Obligement - L'Amiga au maximum

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Le courrier des lecteurs d'Amiga News - octobre 1992
(Rubrique dirigée par Jérôme Pagès et extraite d'Amiga News - octobre 1992)


Ma future machine : Amiga 3000, Mac ou PC ?

Un jour de février 1992...

Maquettiste professionnel (architecture, chemin de fer), j'ai décidé pour une première informatisation de m'équiper d'un Amiga 2000 en janvier 1991, pour faire de la CAO, DAO et de la petite bureautique. Ce choix a été dicté par deux raisons : la très bonne réputation de cette machine dans le domaine de l'image (réputation étendue abusivement à la CAO) et surtout la présence de M. Villard, représentant de façon compétente l'Amiga à Montélimar.

Après une certaine période d'adaptation, normale sur toute machine, j'ai compris en voulant travailler avec celle-ci, que l'Amiga n'était pas tout à fait une machine comme les autres : système en anglais, peu de logiciels pour mes applications propres et assistance technique de Commodore (?).

Un an après, si je surnage grâce aux incontournables Superbase, Excellence! et Aegis Draw, se pose la question du changement de mon A2000 qui ne suit plus en vitesse de calcul et qualité d'écran. Les circonstances m'incitent donc à vous présenter mes interrogations : Amiga 3000, Mac ou éventuellement PC ? Ces interrogations représentent le petit bout de la lorgnette du professionnel travaillant tous les jours sur une machine spécifique.

Il est bien évident qu'au fil de son utilisation, j'ai acquis un lien affectif avec mon Amiga et, que je cherche grâce à votre réponse à lui rester fidèle. Je vous remercie donc de considérer mes questions comme celles d'un "fan" mais qui en tant que "pro" a des obligations "raisonnables" qu'il est difficile de concilier avec le plaisir.

En dehors de la vidéo et de l'image de synthèse, l'Amiga présente-t-il des avantages techniques précis pouvant justifier son choix ? (entre autres CAO, PAO, bureautique).

Est-ce que Commodore se représente bien le handicap réel du Workbench et des logiciels en anglais pour des utilisateurs travaillant tous les jours avec, dans un cadre professionnel : cas d'une secrétaire et d'un dessinateur (un confrère attiré par cette machine a été rebuté par ce problème). Merci tout de même à CIS pour cet effort légal mais méritoire de traduction...

Dans mon domaine, le manque de logiciels pro est réel. En bureautique de gestion, une seule véritable comptabilité (Comptatelier) mais tellement discrète que je ne sais si elle existe vraiment (désolé, Budget et Familicompt sont des produits à usages familiaux). En matière de CAO, Aegis Draw a vielli et n'est plus distribué, XCad est en anglais, notice incluse (Cf. le dessinateur ci-dessus) et quant aux seuls autres que je connais, Ultradesign et DynaCadd, l'information (doc ou démo) ne se bouscule pas.

D'une manière générale, ces produits très spécifiques devraient justifier un test sérieux dans votre revue ou une démo (merci à Monsieur Durand de Janal, et M. Valence pour celle de XCad). Ceci pousserait d'autres professionnels à franchir le pas "Amiga". Le Mac ou PC pouvant a priori tout faire, pourquoi, juste pour ces applications ci-dessus faire la dépense supplémentaire d'une passerelle qui ne semble pas facile à manier. Par exemple, pour le Mac, absence d'écran couleur et lecteur de disquette particulier.

Enfin et surtout, les échanges de données entre l'Amiga et les autres systèmes ne semblent pas être faciles (Cf. la secrétaire ci-dessus). Curieusement, seul Atari, marque aussi marginale que celle qui nous intéresse, a développé un environnement de logiciels entièrement en français (rassurez-vous, cela ne suffirait pas pour changer de machine).

Ouf ! Je terminerai enfin sur la question véritable qui motive ce courrier. A quand un test comparatif détaillé (vitesse de calculs, qualités graphiques, prix de revient dans toute configuration, choix et qualité des écrans couleur, possibilité d'extension) entre Amiga, PC, Mac, Atari ? L'interrogation majeure subsiste, un professionnel qui n'est pas dans la vidéo et l'image de synthèse peut-il investir dans l'Amiga en espérant un développement du marché dans les autres domaines qui lui font défaut... L'Amiga est-elle une machine en laquelle on peut espérer ?

