Obligement - L'Amiga au maximum

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Dossier : Classic Reflections - Qu'est-il arrivé à Phase 5 ? (seconde partie)
(Article écrit par Trevor Dickinson et extrait de Amiga Future - septembre 2015)


Note : traduction par David Brunet.

Qu'est-il arrivé à Phase 5 ? (seconde partie)

Suite au vide de gouvernance provoqué par les faillites de Commodore et d'Escom, plusieurs entreprises se mirent en concurrence pour façonner l'avenir de l'Amiga. Au cours des trois années et demie suivantes, malgré la déception, les promesses non tenues et les échecs, Phase 5 Digital Products, dirigée par les fondateurs Wolf Dietrich et Gerald Carda, soutint la transition progressive de l'Amiga vers le PowerPC.

Phase 5

Visionnaire 3D

En juillet 1996, un mois après la déclaration de faillite d'Escom, Phase 5 annonça sur son site Internet la sortie prochaine de la CyberVision64/3D, une nouvelle carte graphique RTG et 3D à faible coût et haute performance pour tous les Amiga équipés de ports Zorro II/III. Elle était basée sur la nouvelle puce graphique 64 bits ViRGE (Video and Rendering Graphics Engine) de la société S3, et intégrait un moteur de rendu 3D, une interface 2D et une accélération vidéo avec un RAMDAC et un synthétiseur de fréquence. La puce était conforme à toutes les normes 3D du moment comme OpenGL et QuickDrawGX et la carte comprenait un Blitter 64 bits et gérait des fonctions 3D complexes accélérées au niveau matériel. Cela comprenait les surfaces ombrées et texturées avec un filtrage trilinéaire ainsi que l'application d'ombre et de brouillard pour un rendu 3D en temps réel très réaliste. Cette carte pouvait afficher des résolutions 24 bits jusqu'en 1024x768 et des résolutions 8 bits jusqu'en 1600x1200 en mode non entrelacé avec un moniteur adapté.

Phase 5
CyberVision64/3D (et son module doubleur de fréquence)

Dans un premier temps, deux versions de la CyberVison64/3D furent annoncées. Une version avec 2 Mo de mémoire au prix de 449 DM et une version avec 4 Mo au prix de 599 DM. Cependant, seule la version avec 4 Mo fut commercialisée. Deux options d'expansion furent également annoncées en même temps. La première était un commutateur d'écran intégrant un doubleur de fréquence (149 DM). Celui-ci était connecté au port vidéo et installé en ligne avec la carte CyberVision64/3D et permettait de doubler la fréquence du mode natif 15 kHz de l'Amiga à 31 kHz, autorisant l'utilisation d'un seul moniteur pour les deux modes Amiga et CyberVision. Cependant, ce commutateur ne doublait pas la fréquence des modes d'écran AGA, mais faisait simplement passer le signal vidéo sans le modifier.

Phase 5
Disquettes de CyberGraphX et de la CyberVision64/3D

La deuxième option d'extension était un décodeur audio et vidéo MPEG (349 DM). Selon le communiqué de presse, il permettait une lecture audio et vidéo MPEG de haute qualité en temps réel et en plein écran ou dans une fenêtre Workbench. Les propriétaires de l'ancienne carte CybeVision64 devaient se voir offrir un prix spécial de mise à niveau pour la nouvelle carte complète avec le décodeur MPEG pour 499 DM. Mais malgré l'annonce, ce module MPEG ne fut jamais commercialisé par Phase 5.

Pour accompagner cette nouvelle carte graphique, une version mise à jour du gestionnaire de cartes graphiques CyberGraphX fut publiée. Elle comprenait une bibliothèque 3D ainsi qu'un large éventail de fonctions 3D complexes, afin de réduire le temps et les coûts de développement des développeurs soutenant la nouvelle norme CGX3D. Il fallut attendre le début de l'année 1997 pour que les premières cartes CyberVision64/3D soient commercialisées.

Phase 5

Accélération

En 1996, Phase 5 sortit également une carte accélératrice Blizzard 68k pour Amiga 2000. Deux versions furent produites. La Blizzard 2060 Turbo, construite autour d'un processeur 68060 fonctionnant à 50 MHz et proposant quatre emplacements mémoire SIMM 72 broches pouvant contenir jusqu'à 128 Mo de mémoire Fast. La carte se connectait au port processeur de l'Amiga 2000 et était entièrement AutoConfig. Un contrôleur DMA Fast SCSI-2 doté de connecteurs 50 broches internes et externes était également inclus et pouvait autoriser des vitesses de transfert allant jusqu'à 7 Mo/s en asynchrone et 10 Mo/s en synchrone. Il proposait également un mode de repli 68000 avec les modèles Amiga 2000B, ainsi qu'une fonction MapROM pour copier le Kickstart en mémoire et ainsi offrir un peu plus de vitesse.

