Obligement - L'Amiga au maximum

Mercredi 22 novembre 2017 - 23:06  

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Matériel : Station Multimedia
(Article écrit par The Duke et extrait d'Amiga News - novembre 1990)


Laser + Amiga = la nouvelle station multimédia de Commodore

Avec sa "Station Multimedia" et le CDTV. Commodore donne au plus grand nombre l'accès à la culture et au savoir. S'il est encore trop tôt pour dévoiler (en France...) l'intérêt du CDTV (dont la sortie officielle est prévue pour février/mars 1991, avec une CDthèque en français conséquente), il n'en est pas de même pour la Station Multimedia, disponible immédiatement.

Présentation

Cette station est composée des éléments schématisés sur la figure 1 : un Amiga 3000, cadencé à 16 MHz, équipé d'un disque dur de 40 Mo, un genlock A2300, un lecteur vidéodisque Pioneer avec un disque de démo, un écran 21 pouces Pioneer avec télécommande et le logiciel AmigaVision.

Station Multimedia
Figure 1

L'Amiga 3000 cadencé à 16 MHz est largement suffisant pour ce type d'application mais 1 Mo de mémoire Chip et 1 Mo de mémoire Fast est un peu juste ! (Bruce Lepper : Commodore France nous assure que tous les Amiga 3000 vendus en France ont 2 Mo de mémoire Chip et 1 Mo de mémoire Fast sans supplément de prix). Le prix des mémoires a considérablement baissé, et pour l'anecdote, lors de l'Apple Expo, un distributeur bradait le Mo 80 ns pour 300 FF !

Le genlock A2300 n'est peut-être pas le top niveau "dans l'état de l'art", mais il marche bien et est homogène dans l'offre de Commodore.

AmigaVision, vous a déjà été présenté, nous nous intéresserons plus particulièrement aujourd'hui à son interface vidéodisque. Le lecteur de vidéodisque Pioneer marche à merveille, son port série est relié à celui de l'Amiga qui le pilote via AmigaVision.

Le vidéodisque

Il existe plusieurs standards de vidéodisque :
  • LaserVision de Philips, reposant sur les variations de réflexions d'un faisceau laser à la surface du disque creusé de microalvéoles. C'est le système actuel, où il n'y a pas de relation physique entre le disque et la tête de lecture, ce qui est une garantie de longévité. L'espace entre deux sillons est de 1,6 micromètre ce qui a pu poser des problèmes de moulage communs à tous les vidéodisques.

  • Le vidéodisque capacitif de RCA, par détection d'une DDP, grâce au relief du disque, fait d'une matière conductrice alimentée en courant faible. Son coût de revient est faible mais il est très sensible à la poussière et aux rayures.

  • Le VHD de JVC. La gravure est réalisée par laser selon le même procédé que Philips, mais la lecture est effectuée par une pointe diamant électroniquement guidée, car le disque n'a pas de sillon.
Les points forts du vidéodisque : le codage étant numérique, la qualité est optimum, le bruit de fond inexistant et le son stéréo de qualité Hi-Fi ; les accès aléatoires sont possibles sans perte de temps ; les ralentis et accélérés sont dépourvus de parasitage ; l'arrêt sur image est parfait ; la capacité de stockage est considérable (exemple : 54 000 diapositives), et la longévité est nettement supérieure à la bande vidéo.

Les points faibles : il est actuellement non réinscriptible et ne dispose pas du potentiel d'autoscopie de la bande vidéo (mais plusieurs compagnies mènent des projets en ce sens) ; sa distribution est encore intimiste et se répercute sur les coûts, très variables de 750 FF à 5000 FF suivant le tirage et le mode de distribution.

En tant que tel, le vidéodisque n'est pas encore un média grand public comme le CD audio, mais ce sont les applications créées à partir de celui-ci qui le deviennent dans le quotidien : musées, salons, congrès, enseignement, centres ressources, etc. regorgent de telles applications pour lesquelles le vidéodisque est le support interactif idéal.

Note d'Ed : pour ceux qui confondent les CD du CDTV et les vidéodisques, les premiers utilisent les mêmes supports que le CD audio mais ne sont pas standardisés comme le CD audio. Un lecteur CD pour l'Atari ST peut lire des disques CD audio, et le CDTV de Commodore peut lire ces mêmes disques audio. Mais dès qu'il s'agit de disques CD non audio, c'est-à-dire avec programmes et images, chaque ordinateur à un format CD bien à lui. Les videodisques, eux, sont grands comme des 33 tours et ont l'avantage d'être standardisés. Il n'y a qu'un seul format, et il suffit d'un lecteur et un téléviseur pour les lire. Mais le signal qu'ils donnent est un signal vidéo qui doit être manipulé comme tel et n'est pas en forme de "donnée d'ordinateur".

L'offre Commodore

Revenons à l'offre Commodore. Le vidéodisque fourni avec la station n'est qu'un support de démonstration à l'utilisation du lecteur Pioneer et son intérêt à démontrer les capacités du multimédia Commodore est très, mais alors très limité ! C'est dommage, car il serait souhaitable, mais alors très souhaitable, de fournir la station avec un vidéodisque intéressant, exploité par une pile AmigaVision, mettant en jeu toute la puissance et la souplesse de l'Amiga.

