Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 11 décembre 2017 - 12:33  

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Reportage : SICOB 1990
(Article écrit par Bruce Lepper et extrait d'A-News (Amiga News) - mai 1990)


Le SICOB est le salon des industries et du commerce de bureau. L'édition 1990 a eu lieu le 24 avril au parc des expositions de la porte de Versailles. Ce fut l'occasion pour Commodore France de présenter en première mondiale l'Amiga 3000.

Amiga 3000 et Workbench 2.0

Chez Commodore France le stand était coupé en deux : un tiers pour les PC qui attiraient peu de monde (il faut dire que sur le salon, côté PC, il y avait de quoi, alors quelques PC Commodore de plus ou de moins...) et deux tiers pour l'Amiga avec des démos permanentes de l'Amiga 3000, du Workbench 1.4/2.0 et d'AmigaVision, un système auteur conçu par Commodore, en première mondiale. Il fallait par moment jouer des coudes pour pouvoir se frayer un chemin.

SICOB

Les premiers Amiga 3000 devraient être livrés début juin, mais l'agréable surprise, ce sont les prix :
  • A3000/16-40 (68030 à 16 MHz) pour 21 990 FF HT.
  • A3000/16-40-C (idem avec moniteur couleur multisynchro) pour 25 990 FF HT.
  • A3000/25-40 (68030 à 25 MHz) pour 25 990 FF HT.
  • A3000/25-40-C (avec moniteur couleur multisynchro) pour 29 990 FF HT.
La version 16 MHz est livrée avec un coprocesseur Motorola 68881 et la 25 MHz avec un 68882. Le "40" signifie l'ajout d'un disque dur Quantum de 40 Mo qui est en standard sur tous les Amiga 3000.

Par la même occasion, les prix de l'Amiga 2000 chutent à 7990 FF et 9990 FF avec écran couleur. L'EducAmiga XT est à 11 990 FF et le AT à 15 990 FF. Pour l'A500, rien de nouveau.

Les premiers 3000 devraient être livrés début juin et la commercialisation grand public est prévue pour la rentrée. Un kit ECS (Enhanced Chip Set) plus ROM 2.0 est prévu pour les possesseurs de 2000 aux environs du mois de septembre mais le prix n'a pas été annoncé. Espérons que ce kit pourra aussi être installé dans les Amiga 500.

Pour l'Amiga 1000, Commodore semble avoir oublié qu'il a un jour vendu cette machine. Mais plusieurs sociétés indépendantes proposent des cartes "mise à jour" pour l'A1000.

Commodore positionne le 3000 comme "véritable station de travail multitâche vidéo-graphique". Selon son communiqué de presse, "avec cette nouvelle version 2.0 du Workbench et avec AmigaVision, l'Amiga 3000 va permettre aux professionnels d'enrichir leur créativité et leur productivité pour des applications intégrant divers modes de communication (tels que la PAO, la réalisation de transparents, la Présentation Assistée par Ordinateur, les bornes interactives, l'Enseignement Assisté par Ordinateur ou encore la vidéo...) que l'on regroupe communément sous une même dénomination : le multimédia.

Amiga et vidéo

Également en présentation, l'Amiga en régie vidéo comme on l'aime chez monsieur Bouygues (TF1). De l'autre côté, on retrouvait les classiques, Kimatek et le Home Video Kit ainsi que Tecsoft avec sa borne interactive qui a réussi à capter toute l'attention de notre ami Laurent Fabre.

Aussi en présentation, AmigaVision qui sera livré avec les A3000 et les A2000 équipés de disque dur. Juste à côté du stand Commodore, le distributeur bordelais CIS présentaient une configuration vidéo constituée d'un Amiga 2000, le numériseur temps réel Live! et le genlock VESone.

En entrée étaient connectés une caméra 8mm Canon et un vidéo-disque de Sony, la sortie étant sur téléviseur écran géant Sony avec son stéréo. Avec l'Amiga aux commandes, il y a de quoi passer des heures en admirant les combinaisons d'effets spéciaux.