La seconde carte, Blizzard ERC 2040, avait des spécifications similaires à celles de la 2060 mais était fournie avec un processeur 68040 recyclé et testé avec MMU/FPU fonctionnant à 40 MHz. Les processeurs étaient récupérés sur d'anciens ordinateurs Mac d'Apple. Le modèle 2060 était vendu au Royaume-Uni au prix de 479,95 £, tandis que le modèle 2040 était vendu au prix de 319,95 £.

Phase 5
Blizzard 2040

Phase 5
Blizzard 2060

Une version mise à jour de la carte accélératrice CyberStorm 68k fut également mise sur le marché pour tous les Amiga équipés de ports Zorro III. La nouvelle carte, la CyberStorm MkII, était livrée avec un processeur 68060 fonctionnant à 50 MHz ou avec un 68040 recyclé d'anciens Mac pour la version ERC. La carte CyberStorm MkII constituait une amélioration considérable par rapport à la version précédente. Elle comprenait quatre emplacements SIMM 72 broches qui pouvaient accepter jusqu'à 128 Mo de mémoire Fast AutoConfig sans la nécessicité de cavaliers compliqués. Parmi les autres caractéristiques, citons l'accès à la mémoire en mode rafale, un accès amélioré à la mémoire Chip grâce à un tampon d'écriture et une flashROM programmable contenant le firmware de la CyberStorm. Un module Fast SCSI-2 mis à jour, nommé CyberSCSI MKII, fut également commercialisé dans la même période.

Phase 5
CyberStorm MKII (68060/50 MHz)

Phase 5
CyberStorm MKIII (68060/50 MHz)

Disposant à nouveau d'une taille réduite de moitié et grâce à une flashROM intégrée, la CyberStorm MKII était beaucoup plus simple et représentait une grande amélioration par rapport à la version précédente. Elle comportait un moteur 32 bits DMA pouvant accéder directement à la mémoire Fast de la carte CyberStorm et autorisant des vitesses de transfert maximales allant jusqu'à 10 Mo/s. Elle intégrait aussi un connecteur SCSI interne à 50 broches et un connecteur externe SCSI micro-D à 50 broches sur une carte séparée qui abritait également les résistances de terminaison qui se connectaient au module CyberSCSI avec un petit câble SCSI. Un logiciel d'installation spécial, MK2upDate, était livré avec afin de mettre à jour le firmware sur la carte principale de la CyberStorm MKII avant d'installer le module CyberSCSI. La version 68060 de la CyberStorm MKII sans mémoire installée se vendait au Royaume-Uni au prix de 699,95 £, tandis que le module CyberSCSI MKII se vendait au prix de 90 £. De son côté, la version 68040 ERC coûtait 749 DM en Allemagne.

L'activité de Phase 5 ne fut pas uniquement axée sur le matériel. Elle disposait également d'une équipe talentueuse de développeurs logiciel et de consultants. Parmi les personnes clés figuraient Ralph Schmidt, qui écrivit le logiciel pour les cartes CyberStorm et PowerUP, et Frank Mariak, qui était le co-développeur de CyberGraphX. Parmi les autres personnes clés de Phase 5 figuraient Thomas Knäbel et Christian Keller. Avec Gerald Carda, cette équipe eut un impact majeur sur l'avenir post-68k de l'Amiga.

Phase 5
L'équipe de Phase 5 et de ses consultants : Gerald Carda, Wolf Dietrich, Ralph Schmidt, Frank Mariak et Thomas Knäbel

A\Box, la boîte de Pandore

Bien que VIScorp ait signé un accord pour acquérir Amiga Technologies, des complications liées à la faillite d'Escom retardèrent le rachat officiel. En l'absence d'une gouvernance claire, la guerre des mots sur Internet entre les sociétés concurrentes pour s'accaparer le marché Amiga s'intensifia. VIScorp tenta de contrôler la situation en publiant une déclaration affirmant que son plan d'affaires comprenait le développement et la vente d'ordinateurs de bureau Amiga. Dans le même temps, elle lança également un avertissement dans lequel elle prendrait des mesures légales contre toute entreprise qui violerait sa propriété intellectuelle Amiga. Malgré les déclarations de VIScorp, Phase 5 poursuivit ses propres projets pour l'avenir de l'Amiga. La société allemande signa un nouvel accord de distribution avec Blittersoft au Royaume-Uni et continua à lancer de nouveaux produits.

Dans une entrevue avec le magazine Amiga Format en novembre 1996, Wolf Dietrich révéla de façon cryptique qu'en plus de son travail sur les cartes accélératrices PowerPC et les cartes graphiques, Phase 5 travaillait aussi sur un nouveau et mystérieux jeu de puces propriétaires dont la sortie était prévue pour 1997. Le 22 octobre 1996, Phase 5 publia sur son site Internet un communiqué décrivant ses spécifications pour l'A\Box, un nouveau système informatique dont la sortie est prévue pour 1997. Selon l'annonce, "le projet A\Box peut prétendre mettre en oeuvre une conception informatique aussi innovante, aussi remarquable et aussi exceptionnellement cool que l'Amiga 1000 l'était il y a 12 ans - une conception informatique que tous les passionnés d'Amiga peuvent accueillir comme la réincarnation de leur système informatique préféré". L'A\Box devait être commercialisé en tant que station de travail personnelle basée sur des processeurs PowerPC 603e et 604e qui, théoriquement, pouvaient fonctionner à des fréquences allant jusqu'à 500 MHz.

