Obligement - L'Amiga au maximum

Mercredi 22 novembre 2017 - 23:11  

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Dossier : Réaliser un studio vidéo amateur avec l'Amiga
(Article écrit par Jérôme Morin et extrait d'A-News (Amiga News) - octobre 1989)


Périple d'un vidéo-amateur qui voulait mixer et réaliser animations, titrage et trucages...

Mon programme "Vidéo-Amiga" m'a pris deux années. J'ai commencé par le choix et l'achat du matériel vidéo. Ce ne sont pas les vendeurs en magasins qui peuvent faire la synthèse des produits et des programmes. Je ne les dénigre pas tous, ils ne peuvent pas tout connaître, mais certains sont carrrrrrément mauvais. Je voudrais en citer "un" qui sort du lot dans mon quartier, c'est Edusoft (Genève). Ils sont disponibles, passionnés, "pro", aimables, astucieux, et ils savent ce qu'ils disent, quand ils avancent un argument.

Il m'est agréable de leur rendre hommage, ils savent aussi gagner leur vie, bien entendu. Il faut que l'acheteur comprenne que l'on ne peut pas toujours avoir des services pour rien.

Matériel vidéo

Converti, ou plutôt ajoutant la vidéo à la photo et à la Hi-Fi, j'ai d'abord acheté :

Caméscope : Sony 90 à cause de sa légèreté, sa qualité pour l'image et son. Je ne travaille jamais en autofocus, car il est lent (son seul défaut). Macro très belle. Arrêt sur l'image excellente (la Sony 200 est trop encombrante pour un résultat image identique). Le son FM de la 90 est très bon, l'avantage de la 200 était le son numérique stéréo ! C'est fameux aussi.

Table de trucage : Panasonic MX10. C'est une merveille. Avec gel d'image, et un nombre de fonctions originales très agréables. Mixage possible de deux sources animées. Mixage du son des deux sources vidéo, d'un micro, et d'une chaîne stéréo (il faut avoir les mains rapides pour tirer le meilleur de cette table).

Correcteur de couleurs : Sony 700. Fait un peu double emploi avec la MX10, sauf pour la correction de la netteté et des couleurs. Ce matériel peut être utile à celui qui ne veut pas la MX10 (mais le Sony 700 n'a pas le gel d'image).

Magnétoscope : Sony 800, assurément un "must" sur le marché. PAL/SECAM, mais il enregistre et transcode tout en PAL de lui-même. Pour enregistrer le son en numérique sur les pistes audio de la cassette vidéo par mixage avec un compact-disk, par exemple. Pour faire de la recherche à une image près. Vous avez une fonction "Edit" qui en connexion avec le caméscope fait perdre le minimum de définitions. Il faudrait un article spécial pour lui et c'est déjà fait dans les revues vidéo.

Table de montage : Sony RM100. C'est un peu faible comme quantité de "sections" à mettre en séquence. Huit sont possibles. Mais la tension de la bande avec les "Rwind" successifs ne permet pas une précision à l'image près avec les magnétoscopes amateurs. Alors on peut se poser la question si ce n'est pas assez. Je sais, pour les avoir interrogés, que Kimatek fera ou fait mieux à ce niveau (au téléphone, cette société est très sympa. Ils donnent de bons conseils, merci à eux en passant).

Magnétoscope VHS : Panasonic Hi-Fi PAL/SECAM. Étant Français, je dois supporter le SECAM ! Et si je dois donner des bandes vidéo à des amis, le format VHS est impératif.

Transcodeur : PAL-SECAM/SECAM-PAL : SP30 (2000,00 FF). Attention, essayez l'appareil que vous achetez .... c'est la loterie, j'en ai essayé quatre pour en trouver un bon. Là aussi, il s'agit de matériel amateur, mais les vendeurs poussent toujours l'argument "pro" pour vous convaincre ! (un transcodeur vraiment "pro" coûte au moins 50 000 FF).

