Obligement - L'Amiga au maximum

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Dossier : Classic Reflections - Qu'est-il arrivé à GVP ? (seconde partie)
(Article écrit par Trevor Dickinson et extrait de Amiga Future - février 2014)


Note : traduction par David Brunet.

Qu'est-il arrivé à Great Valley Products ? (seconde partie)

Great Valley Products (GVP) fut créée à la fin de 1987 par une petite équipe de six personnes qui investirent 85 000 $ pour démarrer l'entreprise. Ses fondateurs comprenaient Gerard Bucas, ancien vice-président de la technologie chez Commodore et plusieurs autres anciens employés de Commodore tels que David Ziembicki et Jeff Boyer. Située à proximité du siège social de Commodore à West Chester, en Pennsylvanie, la société attira d'autres ingénieurs clé de Commodore comme Scott Hood et Joe Blossic. L'objectif de GVP fut de développer des périphériques et des extensions de pointe pour la plate-forme informatique Amiga de Commodore ; son activité fut un succès immédiat. Les ventes de la société augmentèrent d'année en année et elle acquit une réputation pour le développement de produits de qualité, souvent supérieure aux produits de Commodore. A la fin de 1992, GVP se procura 5 millions de dollars d'investissements de la part de CitiBank Ventures et d'Edison Venture Fund, qui évaluèrent la société à plus de 50 millions de dollars et, en 1993, elle fut classée au 155e rang des 500 entreprises privées affichant la croissance la plus rapide aux États-Unis, selon Inc. Magazine. C'était presque trop beau pour être vrai et deux ans après, le rêve sombra.

GVP

Activités habituelles

Cependant, au début de 1993, il n'y avait aucun signe de faillite imminente. Les ventes de GVP s'élevaient à 35 millions de dollars et son effectif culminait à 65 personnes. La société se préparait également à emménager dans de plus grands locaux près de son siège social situé à King Of Prussia. Une partie du nouveau capital d'investissement allait être utilisée pour aider à diversifier la gamme de produits de GVP sur les marchés IBM PC et Macintosh et, dans une démarche inhabituelle, le reste allait payer les six actionnaires fondateurs. En mars 1993, David Ziembicki, qui était alors vice-président des opérations, quitta son poste pour devenir le président de QuikPak Corporation, basée à Norristown, non loin de là, à 6,5 km du siège de GVP à King Of Prussia. QuikPak fut créée en mars 1992 et allait continuer à jouer un rôle intéressant dans l'avenir de l'Amiga.

Pendant ce temps, GVP continua à lancer de nouveaux produits. Au début de 1993, GVP présenta I/O Extender, une carte d'extension AutoConfig pour port Zorro II (149 $). La carte comprenait deux ports série DB9 multifonctions haute vitesse commutables par logiciel et un port parallèle bidirectionnel DB25 pouvant être configuré pour une compatibilité Amiga ou IBM PC. Les ports série avec tampon mémoire de 16 octets pouvaient gérer des vitesses de transfert série jusqu'à 614 400 bps. Un boîtier d'extension MIDI optionnel et un kit de montage en rack fournissaient deux bus MIDI complets à 16 canaux, chacun disposant d'une prise DIN 5 broches offrant un connecteur d'entrée, trois de sortie et un de dérivation. Plusieurs I/O Extender pouvaient être utilisés dans la même machine et il existait également un port d'extension pour un kit RS422 ou un second kit RS232. I/O Extender gérait également Linux mais n'était pas compatible avec ParNet.

GVP
I/O Extender

GVP distribua aussi ImageFX et Cinemorph, un logiciel de traitement d'images et son outil complémentaire dédié à la déformation, développés par Kermit Woodall et Tom Krehbiel de Nova Designs. Ces deux produits, vendus respectivement 369 $ et 159 $, rivalisaient avec les offres Art Department Professional et MorphPlus d'ADSG. Ces deux programmes furent initialement vendus séparément (afin de gagner des parts de marché) et il fallut longtemps pour les combiner et les vendre ensemble sous le titre "ImageFX" et au prix réduit de 249,95 $, soit la moitié du prix du lot ADPro/MorphPlus. ImageFX connut un grand succès et fut même utilisé par Rusty Mills, directeur de l'animation chez Warner Bros, qui utilisa l'Amiga et ImageFX pour Animanics, la série télévisée de dessins animés de Warner aux États-Unis. ImageFX fut utilisé pour créer les titres affichés au début de chaque partie de l'émission, pour corriger les couleurs et retoucher les arrière-plans si nécessaire.