Six mois plus lard...

Ayant vendu récemment mon A2000, se pose donc le problème de son remplacement, pour, en principe, un A3000, ce qui serait une solution logique. Pourtant, plusieurs faits ont retardé jusqu'à présent cet achat important et renvoie aux interrogations de mon courrier de février 1992 (voir ci-dessus).

En effet, j'ai lu dans votre courrier que l'équipe et le budget consacré au développement sur Amiga étaient réduits et mes craintes sur la pérennité du système qui nous est cher sont exprimées aussi dans l'éditorial et le courrier d'AmigaWorld du mois d'août 1992... Me sentant moins seul dans mes inquiétudes, je me permets de solliciter vos conseils concernant le bien fondé d'un Amiga lorsqu'on n'est pas graphiste ou vidéaste.

D'autant plus que depuis votre essai comparatif des divers systèmes, l'A3000 est resté cher devant le PC qui le talonne en qualité graphique et sonore ! Le report sur PC de plus en plus de jeux importants est préoccupant pour l'avenir de la machine, ce qui est paradoxal comme inquiétude pour un professionnel.

J'ajoute mon incompréhension devant l'attitude de Commodore qui préfère mettre en avant ses PC qui n'ont pourtant rien d'extraordinaire face à la déferlante des autres marques, au lieu de pousser l'Amiga qui est original et sans concurrence dans ces domaines de prédilection. Bref, mon Amiga me manque et je voudrais trouver les raisons de motiver ma fidélité à la marque à travers vos encouragements [Guy Jourdan (26)].

Jérôme Pagès : Six mois après, la question se pose toujours, que dois-je acheter finalement ? Le bel Amiga a-t-il son avenir derrière lui, en un mot, est-il mort ? Votre passion pour cette machine semble être encore la plus forte puisque vous n'avez pas cédé aux publicités tapageuses sur les PC qui bénéficient de la plus belle dégringolade de prix jamais pratiquée. Après avoir mené une petite enquête, il semble effectivement que les logiciels de CAO fuient l'Amiga, comme un pestiféré.

Ayant contacté plusieurs revendeurs de logiciels, aucun n'a pu me citer le nom d'un bon outil de Conception Assisté par Ordinateur disponible en France et que l'on trouve pourtant si facilement sur un PC ou sur un Mac pour une somme variant de 1500 à 30 000 FF. Alors ? Au trou l'Amiga ? Après quelques recherches plus approfondies, la société S2P, nous a confiés qu'elle allait se "battre" pour distribuer DynaCadd en France. Ce logiciel performant est déjà utilisé par des professionnels aux États-Unis notamment et a été testé récemment par une revue allemande (Wen Sie Deutsch Sprechen ! Amiga Special juillet-août 1992).

Pour ce qui est de la bureautique de gestion, l'Amiga se rapproche un peu du trou, les véritables applications sont plutôt développées sur d'autres machines. Mais qui, quelle société, quel chef de projet donnerait l'ordre à ces programmeurs de développer un logiciel de gestion professionnel pour Amiga sans prendre la porte, éjecté par des technico-commerciaux ahuris alors que la plupart des utilisateurs de ce genre de logiciels ont déjà des PC ou des Mac. Le vice du monde informatique n'a pas été encore poussé jusque-là.

En matière de gestion, la plupart des logiciels fonctionnent sur PC en mode DOS, largement géré par des émulateurs de moins en moins chers. Il peut paraître rageant de devoir utiliser de tels moyens alors que le système Amiga est écrasant de supériorité et gérerait sans mal de telles applications. Il est vrai que l'adaptation de tels outils sur Amiga serait d'une simplicité ridicule, mais cette idée ne semble pas agiter les neurones des concepteurs plus motivés par le doux bruissement d'une liasse de billets de banque. Ce n'est pas une raison pour ne plus croire en l'Amiga.