Deux moniteurs de recherche : Intervision 7 pouces (pour éviter la fatigue des yeux ; en effet, regarder des bandes en accéléré est moins agressif sur un petit écran. Dans ce cas une table de mixage, ou dispositif spécial est indispensable pour avoir les connexions).

Un moniteur : Sony KX 14CPI. C'est un moniteur multinorme, c'est mon témoin à côté de l'écran de l'Amiga pour savoir si j'ai bien réussi mes couleurs et le cadrage et apprécier le résultat final au moment de l'enregistrement.

Pour mon plaisir, j'ai relié toute cette installation depuis mon bureau jusqu'au salon sur un Sony Trinitron de 70 centimètres. Le magnétoscope Sony 800 est relié pour la partie audio à ma chaîne Hi-Fi (la chaîne Hi-Fi est de conception familiale, ampli, pré-ampli et hauts-parleurs. Un de mes fils a une oreille d'or et un fer à souder très habile !).

Le résultat est très beau, l'image est correcte sans être "pro", le son est par contre de qualité inégalée dans le commerce. J'ai essayé le SuperVHS, c'est encore meilleur. Mais Sony annonce le Super-8, il est sorti en NTSC.

L'Amiga arrive

La table de montage Panasonic Anasonic était livrée avec une titreuse : une police trois tailles, quatre couleurs. Une page et un défilement... j'ai été frustré... Alors l'Amiga est arrivé.

Connaissant l'Amiga, même avant le rachat par Commodore, je n'ai rien regardé d'autre dans la concurrence, j'étais sûr que l'Amiga était le plus fort dans l'univers que je recherchais (NeXT sera peut-être mon prochain achat dans cinq ans, ou six !).

Voici que les problèmes commencèrent

J'ai éliminé l'A500, j'avais déjà assez de câbles vidéo sur mon bureau, et en dessous et derrière.

J'ai choisi l'Amiga 2000 (avec la carte compatible PC qui émule IBM, mais en CGA : la publicité et les vendeurs ne le disent pas). Je ne me sers pas de cette option, mais le prix de l'offre d'achat était malgré tout très avantageuse.

Mon Amiga A2000 est équipé de :

Deux lecteurs de 3,5 pouces : c'est pratiquement indispensable pour faire des copies (Xcopie du DP met 62 secondes pour faire la copie).

Un lecteur 5,25 pouces pour émuler IBM. Nota : avec l'option haute résolution et l'écran multisynchro, l'émulation du EGA et VGA est possible. Il faut la carte AT pour profiter au mieux de l'Amiga en tant que compatible pour les logiciels de dessin comme Haward Graphics, par exemple.

Un disque dur de 40 méga-octets avec deux partitions :
  • 1 - pour le système exclusivement, et sauvegarde périodique (avec Quarterback).
  • 2 - pour les programmes utilisateurs et les résultats. Sauvegarde obligatoire sur disquettes des résultats avant de finir le travail. Le Guru vient me rendre visite comme tous les amigaïstes, alors il vaut mieux prendre ses précautions. De plus, la sauvegarde doit être une habitude. Vous râlerez moins après l'Amiga s'il a perdu un fichier !
Une mémoire de 3 Mo, extensible à 9 Mo. C'est presque un minimum quand on veut faire des "images" au lieu de "jongler" avec l'Amiga.

L'imprimante : HP QuietJet, à jet d'encre. Avec possibilité de changer les réservoirs pour changer les couleurs. Elle ne fait pas de bruit et elle a une qualité acceptable pour un amateur. Je rêve d'une imprimante rapide, silencieuse, couleur, 600x600 pour 10 000 FF !

Un numériseur Digi-View et un filtre électronique DG88. Au moment de ma décision j'avais le choix entre Digi-View et un "grabber" (capture d'image) soi-disant temps réel, soit 10 images secondes ! (c'est là où les vendeurs ne sont pas sérieux). Depuis, d'autres appareils de captures d'images font mieux, je sais, le vrai temps réel est réservé aux vraies "régies pro". Digi-View avec DG388 autorise le cadrage, les choix de brillance, saturation, etc., et sauvegarde en IFF ou en RGB avec es trois images différentes. Le choix de grain de l'image, le format, même le suraffichage, est permis. Tous les vrais "pro", conseillant un amateur, m'ont guidé vers cette solution (la solution "grabber" suppose aussi des capacités mémoires et disques très importantes).