ImageFX
Publicité pour ImageFX

Génération AGA

En 1992, Commodore lança les nouveaux modèles d'Amiga AGA (A1200 et A4000) et GVP se tourna vers la création de périphériques pour ces nouvelles machines. L'un de ses premiers produits pour Amiga 1200 fut la carte A1208 SCSI + RAM (surnommée "Fang"), qui était un contrôleur Fast SCSI-2 DMA équipé jusqu'à 8 Mo de mémoire (249 $). La carte A1208, qui comprenait un connecteur SCSI à 40 broches non standard, était installée dans le port d'extension interne sous l'A1200 et permettait de connecter un disque dur de 2,5" à l'intérieur de l'ordinateur. Un connecteur externe DB25 SCSI optionnel était également disponible. La carte utilisait les barrettes mémoire SIMM 64 broches non standards de GVP et disposait en option d'un FPU 68882 (PLCC) fonctionnant jusqu'à 50 MHz et muni d'un support pour loger 32 Mo de mémoire supplémentaire.

GVP
Fang A1208

Le produit suivant de GVP pour l'Amiga 1200 fut une carte combinant un 68030 avec une extension mémoire qui se connectait également sur le port d'extension interne. Il s'agissait de la "Jaws" A1230 Turbo+ (699 $), qui incluait un processeur 68EC030 à 40 MHz en boîtier PGA et un FPU 68882 optionnel à 40 MHz en boîtier PGA ou PLCC (selon la révision de la carte). Ses deux connecteurs mémoire SIMM 64 broches pouvaient accepter jusqu'à 32 Mo de mémoire SIMM GVP non standard et incluaient aussi un mode de secours, contrôlé par un cavalier, pour repasser au 68020. Un Amiga 1200 équipé d'une carte A1230 était 1,5 fois plus rapide que l'Amiga 3000, pourtant plus onéreux, et équivalait presque à la puissance d'un Amiga 4000 qui était 1000 $ plus cher.

Cependant, contrairement à l'A3000, son processeur 68EC030 monté en surface ne possédait pas d'unité de gestion de mémoire (MMU) et ne pouvait pas lancer le système d'exploitation Unix ni utiliser les fonctions de gestion de mémoire de l'émulateur Macintosh A-Max. Elle ne pouvait pas non plus utiliser l'utilitaire Enforcer ou les programmes de mémoire virtuelle comme GigaMem. GVP fournit une suite d'utilitaires pour l'installation du disque dur, pour le test de la mémoire et pour copier l'image Kickstart en mémoire vive 32 bits afin d'améliorer encore les performances. L'A1230 était néanmoins une impressionnante petite carte pouvant convertir l'humble Amiga 1200, qui n'était pas beaucoup plus grand que le clavier d'un Amiga 3000, en un système plus puissant, avec plus de mémoire et de bien meilleurs graphismes.

L'Amiga 4000 ne fut pas oublié. GVP retravailla l'Impact A2000 Series II HC+8, son contrôleur SCSI-2 DMA, et le rebaptisa A4000 HC+8 (ou A4008) et vendu au prix de 199 $. Il s'agissait d'une carte SCSI Zorro II pleine longueur pouvant gérer jusqu'à 8 Mo de mémoire et qui disposait d'un emplacement sur la carte pour monter un disque dur SCSI. La carte comprenait une puce 33C93 à 7 MHz ou 33C93A à 14 MHz de chez Western Digital ainsi qu'un connecteur DB25 externe et une diode d'activité pour le disque dur.

GVP
A4000 HC+8 Series II

Son et lumière

Ce n'était pas tout pour les machines AGA. GVP mit à jour Digital Sound Studio (DSS8), son échantillonneur sonore stéréo 8 bits peu coûteux et le renomma DSS8+ (99 $). Pour stimuler les ventes, GVP proposa une offre à prix réduit (59 $) en échange de n'importe quel autre échantillonneur audio Amiga. La nouvelle version était une mise à niveau majeure et corrigeait la plupart des problèmes associés à la version précédente. Comme avec les modèles précédents, le matériel était toujours connecté au port parallèle de l'Amiga mais, contrairement à la version originale, les boutons de contrôle de niveau et les diodes furent supprimés, alors que les réglages du gain, des niveaux et du filtre d'échantillonnage étaient désormais contrôlés par logiciel.

DSS8+
DSS8+

Une version mise à jour du DSS, pourvue d'un boîtier solide de couleur grise, fut commercialisée en 1992 : les boutons de contrôle furent supprimés mais un filtre passe-bas et une sélection de l'impédance du microphone furent ajoutés. Les spécifications et fonctions du DSS8+ étaient similaires à celles de son prédécesseur. Il était fourni avec son circuit intégré logé dans un boîtier transparent en plastique avec juste le connecteur du port parallèle à une extrémité et des prises RCA stéréo et une entrée microphone de l'autre. Il pouvait réaliser des échantillonnages mono jusqu'à 51 kHz et des échantillonnages stéréo jusqu'à 42 kHz, une édition complète des échantillons (copier/couper/coller), le réglage des points de boucle, proposait des écrans d'oscilloscope et d'analyse spectrale en temps réel, la gestion des formats IFF, Sonix et RAW, la gestion d'ARexx et la présence d'un module de séquençage de musique qui permettait de créer des compositions à partir d'échantillons numériques en utilisant l'entrée MIDI.

