Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 20 novembre 2017 - 00:58  

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Dossier : Le titrage vidéo
(Article écrit par Frédéric Autechaud et extrait d'A-News (Amiga News) - juillet 1989)


Continuant gaiement ma série d'articles démystificateurs, je vous entretiendrai ce mois-ci de ce qui était il y a encore peu le rêve de tout hobbyiste de la vidéo : le titrage. Quand je vous parle de titrage, il ne s'agit pas des bidouilles à base de Canson mi-teintes, de Letrasets et de nouilles en alphabets ni même du concept hautement graphique cher aux allumés du Super 8 (dont j'étais dans ma jeunesse) consistant à filmer un panneau indicateur ou une affiche (nous envisagerons dans un prochain article les possibilités infernales du trio vidéo/Amiga/banc titre). Non, je vous parle d'un titrage réalisé avec un générateur de caractères, autrement dit, une espèce d'ordinateur un peu orienté graphique.

Générateur de caractères

Il y a encore pas longtemps, un petit générateur de caractères noir et blanc coûtait deux fois plus cher qu'un Amiga, et un générateur couleur valait le prix exorbitant d'un Mac II. Avec le développement de la "vidéo maison" (home video), les Japonais ont développé des puces d'une taille qui frise le ridicule si on la compare à un semi-remorque frigorifique afin de pouvoir intégrer le titrage dans les caméscopes. Évidemment, il est impossible de comparer la qualité et le confort d'utilisation de ces bidouilles gadgets dont le clavier se limite souvent à deux boutons avec un "vrai" générateur. Mais, allons-y gaiment, il faut bien reconnaître que ces petits bidules font un travail tout à fait présentable (et parfois coloré).

Ce qui fait la qualité d'un générateur de caractères, c'est sa résolution (généralement exprimée en nanosecondes) et sa bibliothèque de polices. On commence à trouver des collections de polices de caractères de titrage en vente en France (Zuma Fonts, Kara Fonts, Calefonts). Je vous parle maintenant depuis un bon bout de temps de la façon la plus efficace de sortir l'Amiga en vidéo (coder le signal RVB avec un vrai codeur), envisageons en maintenant une bonne utilisation.

L'Amiga, tout seul face à la vidéo

Le gros avantage de notre bécane réside dans sa capacité à afficher un nombre infini de polices dans une bonne palette de couleurs et à pouvoir animer à une vitesse raisonnable. En effet, l'Amiga ne présente aucun intérêt si on désire un simple sous-titrage monochrome (textes, compteur, légende).

La plupart des titrages sont réalisés en incrustation sur une image vidéo mais cette pratique n'a rien d'obligatoire. On peut très bien utiliser l'Amiga pour générer des titres fixes (panneaux) en exploitant les ressources des programmes de dessin en suraffichage (overscan) comme Deluxe Paint et Photon Paint. Dans ce cas, le suraffichage permet de réaliser une trame de fond qui est souvent préférable à un fond uni.

Tant que nous parlons du fond, pensons aux possibilités intéressantes qu'offre un appareil d'acquisition (le Digi-View permet de travailler en suraffichage et dans toutes les résolutions de l'Amiga) pour intégrer des images du document vidéo, des photos fixes en rapport avec le sujet ou simplement des matières et des surfaces variées pour des fonds irréguliers. En ce qui concerne le texte (titres, sous-titres, logos), les effets les plus simples sont souvent les plus payants : ombres portées (vers le bas), ondines (commande disponible sur Deluxe Paint III mais réalisable à la main), brillances, etc.

Regardez bien les "habillages" télé et les panneaux des émissions de sport américaines sur Canal+, ce n'est pas particulièrement innovant mais très lisible et parfois sympathique à regarder. Bien entendu, il est impératif de se bidouiller ses formules à soi à partir de ces techniques, rien ne remplace l'expérimentation personnelle. Restez sobre quant au nombre de couleurs : l'impact d'un camailleux relevé par quelques couleurs franches est largement préférable à une demonstration des possibilités spectrales de notre gazogène favori. S'agissant d'images fixes, essayez autant que possible de profiter des hautes résolutions. Goûtez les cyclages avec sobriété.