DG88
Le DG88

Le genlock : j'ai pris la carte Magni (chère mais qui vaut le coup). Je remercie Frédéric Autechaud, qui m'a donné les meilleurs conseils concernant la numérisation et le genlock.

Car c'est ici le point le plus crucial du choix. Merci encore à Edusoft qui m'a donné les choix, les fiches techniques et surtout le moyen de faire effectuer les réglages sur la carte Magni.

Règle absolue : avec un matériel vidéo-micro-amateur, le moindre point faible dans la chaîne donnera obligatoirement des mauvais résultats.

régie vidéo Amiga 2000
Une régie vidéo à base d'Amiga 2000

Mon avis après huit mois de pratique

La numérisation se fait de préférence à partir de votre caméra si l'arrêt sur l'image est parfait. Le DG88, lui, étant parfait, il faut lui donner une belle image. Éviter de faire l'arrêt sur l'image à partir du magnétoscope. Les signaux sont différents.

Utilisez le genlock uniquement pendant les besoins de trucage ou d'animation. La dégradation des couleurs et des contours sont visibles, même avec le Magni. Cela vient du fait que la périphérie vidéo est un matériel d'amateurs. Méfiez-vous des qualificatifs "pro" ou "Broadcast". Peu de magasins peuvent montrer les avantages des uns et des autres. Et acheter de tels produits par correspondance est à déconseiller formellement. Des amigaïstes dignes de foi ont acheté des genlocks "premier prix" qui donnent de la qualité. Mais il faut les essayer avant de payer, car ces genlocks étant fabriqués en petite série et quelquefois par des sous-traitants différents, la qualité peut être très variée d'un appareil à l'autre.

Une telle acquisition vaut un voyage et l'assurance du service après-vente doit être considérée. J'ai vu de belles réalisations autres que Magni, genre Niriki, Octet d'Azur, etc., dans une gamme de prix élevé avec des résultats très bons. J'ai choisi Magni car les cartes sont internes, les autres proposent un rack. Un dispositif "remote-control" extérieur avec des curseurs animent les incrustations. Il faut payer la qualité et l'effort vaut le coup. Le Magni offre, aussi, une sortie directe PAL, sans genlock et c'est parfait. L'inconvénient de la carte Magni, c'est d'occuper la place de la carte vidéo dans le port de l'Amiga. Je suis donc coincé pour mettre une carte "flicker fixer". Mais une solution est à l'étude pour contourner ce problème.

Utilisez des câbles de grande qualité, blindés, avec de bonnes soudures. L'investissement est à la portée de toutes les bourses à ce niveau. Il arrive que l'Amiga soit remis en question par un mauvais câble.

Pensez-y. L'Amiga a une résolution supérieure à tout matériel amateur actuel. C'est pourquoi il est fréquemment utilisé par les "pros".

Plus vous copiez une bande plus la dégradation est rapide. Prendre des bandes vidéo de haute qualité. Ce n'est pas l'étiquette qui fait la qualité, mais le contenu (des tests dans 50 Millions de Consommateurs ont eu lieu récemment). Méfiez-vous des promotions !

Attention, si dans un mixage, avec genlock, la bande source comporte des arrêts sur image, des ralentis, ou autres, la synchro se déréglera et le résultat sera illisible sur l'écran Amiga. De même, si dans un mixage l'une des sources arrive en fin de bande la synchro est perdue. Cela s'explique par le manque de TBC (time base correction), qui devrait être utilisé pour chaque source vidéo. Il faut donc la même synchro dans tous les points des éléments à mixer. Un TBC "pro" coûte 25 000 FF.