GVP sortit également une nouvelle version 1.16 du logiciel pour son genlock externe et mélangeur de son G-Lock qui gérait le port parallèle de l'Amiga pour une meilleure compatibilité avec le CDTV et le logiciel Video Director de Commodore.

Le système IV24 Video Imaging fut aussi retravaillé et GVP annonça la sortie de la version 2.0 de sa carte multifonction IV24. En plus d'une nouvelle ROM 3.10, nécessaire pour la compatibilité avec l'Amiga 4000, le lot de logiciels fut amélioré et incluait à présent des versions complètes de Caligari 24, une version revue de MacroPaint, ainsi que les programmes MyLAD et Desktop Darkroom et de nouveaux manuels. GVP offrit aux clients actuels un kit de mise à niveau pour l'IV24 à un prix de 149 $.

GVP
Publicité pour l'IV24 2.0

Le spectre est vert

En 1993, la situation financière de Commodore continua de susciter des inquiétudes. Gerry Garnick, vice-président des ventes et du marketing de GVP, commenta les difficultés de Commodore : "De notre point de vue, cela ne nous rend pas heureux, mais nous sommes optimistes quant à la viabilité du marché. Nos ventes sont en baisse mais nous continuons à développer très activement pour l'Amiga. Du point de vue des utilisateurs, ils ne devraient pas trop s'inquiéter. Nous pensons que certains des nouveaux produits que Commodore a planifiés sont viables".

Ainsi, alors que les finances de Commodore souffraient, GVP poursuivit ses propres plans de développement et, en juillet 1993, la société révéla les détails de sa nouvelle carte graphique RTG 24 bits, étrangement nommée EGS 28/24 Spectrum. Cette nouvelle carte fut présentée en tant que carte graphique RTG d'entrée de gamme et haute performance pouvant fournir des résolutions AGA et plus élevées à un prix abordable pour n'importe quel système Amiga 2000, 3000 ou 4000. Le modèle standard, vendu au prix de 499 $, était fourni avec 1 Mo de mémoire graphique. Une version 2 Mo était disponible pour 599 $ et la mise à niveau de 1 Mo était vendue à 149 $. Avec la carte RTG de Commodore (qui ne fut jamais commercialisée), GVP fut une nouvelle fois la première entreprise à commercialiser une nouvelle technologie passionnante pour l'Amiga.

GVP
EGS 24/28 Spectrum

La carte Spectrum gérait les deux variantes de bus Zorro (Zorro II/16 bits et Zorro III/32 bits), et pouvait afficher des résolutions vidéo et des résolutions de type station de travail jusqu'à 1600x1200 pixels (entrelacé) en 256 couleurs, 800x600 en 24 bits, mais le meilleur choix pour une utilisation du Workbench était en 1024x768 non entrelacé en 256 couleurs. La carte disposait de deux ports vidéo externes, l'un pour le moniteur et l'autre pour le signal provenant du port vidéo de l'Amiga, ce qui permettait le passage des signaux Amiga assurant une commutation automatique du moniteur et ce qui évitait la nécessité d'un second moniteur. La carte était livrée avec un logiciel (sur cinq disquettes) comprenant des pilotes, un logiciel de compatibilité EGS et une disquette de secours démarrant la machine avec les modes Amiga natifs afin de pouvoir se connecter à des moniteurs non compatibles EGS.

Les bibliothèques pour la compatibilité EGS, créées par Viona Development, offraient une émulation Workbench et ainsi une compatibilité au niveau de l'affichage avec la logithèque Amiga. Plus d'une carte Spectrum pouvait être installée dans un Amiga, ce qui permettait à un écran unique de se chevaucher sur plusieurs moniteurs physiques. Parmi les autres logiciels EGS, on notait la présence d'un programme d'affichage, un outil de capture d'écran, une horloge, un afficheur de texte, un jeu, des économiseurs d'écran et un logiciel permettant de créer des fonds d'écran. La carte était également livrée avec EGSPaint, un logiciel de dessin 24 bits doté de nombreuses fonctionnalités haut de gamme, alors qu'une version EGS d'ImageFX était offerte aux processeurs de Spectrum contre 19,95 $ avec une remise sur ImageFX 2.0 lors de sa sortie.