Phase 5

Au coeur de cette conception se trouvait la puce propriétaire Caipirinha qui était en cours de développement chez Phase 5. Elle devait être responsable de nombreuses fonctions du système, comme la gestion de la mémoire et la communication inter-processeur, ainsi que de toutes les fonctions de type DMA, comme les fonctions de vidéo, audio, Blitter, entrées/sorties et contrôle.

Le premier modèle A\Box devait contenir un maximum de deux processeurs connectés sur le bus de processeur Caipirinha. Les spécifications générales étaient assurément assez impressionnantes pour aiguiser l'appétit de tout amigaïste affamé de nouveau matériel à l'ère post-Commodore. Les caractéristiques comprenaient les éléments suivants :
  • Un contrôleur UMA (Unified Memory Architecture) haute performance 128 bits, utilisant des mémoires SDRAM rapides cadencées à 100 MHz et une bande passante maximale de 1,6 Go/seconde.
  • Un bus processeur 64 bits cadencé à 100 MHz.
  • Deux unités vidéo DMA 24 bits à accès libre, avec des DAC vidéo intégrés 24 bits.
  • Quatre sorties audio 16 bits/44,1 kHz avec un nombre illimité de pistes virtuelles, sortie d'échantillonnage, synthèse FM et AM.
  • Des ports d'entrée vidéo pour deux entrées vidéo indépendantes en qualité Y/UV 4:2:2.
  • Des entrées audio en qualité CD stéréo 16 bits.
  • Un contrôleur LCD (TIT) conforme à la norme VESA.
  • Une interface bus PCI pour les périphériques d'entrées/sorties de performance moyenne.
  • Un bus DMA local 16 bits à 66,7 MHz et une bande passante maximale de 132 Mo/seconde pour les périphériques universels à faible coût.
  • Un contrôleur FireWire IEEE 1394 pour les périphériques d'entrées/sorties numériques.
  • Une interface de bus de bureau.
Phase 5
L'A\Box (vue d'artiste publiée sur CU Amiga)

Le système d'exploitation devait être AmigaOS 3.1, enrichit de fonctions modernes comme la gestion multiprocesseur. Phase 5 révéla également des projets de commercialisation de son A\Box en version NetBSD et Linux en coopération avec d'autres partenaires. L'A\Box serait également ouverte à d'autres systèmes d'exploitation, dont ceux déjà adaptés au PowerPC comme pOS développé par la société ProDAD. Le système A\Box aurait également une distribution mondiale et le prix devait être de 3000 DM (soit 2000 $/1300 £) pour le modèle à base de PowerPC à 150 MHz avec 16 Mo de mémoire, un disque dur de 1 Go et un lecteur de CD. La réaction des amigaïstes fut un mélange de crainte et incrédulité totale. Seul le temps allait nous dire quelle réaction était la bonne.

Phase 5 fut très présent lors du salon Computer Show de Cologne en novembre 1996. Son grand stand professionnel comptait une douzaine de postes de démonstration et une salle de réunion privée. Wolf Dietrich fit des démonstrations personnelles de la carte PowerPC PowerUP, avec le lancement d'un générateur rapide de fractals Mandelbrot et un portage partiel sur PowerPC de Reflections, un logiciel 3D. Avec l'activation du code PowerPC, les performances du rendu de Reflections étaient multipliées par 5 à 10 par rapport à un Amiga à base de 68060/50 MHz. La démonstration de l'A\Box n'était pas vraiment accessible aux non-techniciens ou aux passants curieux et était largement réservée à un équipement de test logique. Malheureusement, la CyberVision64/3D ne fut pas présentée sur le stand de la société, alors que ses cartes MACcelerate! à base de PowerPC 604e, pour les Macintosh, y faisaient bonne figure.

La montée en puissance, enfin

Après le retard causé par la faillite d'Escom, en février 1997, Phase 5 annonça finalement la sortie prochaine des CyberStormPPC, la première carte accélératrice PowerPC commerciale pour les Amiga 3000(T) et 4000(T). La CyberStormPPC incorporait la technologie à double processeur de Phase 5 qui comprenait un processeur RISC PowerPC en combinaison avec un processeur CISC 68k. Les deux processeurs partageaient dynamiquement la mémoire et les bus système. Sur ces cartes, AmigaOS 3.x continuait à fonctionner sur processeur 68k, ce qui assurait une compatibilité à 100% avec les logiciels Amiga existants, et le processeur PowerPC était géré par la bibliothèque ppc.library qui fournissait toutes les fonctionnalités pour intégrer le PowerPC dans l'environnement multitâche Amiga. Cette approche modulaire permit aux développeurs de logiciels d'optimiser leurs programmes, étape par étape, en portant les tâches en code PowerPC, qui pouvait alors fonctionner en parallèle avec les tâches 68k.

