestion de l'impression, utilisation des polices de caractères, du réseau, de l'horloge,...).
    • Préférences MUI globales (pour personnaliser l'interface des programmes utilisant MUI).
1.2.3 Les menus contextuels

Les menus contextuels sont visibles lorsque l'on place le curseur de la souris sur une "zone active" et que l'on clique sur le bouton droit.

Les principales zones actives sont :
  • Le gadget de mise au premier plan des fenêtres (pour passer au premier/second plan les fenêtres, ou lister les fenêtres ouvertes).
  • Le gadget de mise au premier plan des écrans (pour changer d'écran, lister les écrans et paramétrer les SBar).
  • Le gadget de gestion des fenêtres (la fenêtre peut être agrandie, réduite, mise en position initiale ou cachée).
  • Les icônes (avoir des informations, renommer, supprimer, etc. quelque chose).
  • L'intérieur d'une fenêtre (figer la fenêtre, trier, sélectionner quelque chose, etc.).
  • Le haut de la colonne dans une fenêtre en mode "navigateur" (pour montrer la taille des fichiers, sélectionner les propriétés affichées, etc.).
  • Les flèches de navigation dans une fenêtre en mode "navigateur" (voir l'historique de la navigation de la fenêtre),
  • etc.
A noter que si l'on clique avec le bouton droit sur toute autre zone, c'est le menu principal qui est affiché. Sachez enfin que MUI dispose lui aussi d'un menu contextuel : de nombreuses classes ont cette option et cela s'utilise donc dans les logiciels MUI.

1.2.4 Les icônes

Les icônes standards sous Ambient sont au format PNG, on les appelle judicieusement les "PNGIcons". Ce sont en fait de simples images utilisées en tant qu'icônes. Étant au format PNG, elles sont donc en 16 ou 24 bits et supportent la transparence via la couche alpha. On peut parler d'icônes 32 bits puisque ces dernières peuvent être des images 24 bits avec les 8 bits de la couche alpha (24 + 8 = 32 bits). Sont supportées les PNGIcons à un et deux états : quand vous cliquez sur une icône "un état", elle sera modifiée selon la couleur choisie dans la préférence "Icônes" des réglages d'Ambient (voir image ci-dessous) ; et si vous cliquez sur une icône "deux états", elle affichera l'image de son deuxième état.

Ambient supporte également d'autres systèmes d'icônes comme les GlowIcons, les GlowIcons 32 bits, les PowerIcons, les NewIcons, MagicWB et les icônes de l'AmigaOS 1.x/2.x. A noter que les types d'icônes un peu particuliers comme les Iconographics sont aussi supportés.

Quelques options concernant les icônes sont disponibles dans le menu "Préférences" puis "Préférences d'Ambient" et "Icônes".

Ambient
Préférences pour les icônes

Dans ce menu de préférences, leur taille est paramétrable, tout comme la couleur de l'icône sélectionnée, la couleur de l'icône de destination et la couleur du lasso. Le lasso sert à réaliser une multisélection d'icônes à la souris. On peut aussi modifier le type de police, la taille et la couleur du texte liée aux icônes, cela pour les icônes du bureau et pour celles des fenêtres.

Des options supplémentaires sont disponibles dans ce menu de préférences :
  • Activation sous la souris : les icônes changent d'état (sont en surbrillance) lorsque le curseur de la souris passe au-dessus l'elles.
  • Ranger les fichiers et tiroirs séparément : en mode "icône", cette option crée une nouvelle rangée après le dernier répertoire rencontré. Cela permet de séparer les icônes de fichiers des icônes de répertoires.
  • Apparition progressive des icônes au démarrage : au démarrage d'Ambient, cette option permet de faire apparaître les icônes du bureau avec un effet de fondu.
  • Icônes par défaut transparentes : cette option permet d'afficher les icônes par défaut en semi-transparence. Les fichiers/répertoires avec icône par défaut n'ont pas d'icône propre (.info). Ils utilisent les icônes par défaut localisées dans SYS:Prefs/Presets/Deficons/. Cette option permet donc de les différencier rapidement.
  • Marque pour les appicons : ajoute une marque spéciale aux icônes des applications iconifiées, permettant de les identifier plus aisément.
  • Flèche pour les raccourcis : ajoute une marque spéciale aux icônes raccourcis, permettant de les identifier plus aisément.
  • Figer automatiquement les icônes : si cette option est activée, la position des icônes est sauvegardée automatiquement à chaque déplacement de celles-ci.
  • Icônes PNG deux états : cette option permet d'activer la gestion d'un type d'icônes particulier, les PNGIcons à deux états. Elles ont une image pour l'état normal et une autre pour l'état sélectionné.
1.2.5 Les fenêtres

L'ouverture d'une fenêtre dans Ambient se fait simplement : il suffit de double-cliquer sur une icône de volume ou de répertoire.

Ambient
Une fenêtre d'Ambient

Les fenêtres d'Ambient sont composées de plusieurs éléments : le titre, les gadgets, les boutons d'action (mode navigateur), la barre de chemin, le mode de vue, le contenu de la fenêtre et la barre d'état.

1.2.5.1 Le titre de fenêtre est localisé tout en haut de celle-ci. Il est aussi appelé le nom de la fenêtre. Il est composé du nom du chemin (exemple : work:utilitaires/graphismes) ainsi que de la taille du volume, la place occupée et le pourcentage de remplissage du volume.

1.2.5.2 Les gadgets sont localisés également tout en haut des fenêtres. Il y en a plusieurs types :

Ambient Ambient
Les différents gadgets, numérotées ici de (1) à (8)

Trois de ces gadgets sont toujours actifs : le gadget de fermeture (1), celui de zoom (7) et celui de profondeur (8). Les autres sont facultatifs, on peut les ajouter via le menu "Windows" des préférences de MUI.
  • (1) Le premier en partant de la gauche est le gadget de fermeture, il est toujours présent, que ce soit dans les fenêtres du bureau ou les fenêtres d'applications en MUI. Il permet de fermer la fenêtre.
  • (2) Le gadget de menu ouvre un menu contextuel regroupant quelques fonctions importantes : l'iconification de la fenêtre (Iconify), figer l'emplacement de la fenêtre (Snapshot), ne plus figer l'emplacement de la fenêtre (Unsnapshot), activer ou non les menus embarqués (Embedded menus), déplacer la fenêtre dans un autre écran (Jump to screen) et afficher la fenêtre "A Propos" de MUI (About MUI...). Il ne peut être présent que pour les fenêtres d'applications MUI.
  • (3) Le gadget de réglages ouvre le menu des préférences MUI. Il ne peut être présent que pour les fenêtres d'applications MUI.
  • (4) Le gadget "snapshot" permet de figer la position et les dimensions de la fenêtre. Il n'est présent que pour les fenêtres d'applications MUI.
  • (5) Le gadget "Jump to screen" est utile pour passer la fenêtre d'un écran à un autre. Évidemment, cela ne fonctionne que si vous avez ouvert au moins deux écrans. Il ne peut être présent que pour les fenêtres d'applications MUI.
  • (6) Le gadget "Iconify" sert à iconifier la fenêtre. Il peut être est présent pour les fenêtres du bureau et pour les fenêtres des applications MUI.
  • (7) Le gadget de zoom permet de changer la taille/position de la fenêtre entre deux tailles/positions prédéfinies : la normale et celle définie par le programmeur. MorphOS peut cependant utiliser ce gadget pour maximiser la taille de la fenêtre, ce qui est plus pratique (voir le menu "Préférences de MorphOS", puis "IControl", puis "Écrans et bureau" et enfin l'option "La fenêtre prend sa taille maximale lors d'un clic sur le gadget zoom". Il est toujours présent, que ce soit pour les fenêtres du bureau ou les fenêtres des applications MUI.
  • (8) Enfin, le gadget de profondeur permet de faire passer une fenêtre en avant-plan/arrière-plan. Il est toujours présent, que ce soit pour les fenêtres du bureau ou les fenêtres des applications MUI.
1.2.5.3 Les boutons d'action servent à réaliser différentes choses pour une fenêtre d'Ambient : afficher la liste des périphériques, se déplacer dans l'arborescence, copier/couper/coller des fichiers/répertoires, sélectionner des fichiers/répertoires, chercher des fichiers/répertoires, effacer des fichiers/répertoires, créer un répertoire, renommer des fichiers/répertoires, formater un périphérique, afficher les emplacements favoris, etc. Les flèches (qui permettent de se déplacer dans l'arborescence) ont aussi une autre fonction quand on clique dessus avec le bouton droit de la souris : afficher l'historique de la navigation.

Le réglage des boutons d'action est possible dans le menu "Préférences", puis "Préférences d'Ambient", puis "Fenêtres" :

Ambient
Réglages des boutons d'action

Ces boutons d'action sont réunis dans une "barre d'action". Elle est aussi nommée "mode navigateur" et est affichée par défaut. Vous pouvez ici la désactiver, lui faire afficher seulement des icônes ou bien des icônes accompagnées de texte, vous pouvez définir l'aspect du cadre des boutons et, bien sûr, sélectionner les boutons d'action que vous voulez.

1.2.5.4 La barre de chemin est située juste au-dessous de la barre d'action. Elle montre le chemin actuel de la fenêtre. Les différents niveaux du chemin sont représentés sous forme de bouton. Si vous cliquez sur ces boutons, vous serez amenés à leur emplacement. Vous pouvez aussi changer le mode de représentation du chemin en appuyant sur la touche "/" du pavé numérique. Cela permet d'entrer un chemin au clavier, faire un copier/coller, etc.

Ambient Ambient
La barre de chemin, en mode bouton et en mode texte

1.2.5.5 Le mode de vue est placé juste à droite de la barre de chemin. Il permet d'afficher le contenu de la fenêtre sous diverses possibilités :
  • Icône/Icônes : seuls les fichiers/répertoires ayant une icône propre sont affichés, et ce, via leur icône avec leur nom dessous.
  • Icône/Tous les fichiers : tous les fichiers/répertoires sont affichés, donc même ceux avec une icône par défaut, et ce, via leur icône avec leur nom dessous.
  • Icône/Miniatures : tous les fichiers/répertoires sont affichés, donc même ceux avec une icône par défaut, et ce, via leur icône avec leur nom dessous. Mais il y a une petite différences : les icônes des images/vidéos sont remplacées par un aperçu en miniature.
  • Liste/Icônes : seuls les fichiers/répertoires ayant une icône propre sont affichés, et ce, via une liste textuelle.
  • Liste/Tous les fichiers : tous les fichiers/répertoires sont affichés, donc même ceux avec une icône par défaut, et ce, via une liste textuelle.
  • Liste/Miniatures : tous les fichiers/répertoires sont affichés, donc même ceux avec une icône par défaut, et ce, via une liste textuelle. Mais il y a une petite différences : les petites icônes à gauche de la liste sont remplacées par un aperçu en miniature des images/vidéos.
1.2.5.6 Le contenu de la fenêtre permet de voir tous les éléments d'un volume ou d'un répertoire, et ce, suivant différents modes de vue que nous avons énumérés dans le paragraphe suivant. Voici ce qui peut être réalisé ici :
  • Les volumes et répertoires peuvent être ouverts via un double-clic.
  • Les fichiers exécutables peuvent être lancés via un double-clic, tout comme les fichiers image, les fichiers texte, etc.
  • Un clic-droit sur un fichier ouvre un menu contextuel. Il permet de le copier/couper/coller, de le renommer, de le supprimer, de créer une archive, etc.
  • Un clic-droit sur un répertoire ouvre un menu contextuel. Il permet de le copier/couper/coller, de le renommer, de le supprimer, de créer une archive, de l'ouvrir dans un Shell, de lancer une recherche, etc.
  • Suivant si vous affichez le contenu par liste ou par icônes, les options du menu contextuel varie légèrement.
  • En mode "Liste", des colonnes sont affichées : icône, nom, taille, date, etc. Vous pouvez ajouter ou enlever des colonnes en cliquant sur leur titre avec le bouton droit de la souris. Avec ce clic droit, vous pouvez également afficher la taille des répertoires affichés.
  • Enfin, vous pouvez aussi naviguer à travers les icônes ou les listes avec le clavier : les flèches pour sélectionner un fichier/répertoire, "Entrée" pour ouvrir un répertoire ou exécuter un fichier, "Suppr" pour effacer un fichier/répertoire, "Backspace" pour revenir au répertoire parent, etc. (voir la section suivante 1.2.6 pour plus de détails).
1.2.5.7 La barre d'état est située tout en bas des fenêtres d'Ambient. Elle offre les informations suivantes : nombre de répertoire, taille du répertoire, nombre de fichiers, taille et nombre de fichiers/répertoires sélectionnés. Pour la taille du répertoire, pensez à activer l'option "Afficher la taille des répertoires" grâce au clic droit sur le titre des colonnes en mode liste afin de trouver la taille totale du répertoire, en prenant en compte tous les sous-répertoires. La barre d'état est personnalisable dans le menu "Préférences d'Ambient", puis "Fenêtres" puis "Barre d'état".

Enfin, les fenêtres d'Ambient ont quelques options disponibles via le menu "Fenêtre" d'Ambient : "Nouveau répertoire" si vous souhaitez créer un nouveau répertoire dans la fenêtre courante, et "Trier", qui sert à trier les fichiers/répertoires selon plusieurs critères (nom, type, taille et date).

1.2.5.8 Voici quelques actions diverses possibles avec Ambient :
  • Pour trouver le nom d'un fichier (exemple : morphos) dans une fenêtre d'Ambient en mode texte, tapez simplement le début de son nom (exemple : mor) et le focus se positionnera automatiquement dessus.
  • Pour trouver le nom d'un répertoire dans une fenêtre d'Ambient, faites la même chose que précédemment mais tapez le nom tout en pressant la touche "Shift" simultanément.
  • Appuyer sur Amiga-f dans une fenêtre d'Ambient ouvre l'outil de recherche.
  • Appuyer sur Amiga-r sur un fichier/répertoire permet de le renommer.
  • La touche "r" fait tourner les images dans l'outil interne de visualisation de MorphOS. "Page Up" et "Page Down" sélectionne l'image précédente ou suivante.
1.2.6 Les raccourcis clavier, les combinaisons de touches et actions à la souris

De nombreux raccourcis clavier existent dans le système. Certains d'entre eux sont listés (et modifiables) dans les options "Raccourcis claviers" (qui se trouvent dans le menu "Préférences", puis "Préférences de MorphOS" et "IControl"). D'autres réglages de raccourcis clavier sont disponibles/modifiables dans les préférences d'Ambient, section "Clavier" (ceux-ci sont uniquement utiles pour le bureau) et dans MUI, onglet "Keyboard" (ils sont uniquement utiles pour les applications MUI).

