Obligement - L'Amiga au maximum

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Test de pOS (préversion)
(Article écrit par Jac Pourtant et extrait d'Amiga News - septembre 1997)


pOS pOS : simple, pratique et beau

Le nouveau Plan d'Occupation des Sols de l'Amiga sort en "pre release", ce qui veut dire que c'est encore une version bêta, mais diffusée largement de façon à avoir un maximum de testeurs pour l'améliorer de façon constante. En conséquence, n'importe qui peut l'acheter, avec option préférentielle et déductible sur la version finale.

Il vient sur CD de petite série et il est censé fonctionner sur Amiga et DraCo. Comme pOS veut dire "portable Operating System" (système d'exploitation portable), il devrait conquérir d'autres marchés.

L'installation

Rien de plus facile, on doit juste avoir 16 Mo de libre sur son disque dur et l'installation par Installer se fait sans histoire. La dernière question est sur la manière de démarrer pOS, soit automatiquement, soit via une icône dans son répertoire, soit une icône sur le Workbench.

Un petit utilitaire inspecte votre système pour y détecter des programmes incompatibles genre NewMode ou ModePro, MagicMenu, CycleToMenu et autres commodités incompatibles, ils apparaissent dans une liste et on vous conseille de les enlever. Vous le faites, mais la prochaine fois que vous démarrez, "yapurien". Votre user-startup a été remplacée par une autre étonnamment courte, vos logiciels qui étaient dans votre WBStartup se retrouvent dans un WBStorage, pas grave, mais cela fait drôle quand on ne s'y attend pas et qu'on ne sait pas où sont passés nos petites affaires.

Alors, démarrons sur notre DraCo des familles. Un clic sur l'icône et... système berdouf, planté. Ah, pas de chance. Recommençons. Rien à faire. Pendant trois jours, tous les trucs, toutes les astuces n'y ont rien fait ; toutes les configurations possibles et imaginables non plus.

Au bout de deux jours, la seule possibilité qui me vient à l'esprit est que, peut-être, pOS n'aime pas se trouver sur une partition AFS.

Et puis hier, j'ai enfin réussi à démarrer pOS d'un Shell avec presque pas d'arguments. J'ai donc un instant cru que le problème venait de l'icône, mais en affinant un peu, la solution s'est bien vite imposée, c'est l'argument "trackdisk dracotrackdisk.device" qui était responsable. Trois jours pour en arriver là, bravo Jac !

Donc, pOS fonctionne enfin sur DraCo, comme promis et avec AFS que j'ai finalement réinstallé.

pOS
La documentation est déjà bien fournie

Partons à la découverte

Le bureau de pOS, nommé "pOS Workbench" est joli, cela rappelle évidemment le Workbench Amiga. Les icônes de partitions et de disques sont à gauche en haut, des docks (sans nom) de démarrage rapide en bas à gauche (ouverture du répertoire Sys:, information sur les objets, poubelle, Shell, DOSTools simplifiés à la Directory Opus, préférences et lecteur de guide), des icônes sorties de leur répertoire sont placées en haut à droite, deux petits vu-mètres à bande (ils s'agitent dès qu'une activité processeur est détectée) en bas à droite. C'est appréciable, on peut ainsi contrôler que le système n'est pas planté.

Les couleurs sont agréables, le texte de l'aide à bulles est en relief comme d'autres textes dans les fenêtres et les requêtes de dialogue. Ça rappelle le Workbench, mais c'est plus joli que le Workbench. Les gadgets de fenêtres sont en "3D" et s'animent quand on clique dessus, on trouve du texte dans le cadre de fenêtre aussi bien en bas qu'en haut. On peut déplacer les fenêtres en continu en les "prenant" par n'importe quel emplacement de leur cadre, ce qui est très appréciable. Le pOS Workbench est "multithread", autrement dit découpé en petite tâche, ce qui en résulte que toutes les actions se lancent en mode asynchrone et le bureau n'est jamais figé.

Les icônes d'AmigaOS sont reconnues, même animées (sauf les NewIcons pour l'instant). On peut donc naviguer dans ses partitions Amiga en parallèle sans être désorienté. Pourvu qu'on ait sélectionné ses partitions Amiga (lors de l'installation), elles sont accessibles, le RAM Disk également.

Icônes parlantes

Les icônes par défaut sont très parlantes, on voit tout de suite si un fichier est reconnu par pOS. Par exemple une image JPEG, sans icône, en obtient une par défaut (une icône de graphisme parce que le datatype a été reconnu ; s'il ne l'avait pas été, l'icône aurait automatiquement été de texte). Et dès que l'on clique sur l'icône, l'image (ou le texte) est montré(e). Le programme GfxView 2.0 est assez rapide pour les images et assez lent pour les animations. Si un fichier possède un commentaire, celui-ci s'affiche automatiquement dans la bulle d'aide.

Le Shell ressemble de près à celui de l'Amiga, mais avec un ascenseur qui permet d'accéder au texte disparu dans les hauteurs. On peut actualiser un chemin en jetant une icône dedans. Ce Shell gère l'autocomplétion des noms de commande grâce à la touche "Tab" et dispose d'un historique des commandes utilisées (il suffit de taper sur les flèches haut/bas pour retrouver une ancienne commande utilisée). J'ai par contre regretté qu'on ne puisse saisir du texte au presse-papiers avec la souris.

pOS
Le Shell

Il y a un problème avec les CD qui ne montrent qu'un seul fichier ou répertoire lors d'un "Dir" dans un Shell ou une seule icône dans une fenêtre.