En effet, en matière de PAO, l'Amiga équipé notamment de Pro Page s'impose en tant que système puissant, aisément comparable à XPress sur Mac ou PageMaker sur PC. Les nouveaux traitements de texte pour Amiga sont de plus en plus performants et comblent le retard qui existe avec les nombreux outils disponibles ailleurs et avec dictionnaires et documentations en français. Une secrétaire s'en satisferait volontiers.

Notre machine préférée a mis du temps à s'implanter et malheureusement beaucoup de ses logiciels ou interfaces étrangers passent la frontière avec peine (pourtant...). Malgré cela, ne perdez pas espoir, voici annoncée la sortie de l'A4000 monstrueusement équipé en matière graphique (tremblez PC, Mac et Atari !) et pourvu d'un système d'exploitation désintégrant tout net les Windows Mega New Technology++, les SOS 2 New Concept et autres Hyper Multifinders v7 Gigabest.

La puissance brute et non égalée de ce micro devrait nettement inciter le développement ou l'adaptation d'outils (CAO, DAO) professionnels pour Amiga. Il faut noter qu'il s'agit d'une machine purement professionnelle (pas d'ambivalence possible comme pour l'A2000) et qu'il n'est pas possible d'ignorer au niveau des sociétés de développement à cause de ces performances. Si l'Amiga n'avait pas eu ce "plus" (qui semble un peu vieillot maintenant) au niveau graphique et sonore il y a six ou sept ans, elle n'aurait jamais existé aussi longtemps. Ce petit "plus" se transforme maintenant en gros "ultra" pour l'A4000 et Commodore n'a, cette fois, plus le droit à l'erreur car la concurrence est trop rude.

Il faut à tout prix que la nouvelle machine s'impose partout (en facilitant l'accès aux contrats développeurs, en fournissant le maximum de docs, en trouvant des moyens efficaces d'incitation à l'adaptation de logiciels conçus sur d'autres machines). Selon moi, pour assurer le futur de l'A4000, il faut absolument qu'il soit considérer comme une station graphique de haut niveau équivalente au Sparc ou Sun ou même mieux, que l'on rencontre dans les facs ou chez les concepteurs professionnels. Il faut donc que le système le plus courant, Unix, soit disponible sur cette machine.

Dysfonctionnement du clavier de l'A500 : une solution

Cher ami,

Je vous écris pour apporter, je l'espère, la réponse à Christian Batt (courrier des lecteur de septembre 1992). J'ai comme lui, un Amiga 500 Kickstart 1.3 avec 1 Mo de mémoire. J'ai une panne dont les symptômes étaient identiques à ceux qu'il décrit. J'ai mis longtemps à trouver la défaillance et ce fut presque par hasard. L'extension mémoire touchait en un point non isolé, la tôle de blindage de l'Amiga. Il a donc suffi d'un peu de ruban isolant pour remédier définitivement à cette panne.

Par ailleurs, je suis victime du fameux SHV. Xavier Leclercq a édité des logiciels pour localiser ce virus. Mais sont-ils capables de réparer aussi, c'est-à-dire de remettre les octets du Validator à la bonne valeur et de recalculer la somme de contrôle ? [Michel Delean (28)].

Dysfonctionnement du clavier de l'A500 : une autre solution

Monsieur,

Suite à la lettre de Christian Batt, je vous écris car je peux peut-être éclaircir cette mystérieuse panne de clavier, ayant connu les mêmes problèmes. L'origine est sûrement la broche d'alimentation de l'Amiga 500. A force de branchements et débranchements, celle-ci a tendance à se dessouder, et le mauvais contact résultant provoque certains effets indésirables tels que plantage du clavier et sans doute aussi vibration du pointeur. Cela se confirme si son technicien affirme que toutes les puces fonctionnent. Je lui conseille donc de trouver quelqu'un susceptible de démonter son Amiga 500 et de vérifier attentivement les soudures de la broche d'alimentation [Marc Kerbiquet (29)].

Les chaos du Caps Lock

Beaucoup d'utilisateurs d'Amiga 500 ont connu à leur détriment des clignotements intempestifs de la LED du Caps Lock accompagnés d'un blocage complet du clavier. Ce phénomène est dû au microprocesseur du clavier qui a détecté une panne. La première fois que j'ai rencontré ce problème, c'était dans la salle des Amiga de mon école (deux Amiga 500 rev. 5A), peu de temps après avoir fait l'acquisition d'une manette avec tir automatique, une QuickShoot II je crois.

