Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 20 août 2018 - 18:33  

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Le courrier des lecteurs d'Amiga News - juin 1992
(Rubrique dirigée par Jérôme Pagès et extraite d'Amiga News - juin 1992)


Prix élevés des extensions

Messieurs,

Je tiens à vous remercier d'avoir publié ma lettre relative aux problèmes que j'ai rencontrés avec Impulse. J'ai pu faire la mise à niveau d'Imagine auprès de cette société sans la moindre difficulté, en leur envoyant une photocopie de ma facture. Imagine 2.0 est fabuleux ; j'espère pouvoir lire bientôt son test dans votre revue. Je tenais simplement à faire remarquer le peu de recours qu'a le client français lors d'achats aux États-Unis.

J'aimerais aborder un autre problème qui concerne toute la communauté Amiga. Il s'agit des prix pratiqués au niveau des extensions. Ces prix prohibitifs par rapport aux autres ordinateurs engagent de nombreuses personnes à se détourner de l'Amiga. En effet, que répondre à quelqu'un qui, pour 15 000 FF, peut s'offrir un compatible PC 486, disque dur de 200 Mo, carte et écran super VGA, sachant que ce n'est même pas le prix d'une carte 68040 pour l'Amiga.

Bien sûr, on pourrait me rétorquer que l'importance relative des marchés explique cette différence. Mais dans ce cas, comment expliquer que cette dissymétrie se trouve au niveau des barrettes mémoires ou des disques durs (Cf. publicités Macintosh). Pour la petite histoire, sur le conseil d'un ami, je me suis adressé à une société qui vend des barrettes mémoire SIMM 1 Mo pour le Mac. La personne que j'ai rencontrée m'a permis de tester la compatibilité de ces barrettes avec l'Amiga en m'offrant de les reprendre si elles ne fonctionnaient pas. Finalement, j'ai acheté de la mémoire Mac au prix moyen de 532 FF les deux Mo et non pas pour 900 ou 1000 FF, prix moyen relevé chez les revendeurs Amiga [Henri Wilmart (77)].

Notation musicale

Cher Bruce Lepper,

Suite à l'article sur le DSS de GVP, je voudrais préciser que la notation C, D, G, etc. des éditeurs musicaux par piste du domaine public n'a rien de standard par rapport à la notation Do, Ré, Mi, etc. utilisée dans DSS et qui est, jusqu'à plus ample information, le standard en composition musicale en France. Cette notation n'est donc pas réservée aux débutants mais plutôt à la majorité des utilisateurs Amiga, qui jusqu'à ce jour, n'avaient pas pu profiter des merveilleuses possibilités sonores de l'Amiga par manque d'éditeur musical par piste compréhensible et convivial comme DSS.

Enfin, je doute que la conclusion reflète vraiment la réalité quotidienne des utilisateurs qui, en grande majorité, préfèreront utiliser un ensemble intégré, donc plus ergonomique, en français, donc plus compréhensible, plutôt que de bricoler entre un numériseur quelconque, Audiomaster en anglais et un domaine public comme MED (d'autant plus qu'un numériseur plus Audiomaster revient plus cher qu'un DSS...). En espérant par ce courrier avoir participé positivement à l'information de tes lecteurs, je tiens à t'assurer de notre soutien [pour CIS : B. Leste].

Fabrice Duhoux : Je tiens à préciser que la notation C, D, E, F, G, A, B, est bien un standard d'écriture musical. Cette notation, appelée aussi "notation anglo-saxone", a été créée aux États-Unis il y a quelques dizaines d'années pour pallier à la difficulté qu'ont les enfants et les débutants pour déchiffrer la véritable notation classique du type graphique (portée musicale). Cette notation s'est imposée comme le langage musical des synthétiseurs et autres séquenceurs (à titre d'exemple tous les séquenceurs sur ordinateur, toutes machines confondues, possèdent deux types de notations, la graphique et notre fameuse notation anglo-saxone (Cubase, Music-X, Bars&Pipes Pro, etc.)).

Je tiens aussi à préciser que la SACEM n'accepte que deux types de notations, la graphique et l'anglo-saxone, mais en aucun cas une partition du style Do, Do, Do, Ré, Mi, Do, etc. La notation de DSS n'est qu'une transcription du langage parlé en texte et, n'est donc, en aucun cas, un standard de notation musicale.