Phase 5
CyberStormPPC (604e/233 MHz et 68060/50 MHz)

Les premières cartes CyberStormPPC devaient être construites autour du processeur PowerPC 604e, à différentes fréquences : 150, 180 et 200 MHz. Le coprocesseur 68k devait, lui, être soit un 68040 à 25 MHz soit un 68060 à 50 MHz. La carte gérait une mémoire Fast 64 bits entrelacée qui était partagée dynamiquement entre les deux processeurs. Quatre emplacements mémoire SIMM 72 broches étaient présents, pouvant contenir jusqu'à 128 Mo. Elle comprenait également un contrôleur Ultra Wide SCSI en DMA qui autorisait des taux de transfert allant jusqu'à 40 Mo/s. Un port d'extension 32 bits à haut débit avec accès DMA à la mémoire principale était aussi prévu pour une future extension. Selon Phase 5, la version avec un PowerPC à 200 MHz offrait une performance brute de plus de 350 MIPS, une performance époustouflante qui allait bien au-delà de la plupart des PC disponibles de l'époque.

Phase 5 indiqua également que la CyberStormPPC serait livrée avec un ensemble logiciel complet. En plus de la bibliothèque ppc.library, la carte comprendrait un compilateur C GNU du domaine public pour PowerPC et de nombreux programmes et utilitaires de démonstration avec code source, ainsi qu'une assistance gratuite aux développeurs via le site FTP de la société. Elle comprendrait également une version optimisée PowerPC de CyberGraphX V3 avec des fonctions et bibliothèques CyberGL/3D et MPEG associées.

Phase 5
Le CD PowerUP

Les premières CyberStormPPC furent livrées sans processeur 68k. Phase 5 recommanda d'utiliser le processeur 68k d'une carte accélératrice existante et de le connecter sur l'emplacement du 68k de la CyberStormPPC. Les prix des premières cartes étaient de 1295 DM pour la version à 150 MHz et jusqu'à 1895 DM pour la version à 200 MHz. Une version à 233 MHz fut aussi commercialisée par la suite. Les propriétaires enregistrés des cartes accélératrices 68040 et 68060 de Phase 5 bénéficièrent de réductions spéciales dans le cadre de son programme de mise à niveau PowerUP.

Phase 5 révéla également qu'elle travaillait sur une carte graphique RTG innovante, connectable sur le port d'extension de la CyberStormPPC, qui devait fournir un sous-ensemble des fonctionnalités de la puce propriétaire Caipirinha. Cette carte, dont la sortie était prévue pour le second semestre 1997, devait être une version autonome du DLRP (Display List Risc Processor) et devait offrir des fonctionnalités d'affichage supérieures, de meilleures résolutions, profondeur d'écran et vitesse, grâce à l'utilisation de mémoire WRAM. Selon Phase 5, elle aurait permis de commencer à développer des logiciels qui géreraient les fonctionnalités du futur A\Box.

Phase 5 publia aussi les détails et le prix de lancement de la BlizzardPPC 603e, sa nouvelle carte accélératrice PowerPC pour les Amiga 1200. A l'instar de la CyberStormPPC, la BlizzardPPC était basée sur sa technologie à double processeur et comprenait un processeur PowerPC 603e fonctionnant à 120 MHz et un emplacement pour un processeur compagnon 68030 dans un boîtier PGA. Contrairement à la CyberStormPPC qui possédait une interface SCSI intégrée, Phase 5 prévoyait à la place un contrôleur Fast SCSI-2 optionnel, pouvant fournir un taux de transfert de 10 Mo/s. Phase 5 affirma que le processeur 603e à 120 MHz offrirait une performance brute d'environ 170 MIPS, ce qui était remarquable et pouvait rivaliser avec la plupart des PC les plus rapides disponibles à l'époque. La livraison de la première carte BlizzardPPC était prévue pour la fin du mois de mai 1997, sous réserve de l'approbation CE pour les modèles pour Amiga 1200 de bureau. Le prix de vente initial fut fixé à 699 DM sans 68k. Là encore, des réductions devaient être offertes aux clients enregistrés du programme PowerUpGrade de Phase 5.

Phase 5

Phase 5
BlizzardPPC 603e+ (603e/240 MHz et 68060/50 MHz)

Un nouveau portail Amiga ?

L'impasse de la faillite d'Escom fut finalement résolue en mars 1997. Plusieurs entreprises finirent par se disputer la propriété intellectuelle de l'Amiga et le résultat de l'offre fut rendu public le 27 mars. Malheureusement pour QuikPak, ils furent surenchéris par Gateway 2000, un vendeur de clones PC qui connut un succès incroyable. Il semblait alors que l'Amiga avait été sauvé, mais cette fois par une entreprise dont la gestion avait fait ses preuves et qui disposait de ressources massives. Amiga Technologies fut rebaptisée "Amiga International" et conserva son siège allemand et Petro Tyschtschenko comme président. Amiga International demeura responsable de la commercialisation du matériel Amiga existant et de la négociation de nouveaux accords de licence. Une nouvelle société, Amiga Inc., fut créée pour développer la future technologie Amiga. Elle était dirigée par Jeff Schindler, un responsable de confiance de Gateway 2000, avec Joe Torre comme ingénieur principal et Bill McEwen et Fleecy Moss engagés comme sous-traitants indépendants.