Quand on la mettait en mode "tir automatique", la manette plantait régulièrement le clavier. Si vous avez récemment acheté une telle manette, déconnectez ce mode au moment du démarrage de la machine, cela devrait régler le problème. En cas de persistance du phénomène, vous pouvez aussi essayer de repositionner l'ensemble des circuits de la carte mère de votre machine [extrait de Hardware Hack, disquette de domaine public CAM n°625 de Gregory Miller].

Jérôme Pagès : Cette dernière explication au problème de Christian Batt provient d'une disquette du domaine public. Le texte publié ici est la traduction d'un court extrait d'un fichier diffusé sur le réseau Usenet. C'est une véritable mine d'or pour les utilisateurs de l'Amiga et en particulier les A500.

Il décrit comment reconnaître la version de son A500, comment résoudre certains petits problèmes sur cette machine (port série, lecteur de disquette, ou moniteur), comment installer le 8372a dans un A500 rev. 5 ou 6... Il faut bien sûr comprendre l'anglais.

De nombreux problèmes sont d'origine mécanique et concernent souvent les connecteurs comme le dit Marc Kerbiquet. Que ce soit au niveau de la broche d'alimentation, des connecteurs de la prise Péritel pour l'écran, des supports de CI ou de certains composants plus volumineux, personne n'est à l'abri d'une soudure défaillante. Cela a été le cas pour mon moniteur (le 1081 des premiers A1000). Suite à un fonctionnement anormal de celui-ci, j'ai été amené à l'ouvrir pour y trouver cinq ou six soudures craquelées (broche Péritel et un gros condensateur sur la carte). Monsieur Batt n'a plus qu'à suivre les différents conseils proposés. Il faut bien comprendre que plusieurs pannes peuvent avoir le même effet de clignotement de la LED. Il faut donc tout vérifier.

connecteurs A500

Quant à la question concernant le SHV, le programme SHVK de Xavier Leclercq détecte non seulement les virus mais il les détruit proprement en réparant les informations que vous citez.

Tests de tableurs

Messieurs,

Je viens de terminer votre article sur les tableurs et je constate que ce test sur des logiciels "professionnels" n'a pas été réalisé dans des conditions très professionnelles. Possesseur d'un B2000 avec disque dur, il m'est impossible d'installer Maxiplan 4 v4.09 (la vôtre) sur mon disque dur. Pourquoi ? Parce que Maxiplan 4 a été programmé par des "charlots" qui ne savent pas que l'Amiga gère très facilement les périphériques logiques (assignations).

Ce plaisantin de programme me vire froidement à chaque tentative de lancement, se bornant à afficher le message : "I need explode.library v4+" qui, comme chacun sait (sauf lui !) se trouve dans le périphérique "libs:". J'ai été obligé de me faire une disquette de démarrage avec Maxiplan 4 puis de rendre la main au disque dur (Sys:). Je m'étonne qu'un bogue aussi important, connu de The Disk Compagny, soit passé à travers les tests de vos "experts" (à propos, le SAV de la société d'édition n'a pu me fournir une solution, il m'ajuste proposé une version déboguée dès que possible. Wait and see !).

De plus, vous auriez pu pousser plus loin ces logiciels. Il n'y a pas besoin d'un tableur pour réaliser une gestion de budget familial. Par contre, une résolution d'équation par la méthode des itérations vous aurez permis de tester la rapidité de calcul et aussi de voir que les macros de Maxiplan 4 plantent toujours aussi souvent sans raison apparente. Une bonne recherche multicritères sur plusieurs pages de bases de données vous aurez permis de tester la souplesse d'emploi, et de mettre en valeur le fait que Maxiplan n'a pas besoin d'avoir une page en mémoire centrale pour quérir ses informations. Enfin, si j'en juge par les applications que vous leur faites faire, ils savent tous les trois faire des additions !