Je voudrais préciser aussi que les utilisateurs Amiga n'ont pas attendu que GVP sorte un logiciel de numérisation pour profiter des merveilleuses possibilités sonores de l'Amiga. J'utilise moi-même des éditeurs musicaux par piste quotidiennement depuis environ cinq ans, et j'ai donc vu l'évolution de ce type de programme (plus de trente versions différentes), ce qui me permet de juger. Il me semble que certains utilisateurs préfèreront utiliser deux programmes différents mais chacun très puissant, plutôt qu'un seul programme intégré qui ne leur permettrait pas de réaliser ce qu'ils ont vraiment envie de faire.

Il est vrai qu'un numériseur + Audiomaster revient un peu plus cher que DSS, mais quelle puissance ! Je signale aussi que MED, qui lui est gratuit, possède aussi un numériseur intégré. Cela fait de lui un merveilleux éditeur musical par piste et un bon intégré (en fait le numériseur de MED avoue quelques faiblesses).

AMOS, pas si pro

Jérôme,

J'aime beaucoup votre travail de vulgarisation dans Amiga News. Je vous écris cependant pour vous donner mon avis sur un sujet qui me tient à coeur. A mon avis, vos informations sont trop subjectives lorsque vous parlez d'AMOS : AMOS est en moyenne deux fois moins rapide que C Lattice. J'aime AMOS et je crois que vous ne rendez pas service à ce produit en diffusant des informations erronées. En effet, ce produit ne peut pas permettre de faire de véritables logiciels de jeux ou autres. En le laissant croire, vous allez dégoûter de nombreuses personnes qui seront d'autant plus mécontentes qu'elles auront acheté la dernière version. Les autres, les pirates diront simplement que c'est un langage qui fait beaucoup d'épate mais ne possède rien dès qu'on s'aviserait de creuser un petit peu.

En présentant la véritable information, vous attirez à l'inverse un public qui ne risque pas la déception et qui se tournera ensuite avec plaisir vers la future version Pro. Voyez les revues étrangères présentant AMOS comme le langage initiateur au codage. Enfin, vous dites... choisissez AMOS ou restez conventionnel, jetez-vous dans les bras du C ou les tentacules du langage machine. Soyez plus objectif : personne n'utilise le langage machine, mais à l'inverse, de nombreux programmes sont écrits en assembleur. Beaucoup également utilisent l'un des innombrables C. Pour finir, GFA, le super langage hybride, est utilisé par 1,2 million de personnes. En ce moment, de nombreuses revues étrangères autrefois dédiées à HiSoft se convertissent en GFA. GFA vient d'ailleurs de sortir la version 3.53 et l'on me parle avec insistance de la version 4.0 (confidentiel depuis novembre) [Pierre-Philippe Launay].

Jérôme Pagès : Oui, on peut faire des logiciels de jeux avec AMOS. Oui, on peut travailler avec AMOS, premier langage pseudo-BASIC avec compilateur réellement orienté vers les possibilités graphiques et sonores de l'Amiga. De plus en plus de logiciels du domaine public ou commercial sont écrits en AMOS.

Il est peut-être plus lent que le C et bien évidemment moins performant que le GFA (si je vous suis bien), et alors ? Il vaut peut-être mieux sacrifier un peu de performance à la simplicité et au confort d'utilisation. Permettez-moi de mettre en doute d'ailleurs les capacités du dernier GFA face à la puissante optimisation du dernier compilateur SAS (ex-Lattice C). Mais revenons à AMOS et au GFA. Le temps où le plus rapide était le meilleur est révolu. Parmi les langages existants sur Amiga, j'ai effectivement oublié (involontairement) de mentionner GFA. L'erreur est maintenant rattrapée. Quand le terme de langage machine est cité, il est clair qu'il n'y a pas d'allusion à la programmation directe en code 68000 mais bien en assembleur. C'est un abus de langage largement utilisé qui permet de tromper les puristes.

Logiciels PC en 256 couleurs, mise à niveau d'un A2000B, etc.