Le 3 avril 1997, Phase 5 publia une déclaration sur son site Internet concernant Gateway 2000 en tant que nouveau propriétaire de l'Amiga. Wolf Dietrich annonça que Phase 5 était ouvert à la coopération technique, ce qui pouvait se traduire par la disponibilité d'une nouvelle technologie puissante et peu coûteuse pour l'Amiga. Il déclara également : "Il y a un an, nous avions déjà commencé une telle coopération, avant qu'Amiga Technologies n'annule tout développement de son côté. Nous avons poursuivi le projet que nous avions initié, et aujourd'hui nous sommes à quelques semaines de la sortie d'une nouvelle génération de produits sensationnels. Nous contacterons Amiga International dans un avenir proche, pour discuter des possibilités d'échanges technologiques, et si cela est souhaité, nous sommes prêts pour une coopération étendue à la fois sur le secteur du matériel et du logiciel."

Lors du salon World Of Amiga de Londres en mai 1997, Petro Tyschtchenko présenta des plans pour revitaliser la plate-forme Amiga. AmigaOS devait recevoir une importante cure de jouvence et serait mis à niveau vers la version 3.5, intégrant un grand nombre des excellents programmes et utilitaires tiers du domaine public qui avaient vu le jour ces dernières années en l'absence de tout développement logiciel officiel. Petro Tyschtchenko réaffirma également l'engagement de la société à porter AmigaOS sur la plate-forme PowerPC. Il révéla aussi que la société ne prévoyait pas de construire de nouveau matériel Amiga mais qu'elle se concentrerait plutôt sur le développement de logiciels et aiderait à développer d'autres nouveaux produits, basés sur des standards ouverts, pour le marché de l'informatique domestique et de la vidéo. Toutefois, pour compenser toute déception, il annonça le programme de licence "Powered by Amiga" qui devait permettre aux fabricants de matériel tiers de produire des clones Amiga approuvés officiellement. Plusieurs entreprises adhérèrent rapidement à ce programme et de nouveaux ordinateurs Amiga furent vendus pour la première fois depuis 1994.

Mise en marche

Début mai 1997, Phase 5 annonça une mise à niveau et une extension de son programme PowerPC. La BlizzardPPC pour Amiga 1200 allait désormais être fournie avec un processeur PowerPC 603e fonctionnant à 175 MHz. La carte comprenait un emplacement pour un 68030 fonctionnant à 50 MHz, un emplacement mémoire (jusqu'à 64 Mo de mémoire Fast) ainsi qu'un contrôleur Fast SCSI-2 intégré. Une deuxième version, la Blizzard 603e+, incorporait un processeur PowerPC 603e fonctionnant à 200 MHz et un emplacement pour un processeur 68040 ou 68060. La nouvelle date de sortie de la BlizzardPPC était à présent prévue pour la fin juin 1997 au prix de 799 DM, tandis que la version 603e+ était prévue pour la fin juillet de la même année au prix de 1049 DM. Toutefois, la commercialisation de ces deux cartes étaient tributaires de l'obtention de l'approbation CE.

Phase 5 annonça aussi une nouvelle carte PowerUP pour Amiga 2000. La Blizzard 2604e devait être dotée d'une gamme de processeurs PowerPC 604e cadencés de 150 à 200 MHz et d'un emplacement pour un processeur 68040 ou 68060. Elle comprenait également une option d'extension pour 128 Mo de mémoire ultra-rapide 64 bits, un contrôleur Ultra Wide SCSI intégré ainsi qu'un port d'extension dédiée à une nouvelle carte graphique. Le prix de vente fut fixé à 1349 DM pour la version à 150 MHz et jusqu'à 1849 DM pour le modèle à 200 MHz. Là encore, des réductions furent offertes aux membres du programme PowerUpGrade de Phase 5. Malgré ces premières annonces, la sortie effective des cartes PowerUP connut de nombreux retards et il fallut attendre 1998 pour que la plupart d'entre elles soient commercialisées. D'ailleurs, une version à 240 MHz de la Blizzard 603e fut produite par la suite, seule la variante 603e+ disposait su SCSI, et la Blizzard 2604e ne fut jamais mise sur le marché.

Enfin, Phase 5 révéla les détails de la CyberVisionPPC, sa nouvelle carte graphique RTG haute performance, qui devait se loger dans le port d'extension des cartes CyberStormPPC et Blizzard 2604. Apparemment basée sur un sous-ensemble des fonctionnalités de Caipirinha, elle était équipée d'une puissante puce graphique Permedia 2 de 3D Labs & Texas Instruments qui offrait une performance 3D exceptionnelle de 42 millions de pixels 3D texturés par seconde, avec des fonctions de rendu accélérées au niveau matériel telles que le tampon de profondeur, l'ombrage gouraud, le brouillard, la transparence et l'anticrénelage. La puce Permedia 2 savait aussi gérer la conversion de l'espace colorimétrique, l'incrustation chromatique et la mise à l'échelle XY ; ses performances 3D et ses implémentations OpenGL seraient, elles, gérées par CyberGraphX V3.