Le logiciel EGS initial ne proposait pas la fonction de promotion des modes d'écran, mais cela fut corrigé dans les versions ultérieures. EGS nécessitait le Kickstart 2.04 ou supérieur mais, contrairement à d'autres cartes RTG, la Spectrum n'avait pas besoin d'AmigaDOS 3.0 pour afficher un Workbench en 256 couleurs. Avec ImageFX 2.0 en cours de développement, GVP publia vers la fin de 1993 une version intermédiaire 1.5 permettant de gérer certains de ses nouveaux produits et de satisfaire la demande des clients.

Nouveaux produits

A la fin de l'année 1993, GVP annonça la sortie prochaine de plusieurs nouveaux produits, dont certains ne furent jamais commercialisés. Bien que la société continua à fabriquer les cartes accélératrices G-Force 040/33 MHz et Combo 030/40 MHz pour Amiga 2000, elle interrompit la production des modèles Combo 030 à 25 et 50 MHz. L'un des nouveaux produits lancés fut le TBC Plus, une carte Zorro II de traitement vidéo de qualité diffusion TV avec correcteur de base de temps pour les Amiga 2000, 3000 et 4000 (999 $). GVP déclara qu'il s'agissait du matériel de stabilisation vidéo le plus puissant et le plus flexible sur Amiga et qu'il complétait tout système graphique à base d'IV24, de Video Toaster ou d'Opal Vision.

Le TBC Plus fonctionnait en tant que correcteur de base de temps offrant une infinité de fenêtres et utilisant un traitement de signaux numériques 4:2:2 en 8 bits. Il offrait un tampon de trame et une fonction de capture d'images 24 bits pour une utilisation en tant que stockage vidéo numérique ou générateur de signaux. Le tampon de trame pouvait gérer jusqu'à 2 Mo de mémoire, mais seulement 1 Mo était fourni en standard. Cette carte était également dotée de 8 Mo de mémoire Fast GVP spéciale. Cependant, cela n'augmentait pas les capacités de l'acquisition d'images mais était nécessaire pour les Amiga 3000 et 4000 qui avaient des problèmes de transfert entre le bus Zorro II DMA et la mémoire Chip.

GVP
TBC Plus

Le TBC Plus transcodait les entrées composites et Y/C (SVHS) en sorties composites et Y/C (SVHS) simultanées et avait un contrôleur ProcAmp complet, utile pour corriger ou ajuster les vidéos à la volée. Il comprenait également un générateur d'effets spéciaux vidéo professionnel en temps réel ainsi qu'un commutateur d'entrée vidéo à trois canaux en composite et Y/C. Le TBC Plus pouvait convertir automatiquement les signaux NTSC/PAL/SECAM en NTSC ou PAL afin d'intégrer le résultat dans des environnements vidéo compatibles dans le monde entier, sans oublier la présence d'un logiciel de contrôle complet et d'une interface ARexx. Jusqu'à cinq cartes TBC Plus pouvaient être installées dans un seul Amiga et contrôlées indépendamment. Enfin, un générateur-récepteur de code temporel SMPTE/EBU optionnel fonctionnant dans tous les formats VITC/LTC était également disponible.

Un des autres nouveaux produits de GVP fut la carte accélératrice A1230 Turbo+ II (alias Jaws II) pour Amiga 1200 qui, comme son prédécesseur, était placée dans le port interne de la machine. Deux modèles furent disponibles : une version 68EC030 à 40 MHz sans MMU (599 $) et une version 68030 à 50 MHz (749 $). Les deux modèles étaient équipés de 4 Mo de mémoire GVP et pouvaient accepter un FPU 68882 en option, cadencé à la même vitesse et vendu respectivement à 199 et 249 $. Les deux versions géraient jusqu'à 32 Mo de mémoire et le port PCMCIA de l'A1200 fonctionnait sans problème avec des tailles de mémoire supérieures à 4 Mo. Une horloge sauvegardée par pile ainsi qu'un port périphérique DMA (DPP) étaient également présents, ce dernier pouvant être utilisé pour un kit SCSI-2 optionnel (nommé A1291 Stingray - 149 $). Ce contrôleur A1291 comprenait un connecteur externe DB25, une terminaison active et le pilote gypscsi.device FaaastROM de GVP. Un Amiga 1200 équipé de la carte Jaws II la plus rapide et d'un contrôleur SCSI Stingray se transformait en une impressionnante machine.