Bonjour,

Je compte acheter des logiciels professionnels avec un ami pour diviser le prix en deux. Est-il possible de les placer sur deux disques durs différents ? Serait-il possible à l'aide d'un Amiga standard équipé d'une carte PC 386 de faire fonctionner des logiciels PC en VGA 256 couleurs ? Si oui, avec quelles restrictions ? Existe-t-il des DP éducatifs en français ? Si oui lesquels ? Et dans quelle collection de DP peut-on se les procurer ?

Est-ce qu'un formatage est suffisant pour effacer les virus contenus sur disquette ou disque dur ? Je possède un A2000B 1.3 révision 6 et je souhaiterais lui faire subir une mise à niveau 2.0, c'est-à-dire un Kickstart 2.0 + multistart, et profiter des nouvelles résolutions comme la super haute résolution et le mode productivité. Faut-il investir dans d'autres extensions supplémentaires à la mise à niveau 2.0 pour obtenir ces nouveaux modes graphiques ? Avec ces modifications (si elles existent) est-ce que mon A2000 peut utiliser ces nouveaux modes graphiques ?

Existe-t-il un scanner et un numériseur pour les cartes AVideo 12 et 24 ? Est-ce que ces cartes peuvent cohabiter sans problèmes avec mon A2000 au niveau emplacement, nombre de connecteurs suffisants et fonctionner en totale compatibilité ? [Jean-Christophe (Vitry-sur-Seine)].

Jérôme Pagès : La plupart des logiciels n'empêchent pas une double installation. Cependant, le deuxième exemplaire (sur un autre disque dur) est une copie illégale (une version devant être installée sur un seul poste, une copie de sauvegarde étant autorisée). Vous pouvez faire fonctionner des logiciels PC en VGA 256 couleurs à condition d'avoir un port PC dans lequel une carte VGA 256 couleurs adéquate est installée et configurée. Les restrictions sont les mêmes que pour un PC, écran adapté, mémoire vive, capacité disque dur.

Pour ce qui est du DP, la revue Amiga DP qui sera lancée le mois prochain a notamment comme but de mieux faire connaître les logiciels français et devrait satisfaire votre soif. Si le virus n'est pas actif au moment du formatage, il sera heureusement irrémédiablement écrasé. Les nouvelles résolutions ne seront disponibles qu'avec Denise ECS. Le numériseur pour les cartes AVideo 12 et 24 est prévu et sera disponible très rapidement. Le secret professionnel nous empêche d'en dire plus...

Pilote pour imprimante Canon LBP8III

Messieurs,

Je me permets de m'adresser à vous après avoir contacté la société Commodore par deux fois au sujet de l'existence ou de la création d'un pilote pour les imprimantes laser Canon modèle LBP8III. Pour ce faire, j'avais préalablement contacté la maison Canon (20% du marché des lasers) qui était d'accord pour écrire ce pilote à condition qu'un technicien de Commodore vienne participer à son élaboration. C'était en 1989...

Depuis, c'est le trou noir et toujours pas de pilote. J'ai un bel Amiga 2000 avec disque dur servant essentiellement au graphisme vidéo et au titrage. Mais rien à faire pour relier les deux outils graphiques que sont ce micro-ordinateur et cette imprimante laser. Commodore est en train de perdre du terrain. Heureusement que le PC que je possède également est capable d'exploiter à fond cette laser. Dommage pour l'Amiga et tant pis pour les utilisateurs. Il ne faudra pas s'étonner que les professionnels se tournent vers d'autres machines, la bidouille et les jeux semblant rester le fer de lance de Commodore France. Je vous demande de me dire si à votre connaissance, il existe, à ce jour, un pilote pour laser LBP8III ou LBP8IV [J.P. Mallot (78)].

Jérôme Pagès : Votre pilote existe et se trouve, et oui, dans une disquette du domaine public. Peu de gens soupçonnent la fantastique mine d'or que représente ce domaine public. Il s'agit de la Fred Fish n°625 et c'est une création du spécialiste des pilotes, Wolf Faust.

Scanner, si je t'attrape...