Phase 5
CyberVisionPPC

Cependant, la CyberVisionPPC ne proposait pas d'option intégrée de passerelle et elle ne gérait ni les modes d'écran entrelacés ni les écrans glissants, uniques à l'Amiga. Malgré cela, il s'agissait d'une carte impressionnante. Elle était fournie avec 4 Mo de SGRAM 64 bits (plus tard porté à 8 Mo) qui permettait des transferts de données jusqu'à 660 Mo/s. Ceci, en combinaison avec un RAMDAC rapide à 230 MHz, autorisait des résolutions d'affichage allant jusqu'à 1280x1024 pixels en mode 24 bits True Color non entrelacé et avec un taux de rafraîchissement élevé d'au moins 70 Hz. Elle devait être livrée en août 1997 à un prix de lancement de 299,00 $, mais il fallut attendre 1998 pour que la carte soit commercialisée, date à laquelle ses spécifications furent quelque peu modifiées.

En mai 1997, PXL computers et ClickBoom annoncèrent qu'ils travaillaient en coopération avec Phase 5 pour réaliser des jeux optimisés pour les Amiga équipés de PowerPC. Le premier jeu devait être un portage de Myst, le jeu vidéo d'aventure pour PC qui connut un énorme succès. Cloanto publia également une version PowerPC de la bibliothèque personal_ppc_blit.library pour Personal Paint 7, son populaire programme de dessin Amiga. Ce Blitter uniquement logiciel permettait à Personal Paint de travailler sur des images en mémoire Fast au lieu de la mémoire Chip dans les environnements RTG, et apportait un gain de performance considérable par rapport au Blitter matériel AGA.

Myst
Myst

Mais tout ne fut pas simple. Phase 5 eut un différend très public avec Haage & Partner, au sujet du noyau PowerPC qu'elle utilisait dans ses cartes PowerUP. Haage & Partner critiqua ouvertement le noyau PowerPC de Phase 5 et développa son propre noyau simplifié, nommé WarpOS, pour le remplacer. Phase 5 était naturellement ennuyé et tenta de rendre WarpOS incompatible avec ses cartes en intégrant les pilotes PowerUP directement dans le matériel afin d'empêcher WarpOS de démarrer.

De son côté, l'initiative Power by Amiga d'Amiga Inc. sembla prendre de l'ampleur. En février 1998, Index Information et Blittersoft, un autre distributeur Amiga britannique de premier plan, annoncèrent qu'ils collaboraient au développement du système BoXeR, compatible avec l'Amiga, et qu'ils avaient conclu un accord avec Phase 5 pour inclure des ports d'extension pour ses cartes accélératrices PowerPC et ses cartes graphiques.

Changement de phase

Phase 5 continua à assister aux principaux salons Amiga afin de promouvoir son matériel PowerUP. Son projet final était toujours de développer l'A\Box. Cependant, suite à des négociations fructueuses avec Amiga Inc. pour obtenir une licence pour AmigaOS 3.1, en mars 1998, Phase 5 indiqua qu'elle avait commencé le développement d'un nouvel ordinateur autonome PowerPC, appelé Pre\Box, qui devait utiliser AmigaOS 3.1 et une version avancée du logiciel PowerUP pour assurer la compatibilité Amiga au niveau AmigaOS/Workbench 3.1 sous CyberGraphX 3. Selon Wolf Dietrich, "l'accord de licence que nous avons signé avec Amiga International nous permet de démarrer le projet de développement de cette nouvelle machine, qui était en cours de conception depuis plusieurs mois maintenant. C'est une étape importante pour revitaliser le marché de l'Amiga, encourager les développeurs et reconstruire un marché suffisamment fort pour se maintenir". Apparemment, le projet A\Box ne fut pas annulé, mais ses objectifs furent redéfinis.

Wolf Dietrich admit que la clé de la survie du marché de l'Amiga était la disponibilité de nouveaux produits matériels exceptionnels dès que possible. Les spécifications de la nouvelle machine semblaient certainement très impressionnantes. Elle était destinée à la gamme de prix moyenne à supérieure et comprenait une gestion multiprocesseur avec au moins quatre processeurs PowerPC. La carte mère Pre\Box était au format ATX et comprenait une mémoire SDRAM à 100 MHz et un bus processeur également à 100 MHz. Les quatre processeurs PowerPC étaient situés sur des cartes processeur séparées et disposaient de cache mémoire de niveau 2 en ligne et en arrière-plan. La carte comprenait un sous-système graphique 3D intégré, connecté via un bus PCI 2.1 à 66 MHz, et comportait également un port pour une carte accélératrice 3D à base de puce Voodoo 2. Le bus PCI permettait de connecter jusqu'à trois périphériques PCI et un contrôleur Ultra Wide SCSI-2 et Ethernet 100 Mbits étaient également inclus, ainsi qu'une interface série et parallèle, un port USB et une interface EIDE.