Grâce au joli format Anim, ANIMagic d'Aegis et au sublime Deluxe Paint III (entre autres), on peut maintenant envisager des panneaux animés. Je ne parle pas ici de défilements simples (scroll, crawl, roll) qui peuvent être réalisés directement par programme (voir plus bas). Les conseils restent les mêmes que pour les panneaux fixes : la sobriété. Le but est de construire le panneau de façon à le rendre attractif et, accessoirement, à en guider la lecture. Vous devez vous définir une "manière" de faire arriver les éléments à l'écran : glissements sur l'axe horizontal, volet de découvrement, trajectoire en perspective, fondu... A moins d'un effet voulu (impact), essayez de garder une vitesse régulière d'apparition des éléments. Prévoyez toujours le temps de lecture des titres (variable selon l'importance et la vitesse d'apparition). Le panneau animé est une technique plus ardue et grande consommatrice en temps de travail mais presque obligatoire face aux goûts des spectateurs actuels habitués à des montages rapides.

Titrage vidéo

Titrage en incrustation

Vous qui lisez régulièrement l'espèce d'article intitulé "Trame du Yéti", cher lecteur, n'ignorez rien des faits et gestes des genlocks incrustateurs. Quels que soient leurs prix ou leurs spécifications techniques, ces engins ont tous en commun la possibilité de remplacer une couleur de notre petit Amiga par un signal vidéo extérieur (caméra, magnétoscope, CDV, autre ordinateur).

Dans ce cas de figure, les conseils précédents restent valables avec quelques notions supplémentaires. Le principal problème est la lisibilité sur une image très contrastée ou mouvante. Quand on crée un "jingle" susceptible d'être incrusté sur des images très différentes (couleurs, composition), il est souhaitable de prévoir un "support' assez neutre pour le texte en position de lisibilité : la lisibilité du texte importe peu tant qu'il est en mouvement ; par contre, il doit impérativement être posé sur un élément graphique (une tâche de couleur) dès qu'il atteint la position de lecture. C'est une combine très utilisée sur CBS : on fait glisser le titre en blanc de gauche à droite vers le centre de l'image puis une bande bleue dans le même sens qui passe sous le texte juste au moment où celui-ci atteint sa position définitive.

Des techniques plus simples comme un texte blanc avec un "outline" (entourage) ou une ombre portée noire permettent de garantir une lisibilité totale quelle que soit l'image de fond.

La troisième dimension

Les habillages télé utilisent l'animation en 3D à outrance à cause de sa connotation "luxe et hautes technologies". Ne tombons pas dans ce piège mesquin, la 3D ne doit être utilisée que si elle présente un réel avantage graphique (je pense principalement à des mouvements caméra complexes). Dans la plupart des cas, rotations autour d'un axe par exemple, il est beaucoup plus rationnel d'élaborer la séquence selon une méthode d'animation plus simple : la mise en perspective.

Titrage vidéo

Deluxe Paint II et III incluent la possibilité de projeter une brosse par rapport à une fuite. Ce système un peu rustique présente l'avantage d'être beaucoup plus rapide que le vrai calcul 3D et moins aléatoire au niveau du rendu. Donc, avec ce procédé, on peut solutionner les titrages plans (style ADO) et les titrages en extrusion (lettres possédant une "profondeur"). Pour des formes plus complexes comme des logos en volumes ou des mouvements caméra évolués, il est impératif de passer à des programmes 3D comme Sculpt-Animate 4D, Turbo Silver ou VideoScape 3D. Le titrage se transforme alors en création de séquences en 3D et nécessite un temps monstre et un calme à l'épreuve des balles.

Suraffichage ou non ?