En voici les principaux :
  • Esc : ferme la fenêtre.
  • Flèche bas : navigue vers le bas de la fenêtre.
  • Flèche haut : navigue vers le haut de la fenêtre.
  • Flèche gauche : navigue vers la gauche de la fenêtre.
  • Flèche droite : navigue vers la droite de la fenêtre.
  • Un double-clic sur une fenêtre avec le bouton gauche de la souris : la fenêtre apparaît en premier plan.
  • Ctrl + LAlt + i : cache la fenêtre sélectionnée.
  • Ctrl + LAlt + u : montre la (les) fenêtre(s) cachée(s).
  • Ctrl + LAlt + c : centre la fenêtre sélectionnée.
  • Ctrl + LAlt + z : zoome/dézoome la fenêtre sélectionnée.
  • Ctrl + LAlt + k : ferme la fenêtre sélectionnée.
  • Suppr : efface le fichier/répertoire sélectionné.
  • RCommand + r : renomme le fichier/répertoire sélectionné.
  • RCommand + i : affiche la fenêtre information du fichier/répertoire sélectionné.
  • Backspace : affiche le répertoire parent (remonte d'un cran dans l'arborescence).
  • RCommand + p : range un fichier/répertoire (qui était sur le bureau).
  • + (du pavé numérique) : sélectionne tous les fichiers/répertoires.
  • - (du pavé numérique) : désélectionne tous les fichiers/répertoires.
  • Verrou numérique (du pavé numérique) : inverse la sélection des fichiers/répertoires sélectionnés.
  • 5 (du pavé numérique) : change la vue de la fenêtre (passe de la vue "Liste" à la vue "Icone" et inversement).
  • 8 (du pavé numérique) : change le mode de la fenêtre (passe du mode "icônes", au mode "tous les fichiers", ou encore au mode "miniatures" s'il s'agit d'images).
  • Ctrl + C : copie l'élément sélectionné dans le presse-papier.
  • Ctrl + X : coupe l'élément sélectionné dans le presse-papier.
  • Ctrl + V : colle l'élément sélectionné depuis le presse-papier.
  • LCommand + m : affiche l'écran suivant.
  • LCommand + n : affiche l'écran d'Ambient.
  • LCommand + v : valide la requête d'une fenêtre.
  • LCommand + b : annule la requête d'une fenêtre.
  • RCommand + e : affiche la fenêtre "Exécuter une commande".
  • RCommand + n : affiche une nouvelle fenêtre Shell.
  • RCommand + ? : affiche la fenêtre "About" d'Ambient.
  • RCommand + q : affiche la fenêtre d'options pour quitter Ambient et éteindre la machine.
  • RCommand + f : recherche des fichiers.
  • Tabulation : passe d'un élément à un autre (par exemple d'un bouton à un autre). Un focus apparaît autour de l'élément concerné. Il suffit ensuite généralement de cliquer sur "Entrée" pour activer cet élément.
En plus de ces raccourcis clavier, il existe d'autres combinaisons de touches aux fonctions variées :
  • LAlt + double-clic sur l'icône d'un répertoire : ouvre le répertoire en question et ferme le répertoire parent.
  • LCommand LAlt : même fonction que le clic gauche de la souris.
  • RCommand RAlt : même fonction que le clic droit de la souris.
  • Help + curseur qui pointe sur une zone active : affiche des informations sur les éléments pointés.
  • RCommand + flèche (haut, bas, droite, gauche) : déplace le curseur de la souris.
  • Double-clic sur le bouton du milieu de la souris (molette) : permet de se déplacer à l'intérieur d'une fenêtre d'Ambient (ou certaines fenêtres MUI) selon les mouvements de la souris.
Quelques actions à la souris peuvent être également utiles :
  • Quand vous déplacez une fenêtre, vous avez la possibilité de retrouver l'emplacement initial de cette fenêtre en cliquant sur le bouton droit de la souris. Cette astuce ne fonctionne que si vous ne lâchez pas le bouton gauche de la souris lors du déplacemet.
  • Un double-clic sur une fenêtre permet de la faire passer en premier plan.
  • Un double-clic sur un répertoire l'ouvre.
  • Un double-clic sur un fichier l'exécute (si c'est un exécutable), l'affiche (si c'est une image ou un texte), le joue (si c'est un son), etc.
  • Un clic droit permet d'afficher un menu contextuel (si on clique sur une icône ou un autre élément) ou le menu principal (si on clique sur aucun élément particulier, le fond d'écran par exemple).
  • La molette de la souris permet de faire défiler la fenêtre verticalement.
  • La molette de la souris tout en gardant la touche "Ctrl" enfoncée permet de zoomer les icônes d'une fenêtre d'Ambient.
1.2.7 Les SBars

Les SBars ("Screen Bars") sont un concept introduit dans MorphOS 2.0 qui permet d'ajouter des fonctions à la barre de menu. Ainsi, des choses comme l'horloge, la jauge processeur, le contrôle du volume audio, l'activité réseau, l'éjection de périphériques, la quantité de mémoire (système et graphique), la température du processeur, l'affichage de la fenêtre de débogage, etc. peuvent être incrustées à la barre de titre.

SBar
Quelques modules SBars

Pour les activer, cliquez avec le bouton droit de la souris (ou bien durant une seconde avec le bouton gauche) sur le gadget qui se trouve tout en haut à droite de l'écran Ambient (gadget pour cycler les écrans). Ici, un menu apparaît : allez sur "Modules" et une liste des différentes SBar est affichée. Il suffit de cliquer sur le module que vous souhaitez pour qu'il apparaisse sur la barre de titre.

SBar
Menu pour les SBars

Toujours dans "Modules", vous trouverez deux options ; "Remettre en ordre" (qui permet de déplacer les modules affichés les uns par rapport aux autres - une fois le déplacement effectué, recliquez sur "Remettre en ordre") et "Rafraîchir" (qui va servir à mettre à jour la liste des SBars si vous en ajoutez/enlevez). Les modules SBar sont déjà dans le système par défaut (MOSSYS:Classes/Screenbar/). Mais de nouveaux modules peuvent être créés par des développeurs tiers. Ces modules supplémentaires sont à placer dans SYS:Classes/Screenbar/.

Enfin, pour configurer un module SBar, cliquez sur l'option "Réglages" du menu des SBars. Les différents modules seront listés dans une fenêtre, en haut à gauche, les uns en dessous des autres. Ils ont chacun un petit menu de configuration pour les personnaliser.

1.2.8 La barre d'icônes

La création d'une barre d'icônes permet de lancer vos applications favorites en un seul clic. Elle se crée dans le menu de préférences d'Ambient, dans l'onglet "Panneaux". Pour remplir la barre, il suffit de cliquer sur le bouton "Nouveau Panneau" et de déposer l'icône d'une application dedans. On peut aussi y mettre des répertoires, des sous-répertoires, des espaces, des séparateurs, la liste de vos emplacements favoris, etc.

Vous pouvez aussi modifier la disposition et l'aspect de la barre dans ce menu. Un clic droit sur la barre d'icônes fait apparaître un menu de gestion de celle-ci (par exemple pour la supprimer). Il est enfin possible de créer plusieurs barres d'icônes (et de les placer à différents endroits du bureau).

MorphOS 3.2
Les panneaux d'Ambient et leur configuration

1.3 Les préférences [retour au plan]

Afin de personnaliser le système et d'effectuer multiples réglages, MorphOS dispose d'un panel de préférences très intuitif.

Préférences MorphOS
Panel de préférences dans MorphOS 3.x

1.3.1 Préférences de MorphOS 1.4

Pour plus de détails à ce sujet, nous vous invitons à jeter un coup d'oeil sur l'article de Guy Maysonnave : MorphOS : configuration des préférences 1.4.5.

1.3.2 Préférences de MorphOS 3.x

(cette partie n'est pas encore écrite... avis aux amateurs)

1.3.3 Les fichiers de préférences diverses

On trouve dans le système plusieurs fichiers de préférences qui ne sont pas directement liés au panel de préférences ci-dessus. Voici la liste :
  • Sys:Prefs/Ambient/ contient :
    • Un répertoire "Panels" contenant les préférences des barres de lancement rapide créées.
    • Un fichier "Advanced.conf" contenant les préférences avancées d'Ambient (éditable).
    • Un fichier "Ambient.prefs" contenant les préférences de bases d'Ambient.
    • Un fichier "Desktop.prefs", contient des informations sur les icônes sorties sur le bureau.
    • Un fichier "Shortcuts.prefs", contient les préférences des raccourcis d'Ambient.
  • Le fichier Sys:Prefs/Env-Archive/mui/screenmanagers.config contient le nom des modules d'écran présents dans la barre d'Ambient.
  • Le fichier Sys:Prefs/Env-Archive/mui/screenmanagers.prefs contient les préférences des modules d'écran.
  • Le fichier Sys:Prefs/Env-Archive/sys/mouse.conf contient les préférences de la souris.
  • Le fichier Sys:Prefs/Env-Archive/sys/PublicScreens.prefs contient les préférences des écrans.
  • Le fichier Sys:Prefs/Env-Archive/mui/Screens.txt contient les paramètres tous les écrans créés.

1.4 MUI [retour au plan]

MUI (Magic User Interface) est une interface graphique développée pour AmigaOS 68k depuis 1992. Désormais, elle fait partie intégrante des nouveaux systèmes d'exploitation PowerPC, comme MorphOS ou même AmigaOS 4. Cette interface est entièrement configurable par l'utilisateur et offre aux programmeurs un système de gestion d'interfaces graphiques complet et relativement simple à appréhender.

MUI est la base de l'interface graphique de MorphOS. Elle permet de régler l'aspect d'un grand nombre d'éléments dans le système.

Ses principales caractéristiques sont (version 4.2) :
  • Personnalisation et flexibilité de ces éléments via le choix des couleurs, de la taille, des bordures, des styles, etc.
  • Interface 32 bits (couleurs, dégradés, images, gadgets,...).
  • Gestion des boutons, groupes, listes, barres de défilements, onglets, cellules de saisie, menus, bulles d'aide, raccourcis clavier et images.
  • Gestion des écrans du système (identique à la préférence "Screen").
  • Gestion des fenêtres et de leur gadgets (iconifier, figer, redimensionner, passer à un autre écran,...).
  • Extensible par des classes externes.
  • Possibilité de copier/coller de quasiment tous ses éléments.
  • MUI et ses applications sont utilisables au clavier et gèrent la molette de la souris.
Pour tous les détails sur la version 3.9, nous vous invitons à jeter un oeil sur l'article de Guy Maysonnave : MorphOS : configuration de MUI.

Depuis MorphOS 2.0, c'est la version 4.0 alpha de MUI qui est intégrée. Une présentation de cette version sera faite ultérieurement. Celle-ci propose une réorganisation de ses préférences et davantage d'options.


1.5 Installation de MorphOS 1.4.x sur Pegasos I/II [retour au plan]

Voir l'article détaillé écrit par David Brunet : obligement.free.fr/articles/morphos14_installation.php.


1.6 Installation de MorphOS 3.x [retour au plan]

Voir l'article détaillé écrit par David Brunet : obligement.free.fr/articles/morphos3_installation.php. Jacek Piszczek a également rédigé un guide pour installer MorphOS 2.4+ et Mac OS X sur le même disque dur sur Mac.


1.7 Installation de MorphOS sur Amiga Classic PowerPC [retour au plan]

La version 1.4.5 de MorphOS peut s'installer sur les Amiga Classic disposant de carte PowerPC de chez Phase 5/DCE. Nicolas Gressard et Christophe Lesage ont écrit un article à propos de cette installation : Installation de MorphOS sur Amiga Classic PowerPC.


2. MorphOS : utilisation [retour au plan]

2.1 Trucs et astuces [retour au plan]

2.1.1 Créer un multi-démarrage sur Pegasos

Voir l'article écrit par Nicolas Gressard : Créer un multi-démarrage sur Pegasos.

2.1.2 Créer une icône PNG

Pour créer une icône au format PNG, nous prendrons dans cet exemple le logiciel FxPaint. Ce programme commercial est disponible chez IOSpirit ou chez des revendeurs Amiga.
  • Installez puis lancez le logiciel.
  • Créez un graphisme (n'importe lequel).
  • Retaillez votre image en 64x64 avec le menu "Picture" puis l'option "Scale".
  • Sauvez votre image au format PNG sous un nom finissant par ".info".
Remarque : bien sûr, vous n'êtes pas obligé de mettre votre icône au format 64x64, mais cette taille est assez répandue et bien adaptée à la taille de les écrans actuels (par exemple 1024x768 ou 1280x1024).

D'autres méthodes sont possibles pour créer des icônes PNG, notamment avec d'autres logiciels. Jean-Yves Auger et Arnaud Schwetta (l'auteur du logo de WikiPeg) ont écrit un article pour Créer une icône PNG à partir des logiciels TVPaint et Perfect Paint.

2.1.3 Modifer le répertoire système

Ne jamais modifier le répertoire système (MOSSYS: ou SYS:MorphOS). Tous les changements opérés seront perdus lors de la mise à jour du système. Si vous avez besoin d'ajouter des pilotes ou bibliothèques tiers, ajoutez-les dans SYS:. Si le répertoire n'existe pas, créez-le.

2.1.4 Régler l'heure automatiquement

Créez un fichier texte (avec un éditeur de texte comme Ed par exemple) dans le répertoire Sys:S/ nommé "network-startup". Ajoutez-y ce qui suit :

execute MOSSYS:s/network-startup
run DETACH MOSSYS:c/Setclockntp save

2.1.5 Icône par défaut

Si vous souhaitez avoir une certaine icône pour toutes les unités d'un genre de périphérique, vous pouvez créer une icône nommée "def_NOMDUPERIPHERIQUExdisk.info" et placée dans le répertoire "SYS:Prefs/Presets/Deficons". Par exemple, les périphériques SMBFS devront être nommés "def_SMBFSxdisk.info".

2.1.6 Sortie audio AHI multiple

Par défaut, AHI est configuré pour jouer du son avec une seule application à la fois. Pour être en mesure d'entendre le son de toutes vos applications simultanément, allez dans les préférences de MorphOS, dans l'icône "Audio" et sélectionnez l'"Unit 0" est tant qu'unité musicale.

2.1.7 Outils à ajouter à MorphOS 1.4

Contrairement aux versions 2.0+, la version 1.4.x de MorphOS présente quelques lacunes logicielles, il faut donc remédier à ces petits problèmes en ajoutant divers outils :
  • Gestionnaire de fichiers : Il manque certaines fonctions à Ambient et il ne peut pas encore faire diverses actions (ajout de commentaire, tri, protection de fichiers,...) sur plusieurs fichiers à la fois. Vous pouvez donc utiliser un gestionnaire de fichiers pour faire ces actions. Les plus connus sont Directory Opus 4 et EcoDisk (gratuits, disponible sur Aminet) ou Magellan (commercial).

  • ARexx : ARexx, puissant système de script, n'est pas fonctionnel à 100% dans MorphOS 1.4.x. Il suffit de renommer le fichier MOSSYS:Libs/rexxsyslib.library en quelque chose d'autre puis de copier la version 68k de ce fichier dans MOSSYS:Libs/. La version 68k est disponible notamment dans l'une des archives suivantes ou bien dans l'AmigaOS 3.9.

    Ensuite, ne pas oublier d'activer ARexx, en ajoutant par exemple la ligne "MOSSYS:C/RexxMast >NIL:" dans votre user-startup. Attention à ne pas mettre Rexxmast dans votre WBStartup.

  • Installer : Le fichier "Installer" est nécessaire pour exécuter des scripts d'installation. Il n'existe pas dans MorphOS 1.4.x. Vous pouvez le trouver sur Aminet. Décompactez l'archive puis copier le fichier "Installer" dans le répertoire SYS:c/.

  • FAT95 : L'USB est reconnu dans MorphOS 1.4 mais pour des périphériques respectant la norme massstorage comme des clés USB, il est nécessaire d'ajouter le fichier "FAT95" dans le répertoire "SYS:L" (ce fichier est disponible sur Aminet). Ensuite, il faut paramétrer la pile USB de MorphOS pour qu'elle utilise ce fichier : pour cela, lancer le panel de préférences, allez dans "USB", puis "Classes" et double-cliquez sur "massstorage.class". Insérez alors le fichiers FAT95 dans la ligne "FAT Filesystem" (note : c'est normalement déjà correctement paramétré par défaut).

  • Autres éléments : SimpleFind 3 (un outil de recherche de fichiers), Scout (moniteur système), Snoopium (traceur d'événements DOS), Xad Master (décompactage d'archives), Voodoo-X (interface de gestion des archives - à utiliser avec Xad Master), Jano Editor (un éditeur de texte).
2.1.8 Questions fréquemment posées (FAQ)

Questions Réponse
Général
Comment contacter l'équipe de MorphOS ? L'adresse réelle et électronique de MorphOS peut-être trouvée sur la page morphos.de/imprint.html. En outre, beaucoup de développeurs MorphOS sont joignables sur le canal IRC de MorphOS (#morphos, sur Freenode), et la plupart sont présents sur la liste de diffusion et peuvent être contacté par ce biais.
Comment s'enregistrer à MorphOS ? Lancez l'outil RegTool qui se trouve dans SYS:Tools et suivez les instructions. Vos données sont transmises à l'équipe de développement et vous recevrez, par courriel, votre clé d'enregistrement dans les heures/jours qui suivent.
Ma machine semble défectueuse, ma clé d'enregistrement ne reconnaît plus l'adresse MAC de ma machine. Que faire ? Vous pouvez contacter l'équipe de développement de MorphOS et prouvez votre bonne foi (une photo par exemple). A ce moment-là, une autre clé d'enregistrement pourra vous être envoyée gratuitement par une autre machine.
Dois-je repayer une licence si je change de machine ? Oui.
Système
Où se trouvent les préférences du système ? Cliquez sur la barre de titre avec le bouton droit de la souris afin d'afficher le menu d'Ambient. Allez ensuite dans "Préférences/Préférences de MorphOS..." pour accéder aux préférences du système. Les préférences d'Ambient et de MUI sont également lançables par ce biais. Sinon, vous pouvez accéder aux préférences du système en ouvrant le répertoire "SYS:MorphOS" et en double-cliquant sur "Prefs".
Comment lancer un Shell ? Dans le menu d'Ambient, sélectionnez "Ambient/Nouveau Shell...".
Comment changer la résolution de l'écran ? Le choix de la résolution d'écran se fait dans la préférence "Screens". Il suffit de double-cliquer sur "Ambient" (ou une autre application) et une fenêtre s'ouvre. Vous pouvez ici sélectionner la résolution ainsi que sa profondeur (nombre de couleurs), son habillage graphique (alias "skin") et d'autres paramètres.