GVP
A1230 Turbo+ II (Jaws II)

GVP
Stingray A1291

GVP révéla aussi les détails de deux nouveaux numériseurs audio 16 bits en cours de développement : le DSS16 et le Flipper. Le premier (449 $) était une carte PCMCIA pour la numérisation et la lecture audio 16 bits pour Amiga 1200. Elle atteignait un taux d'échantillonnage de 48 kHz pour un son de qualité CD avec possibilité d'enregistrement sur disque pour une édition d'échantillons plus grands que la mémoire vive disponible. La Flipper (339 $) était fondamentalement le même matériel que le DSS16 mais elle se connectait au port DPP de la Jaws II et offrait une capacité DMA complète, mais excluait l'utilisation du contrôleur Stingray SCSI.

La version 2.0 de PhonePak VFX, le système intégré de télécopie et de messagerie vocale de GVP, fut également publiée (299 $ par ligne). La longuement attendue carte graphique RTG ECS 110/24 pour les Amiga 2000 équipés de l'accélérateur G-Force Combo fut finalement commercialisée au prix de 1999 $. Cependant, Commodore avait à ce moment-là déjà arrêté la production d'Amiga 2000. GVP révéla enfin que l'A4098, une mise à niveau et successeur de son contrôleur SCSI Impact A4000 HC+8 (alias A4008) était en cours de développement.

Sonner le glas

Au début de 1994, seules les filiales allemande et britannique de Commodore étaient encore rentables. La situation de Commodore s'aggravait et le marché devint plus difficile pour les entreprises liées à l'avenir de l'Amiga. Mais GVP continua à élargir sa gamme Amiga, notamment en produisant une mise à niveau pour l'Amiga 4000 d'IV24, sa solution matériel/logiciel pour la vidéo. Il s'agissait de l'Impact Vision 24 A4000, disposant de toutes les caractéristiques de la version originale mais qui fonctionnait deux fois plus rapidement sur un Amiga 4000 (ces performances restaient inchangées dans un A2000 ou A3000). Cette nouvelle version incluait des capacités d'affichage et de manipulation en 24 bits, un tampon de trame, une fonction de capture vidéo, un genlock, un commutateur d'entrée vidéo, une sortie vidéo et un pilote VHI. La carte était également fournie avec EGS SpectraPaint, ImageFX 1.5 et plusieurs autres utilitaires.

Au début de 1994, GVP révéla les détails de T-Rex, son nouvel accélérateur de la branche G-Force 040 pour l'Amiga 4000, qui pouvait d'ailleurs s'installer aussi dans un Amiga 3000. Ce matériel comprenait un processeur 68040 à 33 ou 40 MHz. Le modèle à 40 MHz était vendu à 1599 $ avec 4 Mo de mémoire ou 2499 $ avec 16 Mo. La carte était pourvue de deux emplacements mémoire SIMM pouvant accepter jusqu'à 32 Mo de mémoire Fast spéciale GVP. Une carte fille optionnelle de 96 Mo de mémoire était également disponible, ce qui faisait un total de 128 Mo. La T-Rex n'incluait pas d'interface SCSI mais un contrôleur Fast SCSI-2 optionnel, pouvant atteindre un taux de transfert de 10 Mo/s, fut commercialisé plus tard. Les modules optionnels pour la mémoire et le SCSI ne pouvaient cependant pas être installés dans les Amiga 3000, Amiga 3000T et Amiga 4000T. Enfin, comme avec les autres cartes accélératrices de GVP, un logiciel fut inclus pour permettre de copier le Kickstart en mémoire afin d'accélérer les performances.

GVP
G-Force 040 T-Rex

GVP
Carte mémoire optionnelle pour la T-Rex

Le 29 avril 1994, Commodore se déclara en faillite et les retombés sur le marché Amiga furent presque immédiates. Dans les mois qui suivirent, GVP réduisit ses opérations. Ses produits DDS16 et Flipper furent abandonnés avant même d'être commercialisés, tout comme le contrôleur SCSI A4098, sans compter la gamme de logiciels de GVP, dont ImageFX. Au moment de la publication de la mise à jour d'ImageFX 2.0, ses développeurs Kermit Woodall et Tom Krehbiel commencèrent à vendre le logiciel sous l'étiquette "Nova Designs". La carte genlock développée par GVP pour le marché IBM PC arriva trop tard et les autres produits en cours de développement pour PC furent également annulés. Signe des temps, le budget octroyé par GVP à ses publicités fut réduit et leur nombre dans le magazine Amiga World atteint un plus bas historique depuis son record de 1992. GVP plaça sa dernière publicité dans le numéro de juin 1994 d'Amiga World, ce qui ajouta à la spéculation sur la disparition imminente de GVP. A la fin de 1994, des rumeurs commencèrent à circuler sur plusieurs babillards électroniques Amiga selon lesquels GVP était en liquidation et avait des dettes de plusieurs millions de dollars. Mais ces rumeurs furent rapidement dissipées et GVP affirma qu'elle était loin d'être en faillite et espérait annoncer de nouvelles cartes accélératrices.