Dans le numéro 42 (janvier 1992), vous avez été très prompts à publier ma lettre d'humeur concernant une publicité mensongère (qui persiste) et l'incompétence d'un vendeur de scanner. Une maladresse dans la rédaction de cette lettre et une virgule oubliée changent complètement le sens de mon propos qui prête alors à confusion. Je précise que je serais très ennuyée qu'on puisse assimiler, à cause de cette tournure malheureuse, un fournisseur très compétent, qui se trouve à Paris vers le métro Cadet, et avec lequel je travaille depuis plusieurs années (nous sommes une École d'Art Graphique et nous avons neuf Amiga 2000 et 3000 installés et entretenus par lui), avec le marchand peu scrupuleux de l'histoire du scanner qui participe peut-être à grossir le parc Amiga français mais qui ne contribue pas à entretenir la crédibilité de la machine.

Je profite de cette mise au point pour vous poser une question. Je la pose surtout aux constructeurs, importateurs et autres chaînons manquants, parce que j'ai toujours ce problème d'achat d'un petit scanner à main. Il en existe de nombreux pour PC et Mac, même l'Atari commence à avoir le choix. Pourquoi nous, amigaïstes convaincus, restons-nous si pauvres dans ce domaine ? Pourquoi les nouvelles versions nous parviennent-elles avec autant de retard ? D'autre part, dans le courrier des lecteurs de mars 1992, vous demandez de l'aide pour le réglage de la Canon BJ 10e, vous trouverez ci-joint une copie du Workbench que j'utilise et avec lequel a été imprimée cette lettre. Le pilote de Wolf Faust existe sur la disquette de domaine public (sacré lui !) Fred Fish 446. Les DP que j'utilise sont 1, 2, 3, 4, 5, 7, 8, 9 sur "Off", 6 et 10 sur "On" [Ghislaine Mathieu (75)].

Intégrer ARP dans un programme C

Salut à tous.

Avant de vous exposer mon problème, je vous signale que je suis très étonné de constater la disparition de la chronique régulière sur le C. Où est passé Batchman ? Roméo, Cédric et Squonk ne pourraient-ils pas prendre la relève comme par le passé ? Le GFA est-il devenu le seul langage de programmation sur Amiga ?...

Ma question pourrait se résumer ainsi : quelle est la démarche à suivre pour intégrer la biblitohèque ARP dans un programme C ? Ma configuration est la suivante : Lattice C 4.00, ARP 1.3 (disquette dans laquelle il semble manquer certains fichiers (en particulier le startup.o) pour le Lattice), Blink refuse obstinément de charger les fichiers.lib qui me sont fournis (a.lib ou arp.lib) et me répond par l'erreur 448... Suite à ces incidents, je me suis essayé à OML de chez Lattice : je n'arrive à lister aucun fichier ".lib" à l'aide de la commande "OML -s fichier.lib " (Cf. la doc). Pourquoi cela ? [Philippe Bastiani (13)].

Jérôme Pagès : Nous attendons les résultats de l'enquête menée il y a quelque temps pour connaître les motivations de nos lecteurs. Le dépouillement est d'autant plus long que le questionnaire était complet. Amiga News sera donc planifié en fonction de vos souhaits. Rassurez-vous, le C devrait reprendre sa place de choix parmi les langages développés.

Gilles Soulet : Il est inutile de vous acharner. L'erreur 448 indique que le fichier.lib fourni à BLink n'est pas un fichier objet valide. En fait, arplib a été développé avec l'Aztec C. Comme il n'y a pas de standard de format des bibliothèques, une version pour Aztec n'est pas utilisable pour Lattice. Il vous faut donc récupérer si elle existe la version Lattice.

Graphismes et vidéo Amiga de qualité professionnels ?

Bonjour Amiga News,

Je m'intéresse depuis quelque temps aux applications graphiques de l'Amiga, plus particulièrement dans le domaine de l'imagerie de synthèse et d'animation. Seulement, bien que connaissant les qualités et performances, abondamment commentées dans vos pages, des logiciels tels que Real 3D, Sculpt et autres Volumm 4D, ainsi que celles des cartes graphiques "haut de gamme" telles que VD2001 ou Harlequin, sans oublier une carte accélératrice à base de 68040 pour les calculs, j'ai tout de même du mal à croire qu'un Amiga, ainsi équipé, puisse réellement imposer ses réalisations sur un marché professionnel dominé par des stations graphiques bâties autour de mini-ordinateurs ou, à moindre coût (!), sur de très grosses configurations PC.