Si vous n'avez qu'un choix de résolution et qu'il ne vous convient pas, il faut alors prendre la préférence "Monitors". Ici, cliquez sur le bouton "Éditer" (et cliquez sur le bouton "Continuez" lors de l'avertissement). Vous entrez alors dans le choix de l'écran : sélectionnez dans la liste le moniteur que vous avez (à défaut, sélectionnez le "Monitor-57KHz"). Sauvez votre choix, vous allez revenir à la fenêtre précédente. Créez de nouveaux modes d'écran avec le bouton "Nouveau" et testez-les avec le bouton "Test" de la fenêtre "Éditer le mode". Même si votre écran peut afficher des résolutions plus grandes, il est conseillé de créer des résolutions comme 640x480 ou 800x600 qui seront utiles pour certaines applications (les émulateurs par exemple).
Comment changer l'aspect du bureau ? Vous pouvez par exemple changer :

Le fond d'écran : allez dans le menu d'Ambient, dans "Préférences/Préférences d'Ambient..." et sélectionnez "Arrière-plans" dans la liste de gauche. Vous pouvez ici modifier le fond d'écran et le fond des fenêtres.

Le thème : allez dans le menu d'Ambient, dans "Préférences/Préférences de MorphOS...", cliquez sur "Screens", et double-cliquez sur "Ambient" qui se trouve dans cette liste. Dans la nouvelle fenêtre qui vient de s'ouvrir, vous pouvez sélectionnez le thème que vous souhaitez parmi ceux affichés dans la liste à côté du mot "Skin". Une fois le thème sélectionné, cliquez sur "Ok" puis "Sauver".

MUI : si vous souhaitez modifier l'interface encore plus profondément, vous pouvez lancer les préférences de MUI (depuis le menu d'Ambient, sélectionnez "Préférences/Préférences MUI globales..."). Ici, les boutons, les barres de défilement, les onglets, les cellules de saisies, etc. peuvent être personnalisés.
Je souhaiterais lancer mon application favorite dans son propre écran, comment faire ? Dans le menu de préférences de MorphOS, ouvrez la préférence "Screen". Cliquez ensuite sur le bouton "New" en haut à droite. Nommez cet écran (dans le champ "Name", par exemple en "Ecran OWB"), sélectionnez une résolution adéquate (dans la liste à gauche, par exemple comme celle d'Ambient) et cliquez sur "Ok". Les autres boutons/champs sont optionnels.

Votre nouvel écran "Ecran OWB" est ainsi listé. Cliquez ensuite sur "Sauver" et lancer votre application favorite (dans notre exemple, OWB). Une fois sous OWB, allez dans le menu "Réglages/MUI". Dans la liste à gauche, choisissez "Screen" : vos écrans seront listés. Il n'y a plus qu'à choisir votre écran "Ecran OWB" et sauver votre sélection.
Quand j'utilise un programme nécessitant ARexx, une fenêtre s'ouvre me disant que la version d'ARexx de MorphOS n'est pas complète. Que faire ? Il suffit de renommer le fichier SYS:MorphOS/Libs/rexxsyslib.library en quelque chose d'autre puis de copier la version 68k de ce fichier dans MOSSYS:Libs/. La version 68k est disponible notamment dans l'une des archives suivantes ou bien dans l'AmigaOS 3.9.
Sur Ambient, comment avoir le chemin complet jusqu'à un répertoire dans la barre d'info d'une fenêtre et pas juste une partie ? Appuyer sur la touche "/" du pavé numérique.
Sur Ambient, comment utiliser la même fenêtre pour la navigation ? Cela est activé d'office dans MorphOS 2.0 et plus. Pour ceux qui ont MorphOS 1.4.x, la version 1.43CVS (disponible sur Sourceforge), permet en plus d'activer une barre d'outil pour naviguer dans une seule fenêtre. Pour cela il faut activer "Enable Browser Mode" dans les "Ambient Settings / Toolbar".

Dans les versions précédentes on ne pouvait pas utiliser la même fenêtre de navigation, mais il était cependant possible de fermer la fenêtre parent à la place (celle où il y a l'icône du répertoire que l'on ouvre). Pour cela il faut maintenir la touche "Alt-gauche" lors du clic sur l'icône.
Sur Ambient, comment faire pour avoir des icônes plus petites ? Allez dans les préférences d'Ambient et changez l'option pour la taille des icônes qui est par défaut sur "Gigantesque". L'autre solution (la meilleure) est d'utiliser un ensemble d'icônes personnalisées.
Peut-on utiliser un autre bureau que Ambient ? Oui, plusieurs bureaux alternatifs existent et fonctionnent sous MorphOS :
A quoi sert l'assignation ";Mount TCP" présente dans la user-startup ? C'est un "handler" (gestionnaire) qui, activé, permet à des programmes REXX comme GetVideo d'avoir accès au réseau. Pour l'activer, il suffit simplement de supprimer le point-virgule qui se trouve juste devant.
Les débits sur Internet sont bien modestes La pile TCP/IP de MorphOS, NetStack (qui est en fait AmiTCP) accuse son âge pour les connexions haut débit. Il y a cependant une petite astuce pour accélérer les téléchargements sur Odyssey Web Browser.

D'abord, entrez dans un Shell la commande suivante :

setenv save OWB_POLLTIME 1

Ensuite, ouvrez le panneau de préférences de MorphOS et cliquez sur "Network". Dans l'onglet "Stack Configuration", mettez "Sending Socket Buffer" et "Receiving Socket Buffer" à 57344 si ce n'est déjà fait. Sauvez et redémarrez la machine. Si vous n'avez plus de réseau, diminuez ces valeurs jusqu'à ce que cela aille mieux.
Logiciels
LightWave ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? Il faut éditer le fichier MOD-Config (dans "Programs/LightWaveSupport/") afin que les répertoires soient les bons. Ensuite, lancez le modechange qui se trouve dans "Programs/Utilities/" et choisissez une résolution de 1024x768 en 8 bit. Si vous voulez passer du layout au renderer, mettez le layout en 1024x768 dans les options (cette astuce fonctionne avec LightWave 5.20a et n'a pas été testée avec une autre version).
Imagine 5.1x ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? Il faut forcer l'exécutable à utiliser le mode 68k, pour cela il suffit de modifier dans l'exécutable, avec un éditeur, une lettre de la chaîne de caractères "powerpc.library", de façon à rendre la bibliothèque introuvable et de s'assurer que le JIT de MorphOS soit activé lors de l'exécution.
AWeb ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? AWeb nécessite ClassAct et TitleBar pour fonctionner. Après avoir installé AWeb, si vous ne pouvez pas le lancer, vérifiez que vous avez les polices "Times" et "Courrier" dans votre répertoire Fonts: (ces polices sont disponibles par exemple dans l'AmigaOS 3.1 ou 3.9). Vérifiez aussi que vous avez la ligne "C:CAPrefs >NIL:" dans votre user-startup.
Enfin, si les images ne s'affichent pas, mettez le décodage des images GIF, PNG et JPG sur "Interne" : AWeb -> Préférences -> Navigateur -> Onglet MIME -> PNG/JPG -> I (Interne).
Personal Paint s'ouvre mais avec des pixels corrompus Allez dans le menu "Paramètres/Graphiques" et désactivez les options "Mode vidéo 15 kHz" et "Blitter Amiga". Vous pouvez aussi désactiver l'audio dans "Paramètres/Audio...". Sauvez ensuite la configuration (dans "Paramètres/Sauver...").

Pour changer de mode d'écran, ouvrez avec un éditeur de texte le fichier "PPaint/PPaint_Prefs/Startup_1.set". Entrez le mode d'écran hexadécimal que vous voulez sur la ligne "DISPLAY" (c'est un chiffre du genre "0x40920057"). Comme c'est un mode d'écran en hexadécimal, il faudra au préalable télécharger GetModeID qui vous permettra de connaître l'équivalent hexadécimal de votre mode d'écran.
TurboCalc n'est pas utilisable complètement, y a-t-il une astuce pour y remédier ?< Si vous ne pouvez pas accéder aux menus de TurboCalc (le clic droit ne donne rien), copiez le fichier "Turbocalc.STD" à la racine du logiciel. Ce fichier se trouve dans Turbocalc:TCLibs/Turbocalc.STD.
Zone Xplorer PPC ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? Il nécessite ClassAct/Reaction pour fonctionner.
Wordworth a des couleurs bizarres Cliquez sur l'icône de Wordworth avec le bouton droit de la souris. Allez sur "Information" et ajoutez le type d'outil "Tooltype PICASSO=TRUE".

Si le logiciel est très lent, c'est que l'option "ramdebug" dans la commande de démarrage du firmware n'a pas été activée. Il faut aller dans le firmware et entrer la ligne (sans les guillemets) : "setenv boot-file boot.img ramdebug".
Earth 2140 et d'autres programmes ont de "mauvaises couleurs" Si vous rencontrez des programmes (surtout des jeux) se lançant avec de mauvaises couleurs, une possible solution est d'ajouter le type d'outil "RGB16BE=YES" dans le fichier concernant votre carte graphique dans SYS:MorphOS/Devs/Monitors/.
Foundation ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? Foundation ne fonctionne pas sur les machines ayant trop de mémoire. Récupérez memeater afin de baisser votre quantité de mémoire en dessous de 64 Mo par exemple.
SGrab ne se lance pas, y a-t-il une astuce pour y remédier ? Si le logiciel se fige au démarrage, c'est que vous utilisez peut-être une mauvaise version de la jpeg.library. Essayez de télécharger celle qui se trouve sur Aminet et remplacez la vôtre (probablement la version WarpOS) par celle pour 68060.
NTFS-3G ne permet pas d'écrire sur ma partition, que faire ? Éditez le fichier Sys:Prefs/Env-Archive/sys/filesystems.conf. Localisez la ligne relative à NTFS et modifiez "L:NTFileSystem"en "L:NTFileSystem3G". Sauvez puis redémarrez MorphOS.


2.2 Mise en réseau et contrôle à distance [retour au plan]

La mise en réseau du Pegasos sous MorphOS est une étape importante afin de pouvoir télécharger et installer des fichiers plus facilement via un réseau local et/ou en accédant à Internet.

2.2.1 Installation d'une pile TCP/IP sur MorphOS 1.4.x

Il n'y a pas de pile TCP/IP installée par défaut dans MorphOS 1.4.x. Pour pouvoir mettre sa machine en réseau sous MorphOS 1.4.x, il faut donc commencer par installer une pile TCP/IP.

Il existe aujourd'hui trois piles TCP/IP :
Attention : Miami et Miami Deluxe sont shareware et nécessitent une clé. Malheureusement il n'est plus possible de payer pour s'enregistrer à Miami/MiamiDX. Il faut donc se "débrouiller" pour en trouver une par un autre moyen. Genesis nécessite également une clé déjà fournie aux possesseurs d'AmigaOS 3.9.

Dans notre exemple, nous avons pris Miami (pour MiamiDX c'est sensiblement la même chose).
  • Téléchargez les différentes archives de Miami. l'archive principale, le programme, l'interface graphique (avec MUI) et l'aide en français (optionnel).
  • Décompressez toutes les archives en RAM.
  • Corrigez le script d'installation avant d'installer Miami, il faut éditer le script d'installation sinon elle ne fonctionnera pas sur MorphOS. Pour cela il faut aller dans le répertoire "Miami32b_Install" et éditer le fichier "Install_Miami" (avec n'importe quel éditeur de texte comme par exemple ED ou Scribble). Il faut commenter les lignes 111 à 121 (celles où des tests sont effectués pour vérifier que la bibliothèque muimaster.library est installée et en version 3.8). Pour cela, il suffit d'ajouter un ";" au début de chaque ligne à commenter du script.
  • Lancez le script d'installation. Suivez les choix par défaut. Attention il faut créer un répertoire Miami sinon les fichiers seront copiés "en vrac" sur le disque.
  • Installez l'aide française optionnelle.
  • Redémarrez afin que l'assignation de Miami: soit prise en compte par la user-startup.
2.2.2 Installation de MOSNet

Après voir décompressé l'archive de MOSNet par exemple en RAM:, cliquez sur "Install" pour lancer l'installation. Pour cela choisissez "Intermediate user" et sélectionnez un répertoire d'installation, par exemple "SYS:MOSNet/".

Ajoutez les lignes suivantes à la fin de votre fichier S:user-startup à l'aide de votre éditeur favori :

Assign MOSNet: SYS:MOSNet
Assign LIBS: MOSNet:Libs ADD
Path MOSNet:C ADD
Run >nil: MOSNet:MOSNet

Note : la dernière ligne est facultative. Elle permet à la pile TCP/IP de se lancer automatiquement à chaque démarrage. Si par la suite, vous utilisez l'utilitaire "viarhine-wakeup" placez l'appel de cet outil avant le démarrage de la pile TCP/IP.

Ensuite, si vous êtes en DHCP(*) vérifiez dans le fichier MOSNet:db/interfaces la présence de la ligne suivante (si vous n'utilisez pas la carte réseau standard du Pegasos il faut décommenter l'autre ligne) : eth0 DEV=DEVS:networks/via_rhinepci.device UNIT=0 IP=DHCP UP

Si vous n'êtes pas en DHCP, il faudra éditer les fichiers "MOSNet:db/interfaces" et "MOSNet:db/resolv.conf". Reportez-vous à la partie "ADSL sur Pegasos" pour plus de détails.

Redémarrez ensuite votre Pegasos. La pile devrait normalement se lancer automatiquement. Pour optimiser les transferts (notamment avec Samba), ajoutez les lignes suivantes dans MOSNet:db/general.config :

TCP_SendSpace=16384
TCP_RecvSpace=16384

Pour ne plus avoir d'interface graphique au lancement de la pile, entrez, toujours dans MOSNet:db/general.config : OPENGUI=NO

(*) : voir "Connexion d'un Pegasos à un réseau LAN en DHCP (Internet via modem ADSL)"

2.2.3 ADSL sur Pegasos

Voir l'article écrit par Fabien Coeurjoly : En Pratique : connexion à Internet en ADSL avec MiamiDX. L'article peut convenir pour d'autres types d'ordinateurs.

2.2.4 ADSL avec une Freebox (France seulement)

Voir l'article écrit par Vincent Loubry : En pratique : la Freebox sur Amiga.

2.2.5 Connexion d'une machine à un réseau LAN (Internet via modem ADSL)

On suppose ici que le réseau est constitué :
  • D'un modem ADSL Ethernet.
  • D'un routeur faisant le lien entre Internet (le WAN ou Wide Area Network) et le réseau local (le LAN ou Local Area Network).
  • D'une ou plusieurs machines déjà présentes sur le routeur (entre autres des PC).
Remarque : si vous n'avez pas de routeur mais que vous avez une Freebox, vous pouvez l'utiliser directement comme routeur (Cf. paragraphe précédent : elle remplace, dans ce cas, à la fois le routeur et le modem ADSL).

Étape 1 : Connectiques
  • Modem ADSL branché à la prise téléphonique avec filtre ADSL.
  • Routeur <-> WAN (Modem ADSL) reliés par câble droit RJ-45.
  • Routeur <-> Machines du LAN reliées par câbles croisés RJ45.
Le routeur permet à plusieurs machines du LAN de partager une même connexion Internet en faisant correspondre à une adresse Internet attribuée par le FAI plusieurs adresses LAN avec numéro de port. Pour plus d'informations sur les routeurs, voir : www.commentcamarche.net/lan/routeurs.php3.

On branche donc la machine sur le routeur via un câble croisé RJ-45.

Étape 2 - Configuration du réseau

Il faut activer le DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol) sur le routeur. Comme son nom l'indique, cela va permettre au routeur d'affecter des adresses IP automatiquement aux machines connectées au LAN. Pour plus d'informations sur le DHCP, voir www.commentcamarche.net/internet/dhcp.php3.