Ouvrons la fenêtre d'un répertoire contenant des images. Sélectionnons une icône et le menu "expand". Aussitôt, l'image elle-même remplace son icône dans la fenêtre. Le double-clic, en ouvrant une fenêtre de répertoire, montre automatiquement tous les fichiers, même ceux sans icône. Continuons ainsi d'ouvrir des répertoires en cascade, puis cliquons sur le gadget "Close" de la fenêtre originelle, tout en enfonçant la touche Shift : toutes les fenêtres mères et filles se ferment. Pratique.

Le glisser-déposer est partie intégrante de pOS. Si on déplace une icône sur des fenêtres ou sur d'autres icônes ou bien encore sur des docks, l'icône se colore différemment si elle est reconnue et peut donc être "lâchée" là. Mais le glisser-déposer est encore beaucoup plus riche, il permet d'actualiser les chemins, les gadgets de texte, etc. En faisant glisser une icône (ou même un objet graphique dans un programme d'affichage) à l'aide de la touche centrale de la souris (ou CTRL-bouton gauche pour les souris à deux boutons), et en laissant tomber dans un gadget de fichier ou dans la fenêtre du pOp (clone de Directory Opus), le répertoire est automatiquement sélectionné (ou son chemin complet). Inversement, faire glisser le contenu d'un gadget d'adresse sur la fenêtre de multiliste, nous montre le contenu de toutes les images d'un répertoire en contenant.

pOS
pOp, le gestionnaire de fichiers

Les préférences sont regroupées en une seule fenêtre, où je suppose que celles des programmes à venir viendront s'adjoindre. Les fenêtres s'ouvrent de trois façons possibles : ou bien normalement, ou bien en se déroulant verticalement, ou encore à l'aide d'un rayon jaillissant du pointeur qui trace un cadre.

pOS
Le panneau des préférences

C'est un système d'exploitation simple, pratique et insalissable, dans le sens qu'il n'est pas besoin d'attendre qu'il ait tout rangé pour pouvoir se fermer, il n'y a pas de ménage à faire, tout comme pour AmigaOS.

Confort

Bref, pOS est vraiment bien conçu au point de vue confort de l'usager. Et il le sera un peu plus à chaque nouvelle version, étant donné sa structure ouverte et orientée objet.

Des démos interactives basées sur Mesa (un genre d'OpenGL dérivé d'Unix) sont assez intéressantes pour peu que l'on ait un processeur rapide. Quelques jeux comme Tetris, un puzzle et des échecs démontrent assez bien les possibilités de pOS. Une version allégée de StormC pour pOS est livrée sur le CD. Un test Adorage permet de jouer des petites animations SSA.

pOS
Une des démos Mesa

En dehors de pOS, sur le CD est livré un répertoire de 9 Mo intitulé ADE (Amiga Developer Environment) contenant GNU, ixemul et quelques joyeusetés Unix (excusez mon incompétence dans ces régions) comme Chronus pour AmigaOS et pOS.

En conclusion

Je pourrais en dire beaucoup plus, mais puisque ce n'est qu'une "pre release" (pré version), je veux rester sur une impression. Et c'est une très bonne impression ! Tout est intelligemment prévu. Il ne reste plus qu'à écrire des applications. Sur mon DraCo 68060, le système démarre en 10 secondes.

Des petits bouts restent en allemand (qui ont été oubliés lors de l'anglicisation du logiciel) subsistent ça et là. Ils seront corrigés pour la version définitive, j'espère. Plus gênant, j'ai remarqué bon nombre de fautes d'anglais dans les profondeurs du logiciel, qui vont peut-être perturber la programmation pour les développeurs. Un OS se doit de respecter l'orthographe anglaise, impérative pour un OS qui a une vocation mondiale. Par exemple, les répertoires "Symboles" et "Backrounds" devraient être écrits "Symbols" et "Backgrounds". Les programmeurs doivent donc faire des fautes d'orthographe pour que les fichiers atterrissent au bon endroit, et si un jour l'orthographe est corrigée, cela générera des erreurs.

A moins que je ne l'aie pas trouvée, il n'y a pas de préférence de palette pour le Workbench pOS. Il faut donc se contenter du gris-noir-blanc-bleu standard. J'ai l'impression que la palette est figée dans ses 256 couleurs comme sur Windows 95, quoique j'ai vu une fois certains pixels changer de couleur dans une fenêtre à la suite de l'ouverture d'une autre application.

Un regret pour les dracoïstes, le son n'a pas été accommodé à la sauce AHI. Une application qui offre du son se voit donc refusée dès que l'audio.device est appelé. Ce n'est pas sympa d'avoir oublié ça (NDLR : pOS fourmille en fait de sons pour son interface, des sons sont produits par exemple à l'ouverture du bureau, à l'ouverture de fenêtre ou à l'extinction du système).

Au point de vue graphique, j'aimerais bien que notre vieux Workbench s'aligne dessus, c'est du beau travail. On pourrait plus ou moins considérer, comme certains l'ont déjà fait, qu'il s'agit de la version 4 d'AmigaOS, sauf que les applications passées ne sont pas compatibles (les nouvelles pourront l'être bientôt).

J'ai eu quelques petits plantages d'applications, aucune de l'OS lui-même (sauf en tapant une étoile dans un Shell). pOS n'est pas encore tout à fait mûr, mais il donnera sûrement une bonne récolte.

Nom : pOS (préversion).
Développeur : ProDAD.
Genre : système d'exploitation.
Date : 1997.
Configuration minimale : Amiga ou DraCo, 68020 (?), carte graphique, 2 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 179 FF.


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