La sortie de la Pre\Box était prévue pour le quatrième trimestre 1998. Le prix de vente initial des systèmes fournis avec une minitour ATX, comprenant une souris et un clavier, ainsi qu'AmigaOS 3.1 et le système PowerUP, allait de 3995 DM pour un système Pre\Box 604/800 pourvu de quatre processeurs PowerPC 604e à 200 MHz jusqu'à 8995 DM pour un système Pre\Box 750/1200 doté de quatre processeurs PowerPC 750 à 300 MHz, chacun avec 1 Mo de mémoire cache. Une configuration d'entrée de gamme avec de la mémoire, un disque dur et un lecteur de CD devait aussi être disponible pour 750 DM supplémentaires.

Mise hors tension ?

L'avenir s'annonçait prometteur et Amiga Inc. semblait soutenir la transition progressive de l'Amiga vers la plate-forme PowerPC. Cependant, le 15 mai 1998, lors du salon World Of Amiga à Londres, Jeff Schindler prononça un discours intitulé "Kickoff the Future with the Amiga" (Démarrer l'avenir avec l'Amiga), qui semblait inverser la position initiale d'Amiga Inc. et envoya des ondes de choc à toute la communauté Amiga. Jeff Schindler annonça qu'un nouveau système d'exploitation était en cours d'élaboration pour le marché émergent de la convergence numérique. Il s'agissait d'AmigaOS 4.0, mais qui n'avait pas grand-chose de commun avec les versions précédentes. Il révéla également qu'Amiga Inc. sortirait une machine de développement à base de processeur x86 qui constituerait un pont vers la prochaine génération de technologie Amiga. Cette machine, qui serait fournie avec une version bêta d'AmigaOS 4.0, devait sortir en novembre 1998. En outre, les travaux de mise à niveau d'AmigaOS 3.5 devaient cesser pour permettre de concentrer tous les efforts sur le développement du nouveau système d'exploitation. Il semblait alors que les jours d'AmigaOS 3.x, du 68k et du matériel PowerPC étaient comptés.

Pour éviter toute confusion avec le nouveau matériel en cours de développement, l'ancien matériel existant fut baptisé "Amiga Classic". Réalisant que le marché pour ses produits PowerUP pourrait disparaître, Phase 5 résolut son différend avec Haage & Partner à propos du noyau PowerPC et soumit une proposition de développement AmigaOS 5.0 alternative à Amiga Inc. pour la prise en compte d'une carte PowerPC en plus de la machine de développement x86 proposée. Mick Tinker d'Access Innovation réussit également à convaincre Amiga Inc. de ne pas abandonner la mise à jour AmigaOS 3.5. Finalement, Amiga Inc. se tourna vers QNX Neutrino de QSSL pour le choix du nouveau noyau pour le système d'exploitation Amiga et, durant un certain temps, le développement sembla être de nouveau sur la bonne voie.

Entre-temps, Phase 5 commercialisa la troisième et dernière mise à jour de sa carte accélératrice CyberStorm 68k. Le nouveau modèle, baptisé "CyberStorm 060 MkIII", était radicalement différent des versions précédentes. Il s'agissait en fait d'une version allégée de la carte CyberStormPPC, partageant le même contrôleur Ultra Wide SCSI 3 et le même cybppc.device, et était beaucoup plus facile à installer que les modèles précédents. Bien que la carte disposait d'un espace vide pour y loger un processeur PowerPC, elle n'était pas évolutive. Cependant, elle comportait un port d'extension haute vitesse qui gérait la nouvelle carte graphique CyberVisionPPC.

La MkIII gérait un processeur 68060 à 50 MHz et était fournie sans dissipateur thermique. Elle comprenait quatre emplacements mémoire SIMM à 72 broches pouvant contenir jusqu'à 128 Mo de mémoire Fast, installée par paire et gérant l'accès entrelacé à la mémoire 64 bits avec des vitesses de transfert allant jusqu'à 68 Mo/s.

Les performances du SCSI étaient potentiellement les meilleures disponibles sur Amiga mais il n'y avait pas de terminaison SCSI sur la carte et de coûteux câbles et terminaisons SCSI étaient nécessaires pour utiliser le contrôleur Ultra Wide SCSI. La carte était fournie avec une sélection de logiciels et d'utilitaires, dont SCSIconfig, CyberGuard, CyberPatcher, CyberMap et ROMtoFast, ainsi que quelques logiciels utiles du domaine public. La carte MkIII avec un processeur 68060 à 50 MHz était vendue au prix de 449,95 £,

En plus de la carte graphique CyberVisionPPC pour CyberStormPPC, Phase 5 sortit également une version pour les cartes Blizzard 603e et 603e+ pour Amiga 1200. La BlizzardVisionPPC possédait les mêmes spécifications que la carte CyberVisionPPC. Les premières cartes furent livrées fin 1998 au prix de 369 DM. En outre, Phase 5 ne prenant plus en charge son développement, la version 4 du gestionnaire de cartes graphiques CyberGraphX sortit sur CD en tant que produit distinct et commercial (24,99 euros).