Étape 3 - Configuration de la pile TCP/IP

Ici on considère que la pile utilisée est Miami.
  • Lancez MiamiInit (dans le répertoire installé de Miami).
  • Cliquez sur "Continue".
  • Choisissez "other SANA-II driver" et faites "Continue".
  • Saisissez le nom du device Ethernet Pegasos : "Devs:Networks/via_rhinepci.device" dans "Device", laissez Unit à 0.
  • Cliquez sur "Continue".
  • Miami affiche alors une boîte de dialogue avec le texte "Contacting RArp server please Wait".
  • Subnetmask : laissez 255.255.255.0.
  • Default gateway : 192.168.0.1 (IP du routeur sur le LAN).
  • DNS : 192.168.0.1 (IP du routeur sur le LAN).
Remarque : si la machine se bloque durant la configuration (cela arrive parfois sur Pegasos I), il faut alors tout saisir manuellement (après avoir déconnecté le câble Ethernet du Pegasos). Il faut ensuite choisir une adresse IP pour le Pegasos, par exemple 192.168.0.100. Cette adresse doit alors être définie comme statique sur le routeur (consulter la documentation du routeur pour cela).

Avec MOSNet, vérifiez dans le fichier MOSNet:db/interfaces la présence de la ligne suivante si vous utilisez la carte réseau standard du Pegasos : eth0 DEV=DEVS:networks/via_rhinepci.device UNIT=0 IP=DHCP UP

Si vous utilisez une carte PCI RTL8139, commentez la ligne VIA-Rhine en ajoutant un "#" devant et décommentez la ligne suivante : eth1 DEV=DEVS:networks/rtl_8139pci.device UNIT=0 IP=DHCP UP

Adaptez ces noms de pilotes réseau en fonction du vôtre, cela peut être "mv6436x_eth.device" pour l'Ethernet Gigabit du Pegasos II ou bien "mpc52xx_eth.device" pour l'Ethernet 10/100 de l'Efika 5200B.

Étape 4 - Lancement de la pile TCP/IP

Avec Miami :
  • Lancez la pile TCP/IP.
  • Reconnectez le câble RJ45 s'il est déconnecté.
  • Lancez Miami et vérifiez les paramètres TCP/IP (on peut alors les repasser en DHCP s'il a fallu les mettre en statique pendant la configuration).
  • Enfin, pour démarrer la pile cliquez sur "Online".
Avec MOSNet :

Redémarrez votre machine si vous avez ajouté le démarrage de la pile dans votre fichier "s:user-startup", sinon lancez là à la main en saisissant la commande suivante dans un Shell : Run >nil : MOSNet:MOSNet

Étape 5 - Test de la pile TCP/IP
  • Sur le LAN, au moyen de la commande "ping" à partir du Shell :
    ping 192.168.0.1 (routeur)
    ping 192.168.0.101 (machine1 - s'il y a une machine avec cette adresse IP)
  • Sur le WAN/Internet, au moyen de ping ou avec un navigateur Internet comme Voyager (installé par défaut dans le répertoire "Apps"), ou encore par un FTP (sous Shell en ligne de commande).
2.2.6 Partager des fichiers avec une autre machine

Partage de fichiers par FTP

La manière la plus simple à mettre en place est le partage de fichiers par FTP. Pour cela, il faut installer un serveur FTP sur votre machine ou sur l'autre machine.

Votre machine MorphOS comme client FTP

Sur un PC, on peut par exemple installer le serveur FTP EFTP qui est gratuit pour les particuliers. Sa configuration est assez simple et intuitive : il faut configurer un utilisateur et des répertoires "download" et "upload" sur le PC et lancer le serveur. Sur la machine MorphOS, il suffit alors de faire du FTP soit en ligne de commande via le Shell (commande "ftp"), soit avec un logiciel comme AmiTradeCenter.

Votre machine MorphOS comme serveur FTP

Sur MorphOS, on peut installer RC-FTPd comme serveur FTP et se servir du PC comme client FTP.

Pour le configurer :
  • Lancez la pile TCP/IP (Miami) mais ne pas la mettre online (sinon cela peut poser des problèmes pendant la configuration).
  • Allez dans "Prefs".
  • Sélectionnez "Users" dans le menu de gauche puis cliquez sur "Add" dans la partie droite de la fenêtre pour ajouter un nouvel utilisateur. Choisissez-lui un nom et un mot de passe.
  • Enfin vérifier que la colonne "0" est cochée (cela correspond au groupe "0").
  • Sélectionnez "Groups" dans le menu de gauche puis cliquez sur "Add". Choisir un répertoire, lui donner un alias "toto" et choisir les droits qu'aura le client FTP (par exemple cocher "Read", "Write", "Delete", "Subdirs" dans la colonne "0").
  • Quittez les préférences, et lancez la pile TCP/IP.
  • Passez le serveur FTP de "FTP closed" à "FTP open".
Votre serveur FTP est maintenant fonctionnel et accessible sur votre réseau LAN.

Sur RC-FTPd voir l'article de Jérôme Chappuis : obligement.free.fr/articles/rcftpd.php et pour plus d'informations sur les réseaux en général sur Amiga et Pegasos, visitez le site Amiga en reseau.

2.2.7 Utilisation de MorphOS et de votre machine à distance

L'utilisation de votre machine MorphOS à distance peut être très pratique, par exemple si vous voulez utiliser votre machine en étant installé dans votre jardin et au moyen d'un ordinateur portable Wi-Fi ou bien encore de votre bureau, à la pause en y accédant par Internet. Tout est possible à partir du moment où vous pouvez contrôler le bureau MorphOS de votre machine à distance.

Serveur VNC sur MorphOS

Pour utiliser votre machine sous MorphOS à distance il faut utiliser un serveur VNC. VNC (Virtual Network Connection) est un protocole réseau multi plates-formes permettant l'utilisation d'une machine (le serveur) depuis une autre machine (le client). Dans notre cas, il s'agit donc d'utiliser une machine sous MorphOS (le serveur) depuis une autre machine cliente (PC, Mac, Amiga, etc.).

Depuis août 2005, un serveur VNC est disponible pour MorphOS : binaryriot.com/dreamolers/vncserver/.

Son utilisation est assez simple car le logiciel se limite à trois onglets.
  • Un premier onglet "Status" affiche quels sont les clients VNC qui sont connectés.
  • Le second onglet "Settings" affiche les paramètres du serveur VNC (laisser les paramètres par défaut).
  • Le troisième onglet "Access list" affiche la liste des adresses IP des machines autorisées à se connecter. Le plus simple est de n'autoriser que des adresses IP de machines spécifiques.
Pour faire fonctionner le serveur, le plus simple est de laisser les paramètres par défaut et de ne spécifier que l'adresse IP du client.

Il ne faut pas oublier de lancer une pile TCP comme MiamiDX ou AmiTCP avant le serveur VNC, pour ne pas avoir le message d'erreur "Unable to find bsdsocket.library".

En cas de problème, n'oubliez pas dans MiamiDX (ou AmiTCP) de permettre l'utilisation du port 5900 (personnellement, je n'ai pas eu à le faire).

Client VNC sur PC / Windows XP/2000/NT

Le serveur lancé, il faut maintenant un client pour se connecter. Pour Windows, on peut utiliser le client VNC suivant : www.realvnc.com/download.html.

Remarque : le client VNC Windows a besoin d'un nom de machine et pas d'une adresse IP seule. Si votre machine sous MorphOS n'est pas reconnue (ping machine_morphos ne repond pas), il faut mettre à jour le fichier C:\WINDOWS\system32\drivers\etc\hosts et ajouter une ligne contenant l'adresse IP de votre machine MorphOS suivie de son nom.

Exemple de fichier C:\WINDOWS\system32\drivers\etc\hosts :

127.0.0.1 localhost
192.168.0.101 machine_morphos

Pour une connexion en dehors de votre réseau privé (LAN), par exemple depuis Internet, n'oubliez pas d'ouvrir les ports nécessaires sur votre firewall (par défaut le 5900).

Amivnc

Client VNC sur MorphOS

Il existe un client VNC pour MorphOS : TwinVNC. Pour plus d'information, voir directement le site qui est en français et qui contient une documentation en ligne.

Client VNC sur Mac OS X

Il existe plusieurs clients VNC sur Mac OS X, le plus répandu et le plus simple d'utilisation étant OSXvnc : www.redstonesoftware.com/vnc.html.

Autre serveur VNC côté MorphOS

Cela n'a aujourd'hui plus beaucoup d'intérêt depuis qu'il existe un serveur VNC pour MorphOS, mais on peut également utiliser le logiciel Amiga AmiVNC (sur Aminet) qui est un serveur VNC pouvant fonctionner sous MorphOS en mode 68k grâce à son support CyberGraphX.

N'étant pas dédiée à MorphOS, cette version a les inconvénients suivants :
  • Elle est assez lente.
  • Il n'y a apparemment pas moyen de déplacer les fenêtres d'Ambient à la souris.
  • Les couleurs ne sont pas en 24 bits (ce problème se corrige peut-être, je n'ai pas encore trouvé comment).
Après avoir récupéré l'archive d'AmiVNC sur Aminet, et après l'avoir décompressée sous MorphOS, il faut récupérer l'exécutable "AmiVNC.060" qui se trouve dans l'arborescence "Executable/RTG & Planar". Cet exécutable seul est suffisant pour une utilisation sous MorphOS et peut-être placé n'importe où dans votre environnement.

Avant tout il faut lancer votre pile TCP/IP (MiamiDX ou AmiTCP). La première fois il faut lancer AmiVNC.060 avec l'option -pMonMotDePasse où MonMotDePasse est le mot de passe qu'il faudra utiliser avec le client VNC. Cette commande aura pour effet de créer le mot de passe qui sera sauvegardé.

Ensuite, il suffit de lancer "AmiVNC -a" pour lancer le serveur (sur 3DFX Voodoo sans l'option -a les couleurs sont complètement fantaisistes, cette option ne résout pas le problème du nombre de couleurs qui semble être 256). L'option -v permet, par ailleurs, d'avoir un mode verbeux (en cas d'erreur c'est pratique).

En résumé c'est très simple :
  • AmiVNC.060 -pMonMotDePasse -v : création du mot de passe.
  • AmiVNC.060 -a -v : lancement du serveur.
Pour le détail sur toutes les options voir le site AmiVNC de Stéphane Guillard : s.guillard.free.fr/AmiVNC/AmiVNC.htm ou directement les sources dans l'archive.

2.2.8 Liaison sans fil Wi-Fi

Ce paragraphe décrit deux méthodes possibles afin de relier une machine sous MorphOS à un réseau via une connexion sans fil de type Wi-Fi.

Utilisation d'une carte Ethernet sans fil

Il existe un pilote SANA-II nommé prism2.device, qui permet d'utiliser des cartes Ethernet sans fil 11 Mbits/s sur MorphOS. Ce pilote a aujourd'hui un certain nombre de limitations :
  • Support des cartes sans fil PCMCIA à base du jeu de composants Prism II et de ses variantes seuls.
  • Seul le Wi-Fi 802.11b (11 Mbits) est supporté, mais pas le 802.11g.
  • Encryptage WEP (10 ou 26 chiffres) mais pas WPA.
Le pilote Prism2 peut être téléchargé sur Aminet. Se reporter à l'article suivant pour l'installation : obligement.free.fr/articles/wifi_pegasos_morphos.php.

Utilisation d'un point d'accès Wi-Fi

Cette méthode est plus générique puisqu'elle peut être également utilisée pour une console de jeux ayant une connexion réseau mais pas une connexion sans fil.

Il s'agit ici d'utiliser simplement la carte réseau de votre machine sans ajouter de carte Wi-Fi supplémentaire, en reliant la machine directement au point d'accès Wi-Fi. Parfois certains vieux routeurs se "reflashent" en point d'accès ou même commutent en point d'accès. Il suffit alors de paramétrer le point d'accès à partir d'un PC ou d'un Mac, puis de le brancher directement sur la prise réseau de votre machine MorphOS. Il y a juste besoin de configurer la pile TCP/IP sous MorphOS comme décrit précédemment. Votre machine MorphOS voit alors une connexion réseau classique. Il n'y a pas besoin d'installer de pilote spécifique ou autre. Bien sûr, dans ce cas cela signifie que le routeur doit être relié à la prise téléphonique et cette solution ne conviendra peut être pas à tout le monde.


2.3 Développement [retour au plan]

2.3.1 SDK

Le SDK (Software Development Kit) officiel de MorphOS fournit un environnement complet pour créer des applications pour MorphOS. Il contient les éléments suivants :
  • Les includes MorphOS (pour l'API native MorphOS).
  • Les includes pour bibliothèques standards C et C++.
  • Documentation de l'API de MorphOS et code d'exemple.
  • Deux compilateurs GCC, version 2.95.3 et 4.4.5.
  • Une chaîne d'outils ("toolchains"), un par compilateur, jeux d'utilitaires pour la programmation.
  • Scribble, un éditeur de texte dédié à la programmation.
  • Le langage de script Perl (utilisé par certains outils du SDK).
La première étape de l'installation est de télécharger l'archive du SDK sur www.morphos.net/. Le SDK est fourni sous forme d'une archive Lha qui doit être décompressée. La façon la plus simple de la décompresser est de cliquer sur l'archive avec le bouton droit de la souris et de sélectionner "Extract". Après décompression, un répertoire nommé "morphossdk" est créé avec dedans, un gros fichier "sdk.pack" et l'utilitaire "Installer". Double-cliquez sur ce dernier : le seul choix offert à l'utilisateur est la destination du répertoire d'installation. Ensuite, il ne reste plus qu'à regarder la barre de progression...

Après l'installation, un redémarrage de votre ordinateur est nécessaire pour mettre à jour les assignations et chemins ("paths") du système.

2.3.2 Choix du compilateur

Comme mentionné précédemment, le SDK dispose de deux compilateurs : l'ancien mais fiable 2.95.3 et le moderne 4.4.5. Il existe un outil nommé "GCCSelect" dans le SDK qui permet un changement rapide entre ces deux compilateurs. Tapez simplement dans un Shell "GCCSelect 2.95.3" ou "GCCSelect 4.4.5" pour changer de compilateur. GCCSelect permet de réaliser les liens symboliques de la bonne version de GCC et des ses outils, ainsi le compilateur est toujours nommé "gcc" ou "g++", quel que soit la version choisie.

Lequel choisir ? Cela dépend du code à compiler et d'autres contraintes. Voici quelques points à prendre en compte :
  • Le 2.95.3 compile plus rapidement et consomme moins de mémoire.
  • Pour du code ancien, le 2.95.3 devrait être meilleur. GCC 4 produit des tonnes d'alertes, et même des erreurs, qui passent bien avec l'ancien compilateur.
  • Pour les nouveaux projets, en particulier en C++, GCC 4 est recommandé car l'ancien ne reconnaît tout simplement pas les standards modernes.
  • GCC 4 produit généralement du code plus rapide (mais parfois aussi plus gros, cela dépend des options d'optimisation).
  • GCC 4 est un compilateur assez nouveau et complexe, il devrait avoir plus de bogues que le 2.95.3.
En gros, utilisez GCC 4 et ne passez au 2.95.3 seulement quand cela est nécessaire.

2.3.3 Outils de développement et bibliothèques
  • Makefile automatique : Un makefile permettant de générer toute une arborescence de makefile est disponible : cgenre.dev.free.fr/.
  • Feelin : Feelin est un système orienté objet créé pour AmigaOS puis porté sur MorphOS. Il s'agit d'un outil composé d'une petite bibliothèque partagée (le coeur du système objet), qui offre tout ce qu'il faut pour créer un environnement objet complet et d'un système extensible pour créer et gérer des interfaces graphiques MUI. Site originel : www.feelin.fr. Portage MorphOS : yellowblue.free.fr/.
  • IDE : Il n'y a pas véritablement d'IDE (Integrated Development Environment) complet sur MorphOS. Le SDK est aujourd'hui la suite d'outils de développement la plus complète avec l'editeur Scribble. Un IDE commercial incluant GoldEd 8 ainsi qu'un certain nombre d'outils C/C++ et LISP est également disponible, il s'agit de Cubic IDE (www.dietmar-eilert.net/cubic/index.htm). Enfin, il existe un projet d'IDE en cours de développement : AmIDE.
2.3.4 API 3D

Il existe plusieurs implémentations d'OpenGL sur MorphOS. Elles sont cependant incomplètes par rapport aux versions que l'on peut trouver sur Linux, Windows ou Mac OS X par exemple.