Allez, une petite critique n'a jamais tué personne et puis je ne vous en veux pas, je vous achète depuis le n°1. Vous avez raison de prendre Excel comme référence mais nous en sommes encore loin. Si IntuiCalc 2.0 se rapproche d'Excel et si Exellence! 3 gère les Compugraphic, c'est promis, j'emmène mon Amiga au boulot. Bravo pour ce que vous faites pour l'Amiga et continuez à faire des tests de logiciels de bureautique. Il n'y a que comme cela que l'Amiga sera considéré comme autre chose qu'une console de jeu [Chrivophe Foulon (59)].

Dominique Bonin : Si effectivement je n'ai pas mentionné de bogue au sujet de l'installation de MaxiPlan 4 sur un disque dur, c'est que le test a été réalisé sur un Amiga 500 disposant de 3 Mo de mémoire et du système 1.3. Ne disposant pas de disque dur pour le test, je n'ai fait aucun commentaire sur une quelconque installation sur ce périphérique. Je vous remercie donc de nous faire part de ce bogue plutôt gênant.

En lisant attentivement l'article, vous vous rendrez compte que ces logiciels n'ont pas réalisé que des additions. Il est vrai que je n'ai pas mis au programme une résolution d'équation. Mais, en général, les tableurs traitent plus souvent des sommes et des pourcentages que des équations, à la demande des cadres commerciaux qui en sont les principaux utilisateurs. Rien ne vous empêche de le faire et de nous communiquer les résultats.

Pour tester un logiciel dans les meilleures conditions "professionnelles", il faudrait vérifier sa compatibilité avec tous les systèmes (1.2 à 2.05), avec toutes les cartes accélératrices (68010 à 68040), avec toutes les imprimantes, essayer toutes les fonctions une à une, etc. Vous vous doutez de l'ampleur du travail, et du temps consacré. Du coup, les tests des produits ne seraient plus d'actualité et nos lecteurs pourraient nous le reprocher à juste titre.

Des bogues peuvent nous échapper. Cela arrive même à nos confrères "experts" (SVM, Info PC, L'Ordinateur Individuel...). De plus, malgré tous nos efforts d'objectivité, nos conclusions n'échappent pas à une certaine subjectivité. Il faut dire que nous ne sommes nullement des "experts", mais seulement des passionnés connaissant assez bien nos sujets et dont le but est d'informer les lecteurs et de communiquer notre passion. C'est pourquoi nous encourageons vivement les lecteurs à nous transmettre leurs critiques sur les logiciels qu'ils utiliseront (une critique n'est pas forcément négative).

Un mot sur le caractère "professionnel" de certains logiciels. Ce n'est pas parce qu'IntuiCalc possède quelques fonctions proches d'Excel qu'il est aussi complet. Ce n'est pas non plus parce qu'Excellence! 3 gère les Compugraphic qu'il sera parfait ! Une bonne caractéristique ne rend pas un logiciel parfait, tout comme une mauvaise n'en fait pas non plus un produit à mettre au rebut.

Tendres Julias...

Cher Amiga News,

Voilà ! Bien que n'étant pas abonné, je suis votre journal depuis bien longtemps. Or, en ouvrant le numéro de juillet-août 1992, que j'ai encore sous les yeux, horreur, je me suis aperçu que la rubrique GFA Basic avait disparu et à la place que trouvait-on ? Quatre pages proposées par Serge Hammouche à propos des fractales ! Cette entrevue a-t-elle vraiment sa place dans notre Amiga News national ? En effet, le problème des fractales n'a pas du tout été posé en termes informatiques mais en termes mathématiques ! Je serais curieux de savoir combien de lecteurs l'ont lu jusqu'au bout et combien l'ont compris !

Non, soyons sérieux, Amiga News est un journal sur Amiga, on ne l'achète pas pour prendre un cours plus ou moins obscur sur les itérations d'une fonction complexe !

Quant à la disparition du GFA, je l'ai trouvée regrettable car, en tant qu'étudiant en informatique, je trouve que c'est un excellent langage d'apprentissage. Il permet particulièrement bien l'étude des fonctions de bibliothèques, des structures du système d'exploitation sans pour autant devoir se mettre à l'assembleur ou au C. J'ai personnellement commencé à programmer en GFA avant de passer à l'assembleur (merci A68k) puis au C (merci DICE).