GVP
Nombre de publicités de GVP dans Amiga World

GVP
Dernière publicité de GVP dans Amiga World (juin 1994)

Début 1995, GVP publia les détails d'une mise à jour de la carte T-Rex pour Amiga 4000. Le nouveau modèle, baptisé T-Rex II, comprenait un processeur 68060 cadencé à 50 MHz, 128 Mo de mémoire Fast et un contrôleur SCSI-2 permettant des transferts DMA 128 bits en rafale. La carte proposait aussi un connecteur SCSI interne 50 broches mais pas de connecteur externe. Et en dépit de cette annonce optimiste, la réalité fut toute autre : la société ferma discrètement. En juillet 1995, un article du Philadelphia Business Journal confirma la triste nouvelle : "L'ancien GVP en pleine effervescence a fait faillite". L'article disait : "Quelques mois après le dépôt de la demande de liquidation volontaire de Commodore au printemps 1994, les dirigeants de GVP ont discrètement décidé de fermer GVP." C'était la fin d'une entreprise autrefois prolifique qui avait été pendant de nombreuses années un innovateur et un producteur de périphériques Amiga de qualité.

GVP
T-Rex II

Renouveau de puissance ?

Dans l'édition de juillet 1995 du magazine Amiga Format, on révéla que Power Computing, premier distributeur et fabricant Amiga du Royaume-Uni, ainsi que sa société soeur basée en Allemagne, M-Tec, avaient acheté, à hauteur de 50% chacun, tous les droits de propriété intellectuelle de GVP. Power Computing et M-Tec n'étaient pas étrangers à la scène Amiga. Ils avaient tous deux développé et vendu une large collection d'extensions pour Amiga, comme des cartes accélératrices, des modules d'extension mémoire, des contrôleurs IDE, des lecteurs de disquette haute densité, des scanners et d'autres matériels divers. Leurs produits les plus réussis fut leur gamme de cartes accélératrices commercialisés sous la marque Viper au Royaume-Uni et E-Matrix (et d'autres noms) par M-Tec en Allemagne.

Tony Inari de Power Computing commenta : "Nous étions intéressés par l'échantillonneur PCMCIA et les cartes en cours de développement pour l'Amiga 4000". Tony Inari révéla aussi : "Nous avons acheté les propriétés intellectuelles uniquement pour la fabrication. Si les autres revendeurs veulent stocker des produits GVP, nous leur fournirons, sinon nous les distribuerons nous-mêmes". Bien qu'aucun membre de l'ancien personnel de GVP n'était inclus dans l'accord, Tony Inari confirma que les produits seraient développés par les anciens ingénieurs de GVP sur une base contractuelle et que la fabrication resterait également aux États-Unis. Power Computing et M-Tec avaient le droit de fabriquer toute la gamme de produits GVP et ils annoncèrent qu'ils avaient l'intention de réintroduire les cartes accélératrices 68040 et 68060 pour les Amiga 2000, 3000 et 4000 tout comme l'échantillonneur audio 16 bits sur port PCMCIA, la carte accélératrice GVP 1230, l'interface SCSI HC8 et l'échantillonneur audio DSS8.

Résurrection ?

Près d'un an après la faillite de Commodore, l'Amiga eut aussi de nouveaux propriétaires. Escom AG, fabricant allemand de PC, avait acheté les restes de Commodore International, y compris la propriété intellectuelle Amiga. Un autre ancien employé de Commodore, Petro Tyschtschenko, fut nommé directeur général de la filiale nouvellement créée (Amiga Technologies GmbH) et avait pour mission de relancer l'Amiga.

Fait surprenant, Petro Tyschtschenko annonça en juin 1995 qu'Amiga Technologies allait fabriquer des ordinateurs Amiga dans la région de Philadelphie en août de la même année. Il révéla également que les circuits imprimés Amiga seraient produits par Zober Industries Inc., un fabricant sous contrat à Croydon, dans le comté de Bucks. Les ordinateurs Amiga eux-mêmes seraient assemblés par QuikPak Corp, basée à proximité de Norristown, société qui était détenue par nul autre que l'ancien employé de Commodore et fondateur de GVP, David Ziembicki. Petro Tyschtschenko annonça qu'Amiga Technologies souhaitait produire 22 000 Amiga 4000 au cours de la première année et annonça de manière quelque peu optimiste : "Je pense que nous pouvons commencer la production en juillet ou en août." David Ziembicki révéla que QuikPak n'avait que douze employés et confiait la plus grande partie de son travail à des sous-traitants, mais déclara que le nombre d'employés augmenterait considérablement si l'accord Amiga était conclu.