Remélanger des bouts de bande, même issus de l'Amiga, pour obtenir l'effet final vous décevra. Il faut donc s'organiser avec un "script" qui va lire les bandes originales, et faire sortir les incrustations directement de l'Amiga. Au maximum, je me sers de la seconde copie réalisée avec une table de montage (RM100 ou autre). Je calcule les temps où je veux voir les incrustations, et en route... Avec The Director ce n'est pas trop dur, il faut malgré tout beaucoup de patience.

Évitez de faire votre film complet avec le genlock et la table de montage constamment connectés ; plus il y a de composants à traverser, plus l'image est dégradée.

Pour le logiciel et en fonction de mon besoin vidéo, j'ai pataugé un bon moment. Même en ayant lu et relu des tonnes de documentation. Car tout n'est pas compatible dans l'Amiga, pour faire tout ce que l'on a envie de faire. J'ai acheté Photon Paint pour commencer... il fallait bien un début.

J'avoue que j'ai "emprunté" des disquettes pour les autres logiciels pour faire ma sélection, mais souvent sans documentation, souvent avec une disquette incomplète. Cela m'a permis de me faire une idée du monde "parallèle". J'ai vite abandonné cette piste. Je conserve des contacts remarquablement sympathiques dans ce monde, ce sont ceux qui se servent de leur Amiga intelligemment et avec recherche.

Ensuite, j'ai acheté dans le réseau normal les logiciels qui me semblaient les meilleurs. J'ai donc appris, utilisé correctement et parfaitement quelques logiciels comme Photo Paint 2.0, Deluxe Paint III, Digi-View, Video Titler, Video Generic Master, Excellence!, Quarterback, The Director. J'ai ainsi les originaux et la documentation, c'est le pied, mais c'est surtout indispensable !

Avoir les versions originales vous réserve de bonnes surprises quand on a envoyé le bon de garantie à l'éditeur. Ils offrent à des prix très bas les versions futures et les nouveautés, avec disquette et documentation complète à jour (souvent en anglais c'est vrai). Et pas de virus !

La course pour tout avoir est ruineuse pour le porte-monnaie. Et tout connaître des programmes existant est impossible, l'amateur devient mauvais car il survole les possibilités, il n'obtient que des résultats médiocres. Et souvent l'Amiga devient décevant par le peu de bons résultats obtenus.

Alors l'argument de cet amateur devient : "le produit est compliqué", alors qu'il n'a pas la documentation. Ou encore, "ça se plante tout le temps" car il lui manque un fichier.

Dans le réseau correct des amigaïstes j'ai pu trouver dans le domaine public des trésors. Le dernier en date accélère les temps de consultation des fichiers : c'est DiskMaster (plus facile que CLIMate). Un autre produit économise les places disques c'est Powerpack. Des éditeurs multiples. D'autres encore permettent d'utiliser le multitâche aisément. Des analyseurs de tâches. Des analyseurs de virus. Des procédures d'accès aux applications ou aux utilitaires sans toujours passer par le long chemin des icônes successives, etc.

Je n'oublierai pas de nommer Giorgio Cupertino qui m'a aussi donne de très bons conseils et aussi quelques DP non boguées, forts utiles et jolies. Faire des fonds d'écran avec Mandelbroot, Contoura ou autres donnent un effet "pro" séduisant. Et les DP nommées sont super-simples à utiliser.

Merci aussi à tous les "fous" de l'Amiga. Je n'ai pas pu nommer tous ceux qui m'ont donné des conseils. Il y en a beaucoup qui savent que le bénévolat est la meilleure compétence parce qu'elle n'a pas de prix. Merci. J'ai souvent rencontré des jeunes bénévoles qui n'avaient pas besoin d'argent, mais besoin d'apprendre et de partager.

J'ai plus de 50 ans, je suis fou aussi, mais je suis enthousiasmé par cette jeunesse, ils sont formidables. Même si je ne me sert pas de l'Amiga pour les jeux, je partage la passion "Amiga" avec eux.


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