Matériels divers

Bien entendu, il y avait aussi des cartes accélératrices de GVP. Au choix 25, 28, 40 et 50 MHz, ces deux dernières versions n'étant pas encore commercialisées. Nicolas Coste de Commodore France a été le premier français à se poser sur le pont du porte avion d'Interceptor avec un 68030 à 50 MHz, bel exploit qui méritait d'être signalé même si les mauvaises langues disaient qu'il s'agissait d'un coup de chance. Dans cette configuration, la fluidité et la rapidité sont telles qu'on se rapproche sûrement plus de ce qu'est le pilotage d'un vrai F18... si ce n'était pas si cher, rien que pour jouer à Interceptor l'achat serait justifié.

CIS présentait pour la première fois MMU, un programme de numérisation, retraitement du son et tracker, compatible SoundFX et SoundTracker.

N'oublions pas un invité vedette, Frédéric Bouiller, qui faisait des démos de Sculpt 4D en temps réel sur les machines de CIS.

Ailleurs, Upgrade Editions a montré pour la première fois Publishing Partner Master (alias PageStream) sur l'Amiga. Ce logiciel de mise en page, bien connu depuis longtemps sur Atari, sera disponible le mois prochain en version française (1.8) au prix de 2490 FF HT. Upgrade annonce aussi la disponibilité dans environ trois mois d'une famille de 600 polices Adobe Type I pour utilisation dans PPM suite à un accord entre SoftLogik et Image Club.

Il n'y a pas que l'Amiga

En dehors du monde Amiga, ce fut un salon assez morose puisque la plupart des grands constructeurs (Apple, Sun, Compaq, entre autres) étaient absents. Même IBM avait un stand que je qualifierai de minable pour le leader mondial de l'informatique.

Dans un des coins du salon, on pouvait admirer un NeXT, en vente en France depuis peu. Et partout des compatibles PC.

Un salon que résume parfaitement le commentaire du président de GVP : "Pourquoi tout le monde essaie de vendre la même chose dans des boîtes différentes ?".

Reportage de Jean-Loup Renault

Le SICOB est devenu le "grand SICOB". On se demande ce qui peut bien justifier ce nouvel épithète. Surtout après avoir constaté que le nombre des participants n'était pas à la hausse : de grands voiles blancs cachaient pudiquement qu'une partie non négligeable du hall réservé à la micro n'avait pu trouver de locataire. Il faut dire que, malgré un immense stand américain et la présence folklorique d'un stand soviétique, les absents étaient nombreux et de qualité. Pourquoi IBM, Apple et même Amstrad ne sont-ils pas venus ? Selon les dires de certains, le Forum PC, qui a eu lieu deux mois auparavant, a attiré pas mal d'exposants au détriment de concurrent plus ancien, qui souffre d'être moins spécialisé et peut-être moins dynamique. Ainsi va la vie...

Les compatibles PC comme à leur habitude, occupaient tout le terrain. Rien de bien neuf de ce côté-là, à moins que vous ne considériez comme une nouveauté le premier portable basé sur un 80486 (chez l'américain Dolch). Non, ce n'est pas du monde MS-DOS qu'est venue l'innovation. C'est Commodore qui a créé l'événement du salon avec la présentation mondiale de l'Amiga 3000.

L'Amiga 3000, star américaine

Avec cette machine, on assiste quasiment à une rupture dans la continuité de la gamme. Il y a, en effet, beaucoup de choses qui changent. Extérieurement, l'Amiga 3000 ressemble à son aïeul, l'Amiga 1000. A l'intérieur, c'est une autre affaire.