QuikPak

GVP sembla également être de retour en affaires suite au rachat de ses propriétés intellectuelles. En novembre, M-Tec, vraisemblablement en collaboration avec Power Computing, créa une nouvelle société, "Great Valley Products - M, Inc.» (GVP-M) basée à Folcroft, en Pennsylvanie, avec Michael Wojciechowski comme président. Ses premiers produits furent une carte accélératrice Combo 030 pour Amiga 2000 à petit prix, pourvu d'un processeur cadencé et d'un FPU cadencés à 40 MHz, d'un contrôleur SCSI intégré et d'un emplacement mémoire (499,95 $). La mémoire pouvait être étendue à un maximum de 16 Mo et le GVP-M proposait des modules mémoire de 4 et 16 Mo pour respectivement 199,95 et 729,95 dollars.

GVP

GVP

GVP-M publia également une mise à jour du logiciel DSS8+ en version 3.0. Celle-ci offrait de nombreuses nouvelles fonctionnalités et améliorations, et était vendue au prix de 29,95 $. Peu de temps après, le distributeur Amiga américain Software Hut annonça qu'il avait été nommé distributeur officiel de tous les produits GVP-M aux États-Unis.

La T-Rex II, carte accélératrice 68060/50 MHz, fut finalement lancée pour les Amiga 4000 au prix relativement bas de 1299 $. Une version pour l'A4000T fut également promise dans les semaines suivantes, et même des versions pour les Amiga 3000 et 3000T. L'I/O Extender fut remis en vente et GVP-M commença même à expédier ses barrettes de mémoire SIMM propriétaires de 4 et 16 Mo. La nouvelle société GVP-M eut peu de choses en commun avec les activités du GVP original, mais plusieurs des principaux ingénieurs contribuaient encore aux nouveaux produits, en tant que sous-traitants.

Une nouvelle carte accélératrice 68060/50 MHz était également en développement pour l'Amiga 2000. Elle possédait les mêmes caractéristiques de base que la T-Rex II et fut conçue par les mêmes ex-ingénieurs de GVP (Jeff Boyer et Scott Hood). Bien sûr, Jeff Boyer était aussi l'un des fondateurs du GVP original.

Tours de magie

Au début de l'année 1996, David Ziembicki révéla que QuiPak avait "finalisé 1500 des nouveaux ordinateurs (A4000T), en avait environ 5000 en cours de fabrication et prévoyait d'en fabriquer 10 000 de plus cette année". Le nombre d'employés de la société augmenta à trente et cela incluait de nombreux directeurs et ingénieurs précédemment employés par GVP et Commodore. Dans une entrevue au magazine Amazing Computing en avril 1996, il affirmait : "Nous avons dit à Amiga Technologies que nous voulions être l'Amiga aux États-Unis et au Canada." Dans le même temps, Amiga Technologies avait annoncé des projets pour son lot pour Internet "Surfer Pack" à base d'Amiga 1200 et, selon Petro Tyschtschenko, le PowerPC Amiga devait être commercialisé à la fin de l'année ou au début de 1997.

GVP-M continua à travailler sur ce qui allait devenir son dernier produit et, en 1996, il sortit la carte accélératrice TekMagic pour l'Amiga 2000. Elle était fournie avec un processeur 68060/50 MHZ ou un processeur 68040 cadencé à 33 MHz ou 40 MHz. Elle pouvait être commandée sans processeur ou fournie avec un 68060 neuf ou recyclé. Elle comprenait quatre connecteurs SIMM à 72 broches pour un total de 128 Mo de mémoire et quatre connecteurs mémoire 64 broches pour une compatibilité descendante avec la mémoire spéciale de GVP. Chaque emplacement mémoire 64 broches était directement reliée à un emplacement mémoire 72 broches et il n'était pas possible de les utiliser en même temps ou de mélanger les tailles des barrettes mémoire. La TekMagic incluait un contrôleur Fast SCSI-2 pouvant réaliser des vitesses de transfert maximales de 10 Mo/s et était équipée d'un connecteur interne à 50 broches et d'un connecteur haute densité externe à 50 broches. La terminaison SCSI active était commandée par cavalier et un kit optionnel de montage de disque de 3,5" était également disponible. Comme avec la carte T-Rex II, le pilote de disque tekscsi2.device n'était pas conforme à NSD (New Style Device) et ne pouvait amorcer que des partitions FFS. Cependant, cette carte accélératrice comprenait un mode de secours 68000 qui permettait toujours d'accéder au contrôleur SCSI et à la mémoire additionnelle. Les prix variaient mais, sans mémoire installée, la version 68040/33 MHz était vendue au prix de 499 $ alors que la 68040/40 MHz était cotée à 599 $. La variante 68060/50 valait 749 $. Le prix de la mémoire spéciale GVP avait chuté de façon spectaculaire et était vendue à 55 $ pour une barrette SIMM 4 Mo et 125 $ pour la version 16 Mo.