Autrement dit, les qualités graphiques d'une station à base d'Amiga permettent-elles de réaliser des produits qui seront à la hauteur, des génériques en images synthétiques utilisées sur les chaînes de télévision ? Peut-on raisonnablement présenter un film d'animation entièrement en images de synthèse au salon Imagina, à côté des grosses productions sur minis françaises ou étrangères ? (dans le deuxième cas, j'en doute). Quant au premier, je me demande si un PC ne serait pas mieux placé pour ce genre de productions... En effet, une configuration graphique Amiga, aussi imposante soit-elle, peut-elle faire le poids face à un PC à base de 486, équipé d'une carte Vista ou Artist, ainsi que de deux voire trois cartes transputer Inmos T800 mises en parallèle ?

Au sujet des transputers, en existe-t-il sur Amiga, capable d'atteindre jusqu'à 100 MIPS (comme ceux basés sur les derniers processeurs RISC de Intel ou Motorola) ? Existe-t-il un logiciel capable de gérer deux Amiga, ou plus, en réseau afin de réduire le temps de calcul d'une image en ray-tracing par utilisation des ressources de chaque machine ?

Que valent d'ailleurs les logiciels Sculpt 4D ou Real 3D face à Topas (de AT&T) ou DGS (de Digital Arts) que l'on trouve sur PC, travaillant sur le standard de réalisme photo RenderMan ? A propos de RenderMan, risque-t-on justement de voir bientôt ce format sur Amiga ? Il est vrai que le coût d'une configuration PC logicielle et matérielle, telle que définie plus haut n'a rien à voir avec celui de la plus puissante configuration Amiga. Rien qu'avec le prix d'un logiciel tel que DGS, on atteint allégrement les 80 000 à 100 000 FF. Ceci explique cela.

En conclusion, j'aimerais savoir si un Amiga augmenté de cartes adéquates, est capable de s'imposer sur le marché de l'imagerie "haut de gamme" dans la traînée des stations graphiques "mini" du genre Sun ? Et si oui, quelle serait la configuration nécessaire pour répondre à cet impératif ? [Alfredo Escribano (62)].

Éric Laffont : Parmi les cartes citées, il semble que vous oubliez le Video Toaster qui fonctionne sur A2000 (mais pas sur A500) et accepte en esclave les PC et autres Mac déjà connectés sur une régie par exemple. De plus, Harlequin ou VD2001 (qui possède un numériseur 24 bits incorporé) sont les concurrents directs des Targa/Vista avec un moindre coût pour autant si ce n'est plus de performances (TVPaint).

60% des télévisions câblées aux États-Unis proposent des génériques 3D réalisés avec l'Amiga et Video Toaster qui n'ont rien à envier aux animations proposées par les chaînes françaises. Pour une présentation à Imagina, pourquoi pas ? Le montage d'une configuration capable de produire une telle qualité reviendrait cependant aussi coûteux que pour une grosse configuration PC et serait aussi intéressant alors qu'une station graphique dédiée. L'équivalent au niveau puissance de calcul d'un 486 est le 68040. Par contre, au niveau des transputers, la comparaison est difficilement acceptable surtout au niveau des prix. Il y a néanmoins une société allemande qui fabrique une carte transputer pour l'Amiga.

Pour ce qui est des produits proposés actuellement, le 68030 à 33 MHz rivalise facilement avec un 486 50 MHz. Le 486 100 MHz sort en automne, le nouveau Amiga haut de gamme (chut !) en décoiffera plus d'un. Des systèmes permettant d'utiliser plusieurs Amiga existent effectivement (patientez un peu pour le résultat des essais en cours). Sculpt n'est plus mis à jour sur Amiga. Real 3D, Imagine 2.0, Caligari Broadcast proposent un réalisme équivalent à ce qui ce fait de mieux ailleurs. Tout dépend de l'envie de développer ce format.

Enfin, l'Amiga reste un micro et le comparer à un mini-ordinateur est tout à son honneur. Sur le plan de la qualité de l'image, il peut rivaliser avec eux mais restera tout de même un micro pour les temps de calculs surtout si on le compare à une batterie de transputers spécialisés. La configuration la plus adaptée est un premier A3000T avec 68040, Video Toaster et tout le système vidéo assorti (pour les animations) accompagné d'un deuxième A3000T avec 68040, carte Harlequin et les différents logiciels cités (pour les images).