Voyons d'abord l'aspect matériel. Le microprocesseur est un Motorola 68030. Il existe en deux versions, l'une qui tourne à 16 MHz et l'autre à 25 MHz. Rappelons que l'Amiga 500, comme l'Amiga 2000 sont équipés d'un 68000 dont la vitesse n'est que de 7 MHz. Chaque Amiga 3000 possède aussi sur la carte mère un coprocesseur arithmétique, 2 Mo de mémoire (1 Mo de mémoire vidéo et 1 Mo de mémoire système) extensible à 18 Mo, un contrôleur disque dur SCSI (compatible Macintosh) et une sortie vidéo entrelacée. Les circuits spécialisés Denise et Agnus ont été revus et corrigés entièrement. Denise, la gérante de la vidéo, est désormais capable d'afficher des écrans depuis 320x256 pixels jusqu'à 1440x512 pixels avec une palette de 4096 couleurs. Agnus, plus intellectuel, peut adresser maintenant 2 Mo de mémoire vidéo et se permet de gérer des écrans virtuels de 32 000x32 000 pixels ! Un nouveau circuit, appelé Amber, s'occupe du désentrelacement du signal vidéo et supprime ce fameux tremblement de l'image dont souffrait l'Amiga en haute résolution.

SICOB

Un bon nombre de connecteurs viennent se greffer là-dessus dont quatre permettent l'insertion de cartes type Amiga 2000. C'est ainsi que Commodore développe actuellement une carte haute résolution qui devrait sensiblement augmenter les capacités graphiques de la machine. Deux emplacements sont aussi prévus pour des cartes passerelles compatibles XT ou AT.

Le Workbench 2.0 tout beau, tout nouveau

Les changements du système d'exploitation sont au moins aussi importants. Le Kickstart remanié occupe désormais 512 ko de mémoire morte au lieu de 256 ko. Quant au Workbench, il se voit doté d'une foule de fonctions supplémentaires et, pour marquer le coup, il change d'aspect et devient le numéro 2.0 au lieu de continuer sur sa lancée en prenant le nom de 1.4.

On pressent pourtant dès maintenant que l'évolution ne va pas se faire sans bobo. En effet, dans les mois à venir, Commodore se propose de mettre à la disposition des Amiga 500 et 2000 aussi bien que le Workbench 2.0 que les nouveaux circuits : Denise et Agnus. Contrairement à ce qui s'est passé lors des améliorations antérieures, ce ne sera pas donné, il vous en coûtera au environs de 1000 FF. Comme si cela ne suffisait pas pour vous mettre de mauvaise humeur, il y a de grandes chances qu'une bonne partie de vos logiciels actuels ne fonctionnent pas avec le nouveau système d'exploitation. Surtout les jeux. Les éditeurs s'activent actuellement pour rendre tous leurs jeux compatibles. Mais il y aura obligatoirement une période de flottement. En outre, pour cause de manque de mémoire, un Amiga 500 ne pourra pas utiliser toutes les capacités du Workbench 2.0.

Revenons à l'Amiga 3000. Avec sa puissance, il est indispensable de lui adjoindre un disque dur. Les machines du commerce sont munies d'un disque dur de 40 Mo, mais Commodore envisage d'ores et déjà de vendre des disques durs de 100 Mo. Avec, en plus, son moniteur couleur multisync, vous vous doutez que l'Amiga 3000 n'est pas vraiment à la portée de tout le monde. Vous avez raison : à 30 800 FF TTC pour la version 16 MHz et 35 500 FF pour la version à 25 MHz, l'Amiga 3000 n'est pas une console de jeu ! Pour vous consoler, sachez cependant que l'Amiga 3000 est livré avec AmigaVision, un logiciel qui permet de construire facilement une présentation basée sur des images (fixes ou animées), du texte, des graphiques, du son et de parole. Il paraîtrait, à ce propos, que le générateur de parole de l'Amiga va enfin être adapté au français, perdant ainsi son accent yankee.

Pas de TT pour Atari

Chez Atari, l'ambiance était nettement plus calme que chez Commodore. Le TT qu'on nous avait promis n'est pas venu. Le STE, déjà trop ancien ou encore trop neuf, était réduit à un petit espace sur le stand Atari avec des démo vidéo musicales. Le Stacy, lui, est enfin disponible. La PAO marche bien, surtout avec Calamus. C'est le Portfolio oui tirait son épingle du jeu avec de nouvelles applications parmi lesquelles on remarquait un BASIC spécifique et un kit de transfert vers le Mac. Et les PC Atari alignés comme à la parade, qui s'offraient aux éventuels acheteurs, déjà bien noyés dans les PC des autres marques.


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