Comme le dit la pub, l'Amiga peut travailler en "overscan" (suraffichage). C'est de plus en plus vrai, ça ne l'a pas toujours été. Peut-on titrer facilement en suraffichage ? Tous les programmes de dessin proposent maintenant les résolutions "overscan" ; on peut donc réaliser des panneaux fixes "plein écran" (j'ai mis des guillemets car je n'ai jamais vérifié que le severe overscan, le plus puissant, était en plein écran). Un programme comme Deluxe Paint III permet de réaliser directement des animations en suraffichage. ANIMagic sait aussi le faire mais il faut dessiner les images une par une avec un programme de dessin ou définir, de façon assez fastidieuse, les mouvements en 2D et 3D des divers éléments. Tout cela n'est pas simple. Sachez toutefois que le suraffichage est un luxe en titrage et que nous sommes surtout sensibles aux bords gauche et droit de l'image, à vous de minimiser la bordure par de savantes magouilles (flou, dégradé...).

Les programmes dédiés au titrage

Le plus ancien programme de titrage reste, pour moi. TV*TEXT de Zuma Group, qui est maintenant tout à fait obsolète mais que j'ai beaucoup utilisé au début de l'Amiga. Son principal intérêt est qu'il est livré avec de bonnes polices monochromes. Il permet la création de panneaux fixes en moyenne et haute résolutions en 8 couleurs, l'importation d'images IFF, toutes les polices monochromes standards ; il permet toutes les justifications (gauche, droite, centre), les cyclages, les ombres portées de taille variable, la génération de formes géométriques selon les mêmes critères que les polices, les grilles de fond. Il n'est pas "overscan" mais un menu propose un choix de Copper Lists dégradées à couleur variable. Rustique mais très simple à utiliser.

Pro Video CGI que j'ai testé récemment dans sa version "Plus" reprend le style "tout au clavier" des gros générateurs de caractères. D'un apprentissage un peu ardu, il s'avère être un très bon outil pour les gros travaux répétitifs (annonces, programmes). Il ne dispose que de quatre polices en quatre tailles dans un format qui lui est propre mais de nombreuses options viennent se greffer sur ce choix limité : entourage, ombrage, matières... Il nécessite 1,5 Mo de mémoire pour tourner correctement mais il peut gérer jusqu'à 100 pages et propose une cinquantaine de volets de transition par découpage exécutables manuellement ou automatiquement. En outre, il offre des possibilités de fonds variés et des caractères graphiques. Il est cher mais puissant.

Video Generic Master de Kimatek est un programme aux possibilités plus limitées que les précédents mais qui a comme principal avantage d'automatiser la création de génériques en "scroll" et "crawl" (défilement vertical et horizontal) avec un mouvement très "fluide". Idéal pour les génériques de vos péplums. Un peu cher et assez dur à trouver. A ce titre, je rappelle que Commodore livre un programme du même genre avec le genlock interne pour A2000.

VideoTitler d'Aegis est devenu le titreur standard sur Amiga sans qu'il soit particulièrement fantastique. Il permet la mise en page de toutes les polices standards en lignes avec possibilités de traitements variés (entourages colorés, ombrages, inclinaisons...) puis leur manipulation. Avantage : il fabrique un fichier Anim et il est fourni avec un module "Special Effect Generator" toutes résolutions qui permet d'enchaîner images et séquences Anim par une série de volets et fondus au noir (il est souhaitable d'avoir tous ses Mickeys en RAM: sous peine de se retrouver avec un timing incohérent). Défauts : ergonomie très discutable (de jardin), pas d'automatisation des mouvements comme sur Deluxe Paint III. VideoTitler a ses fans, ses accros ; je dis qu'il permet un travail moyen et sans excentricités.

Enfin. Broadcast Titler s'annonce comme un titreur 2D de très haute qualité grâce à un système révolutionnaire pour augmenter la qualité de la résolution (une résolution virtuelle) et la capacité d'afficher beaucoup plus que 16 couleurs en haute résolution (on parle de 320).

Je vous parlerai bientôt de Video Studio qui est un programme regroupant des fonctions intéressantes en montage : timers, mires, volets.

Les programmes non dédiés au titrage mais néanmoins très intéressants

Je vous rappelle que l'on peut faire de très jolies choses avec Deluxe Paint III, Photon Video et avec les effets spéciaux (flous, contours) de PIXmate.


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