Cartes accélératrices

Bonjour à tous,

Voici quelques questions à propos des cartes accélératrices. Quelles différences y a-t-il entre un 68030 et un 68030 ECO ? Que pensez-vous de la carte Microbotics VXL 25 MHz EC030 ? Les affichages sous Workbench sont-ils accélérés ? Pour un traitement de texte comme Excellence!, l'affichage du texte est-il accéléré ? Pour Deluxe Paint III ou IV, le calcul d'une image pour une animation en anticrénelage (réglé au maximum), est-il accéléré ?

Est-il vrai que la carte GVP Combo 322 (68030 + 68882 à 22 MHz) est plus rapide que celle de Commodore (68030 + 68882 à 25 MHz) malgré la différence de fréquence d'horloge ? Que veut dire l'expression "MMU avec boot sur le Kickstart 32 bit" ? Quelle différence y a-t-il entre la mémoire "Burst" et la mémoire normale ? Le logiciel Grand Prix Formula One de MicroProse tient-il compte d'une carte accélératrice ? Enfin, à propos de la ROM 2.0, en achetant uniquement la ROM et non le kit complet de Commodore, est-il possible de l'installer sans problèmes ? [Guénaël Delavault (79)].

Gilles Soulet/Jérôme Pagès : le 68030 ECO (NDLR : c'est "EC0" avec le zéro de "030") est la version allégée du 68030. Il est allégé du MMU (Memory Management Unit). Celui-ci, processeur programmable très puissant, permet de gérer la mémoire de façon intelligente et totalement transparente. Il autorise notamment la mémoire virtuelle, les protections de zone mémoire, la surveillance de case mémoire. Ce qui, au total, favorise un système multitâche de haute sécurité (Unix), bien qu'il n'est pas utilisé par l'AmigaDOS. A-Max, émulateur Macintosh, est l'un des rares programmes sur Amiga qui utilise la MMU s'il est présent.

Jusqu'à présent, aucun importateur de produits Microbotics ne nous a proposé un exemplaire pour test de la VXL. Il faut remarquer que la carte (fille) mémoire 32 bits tant attendue et pratiquement indispensable pour utiliser efficacement la VXL sera disponible bientôt (confirmation de Bus+ qui ne manquera pas de nous prévenir dès sa parution).

Les affichages sont nettement accélérés si vous utilisez le Workbench 1.3 qui ne se sert que très peu du Blitter et beaucoup du microprocesseur. De même, les traitements de texte deviendront un vrai régal. Par contre, sur AmigaOS 2.0 (utilisation intensive du Blitter par le Workbench), le gain de vitesse par le 68030 est beaucoup moins impressionnant. Tout ce qui est temps de calcul sur Deluxe Paint ou GP Formula One est, en outre, considérablement amélioré.

La carte GVP est effectivement plus rapide que sa concurrente. La vitesse d'horloge n'est pas le seul facteur décisif de rapidité. Temps d'attente d'accès mémoire, capacité de transfert de données avec la mémoire, présence d'un cache, etc. font la différence. L'expression "MMU avec boot..." signifie qu'il y a contrôle par la MMU de la mémoire 32 bits et recopie du Kickstart dans celle-ci. Il faut savoir que le Kickstart est en ROM et que celle-ci est une mémoire lente d'où l'intérêt de cette duplication (avec ou sans la MMU) dans une mémoire plus rapide. La mémoire "Burst" se différencie par le fait qu'elle autorise des transferts de données par blocs de 16 octets (au lieu de 2 pour un 68000 et 4 pour un 68030). Elle autorise donc l'utilisation en mode "burst" (rafale) du 68030 et augmente encore la rapidité de l'ensemble.

Il est possible d'installer soi-même les ROM 2.0 sans passer par le kit. Mais vous perdez l'ensemble de la documentation sur le 2.0 (équivalent à ce qui est fourni sur l'A3000). De plus, cette installation nécessite plusieurs manipulations très techniques, connexions et coupures de circuits très bien détaillées dans le descriptif de montage. Il serait dommage de s'en priver au risque de faire une bêtise.


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