Cette offre est potentiellement la plus intéressante formulée depuis longtemps. Elle est homogène, concurrentiellement très bien placée et utilise pleinement les ressources de l'Amiga. Son prix de 39 900 FF HT est très attractif.

Comment AmigaVision exploite-t-il le vidéodisque ? Tout d'abord, il faut configurer le pilote à l'aide du tableau de configuration "Video SetUp " du menu "Configuration" (figure 2).

Station Multimedia
Figure 2

Plusieurs vidéodisques sont disponibles dont quatre Philips, quatre Pioneer et six Sony : de plus, il est possible de créer son propre pilote puisque Commodore fournit dans la notice d'utilisation d'AmigaVision l'ensemble des éléments nécessaires.

On précisera dans le même tableau, la vitesse de transmission de 1200 à 9600 bauds. Ceci fait, il est possible de faire un premier repérage du vidéodisque depuis AmigaVision à l'aide du panneau de contrôle (figure 3) permettant toutes les fantaisies possibles : lecture rapide ou lente, d'avant en arrière, examen, arrêt sur image, mémorisation d'une séquence, affichage d'index, etc.

Station Multimedia
Figure 3

Dans la progression de votre application, il suffira d'utiliser l'icône "Video" et d'en définir les attributs (figure 4) : canal audio utilisé, commandes et indexation, soit en mode direct si l'on connaît précisément l'index des séquences, soit en mode contrôleur (donc en temps réel) en utilisant la commande "still".

Station Multimedia
Figure 4

L'option "Pause", si elle est activée, oblige à attendre la fin de votre séquence vidéo, pour poursuivre la progression. Dans le cas contraire, AmigaVision permet le déroulement d'autres évènements durant la séquence. L'exemple ci-joint (figure 4) est extrêmement simple, il permet de feuilleter le vidéodisque par trois séquences prédéfinies. Une image est affichée, contenant trois boutons distincts sur la couleur 0 (transparente) dans laquelle la vidéo s'incrustera. Un clic sur l'un de ces trois boutons déclenche la lecture de la séquence associée. Un quatrième bouton permet de quitter le programme.

Dans AmigaVision, la vidéo s'emploie aussi aisément qu'une simple image sur laquelle peuvent être disposés tous les "Objets" que nous avons évoqués dans cet article. Il est alors possible de créer des applications interactives puissantes dans différents domaines de prédilection : la préAO, l'enseignement, la formation, les congrès et conférences, etc.

Pour Thierry Mauger, responsable de la division VAR Amiga de Commodore France, le multimédia est aujourd'hui aussi important (sinon plus) que la PAO a pu l'être il y a quelques années et la solution Commodore est un opposant de taille. Si je partage ces considérations, il convient néammoins de la modérer :
  • L'offre Commodore n'a que quelques mois d'avance sur celle de concurrents (Apple, IBM) qui ne manqueront pas de vouloir tout aussi activement occuper le marché par des offres aux caractéristiques semblables, sinon supérieures. Donc, quelles sont les stratégies mises en oeuvre pour maintenir et optimiser cette avance ?

  • La station mériterait de façon urgente d'être accompagnée d'un autre vidéodisque que la démo Pioneer et d'une application complète et variée sous AmigaVision.

  • Un catalogue des vidéodisques mentionnant les caractéristiques des produits, le nom de l'éditeur et le prix approximatif doit être réalisé conjointement, faute de quoi on ne peut pressentir la variété et l'intérêt d'une telle offre. Pourquoi ne pas imaginer également une base de données sous AmigaVision qui traiterait ce catalogue !
Il est possible de presser son propre vidéodisque après avoir réalisé un master sur bande (environ 1h30m de film), ce support ne permettant pas la souplesse et la qualité d'utilisation du vidéodisque. Plusieurs solutions sont alors à disposition :
  • Le pressage à durée de vie limitée sur verre ou plastique, durée d'un an environ, 5000 FF HT pour le master. Cette offre est intéressante pour une institution d'enseignement ou de formation réactualisant souvent sa vidéothèque.
  • Le pressage standard, durée de vie quasi illimitée, 16 000 FF HT le master puis 400 FF par unité à partir de 10.
  • Le partage de ressources, où plusieurs entités mélangent sur le même vidéodisque leurs applications respectives, ce qui réduit encore les coûts.
Quelques titres

Voici quelques titres parmi ceux disponibles :
  • Le Musée d'Orsay. 11 000 images illustrant 2 100 oeuvres d'art commentées durant une visite d'une heure. Éditeur ODA.
  • Le Musée du Louvre, 30 000 images illustrant 4 500 oeuvres d'art commentées durant une visite de 35 mn. Éditeur ODA.
Toujours dans le domaine multimédia, un nouveau standard semble apparaître : le Photo CD de Kodak. Ce système permettrait le stockage d'images en 16 millions de couleurs, en 2048x3072 pixels, soit plus de six millions de points. Kodak lancerait un lecteur compatible CD audio et Photo CD pour environ 4000 FF. Les Photo CD pourront être lus par les lecteurs de CD-i et de CDROM XA. Question : ce nouveau format sera-t-il lisible par le CDTV ?

Nom : Station Multimedia.
Constructeur : Commodore.
Genre : ordinateur multimédia.
Date : 1990.
Prix : 39 900 FF HT.


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