TinyGL

C'est l'implémentation matérielle OpenGL la plus complète sur MorphOS (issue d'une première version avec un rendu entièrement logiciel). Le rendu matériel 3D n'est possible qu'avec certaines cartes graphiques (Cf. précédemment). Certains jeux comme Shogo, WipEout 2097, Freespace, Quake 2 et 3 tournent sur MorphOS avec accélération 3D matérielle. Les cartes graphiques utilisées ne permettent pour l'instant pas de tirer parti des shaders (vertex et pixel - pourtant sur certaines Radeon d'un point de vue purement matériel c'est possible). Les fichiers spécifiques au développement avec cette bibliothèque sont disponibles dans le SDK de MorphOS. Voir également 3d.morphos-team.net.

A propos d'OpenGL, voici un lien avec près de 300 liens reliés à OpenGL et triés par sous-catégories en anglais : www.dmoz.org/Computers/Programming/Graphics/Libraries/OpenGL/.

SDL : Simple Direct Media Layer

Ce sont des bibliothèques multiplates-formes permettant un accès bas niveau à l'audio, au clavier, la souris, la manette, l'accélération 3D via OpenGL et vidéo 2D (encapsulation de TinyGL). Ces bibliothèques sont utilisées comme base pour de nombreuses applications Open Source. Son SDK est disponible sur morphos-files.net/download/PowerSDL_SDK. Site officiel : www.libsdl.org.

MiniGL

Il s'agit d'une implémentation d'OpenGL permettant de faire un rendu matériel (la 3D gérée par les GPU) sans les displays lists (mais il y a, à la place, les vertex arrays), et sans les lights, les pixel et vertex shaders. MiniGL appartient à Hyperion et ne doit normalement être compilé que pour du code tournant sur AmigaOS. Il y a donc un problème de licence avec MorphOS. Donc si vous voulez utiliser MiniGL sous MorphOS en étant en conformité avec la licence, il faut compiler son programme pour 68k ou WarpOS, ce qui n'est pas l'idéal. Elle est cependant disponible sur wuarchive.wustl.edu/aminet/dev/c/minigl.lha. Cette API n'est pratiquement plus utilisée.

StormMesa

Implémentation de Mesa. Voir www.haage-partner.de/download//Amiga/3DWorld/StormMesa/. Cette API n'est pratiquement plus utilisée.

Moteur physique ODE

Le moteur physique "Open Dynamics Engine" ou ODE est une bibliothèque Open Source multiplates-formes C/C++, permettant de simuler la dynamique rigide des corps (détection de collision, frottements et autre.). ODE permet de simuler le comportement des véhicules, des objets dans les environnements de réalité virtuelle et des créatures virtuelles. Il est actuellement employé dans beaucoup de jeux vidéo, dans des modeleurs et outils 3D ainsi que dans des outils de simulation. Il est disponible sur aminet.net/dev/misc/ode_mos.lha. Site officiel : www.ode.org.

2.3.5 Autres langages de programmation

Bien entendu, d'autres langages que le C/C++ sont disponibles. Parmi les plus populaires :
2.3.5 Liens

2.4 Émulation de logiciels Amiga 68k [retour au plan]

MorphOS est compatible avec une logithèque AmigaOS très conséquente (AmigaOS 68k, WarpOS, PowerUP et même un peu d'AmigaOS 4.0 avec OS4Emu). Mais il n'est pas capable de lancer directement des applications utilisant les puces des Amiga Classic (OCS, ECS ou AGA).

Afin de faire fonctionner ces applications, vous pouvez passer par l'intermédiaire d'UAE (Unix Amiga Emulator) et sa version nommée "E-UAE" disponible sur MorphOS. Il pourra faire tourner aussi bien un système 3.9 complet que des vieux jeux en OCS/ECS ou AGA.

Pour utiliser au mieux E-UAE, lire les articles sur l'utilisation de E-UAE et l'intégration de E-UAE dans Ambient.

Enfin, pour obtenir de nombreux logiciels Amiga 68k téléchargeables légalement avec les paramètres de compatibilités propres à UAE, le site Back To The Roots est très intéressant.


2.5 Tutoriels sur MorphOS [retour au plan]

Voici une sélection de tutoriels divers dédiés à MorphOS :

2.6 Sites consacrés à MorphOS et téléchargements [retour au plan]

2.6.1 Sites consacrés à MorphOS
2.6.2 Téléchargement

Logiciels MorphOS natifs.
Divers logiciels compatibles MorphOS.

3. Les machines compatibles avec MorphOS [retour au plan]

3.1 Pegasos [retour au plan]

3.1.1 Présentation

Le Pegasos est un ordinateur basé sur une carte mère microATX utilisant les processeurs RISC PowerPC d'IBM et/ou Freescale (divers processeurs G3 et G4). Grâce à sa conception modulaire, le Pegasos est adapté à de multiples utilisations. Les standards comme l'USB 1.1, le PCI et l'AGP y sont intégrés afin d'y connecter de nombreux périphériques. Cet ordinateur a été créé par Gerald Carda et Thomas Knabel de la société allemande bPlan. Le Pegasos fut commercialisé par Genesi jusqu'en 2003, et il n'est donc disponible qu'en occasion (100 à 200 euros).

Cette machine a subit de nombreuses évolutions depuis ses premiers pas. Le Pegasos a été annoncé en le 8 décembre 2000. Sa première conception fut basée sur une carte d'évaluation nommée Teron et fournie par la société américaine MAI Logic. Mais bPlan redessina complètement la carte à partir de l'automne 2001. Cette seconde conception de Pegasos fut vendue durant l'été 2002, sous un programme baptisé "Betatester" pour toute personne intéressée pour tester la carte en situation réelle. L'histoire témoigna de problèmes de corruptions de données imputés au northbridge alors utilisé, l'Articia S, développé par MAI Logic. Apparurent alors, en décembre 2002, les Pegasos pourvus du correctif April à l'Amiga Show d'Aix-la-Chapelle en Allemagne, puis les Pegasos April2 en mars 2003. Du constat que certains problèmes ne pourraient jamais être résolus (notamment avec le module processeur G4), compliqués par la relation tendue avec MAI et des problèmes d'approvisionnement en Articia, Genesi annonça en avril 2003 l'abandon du Pegasos I, et le développement de son successeur, le Pegasos II, aux spécificités revues et équipé d'un northbridge de chez Marvell, le Discovery II.

Le Pegasos se présente comme une machine unique, ce n'est ni un clone de PC ni un clone de Macintosh, même si leurs caractéristiques sont proches. Le Pegasos peut faire tourner plusieurs systèmes d'exploitation comme MorphOS, Linux (Debian, Gentoo, Yellow Dog Linux,...) ou encore Mac OS X via l'émulateur Mac-On-Linux. Même si le Pegasos n'est pas reconnu officiellement comme un Amiga, beaucoup des membres de la communauté le considère comme un Amiga de nouvelle génération.

Une chronologie complète du Pegasos est disponible sur obligement.free.fr/articles/chronologie_pegasos.php.

3.1.2 Les spécifications du Pegasos I
  • Carte microATX CHRP (236x172 mm).
  • SmartFirmware/Open Firmware.
  • Bus système à 100 MHz.
  • Northbridge MAI Logic Articia S (A660BNGP).
  • Southbridge VIA VT8231.
  • Processeur PowerPC G3 750 à 600 MHz, ou rarement G4 7447 à 1 GHz (sur carte fille).
  • Deux connecteurs SDRAM PC133 jusqu'à 2 Go.
  • Trois bus PCI 32 bits 33 MHz avec carte en équerre en option.
  • Un bus AGP x2.
  • Quatre connecteurs USB 1.1 (deux externes, un interne, un sur le port AGP).
  • Trois ports IEEE1394/FireWire 100, 200 et 400 Mb/s (deux externes, un interne).
  • Un port Ethernet 10/100 Mb/s.
  • Puce sonore Sigmatel STAC 9766 intégrée : entrée et sortie ligne MiniJack 3,5", entrée micro, sortie numérique optique (S/PDIF).
  • Connecteur interne pour interface infrarouge.
  • Deux connecteurs IDE ATA 100 pour connecter jusqu'à quatre périphériques.
  • Un connecteur pour lecteur de disquette SUGAR 34 points.
  • Deux connecteurs PS/2 pour clavier et souris.
  • Un port série RS232 DB9.
  • Un port parallèle DB25.
  • Un port DB15 pour manette ou interface MIDI.
Pegasos I Pegasos I

3.1.3 April

Le Pegasos est donc sorti en plusieurs versions :
  • Pegasos I (se dit aussi Pegasos "non-aprilisé" ou "Betatester").
  • Pegasos I April.
  • Pegasos I April2.
April est le nom du correctif matériel pour le northbridge Articia S. Dans sa première version, il règle un certain nombre de problèmes de l'Articia S, et encore plus dans sa version 2. La plupart des Pegasos "non-aprilisés" ont été échangés gratuitement contre des versions avec April. Le mot "April" vient d'un jeu de mot "no MAI (May) without April" signifiant que l'Articia, la puce de la société MAI, n'a aucun intérêt technique pour le Pegasos sans le correctif April. Ceci s'est avéré vrai en fin de compte car la société MAI a fait faillite suite à de nombreux procès.

Pour reconnaître les différentes versions de Pegasos I, il faut observer la carte mère (cliquer sur l'image pour l'agrandir) :

Pegasos I ou "Betatester" sans April : il n'y a pas de puce supplémentaire au bord de l'Articia S.

Pas d'April

April : deux puces supplémentaires en "oreilles de Mickey". L'une des puces est légèrement alignée à droite sur l'un des bords de l'Articia S.

April 1

April2 : deux puces supplémentaires en "oreilles de Mickey". L'une des puces est centrée par rapport à l'Articia S.

April 2

3.1.4 La carte processeur

Le processeur du Pegasos n'est pas soudé à la carte mère mais fournie sur une carte fille interchangeable. Cela permet une mise à jour aisée.

PowerPC G3 750CXe
Une carte processeur G3 750CXe à 600 MHz pour Pegasos

Les modules processeur G4 à 1 GHz sont équipés d'un ventilateur, alors qu'aucun système de refroidissement n'est nécessaire pour les G3. Les cartes processeur construites sont celles à base de G3 750CXe à 600 MHz de IBM et de G4 MPC7447 à 1 GHz de Motorola. Malheureusement, les cartes avec G4 fonctionnent très mal avec le Pegasos I et peu ont été construites/diffusées.

Les cartes processeur pour Pegasos II ne sont pas utilisables sur Pegasos I et vice versa.

3.1.5 Les problèmes rencontrés

Les principaux problèmes connus pouvant être rencontrés sur Pegasos I sont les suivants :
  • Disques durs ou lecteurs CD/DVD non-reconnus : il faut vérifier que ces périphériques IDE sont branchés à l'aide de câbles 80 broches et non 40 broches.
  • Certaines séries de Pegasos I April ne possèdent pas d'adresse MAC.
  • Les Pegasos I font une distorsion du son lors de certaines opérations graphiques (défilement de lourdes pages HTML par exemple) avec les cartes graphiques Radeon. Ce problème a été estompé dans les dernières révisions du pilote.
  • Des problèmes dus à l'Articia S. Ces problèmes ont été en partie corrigés par la puce April puis April2.
  • Le VIA8231 bloque l'IDE dans certaines conditions, notamment avec l'utilisation de périphériques sur les deux ports IDE. Ce problème est corrigé de façon logicielle dans MorphOS (version 1.4.2 et supérieure) et les autres systèmes d'exploitation.
  • Non-reconnaissance des claviers USB sous le SmartFirmware 1.1 et moins.
  • Bouger la souris durant le lancement de le SmartFirmware interrompt son exécution. Le problème a été résolu avec la version 1.1 du SmartFirmware.
  • Pas de possibilité de mettre une carte tuner TV sur Pegasos I s'il possède une carte vidéo sur le port AGP.
  • Corruption de données lors de l'utilisation de deux barrettes de mémoire différentes : utiliser une seule barrette ou bien deux barrettes strictement identiques.
  • Blocage au firmware "unable to boot or load" : cela arrive avec certaines combinaisons de mémoires et disques durs. Il faut donc ajouter/enlever de la mémoire ou changer de disque dur.
  • J'ai deux barrettes de mémoire et le démarrage de MorphOS s'arrête au papillon : vérifiez que vos barrettes sont compatibles et essayez d'échanger la place des deux barrettes.
  • Sur Pegasos I et MorphOS 2.x, l'installation d'une carte USB 2.0 provoque un ralentissement du système. Il n'y a pas encore de solution à ce problème.
  • Problème d'intégrité de la mémoire. Cela empêche notamment au Pegasos de démarrer (l'Open Firmware vérifie l'intégrité de la mémoire avant de lancer un système). Voici une procédure permettant de contourner ce problème : 1 = Éteindre le Pegasos. 2 = Débrancher le Pegasos du secteur. 3 = L'allumer sans qu'il soit sur le secteur (ça permet de vider les derniers condensateurs). 4 = Démonter la mémoire. 5 = Rebrancher le Pegasos. 6 = Allumer puis éteindre le Pegasos (allumer sans barrette mémoire permet au firmware de perdre la configuration mémoire). 7 = Débrancher de nouveau le Pegasos. 8 = L'allumer sans qu'il soit sur le secteur (ça permet de vider les derniers condensateurs). 9 = Remonter la mémoire. 10 = Rebrancher le Pegasos (il va alors recalculer la configuration mémoire optimale).
  • Avoir deux cartes graphiques : la solution pour utiliser une Radeon et une deuxième carte graphique est d'avoir une Radeon PCI + une deuxième carte qui ne soit pas une Radeon (le firmware des Pegasos, et sûrement aussi de l'Efika 5200B, initialise une et une seule carte graphique, la première qu'il trouve). Cette deuxième carte doit également être placée dans un port initialisé après celui de la Radeon (donc soit un port PCI moins prioritaire, soit le port AGP).

3.2 Pegasos II [retour au plan]

3.2.1 Présentation

Le Pegasos II est un ordinateur basé sur une carte mère microATX utilisant les processeurs RISC PowerPC d'IBM et/ou Freescale (divers processeurs G3 et G4). Grâce à sa conception modulaire, le Pegasos II est adapté à de multiples utilisations. Les standards comme l'USB 1.1, le PCI et l'AGP y sont intégrés afin d'y connecter de nombreux périphériques. Cet ordinateur a été créé par Gerald Carda et Thomas Knabel de la société allemande bPlan. Le Pegasos II fut commercialisé par Genesi jusqu'en novembre 2006, et il n'est donc disponible qu'en occasion (200-250 euros avec un PowerPC G3, 300-350 euros avec un G4).

Le Pegasos II est le successeur du Pegasos. Suite aux problèmes liés au northbridge Articia, la société bPlan préféra choisir un autre northbridge comme base de son ordinateur, le Discovery II de chez Marvell. Cinq révisions de Pegasos II se sont succédées, de 2B1 à 2B5.

Le Pegasos II se présente comme une machine unique, ce n'est ni un clone de PC ni un clone de Macintosh, même si leurs caractéristiques sont proches. Le Pegasos II peut faire tourner plusieurs systèmes d'exploitation comme MorphOS, Linux (Debian, Gentoo, Yellow Dog Linux,...), AROS, AmigaOS 4, OpenSolaris ou encore Mac OS X via l'émulateur Mac-On-Linux. Même si le Pegasos II n'est pas reconnu officiellement comme un Amiga, beaucoup des membres de la communauté le considère comme un Amiga de nouvelle génération.

Depuis janvier 2006, Genesi a mis librement à disposition des membres de www.power.org la documentation, les schémas techniques et la liste des composants de la carte Pegasos II rev.2b5. Le Pegasos II devenant ainsi un ordinateur "Open Hardware", chacun étant libre d'en réaliser une copie ou un clone. Les documentations sont disponibles sur www.power.org/members/developers/downloads/genesi_pegasosppc (vous devez vous enregistrer sur www.power.org, c'est gratuit).