Phase 5
BVisionPPC

Phase 5
Le CD de CyberGraphX 4

Gateway, le portail que ne mène nulle part !

En février 1999, Gateway indiqua qu'Amiga Inc. avait un nouveau président en la personne de Jim Collas. La société s'attela rapidement à l'accélération du développement de l'Amiga, notamment aux plans d'un nouvel ordinateur Amiga MCC. Phase 5 révéla les détails de ses nouveaux développements PowerPC avec les cartes CyberStorm G3/G4 et Blizzard G3/G4 et autorisa les clients à placer un dépôt de précommande sur son site Web. Afin de lui permettre de se concentrer sur sa gamme de produits PowerPC en pleine évolution, Phase 5 signa le 28 avril 1999 un accord avec DCE GmbH qui permit à ce dernier d'acquérir les droits sur un grand nombre des plus populaires cartes accélératrices et graphiques Amiga de Phase 5.

Phase 5
Annonce des Blizzard G4, CyberStorm G4 et CyberVision NG

En coulisses, Amiga Inc. examina aussi ses propres options et décida finalement d'abandonner le système d'exploitation QNX Neutrino au profit d'un noyau Linux. La décision initiale d'Amiga Inc. de s'éloigner du PowerPC nuit gravement aux activités de Phase 5. Ayant tous deux été écartés par Amiga Inc, Phase 5 et QSSL annoncèrent une alliance stratégique pour construire l'AmiRage K2, un ordinateur PowerPC avec QNX Neutrino comme système d'exploitation. Sur le papier, cela avait un sens commercial : Phase 5 développait un matériel similaire à celui d'Amiga, mais avait besoin d'un puissant système d'exploitation en temps réel et QSSL avait besoin d'un partenaire matériel. Selon Phase 5, sa nouvelle conception AmiRage K2 étendait les fonctionnalités proposées par le projet Pre\Box et de nombreux éléments du concept A\Box antérieur, mais sans le besoin immédiat de concevoir un matériel propriétaire. Le nouvel ordinateur, qui remplaça les modèles A\Box et Pre\Box, devait sortir en l'an 2000 et se vendre entre 1000 et 2500 dollars. Phase 5 accepta de fournir à QSSL les prototypes de cartes CyberStorm G4 et Blizzard G4 pour lui permettre de porter le système d'exploitation QNX Neutrino. Ce nouveau matériel devait pouvoir exécuter des applications QNX et aussi gérer l'ancien système d'exploitation AmigaOS 3.x grâce à une puissante émulation 68k.

Le 31 août 1999, le contrat de Bill McEwen fut résilié et, un jour plus tard, Jim Collas démissionna d'Amiga, Inc. Peu de temps après, le projet Amiga MMC fut annulé. Phase 5 annula à son tour ses plans de cartes PowerPC G3 pour se concentrer sur une conception PowerPC G4 à coût réduit, mais en fin d'année, la société allemande annonça un retard sur les livraisons de processeurs PowerPC G4 en raison de problèmes d'approvisionnement chez Motorola. Malheureusement, aucun de ces projets ne se matérialisa. À la fin de 1999, à la veille du nouveau millénaire, Gateway revendit l'Amiga à Amino Development, dirigée par son ancien sous-traitant Bill McEwen. Et peu de temps après, le 26 janvier 2000, Phase 5 déposa son bilan.

Où sont-ils maintenant ?

Un nouvel ordinateur PowerPC et un système d'exploitation inspiré de l'Amiga naquit des cendres de la faillite de Phase 5. Gerald Carda et Thomas Knäbel, en association avec Ralph Schmidt, formèrent la société bPlan GmbH et, avec le financement de l'ancien PDG de VIScorp Bill Buck, réalisèrent enfin les ambitions matérielles de Phase 5 en développant la carte mère Pegasos à base de PowerPC. De la même manière, Ralph Schmidt et Frank Mariak combinèrent leurs compétences logicielles afin de réaliser leurs rêves en créant MorphOS, un système d'exploitation PowerPC moderne et léger de type Amiga pour les cartes PowerUP de Phase 5 et l'ordinateur Pegasos créé par bPlan. Wolf Dietrich déménagea au Royaume-Uni et s'éloigna de la scène Amiga. Il vit toujours au Royaume-Uni et est impliqué dans les énergies renouvelables et la technologie des éoliennes.

bPlan
L'équipe de bPlan

Note ; dans une entrevue accordée à Amiga Active en juillet 2000, Ralph Schmidt estima qu'environ 10 000 personnes utilisaient les cartes accélératrices PowerPC de Phase 5.

(Taux de change approximatif : 1,00 £ = 2,70 DM, 1,00 $ = 1,65 DM)


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