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TekMagic 2040

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TekMagic 2060

Juste au moment où la situation semblait s'améliorer, la société mère d'Amiga Technologies traversa une période difficile. Escom s'était trop étendue au Royaume-Uni et fut victime d'une chute massive du prix et de la demande pour ses clones PC IBM. En juillet 1996, Escom fut contrainte de déclarer faillite, ses principaux actionnaires et créanciers refusèrent de la renflouer. Avec un avenir pour l'Amiga une nouvelle fois incertain, un retour de GVP-M ne pouvait pas se faire. Malgré tout, la société continua à vendre ses produits à une base d'utilisateurs Amiga en constante diminution.

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Publicité de GVP-M dans Amazing Computing (mai 1998)

Alors que le marché de GVP s'était réduit, en février 1997, Duc Pam, un ancien ingénieur de Commodore et de GVP qui travailla aussi pour QuikPak sur le projet A4000T, et son partenaire Steve Wagner, formèrent GVP Rescue, Inc., une société dédiée à la réparation des produits de GVP. Ils affirmèrent également avoir un inventaire complet des produits GVP, et même une gamme de produits neufs et réparés à prix réduits. Ils proposèrent aussi leurs services de réparation pour les Amiga 1200 et 4000.

Où sont-ils maintenant ?

Beaucoup des fondateurs et des employés de GVP passèrent à de meilleures choses après la faillite de l'entreprise. Gerard Bucas devint le PDG et, plus tard, membre du conseil d'administration et président de Scala où il servit jusqu'en 2012. En 2004, il fut nommé l'un des "Leaders" de la liste Digital Media 100 établie par le magazine Digital Media et, en 2012, il reçut le "Lifetime Achievement Award" de la Digital Signage Industry.

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Gerard Bucas chez Scala

David A. Ziembibki poursuivit sa tâche à faire de QuikPak le successeur nord-américain de Commodore et, à la fin de 1996, fit une offre de rachat d'Amiga Technologies auprès des liquidateurs allemands s'occupant de la cession des actifs d'Escom. QuikPak continua à fabriquer des Amiga 1200 puis des Amiga 1200 NTSC pour Amiga Technologies. Cependant, l'offre de Ziembicki échoua et, en mars 1997, Gateway devint le nouveau propriétaire de l'Amiga.

QuikPak annonça plusieurs nouveaux modèles d'Amiga mais, à la fin, seuls les Amiga 4060T furent commercialisés. QuikPak eut aussi un long différend juridique avec les liquidateurs d'Escom sur la propriété de l'inventaire des pièces détachées Amiga présents dans son entrepôt. Une ordonnance d'interdiction provisoire fut placée sur QuikPak, ce qui l'empêcha d'utiliser ou de vendre ces pièces dans les systèmes Amiga et, en juin 1998, un juge américain statua finalement en faveur du liquidateur.

Jeff Boyer créa TekMagic, Inc., son propre cabinet de conseil en ingénierie et conception, qu'il décrivit comme "une société de services d'ingénierie virtuelle offrant de la conception clé en main à distance du concept à la production finale avec tous les services d'ingénierie requis entre les deux".

Gregg Garnick cofonda Quadrant International, Inc. avec Mike Harris, un autre employé de GVP, et remporta en 1996 le prix Entrepreneur Of The Year de la Great Valley Regional Chamber en tant que président et chef de la direction de l'entreprise. Quadrant, qui devint par la suite Ravisent Technologies, Inc. fut, en 1996, la première entreprise à commercialiser un décodeur DVD pour PC. En juillet 1999, Ravisent entra en bourse et recueillit 60 millions de dollars. Bien que Gregg Garnick ne dirigeait plus l'entreprise, il demeura un important actionnaire. Un an plus tard, la capitalisation boursière de l'entreprise publique atteignit un milliard de dollars et, selon les propres termes de Gregg Garnick, il avait "atteint son but". Le titre de Ravisent s'effondra quand la bulle Internet éclata mais Gregg Garnick pu regarder ceci de loin. Il décrivait toujours son aventure chez GVP comme les sept meilleures années de sa vie professionnelle.

Note : une vérification du registre des sociétés de Pennsylvanie montre que Great Valley Products Corporation est une société active, David A. Ziembicki étant nommé président et trésorier. Michael Wojiechowski est toujours inscrit comme président de Great Valley Products-M, Inc.


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