3.2.2 Les spécifications du Pegasos II
  • Carte microATX CHRP (236x172 mm).
  • SmartFirmware/Open Firmware.
  • Bus système à 133 MHz.
  • Northbridge Marvell Discovery II (MV64361).
  • Southbridge VIA VT8231.
  • Processeur PowerPC G3 750 à 600 MHz ou G4 7447 à 1000 MHz (sur carte fille).
  • Deux connecteurs mémoire PC2100 DDR-266 jusqu'à 2 Go au total.
  • Un connecteur AGP x1 (compatible AGP 2.0), géré par un contrôleur PCI-X.
  • Trois bus PCI 32 bits 33 MHz avec carte en équerre en option.
  • Trois ports IEEE1394/FireWire 100, 200 ou 400 Mb/s (deux externes, un interne).
  • Un port Ethernet 1 Gigabit.
  • Un port Ethernet 10/100 Mb/s.
  • Quatre connecteurs USB 1.1 (deux externes, un interne, un sur le port AGP).
  • Puce sonore Sigmatel STAC 9766 intégrée : entrée et sortie ligne MiniJack 3,5", entrée micro, sortie numérique optique (S/PDIF).
  • Connecteur interne pour interface infrarouge.
  • Deux connecteurs IDE ATA 100 pour connecter jusqu'à quatre périphériques.
  • Un connecteur pour lecteur de disquette SUGAR 34 points.
  • Deux connecteurs PS/2 pour clavier et souris.
  • Un port série RS232 DB9.
  • Un port parallèle DB25.
  • Un port DB15 pour manette ou interface MIDI.
Pegasos II Pegasos II

3.2.3 Différences entre le Pegasos I et le Pegasos II

Le Pegasos I et son successeur, le Pegasos II sont très proches dans leur conception. Malgré tout, certains composants sont différents en raison notamment de l'utilisation d'un autre northbridge dans le Pegasos II. Le northbridge est utilisé pour contrôler et interfacer certains éléments de la carte mère. L'Articia S de chez MAI est utilisé sur le Pegasos I tandis que le Pegasos II est structuré avec le Discovery II de Marvell.

Voici les principales différences entre les deux cartes mères :
  • Northbridge Articia S pour le Pegasos I (Discovery II pour le Pegasos II).
  • Utilisation de mémoire SDRAM PC133 sur Pegasos I (SDRAM DDR PC2100 et plus pour le Pegasos II).
  • Utilisation de mémoire ECC fortement recommandée sur Pegasos I (peu importe sur Pegasos II).
  • Port AGP x2 sur Pegasos I (port AGP x1, géré par du PCI-X, sur Pegasos II).
  • Ethernet 10/100 Mb sur Pegasos I (Ethernet 10/100 Mb et 1 Gb sur Pegasos II).
  • Le Pegasos I accepte très mal les cartes processeur G4 (parfaite compatibilité sur Pegasos II).
Note : l'AGP simple vitesse n'a pas d'impact significatif (sur le Pegasos II), voire aucun selon Ralph Schmidt lorsque la mémoire de la carte est suffisamment importante pour stocker assez de textures. Cette fonction est l'une des rares influencées par la vitesse du bus AGP. En pratique, l'AGP x1 du Pegasos II est plus rapide que l'AGP x2 du Pegasos I pour accéder au processeur.

3.2.4 Open Desktop Workstation

L'ODW (Open Desktop Workstation) est une machine équipée d'une carte mère Pegasos II distribuée directement par Genesi. Sa production a été arrêtée en novembre 2006. Il s'agit en fait d'un Pegasos II équipé des éléments suivants :
  • Carte mère Pegasos II avec processeur Freescale G4 7447 à 1 GHz.
  • 512 Mo de mémoire DDR.
  • Disque dur ATA100 de 80 Go.
  • Lecteur/graveur de DVD±RW double couche.
  • Carte graphique ATI Radeon 9250 - sorties DVI, VGA et S-Video.
  • Boîtier profil bas bureau ou tour (92x310x400 mm).
  • Extension USB 2.0.
Pour plus d'informations, voir la page www.genesi-usa.com/products/opendesktop.

3.2.5 La carte processeur

Le processeur du Pegasos II n'est pas soudé à la carte mère mais fournie sur une carte fille interchangeable. Cela permet une mise à jour aisée.

PowerPC G4 7447
Une carte processeur G4 7447 à 1 GHz pour Pegasos II

Les modules processeur G4 à 1 GHz sont équipés d'un ventilateur, alors qu'aucun système de refroidissement n'est nécessaire pour les G3.

Les cartes processeur construites sont celles à base de G3 750CXe à 600 MHz de IBM et de G4 MPC7447 à 1 GHz de Motorola. Les cartes à base de G4 7447A (1,4 GHz) et 7448 (1,7 GHz) qui ont, un temps, été annoncées, ne seront pas commercialisées. Certains utilisateurs et/ou développeurs ont néanmoins des prototypes fonctionnels et d'autres utilisateurs n'ont pas hésité à surcadencer leur carte.

Les cartes processeur pour Pegasos II ne sont pas utilisables sur Pegasos I et vice versa.

3.2.6 Les problèmes rencontrés

Les principaux problèmes connus pouvant être rencontrés sur Pegasos II sont les suivants :
  • Disques durs ou lecteurs CD/DVD non-reconnus : il faut vérifier que ces périphériques IDE sont branchés à l'aide de câbles 80 broches et non 40 broches.
  • Surchauffe de certains G4 sur Pegasos II : vérifiez que le ventilateur est bien en place sur le processeur.
  • Le VIA8231 bloque l'IDE dans certaines conditions, notamment avec l'utilisation de périphériques sur les deux ports IDE. Ce problème est corrigé de façon logicielle dans MorphOS (version 1.4.2 et supérieure) et les autres systèmes d'exploitation.
  • Corruption de données lors de l'utilisation de deux barrettes de mémoire différentes : utiliser une seule barrette ou bien deux barrettes strictement identiques.
  • Blocage au firmware "unable to boot or load" : cela arrive avec certaines combinaisons de mémoires et disques durs. Il faut donc ajouter/enlever de la mémoire ou changer de disque dur.
  • J'ai deux barrettes de mémoire et le démarrage de MorphOS s'arrête au papillon : vérifiez que vos barrettes sont compatibles et essayez d'échanger la place des deux barrettes.
  • Sur Pegasos II, les révisions 2B1 à 2B4 ne peuvent pas accueillir 2 Go de mémoire répartis sur les deux bancs mémoire (2x512 Mo sont possibles et 1x2 Go devrait fonctionner). Les révisions 2B5 n'ont cette limitation.
  • Problème d'intégrité de la mémoire. Cela empêche notamment au Pegasos de démarrer (l'Open Firmware vérifie l'intégrité de la mémoire avant de lancer un système). Voici une procédure permettant de contourner ce problème : 1 = Éteindre le Pegasos. 2 = Débrancher le Pegasos du secteur. 3 = L'allumer sans qu'il soit sur le secteur (ça permet de vider les derniers condensateurs). 4 = Démonter la mémoire. 5 = Rebrancher le Pegasos. 6 = Allumer puis éteindre le Pegasos (allumer sans barrette mémoire permet au firmware de perdre la configuration mémoire). 7 = Débrancher de nouveau le Pegasos. 8 = L'allumer sans qu'il soit sur le secteur (ça permet de vider les derniers condensateurs). 9 = Remonter la mémoire. 10 = Rebrancher le Pegasos (il va alors recalculer la configuration mémoire optimale).
  • Le fait de brancher certaines cartes sur le port PCI fait allouer trop d'espace d'Entrées/Sorties à Quark, ce qui provoque le mauvais fonctionnement du VIA audio.
  • Avoir deux cartes graphiques : la solution pour utiliser une Radeon et une deuxième carte graphique est d'avoir une Radeon PCI + une deuxième carte qui ne soit pas une Radeon (le firmware des Pegasos, et sûrement aussi de l'Efika 5200B, initialise une et une seule carte graphique, la première qu'il trouve). Cette deuxième carte doit également être placée dans un port initialisé après celui de la Radeon (donc soit un port PCI moins prioritaire, soit le port AGP).

3.3 Les Amiga Classic [retour au plan]

Le développement de MorphOS a été initié sur des Amiga 4000 équipés de cartes accélératrices CyberStormPPC. Une version spéciale de MorphOS, nommée "MorphOS PowerUP Free Edition" est ainsi disponible pour les Amiga (1200, 3000, 3000T, 4000 et 4000T) ayant une carte PowerPC CyberStormPPC ou BlizzardPPC. MorphOS pour PowerUP équivaut à la version 1.4.5 et aucune version plus récente n'est disponible. Quant aux Amiga Classic, ils ne sont plus fabriqués depuis 1996 et on peut en trouver sur des sites de petites annonces.

Voici les compatibilités au niveau matériel :

Cartes graphiques
  • BVisionPPC.
  • CyberVisionPPC.
  • CyberVision64.
  • CyberVision64/3D.
  • Picasso IV.
  • Permedia 2.
  • Voodoo 2/3/4/5.
  • SiS6323.
  • SiS305.
Note : seules les cartes Voodoo ont un support de la 3D. Les écrans AGA ne peuvent pas être affichés mais l'accès à l'AGA est possible dans certaines applications.

Bus PCI
  • G-Rex.
IDE et SCSI
  • IDE interne des A1200 et A4000.
  • IDE FastATA de chez Elbox (premier canal uniquement).
  • SCSI Symbios 770.
  • SCSI Symbios 710.
Mémoire
  • Au moins 64 Mo.
Divers
  • Certaines versions de carte Delfina (avec les derniers pilotes).
  • Les cartes PCI à base de composants ForteMedia FM801 (sauf G-Rex 1200) : support intégré par OpenPCi v2 nativement.
  • Les cartes E3B commencent à être supportées complètement, pour cela installez vos pilotes et clefs d'origine puis utilisez la mise à jour MorphOS sur www.platon42.de.
  • Toutes les cartes PCI supportées sous AmigaOS 3.x sur G-Rex via OpenPCI + OpenUSB.
  • Les cartes réseau PCMCIA compatibles NE2000 utilisables avec le pilote natif fourni "cnet.device".
  • Les cartes réseau 8139 utilisables avec le pilote natif fourni "rtl_8139pci.device".
  • Les cartes réseau supportées par OpenPCI.

3.4 L'Efika 5200B [retour au plan]

L'Efika 5200B est une carte utilisant le processeur PowerPC MPC5200B de Freescale. Conçue par l'entreprise allemande bPlan, elle est dans un format propriétaire (153x118x38 mm), d'où une difficulté pour trouver un boîtier adapté, mais dispose d'un connecteur standard ATX pour l'alimenter. Cette carte, très compacte, vise essentiellement le marché des applications embarquées. Elle est silencieuse et très peu consommatrice d'énergie.

MorphOS tourne officiellement dessus en version 2.0 et supérieur depuis juillet 2008. L'ordinateur "Efika Open Client", basé sur une carte Efika 5200B, est également supporté par MorphOS. Il est à noter que la carte peut changer son adresse MAC quand la pile est faible, cela peut donc poser des soucis pour la reconnaissance de la clé d'enregistrement de MorphOS.

Efika 5200B

Les caractéristiques de l'Efika 5200B
  • Carte de dimension 153x118x38 mm avec utilisation d'un adaptateur AGP à 90°.
  • Open Firmware (Genesi Firmware 1.3, compatible avec la norme IEEE 1275, gère les BIOS x86 des périphériques).
  • Processeur PowerPC MPC5200B SoC jusqu'à 466 MHz (c'est un processeur 32 bits avec FPU basé sur le coeur e300 du 603e, il délivre 760 MIPS à 400 MHz).
  • 128 Mo de mémoire DDR à 266 MHz (configurable de 32 Mo à 512 Mo).
  • Connecteur IDE 44 broches (connecteur de 2 mm à 90° pour disque dur 2,5 pouces).
  • Un port PCI (PCI v2.2, 33/66 MHz) ou un port AGP sur le connecteur vertical (optionnel).
  • Ethernet 10/100 Mbit/s (Realtek 8201 Phyceiver).
  • Deux ports USB 1.1 OHCI.
  • Un port série RS232 D-SUB9.
  • Sortie audio stéréo, microphone et entrée S/PDIF (Sigmatel STAC 9766 AC97).
  • Port IRDA de 2400 bps à 4 Mbps.
  • Horloge RTC (gestion de l'énergie activable/désactivable).
  • Conforme à la norme RoHS.

3.5 Le mobileGT [retour au plan]

Le nom "mobileGT" réfère à la fois à une architecture d'ordinateur et une alliance de compagnies spécialisées dans la diffusion de contenus et dans la télématique. La plate-forme mobileGT vise les domaines de la construction automobile (télémétrie, navigation,...) et les appareils électroniques basés sur l'architecture Power. L'alliance mobileGT a été initiée par la compagnie Motorola (maintenant Freescale) en 2000. La page web officielle de la plate-forme est www.freescale.com/mobilegt.

Le support de MorphOS sur mobileGT n'a pas dépassé le stade du développement. Le portage de MorphOS 1.4.x sur une plate-forme mobileGT a été divulgué début 2005, il est l'oeuvre de Ralph Schmidt. La machine était équipée d'un contrôleur MPC5200B à 400 MHz, mais peut-être que d'autres variantes de mobileGT peuvent faire fonctionner MorphOS. Ces machines ont l'Open Firmware en tant que firmware.

mobileGT

mobileGT

3.6 Le Mac mini G4 [retour au plan]

Le Mac mini est un ordinateur vendu par la société Apple depuis le 22 janvier 2005. Il se caractérise par sa petite taille : son boîtier carré aux angles arrondis mesure 16,5 cm de large sur 16,5 cm de long et 5 cm de haut pour un poids de 1,3 kg. Cela en faisait, à sa sortie, le plus petit ordinateur jamais fabriqué. Son alimentation, externe, est de 85 W et elle occupe un boîtier dont le volume est un tiers de celui du Mac mini. Il est vendu sans clavier, souris ni écran.

Le Mac mini a connu deux périodes : la première où il était doté de processeurs PowerPC, et la seconde, à partir de février 2006, où les PowerPC ont laissé leur place aux processeurs Intel. Seuls les Mac mini G4 peuvent faire fonctionner MorphOS, mais ils ne sont plus fabriqués. Ils sont toutefois encore largement trouvables sur les sites de petites annonces (de 200 à 300 euros).

MorphOS pour Mac mini est disponible pour le client final depuis le 12 octobre 2009, date de la sortie de MorphOS 2.4. Avec son processeur G4 de 1,25 à 1,5 GHz et son bus système à 167 MHz, le Mac mini est la machine la plus puissante pour faire tourner MorphOS. Le point faible du Mac mini est surtout lié à la faible quantité de mémoire vidéo (32 à 64 Mo). Cela pose problème pour afficher plus d'un écran (avec 32 Mo) de grande résolution. Pour atténuer ce problème, on peut désactiver le mode d'affichage amélioré des écrans (dans la préférence "Screens", option "Enhanced Display" pour chacun des écrans).

Mac mini

Mac mini

Caractéristiques du Mac mini G4
  • Processeur PowerPC G4 7447A de 1,25, 1,33, 1,42 ou 1,50 GHz.
  • Bus interne à 167 MHz.
  • Mémoire : de 256 à 512 Mo de mémoire SDRAM DDR PC-2700 ou PC-3200 (extensible à 1 Go).
  • Carte graphique Radeon 9200 avec 32 ou 64 Mo de mémoire.
  • Disque dur : de 40 à 80 Go Ultra ATA100, 4200 ou 5400 t/min, 2,5 pouces.
  • Lecteur CD/DVD Combo Drive (écriture DVD±R x4, lecture DVD/DVD±R x8, CD x24, CD-RW x16) ou SuperDrive (écriture DVD±R x2,4, lecture CD x24, CD-RW x16).
  • Modem V.92 ou Bluetooth.
  • Un port FireWire 400.
  • Deux ports USB 2.0.
  • Un port Ethernet 10/100 Mb/s.
  • Sortie vidéo DVI.
  • Sortie audio stéréo 16 bits.
  • Haut-parleur intégré.
La compacité du Mac mini G4 est un avantage évident pour le gain de place et pour la faible consommation électrique. Mais cette compacité limite considérablement sa capacité d'extension. Pour les bidouilleurs, il est cependant possible de placer la carte mère Mac mini G4 en tour et ainsi pouvoir changer à loisir le disque dur, le graveur, et ajouter diverses options. Fabien Guiberteau a d'ailleurs rédiger un article à ce sujet. Enfin, le Mac mini est également améliorable sur quelques points (mémoire, disque dur, fréquence du processeur, etc.). Voir l'article de Guillaume Michalakakos pour plus d'information.

3.7 L'eMac [retour au plan]

L'eMac, alias "education Mac" est un ordinateur conçu par Apple, entre avril 2002 et juillet 2006. Il fut principalement dédié à l'éducation (proposées aux écoles et universités) mais il fut accessible par tous à partir de septembre 2006. C'est une machine à base de PowerPC G4 qui a la particularité d'avoir son écran (un 17" à tube cathodique) intégré à l'unité centrale. Il existe plusieurs versions différentes de cette machine :
  • eMac : PowerPC 7441 à 700 ou 800 MHz et carte graphique GeForce 2 MX, fabriqué à partir d'avril 2002.
  • eMac (ATI Graphics) : PowerPC 7445 à 800 MHz ou 1 GHz et carte graphique Radeon 7500, fabriqué à partir de mai 2003.
  • eMac (USB 2.0) : PowerPC 7447A à 1 ou 1,25 GHz et carte graphique Radeon 9200, fabriqué à partir d'avril 2004.
  • eMac (2005) : PowerPC 7447A à 1,25 ou 1,42 GHz et carte graphique Radeon 9600, fabriqué à partir de mai 2005.
MorphOS ne supporte que les versions "eMac (USB 2.0)" et "eMac G4/1.42 (2005)". Leur variante pour l'éducation (respectivement à 1.0 et 1,25 GHz) sont peut-être également compatibles mais personne ne l'a encore confirmé. Les eMac ne sont plus fabriqués mais peuvent être trouvés à faible prix sur les sites de petites annonces (moins de 100 euros est assez courant).

eMac

eMac

MorphOS pour eMac est disponible pour le client final depuis le 6 juin 2010, date de la sortie de MorphOS 2.5. Avec son processeur G4 à 1,25 GHz et son bus système à 167 MHz, l'eMac (USB 2.0) est plus rapide qu'un Pegasos II/G4 et bien moins cher. C'est encore plus vrai avec le modèle 2005 à 1,42 GHz. Il est également moins cher qu'un Mac mini G4 et dispose de la même puissance que les modèles d'entrée de gamme de ce dernier. Le point faible de l'eMac est surtout lié à la faible quantité de mémoire vidéo (32 Mo) pour la variante eMac (USB 2.0). Cela pose problème pour afficher plus d'un écran de grande résolution. Pour atténuer ce problème, on peut désactiver le mode d'affichage amélioré des écrans (dans la préférence "Screens", option "Enhanced Display" pour chacun des écrans). Enfin, comme l'eMac dispose d'un écran intégré, une panne de cet écran prive évidemment de l'usage de l'ensemble de l'ordinateur. Cet écran est relativement petit : 17 pouces de diagonale totale, soit environ 16 pouces de diagonale visible. La résolution par défaut est de 1280x960 en 75 Hz, ce qui n'est pas le summum en matière de confort visuel. Une solution pour améliorer cela serait de baisser la résolution à 1024x768 afin d'augmenter la fréquence d'affichage (de 85 à 100 Hz).

Caractéristiques de l'eMac (USB 2.0)
  • Processeur PowerPC G4 7447A à 1,25 GHz (version à 1 GHz peut-être compatible).
  • Bus interne à 167 MHz.
  • Mémoire : deux bancs mémoire SDRAM DDR PC-2700 (peuplés de 256 Mo et extensible à 2 Go).
  • Carte graphique Radeon 9200 avec 32 Mo de mémoire (AGP x4).
  • Écran CRT 17" (résolution de maximale de 1280x960, pas de masque de 0,25 mm).
  • Port Mini-VGA.
  • Disque dur : de 40 à 80 Go Ultra ATA100, 7200 t/min, 3,5 pouces.
  • Lecteur CD/DVD Combo Drive (lecture DVD x12, CD x32, écriture CD-R x32, CD-RW x10) ou SuperDrive (lecture DVD x10, CD x32, écriture DVD-R x8, CD-R x24, CD-RW x10).
  • Antennes AirPort 54 Mbit/s intégrées, avec port d'extension.
  • Deux ports FireWire 400.
  • Trois ports USB 2.0 (et deux ports USB 1.1 sur le clavier d'origine).
  • Un port Ethernet 10/100 Mb/s.
  • Modem 56K V.92 intégré.
  • Entrée audio "Line".
  • Sortie audio stéréo 16 watts.
  • Microphone intégré.
  • Haut-parleur intégré.
  • Taille et poids : L = 40,6 cm, H = 40,6 cm, P = 43,3 cm, poids = 22,7 kg.
Caractéristiques de l'eMac (2005)
  • Processeur PowerPC G4 7447A à 1,42 GHz (version à 1,25 GHz peut-être compatible).
  • Bus interne à 167 MHz.
  • Mémoire : deux bancs mémoire SDRAM DDR PC-2700 (peuplés de 256 Mo à 512 Mo et extensible à 2 Go).
  • Carte graphique Radeon 9600 avec 64 Mo de mémoire (AGP x4) ou 32 Mo pour le modèle pour l'éducation.
  • Écran CRT 17" (résolution de maximale de 1280x960, pas de masque de 0,25 mm).
  • Port Mini-VGA.
  • Disque dur : de 40 à 160 Go Ultra ATA100, 7200 t/min, 3,5 pouces.
  • Lecteur CD/DVD Combo Drive (lecture DVD x12, CD x32, écriture CD-R x32, CD-RW x24) ou SuperDrive (lecture DVD x12, CD x32, écriture DVD+/-R x8, DVD+/-RW x4, DVD+R DL x2,4, CD-R x24, CD-RW x8).
  • Antennes AirPort 54 Mbit/s intégrées, avec port d'extension.
  • Bluetooth 1.1 optionnel.
  • Deux ports FireWire 400.
  • Trois ports USB 2.0 (et deux ports USB 1.1 sur le clavier d'origine).
  • Un port Ethernet 10/100 Mb/s.
  • Modem 56K V.92 intégré.
  • Entrée audio "Line".
  • Sortie audio stéréo 18 watts.
  • Microphone intégré.
  • Haut-parleur intégré.
  • Taille et poids : L = 40,6 cm, H = 40,6 cm, P = 43,3 cm, poids = 22,7 kg.

3.8 Les autres Mac [retour au plan]

Il existe une énorme quantité de Macintosh PowerPC. Voici une liste regroupant tous ces modèles, leur identifiant ainsi qu'une colonne pour savoir s'ils sont compatibles ou non avec MorphOS.


4. La compatibilité matérielle [retour au plan]

MorphOS supporte divers éléments matériels. En voici une liste.

4.1 Cartes graphiques

Avec accélération matérielle 3D :
  • Radeon 8500 (RV200), 8500 LE (RV200), 9000 (RV250), 9000 Pro (RV250), 9100 (RV200), 9100 LE (RV200), 9200 (RV280), 9200 SE (RV280), 9200 Pro (RV280), 9250 (RV280), 9550 (R300 - pas de Warp3D), 9600 Pro (R350 - pas de Warp3D), 9600 XT (R360 - pas de Warp3D), 9650 (R350 - pas de Warp3D), 9700 Pro (R300 - pas de Warp3D), 9800 (R350 - pas de Warp3D), 9800 XT (R360 - pas de Warp3D), X800 Pro (R420 - pas de Warp3D) et FireGL X3 (basée sur la X800 - pas de Warp3D).
Avec accélération matérielle limitée (uniquement les programmes Warp3D) :
  • Voodoo3 2000 (Avenger), Voodoo3 3000 (Avenger), Voodoo3 3500 (Avenger), Voodoo4 4500 (Napalm), Voodoo5 5500 (Napalm, cette dernière est reconnue comme une Voodoo 4, un seul GPU est utilisé).
  • Radeon 7000 (RV100), Radeon 7000VE (RV100), Radeon 7200 (R100), Radeon 7500 (RV200).
Sans aucune accélération matérielle 3D :
  • 3D Labs / Texas Instruments Permedia 2 et Permedia 2v.
  • SIS 300, SIS 305, SIS 315, SIS 6326.
  • XGI Volari V3XT, V5, V5XT, V8, V8 Ultra.
  • Rage 128, 128 Pro.
Note : sur Pegasos I, il n'est apparemment pas possible de faire fonctionner une carte PCI avec tuner TV si la carte graphique est AGP, à cause d'un bogue de l'Articia S. Cela est cependant possible avec une carte graphique PCI (exemple Voodoo 3 2000 PCI) + une carte tuner TV ou même une carte graphique AGP ayant un tuner vidéo. Il n'y a pas de problème de ce type sur Pegasos II. Il y a, par ailleurs, des problèmes de couleurs (ou problèmes de "endianess") dans MacOnLinux avec les 3DFX Voodoo 5 en 32 bits, ou avec en mode 16 bits pour les Radeon équipées du GPU RV280.

4.2 Cartes PCI avec tuner TV
  • Haupauge WinTV GO (PAL).
  • Typhoon TV card avec (BT878).
  • Terra TValue (BT878).
  • Lifetec LT9415.
4.3 Cartes son PCI
  • Puce audio intégrée au Mac mini G4 (Apple I2S).
  • Puce audio intégrée au Power Mac G4, modèles Digital Audio, Quick Silver et MDD.
  • Puce audio intégrée à l'eMac.
  • Puce audio intégrée au Pegasos I/II (VIA 8231).
  • Puce audio intégrée à l'Efika 5200B.
  • Cartes compatibles SBLive! (cartes à base de Emu10k1).
4.4 Mémoire
  • SDRAM PC100 (Power Mac G4 modèles AGP et Gigabit Ethernet).
  • SDRAM PC133 (Pegasos I, Power Mac G4 modèles Digital Audio, Quicksilver et Quicksilver 2002).
  • SDRAM PC2100 DDR (Pegasos II, Power Mac G4 modèles MDD et FW 800).
  • SDRAM PC2700 DDR (Mac mini G4 et Power Mac G4 modèles MDD, FW 800 et MDD 2003).
Notes : la mémoire de fréquence plus élevée est également compatible avec le Pegasos II et Mac. Mais celle-ci ne sera gérée qu'à la vitesse du bus mémoire. Pour le Pegasos I, la mémoire "registred ECC" est très recommandée. Le maximum de mémoire gérée par MorphOS est de 1,5 Go.

Pour la compatibilité par marques sur Pegasos, un tableau est disponible sur MorphZone.

4.5 Cartes réseau PCI
  • Puce Ethernet 10/100/1000 Mbps des Power Mac G4 (sauf les premiers PowerMac3,1).
  • Puce Ethernet 10/100 Mbps du Mac mini G4 (Sun GEM).
  • Puce Ethernet 10/100 Mbps de l'eMac.
  • Puce Ethernet 10/100 Mbps du Pegasos I et II (VIA Rhine).
  • Puce Ethernet 1 Gbps du Pegasos II (Marvell Discovery II).
  • Puce Ethernet 10/100 Mbps de l'Efika 5200B (5200B).
  • Cartes réseau avec puce Realtek RTL8139 (10/100 Mb/s).
  • Cartes réseau avec puce Realtek RTL8029AS (10 Mb/s).
4.6 Cartes SCSI PCI
  • Symbios 89x (plus les modèles courants).
  • Symbios 810, 815, 825, 875.
  • Symbios 710, 770.
4.7 Cartes SATA
  • SiI3x1x deux ports.
Note : ne fonctionne pas encore sur Mac.

4.8 Lecteur et graveur CD

Normalement tous les standards ATAPI sont reconnus. Voici par exemple une liste de quelques marques et modèles ayant été testés avec succès :
  • (G) LiteOn CDRW 40/12/48 Smartburn.
  • (G) Samsung 52x.
  • (G) Teac 52/24/52.
  • (G) Plextor PX-W4824A.
  • (G) Asus 48/16/48.
  • etc.
Légende : (G)raveur, (L)ecteur.

4.9 Lecteur et graveur DVD

Normalement tous les standards ATAPI sont reconnus. Voici par exemple une liste de quelques marques et modèles ayant été testés avec succès :
  • (G) Plextor PX-504A.
  • (G) Plextor PX-108T.
  • (G) Mitsumi DW-7872TE.
  • (G) NEC 3500ND-DVD-RW16x.
  • (G) NEC DVD2500.
  • (G) LG 4040 DVD.
  • (G) Sony DRU4201 DVD RAM/ROM/CDRW.
  • (L) Sony DDU-1612.
  • (G) Plextor DVDR+-RW 708A.
  • (L) LiteOn 16x.
  • etc.
Légende : (G)raveur, (L)ecteur, (C)ombo lecteur DVD et graveur CD.

4.10 Lecteur de disquette

Il n'y a pas de pilote officiel sous MorphOS. On peut cependant utiliser un contrôleur de disquette CatWeasel dont le pilote est en version bêta (et qui permet la lecture de disquette Amiga 68k) ou bien un lecteur de disquette USB (format PC uniquement). Le lecteur de disquette est, par contre, supporté sous Linux.

4.11 USB

La pile USB Poseidon est compatible avec la plupart des périphériques USB du marché. Les incompatibilités viennent essentiellement des protocoles propriétaires de certains fabricants. Poseidon reconnaît en grande partie les périphériques USB comme les souris, manettes de jeu, interfaces pour disque dur, lecteurs multiformats, tablettes, scanners, imprimantes, claviers, concentrateurs, adaptateurs Ethernet/USB et clés.

Voici quelques cartes USB fonctionnant sous MorphOS : Dexian 4+1 ports (puce VIA VT6212L - cette carte annihile un des ports USB d'origine des Power Mac), CPTVUSB20-5 4+1 ports (puce VIA VT6212L), Bluestork Combo USB2.0 FireWire (puce VIA VT6214L), carte noname 5+1 ports (puce Nec D720101GJ), carte noname 4+1 ports (puce VIA VT6212L),....

4.12 Imprimantes

De nombreux modèles sont reconnus grâce aux pilotes de TurboPrint. Des marques comme Brother, Canon, Citizen, Epson, Hewlett Packard et Star sont supportées. Les modèles très récents ne sont cependant pas supportés par TurboPrint, et cela peut poser problème car ce gestionnaire n'a pas été mis à jour sur MorphOS depuis plusieurs années. On peut cependant bidouiller dans les réglages pour faire fonctionner des modèles plus récents, comme le montre cet article). Mais la meilleure solution reste le choix d'une imprimante PostScript : dans ce cas, elle sera reconnue par MorphOS, qu'elle soit ancienne ou récente.

Les modèles ayant un pilote MorphOS (TurboPrint) spécifique sont les suivantes :
  • Brother : 24-Pin, 9-Pin.
  • Canon : BJ, BJC70, BJC210, BJC240, BJC250, BJC600, BJC600e, BJC610, BJC620, BJC800, BJC1000, BJC2000, BJC2100 (avec le pilote BJC2000), BJC3000, BJC4000, BJC4100, BJC4200, BJC4300, BJC4400, BJC6000, BJC6100, BJC6200, BJC6500, BJC7000, BJC7100, BJC8200, LBP, PJ1080A, S400, S450, S4500, S500, S600, S630, S800, S6300.
  • Citizen : 120D+, 120D, PRINTiva600C, PRINTiva700C, Swift24,240, Swift9.
  • Epson : EX, FX, LX, LQ, SQ, Stylus, Stylus820, StylusIIs, StylusPro(XL), StylusC60, StylusC70, StylusC80, StylusColour, StylusColour200, StylusColour300, StylusColour400, StylusColour440, StylusColour460, StylusColour500, StylusColour600, StylusColour640, StylusColour660, StylusColour670, StylusColour680, StylusColour740, StylusColour760, StylusColour800, StylusColour850, StylusColour860, StylusColour880, StylusColour900, StylusColour980, StylusColour1520, StylusColour3000, StylusColourII, StylusColourIIs, StylusPhoto, StylusPhoto700, StylusPhoto750, StylusPhoto790, StylusPhoto810, StylusPhoto870, StylusPhotoEX, StylusPhoto1200, StylusPhoto1270, StylusPhoto1290.
  • Hewlett-Packard (HP) : ColourLaserJet5, DeskJet, Deskjet1100C, Deskjet1120C, DeskJet1200, DeskJet400C, DeskJet500, DeskJet500C, DeskJet520, DeskJet540C, DeskJet550C, DeskJet560C, DeskJet600C, DeskJet610, 640 (avec le pilote DeskJet694), DeskJet660C, DeskJet670-674C, DeskJet690-694C, DeskJet810C, DeskJet812C, DeskJet815C, DeskJet830C, DeskJet832C, DeskJet840C, DeskJet850C, DeskJet870C, DeskJet880C, DeskJet882C, DeskJet890C, DeskJet895C, Deskjet920C, Deskjet930C, Deskjet940C, Deskjet950C, DeskJet959C (avec le pilote DeskJet950C), Deskjet960C, Deskjet970C, DeskJet98xC, DeskJet99xC, LaserJet2, LaserJet3, LaserJet4, LaserJet4L, LaserJet5series, LaserJet6series, PaintJet, PaintJetXL, PaintJet300XL.
  • Star : 9-Pin, LC, XB-24, LC-10, SJ144.
  • Autres : Facit B3450, Fujitsu DL-1100, Lexmark ExecJetIIc, Nec Pinwriter, Oki ML-38x / 39x, Panasonic KX-P1124, Panasonic KX-P1540, Seikosha 24-Pin / 9-Pin, Seikosha SL-80AI / SL-80IP.

5. Le Smartfirmware/Open Firmware et le démarrage [retour au plan]

5.1 Présentation de l'Open Firmware

Smartfirmware/Open Firmware est l'invite de commande que l'on aperçoit en premier lorsque l'on démarre un Pegasos, un Efika 5200B ou un Mac PowerPC. Il se matérialise sur votre moniteur par un écran noir pourvu de texte écrit en blanc (ou avec un écran blanc et texte noir sur Mac). Le Smartfirmware est une implémentation d'Open Firmware originellement créé par Sun MicroSystems (avec quelques différences). Il peut faire les mêmes tâches qu'un BIOS d'un PC. Smartfirmware/Open Firmware se base sur un moteur Forth qui est un interpréteur de commandes dans lequel les instructions sont exécutées dès l'appui sur la touche "Entrée". Il permet, entre autres, de lister les périphériques disponibles et leurs propriétés, d'en modifier les paramètres et de déclencher des commandes de démarrage (boot) sur un périphérique ou sur le réseau, tout cela sans avoir besoin d'un système d'exploitation. De plus, Smartfirmware inclut un émulateur x86 qui a été développé pour permettre la compatibilité entre les systèmes PowerPC et les périphériques conçus pour machines Intel.

5.2 Quelques commandes de l'Open Firmware

Pour accéder au Smartfirmware/Open Firmware, vous devez appuyer sur la touche "Esc" (pour les Pegasos I/II et Efika 5200B) ou bien sur "Pomme + Alt + o + f" (pour les Macintosh). Les machines avec des réglages par défaut y entrent directement puisqu'elles ne lancent aucun système d'exploitation. Vous pouvez y entrer toute sorte de commandes, mais ne vous amusez pas à les essayer si vous êtes débutant en la matière, car certaines peuvent entraîner des conséquences dommageables pour votre ordinateur.
  • ls : liste tous les périphériques (devices) disponibles à un point donné de l'arborescence.
  • pwd : montre le chemin du périphérique courant.
  • cd ou dev : va au périphérique choisi.
  • cd.. : retourne d'un niveau dans le chemin du périphérique courant.
  • show-devs : montre tous les périphériques de l'arborescence.
  • .properties : montre les propriétés du périphérique courant.
  • set-defaults : rétablissement des paramètres par défaut.
  • auto-boot? true : permet de démarrer automatiquement (sur un système d'exploitation).
  • auto-boot? false : rien n'est démarré automatiquement. On arrive à l'invite de commande.
  • auto-boot-timeout 3000 : nombre de millisecondes, ici 3000, à attendre pour arrêter le démarrage automatique.
  • boot-command : choix du nom de la commande de démarrage, généralement "boot", si la variable "auto-boot?" est sur "true".
  • boot-device : choix du nom du périphérique de démarrage.
  • boot : quitte l'Open Firmware et amorce le système.
  • reset-nvram : remise à zéro de la NVRAM.
  • reset-all : redémarre l'ordinateur.
  • shut-down : éteint la machine.
  • setenv skip-netboot? true : désactive l'initialisation du démarrage via le réseau (le démarrage est donc plus rapide).
  • eject cd : éjecte le CD/DVD [spécifique de l'Open Firmware sur Mac].
  • mac-boot : quitte l'Open Firmware et amorce Mac OS X [spécifique de l'Open Firmware sur Mac].
  • bye : redémarre la machine [spécifique de l'Open Firmware sur Mac].
  • reboot-all : redémarre la machine [spécifique de l'Open Firmware sur Mac].
  • Les touches F6, F8 et F9 change la résolution (F6 = basse, F8 = moyenne, F9 = haute).
  • Pour nettoyer la NVRAM des Mac et rétablir les réglages par défaut, il faut entrer les trois commandes suivantes successivement :
    • reset-nvram
    • set-defaults
    • reset-all
  • Pour supprimer le mot de passe de l'Open Firmware des Mac :
    • Modifier la quantité de mémoire (en ajoutant/changeant/supprimant une barrette).
    • Réinitialiser la PRAM en appuyant trois fois sur "Command + Option + p + r".
Pour avoir le détail de toutes les commandes qu'il est possible d'utiliser, se reporter au manuel "SFUserManual.pdf" qui est disponible sur le CD de MorphOS, dans le tiroirs "Docs".

5.3 Versions de firmware

Pour obtenir la version de votre firmware, saisissez les commandes suivantes à l'invite du SmartFirmware :

cd /openprom
.properties

Voici une liste non-exhaustive des versions connues et relevées par différents utilisateurs (le chiffre entre parenthèses représente la date de la mise en place du firmware sur la carte mère) :
  • Version 1.1 (20020814) sur Pegasos I non-aprilisé.
  • Version 1.1 (20021203121657) sur Pegasos I.
  • Version 1.1 (20040505) sur Pegasos II.
  • Version 1.2 (20040402193939) sur Pegasos II.
  • Version 1.2 (20050808153840) sur Pegasos II.
  • Version 1.3 (20061107101958) sur Efika 5200B.
Le Pegasos I ne dispose que du SmartFirmware 1.1. Une mise à jour a été annoncée mais n'est jamais arrivée. Les Efika 5200B disposent du SmartFirmware 1.3 et est également nommé "Genesi Firmware".

5.4 Mise à jour du firmware

Voici la procédure à suivre pour mettre à jour le firmware du Pegasos I/II et Efika 5200B.

Attention : une mauvaise manipulation durant la mise à jour du firmware pourrait entraîner de graves dommages à votre ordinateur (il ne pourra plus démarrer !).
  • Copiez le fichier de mise à jour dans votre partition "Boot:" (là où il y a votre fichier boot.img) sous le nom de "update".
  • Faites un redémarrage et appuyez sur la touche "Esc" pour arriver au firmware de votre machine.
  • Tapez "boot update" pour exécuter la mise à jour.
  • Ne touchez à rien durant les quelques secondes d'attente.
  • La machine redémarre et arrive au nouveau firmware.
Le nouveau firmware a annihilé vos précédents réglages. Il faut les refaire. L'exemple suivant est utilisé pour démarrer automatiquement sur la première partition de votre premier disque dur (unité 0), et avec un compte à rebours de trois secondes :
  • setenv boot-file boot.img ramdebug
  • setenv boot-device /pci/ide/disk@0,0:0
  • setenv auto-boot-timeout 3000
  • setenv auto-boot? true
Note : "boot.img" est le nom du fichier de démarrage pour MorphOS, "3000" désigne un compte à rebours de trois secondes avant le démarrage de l'OS, vous pouvez modifier ces valeurs comme bon vous semble.

5.5 Équivalence de touches entre clavier Mac et clavier classique
  • Pomme = Commande = Windows.
  • Option = Alt.
5.6 Touches utiles au démarrage
  • Ctrl : force le démarrage dans une résolution de 1024x768 75 Hz VESA.
  • Bouton gauche de la souris : ouvre le menu de démarrage.
  • F1 : ouvre le menu de démarrage.
  • Shift-gauche ou Shift-droit : ouvre le menu de démarrage.
  • Alt : permet de choisir le système de démarrage (uniquement pour Mac).
  • Pomme + Alt + o + f : affiche l'Open Firmware (uniquement pour Mac).
  • Pomme + Alt : sert à passer des options dans l'Open Firmware (uniquement pour Mac).
  • Pomme + Alt + p + r : permet de démarrer sans la PRAM. Maintenir les touches jusqu'au deuxième carillon (uniquement pour Mac).
  • Pomme + Alt + n + v : efface la NVRAM. Même effet que la remise à zéro totale dans l'Open Firmware (uniquement pour Mac).
  • Pomme + Alt + a + v : permet de forcer la reconnaissance d'un moniteur AV (uniquement pour Mac).
  • c : démarre depuis un CD/DVD (uniquement pour Mac).
  • d : force le démarrage du disque interne/maître (uniquement pour Mac).
  • r : force les PowerBook à rétablir l'écran (uniquement pour Mac).
  • t : Mode Target. Met une machine FireWire en mode cible (uniquement pour Mac).
5.7 Le fichier boot.img et le démarrage de MorphOS

Dans l'optique de démarrer MorphOS, l'Open Firmware doit charger le fichier boot.img. Ce fichier comprend notamment le noyau Quark, les modules ABox et des pilotes de bas niveau. Il est compressé en GZip.

Sur Efika 5200B et Pegasos I/II, il faut entrer la commande suivante pour lancer MorphOS :

boot nom_du_disque:numéro_de_la_partition nom_du_fichier_boot (options...)

Par exemple :

boot hd:0 boot.img rd

Sur Mac, il faut entrer la commande suivante pour lancer MorphOS :

boot nom_du_disque:numéro_de_la_partition,\nom_du_fichier_boot (options...)

Par exemple :

boot hd:3,\boot.img rd

Pour savoir quel numéro de partition est correct, vous devrez utiliser la commande "dir nom_du_disque:numéro_de_la_partition,\". Si vous y voyez les fichiers "boot.img" et "bootinfo.txt", alors il s'agit de la bonne partition.

Voici quelques options au fichier boot.img :
  • boot boot.img " : montre tous les arguments disponibles pour la boot.img.
  • boot boot.img bm : ouvre le menu de démarrage.
  • boot boot.img bootmenu : pareil que précédemment.
  • boot boot.img bd=x : permet de spécifier quelle partition amorçable il faut démarrer, exemple "boot boot.img bd=dh0".
  • boot boot.img bootdevice : pareil que précédemment.
  • boot boot.img rd : la sortie de débogage est dirigée vers la mémoire vive (par défaut, c'est vers le port série), il est donc plus rapide.
  • boot boot.img ramdebug : pareil que précédemment.
  • boot boot.img rds=x : normalement, la mémoire vive allouée au débogage est de 4 Mo sur Pegasos et 512 ko sur Efika 5200B. Cette option permet de modifier la valeur (en octet).
  • boot boot.img ramdebugsize : pareil que précédemment.
  • boot boot.img rdo=x : cette option permet de déplacer la zone de mémoire utilisée pour le débogage (qui est généralement au début du bloc mémoire). Comme l'Open Firmware écrase le premier ko de la mémoire, il est utile de déplacer le cache de mémoire pour le débogage après cette zone.
  • boot boot.img ramdebugoffset : pareil que précédemment.
  • boot boot.img bi=nom_de_la_partition/nom_du_fichier : permet de lancer MorphOS à partir d'un fichier ISO. Exemple : "boot boot.img bi=work:morphos.iso". Le système de fichiers sur lequel est placé le fichier ISO doit être reconnu par la boot.img (FFS, SFS, Fat).
  • boot boot.img bootimage=nom_de_la_partition/nom_du_fichier : pareil que précédemment.
  • boot boot.img noaltivec : lance MorphOS sans Altivec.
  • boot boot.img pc=x : permet d'exécuter une commande Shell avant de lancer la startup-sequence. Exemple : "boot boot.img pc="delete sys:c/commandthatcrashes >NIL:""
  • boot boot.img preloadcmd=x : pareil que précédemment.
  • boot cd boot.img "addbuffers >NIL: cd0: 20000" : la commande addbuffers ajoute des tampons mémoire au CD, cela permet d'accélérer sa lecture. Intéressant par exemple pour installer MorphOS à partir d'un CD.
Sur Mac, le démarrage du CD de MorphOS depuis l'Open Firmware se passe ainsi (remplacer "mac_ppc32" par "mac_ppc64" si c'est un G5) :

boot cd:\mac_ppc32\boot.img

Sur Mac, le démarrage d'un fichier ISO de MorphOS depuis l'USB se passe ainsi : enfichez le périphérique USB dans le port USB0, copiez le fichier ISO à la racine de ce périphérique USB (sous le nom de "mos.iso"), copiez le fichier "boot.img" (qui se trouve dans le répertoire "mac_ppc32" ou "mac_ppc64" du CD), puis tapez dans l'Open Firmware :

boot usb0/disk@1:,\boot.img bi umsd0:mos.iso

Sur Efika 5200B et Pegasos I/II, pour rendre permanent les paramètres de démarrage, il faut entrer la commande suivante dans l'Open Firmware, en ajoutant évidemment les options désirées :

setenv boot-file boot.img (options...)

Sur Mac, pour rendre permanents les paramètres de démarrage, vous devez monter la partition "Boot:" (avec l'outil Sys:Tools/Mounter) et y éditer le fichier "bootinfo.txt". Les modifications sont à apporter à la ligne "boot &device;:&partition;,\boot.img ramdebug". Attention, une fois modifié, le fichier "bootinfo.txt" ne sera plus reconnu par l'Open Firmware du Mac. Il faut donc utiliser la commande, sous MorphOS, "hfssetmacboot boot:bootinfo.txt" afin de la rendre de nouveau reconnaissable à chaque modification.

5.8 Le menu de démarrage (Bootmenu)

On peut accéder au menu de démarrage en cliquant sur le bouton gauche de la souris, ou en gardant enfoncée la touche F1, ou bien en gardant la touche Shift-droit ou Shift-gauche enfoncée. Depuis l'Open Firmware, on peut utiliser la commande "boot boot.img bm".

C'est un menu graphique de démarrage qui vous autorise à démarrer le système sous différente partition, modifier des paramètres de disques, avoir un aperçu du matériel qui est détecté par le système, ou encore démarrer le système sans startup-sequence.

L'affichage du menu de démarrage se fait dans la résolution par défaut de l'écran par défaut. Vous pouvez changer de résolution en appuyant sur la touche "v" (passage en 640x480 60 Hz VESA). Vous pouvez aussi changer d'écran (affichage sur une autre carte graphique) en appuyant sur la touche d'espace.

Le menu présente les options suivantes :
  • Devices : comprend la liste des périphériques amorçables, classé selon la priorité d'amorçage. Par défaut, MorphOS démarre sur la partition ayant la plus grande priorité. Pour changer la partition sur laquelle MorphOS va démarrer, double-cliquez sur n'importe quelle partition amorçable. Vous pouvez aussi ôter la capacité d'une partition à démarrer.
  • PCI : comprend la liste des matériel détectés : cartes PCI/AGP et quelques composants de la carte mère.
  • Display : comprend une liste de modes d'affichage pour démarrer MorphOS.
  • Boot : lance MorphOS avec sa startup-sequence habituelle.
  • Boot Without Startup-Sequence : lance MorphOS sans startup-sequence. Ouvre donc un Shell.
5.10 Problèmes et solutions
  • Pour désactiver le carillon des Mac au démarrage, lancez Mac OS X, cliquez sur le contrôle du son et baissez-le au maximum. Au prochain démarrage, votre Mac sera silencieux.
  • Si votre Mac n'a pas de bouton d'éjection pour les CD/DVD, utilisez un clavier Mac qui possède ce genre de bouton. Ou alors, une fois sur Open Firmware, tapez "eject cd". Ou encore, une fois sous MorphOS, utilisez le module de barre de titre "Eject".
  • Si vous êtes de l'Open Firmware du Mac et que la commande pour démarrer depuis le CD de MorphOS ne fonctionne pas, redémarrez votre machine et appuyez sur "Alt" lors du redémarrage. Si vous avez inséré le CD de MorphOS, vous devriez voir son icône dans le menu et pouvoir démarrer dessus.
  • Si vous souhaitiez aller dans l'Open Firmware du Mac et que cela ne fonctionne pas, assurez-vous d'avoir un clavier qui est reconnu dès le démarrage (tous les claviers Mac d'origine le sont, certains claviers standards ne le sont pas).
  • Si vous souhaitiez démarrer sur le CD avec le bouton "C" sur Mac et que cela ne fonctionne pas, redémarrez et essayez avec la touche "Alt". Vous devriez voir l'icône du CD dans le menu et pouvoir démarrer dessus.


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