Vu le nombre de notions et de coups de main que le GFA m'a apporté, il y a quelques années, j'imagine combien il peut manquer à certaines personnes qui débutent dans l'univers de la programmation. En somme, je pense que le GFA est un excellent langage qui a entièrement sa place dans le journal. Voilà, j'espère connaître votre avis sur la question [Francis Pessaux (94)].

Jérôme Pagès : En aucun cas l'article que vous citez ne remplace le dossier sur le GFA Basic. Il s'agit d'un complément de l'article du mois d'avril sur Mandelbrot. De plus, en tant qu'étudiant, vous êtes le mieux placé pour savoir que l'informatique inclut inévitablement des notions de mathématiques plus ou moins complexes. Que ce soit la théorie des graphes et les probabilités (généralement étudiées en licence informatique), le traitement du signal, ou bien que le terme paraisse plus informatique comme la synthèse d'image, les maths inondent cette science.

Alors pourquoi une réaction si vive ? Peut-être est-ce une allergie viscérale aux maths ou une indigestion estudiantine due à une surdose savamment entretenue par des professeurs blasés (indigestion toute compréhensible puisque partagée !) ? La présence de ce genre d'articles est parfaitement justifiée. Bien sûr, de tels documents ne peuvent pas passionner tout le monde du fait de leur aspect très technique, mais de temps en temps, quelques lignes ne peuvent pas faire de mal.

La critique que j'aurais plutôt faite concerne l'approche didactique inexistante de ces explications. Dès le numéro d'avril, j'aurais bien aimé mieux connaître les fameuses Julias. Mais la remarque expéditive de l'auteur "De manière à suivre la logique de l'auteur, pas d'explication de ce qu'est une fractale de Julia..." enlève tout espoir à cette prometteuse rencontre. Les voilà de nouveau dans le numéro de juillet-août 1992 et toujours pas moyen d'entamer une petite discussion avec ces chères Julias. Nous n'avons définitivement pas le droit de savoir le secret de leurs jolies courbes.

Voilà un reproche que je fais à cette entrevue. Même s'il fallait souffrir d'un minimum de formules mathématiques bien tassées et de quelques schémas plus explicites que beaucoup de commentaires, l'ensemble aurait été plus digeste.

Parlons un peu du GFA Basic. Ne pouvant pas consacrer deux ou trois pages du journal pour chaque langage en vogue sur Amiga (faute de place), il a fallu faire un choir. Le GFA Basic disposait d'une place royale dans Amiga News depuis avril 1991 par l'intermédiaire de Pierre-Philippe Launay. Mais GFA n'est pas disponible en français, et n'est pas soutenu par un éditeur en France. Pierre-Philippe lui-même favorise actuellement un virement du journal vers AMOS malgré son avis, exprimé dans Amiga News n°17, juin 1992, page 70, que AMOS "ne peut pas permettre de faire de véritables logiciels de jeux ou autres". Dans Amiga News n°49 page 48, il nous annonce la foudroyante efficacité d'AMOS, à croire que le passage de la version 1.32 à 1.34 tient du miracle.

Pourquoi donc ne pas changer un peu à consacrer ces mêmes pages à d'autres dialectes comme AMOS ou même C utilisés malheureusement par moins de personnes que le million et demi d'individus accrochés désespérément au super langage qui bride (Cf. Amiga News n°48, juillet-août 1992, page 72). Ce changement n'exclut bien sûr pas l'idée de retrouver du GFA de temps en temps dans la rubrique programmation, ne mettant absolument pas en doute l'aide qu'a pu apporter un tel langage dans l'apprentissage et l'utilisation du système de l'Amiga.

Émulateur Atmos, un rêve...

Cher amis d'Amiga News,

Il a une éternité (10 ans), je concoctais de longs listings en BASIC sur la merveille du moment l'Oric-Atmos, machine qui m'a procuré mes premières sensations fortes en informatique et dont je conserve encore une certaine nostalgie.

Ma question est double et s'adresse autant aux lecteurs qu'à vous-mêmes. Puisque l'Amiga peut émuler des Mac, PC, ST, Sinclair QL, ZX Spectrum, CM et autres BBS, n'est-il pas possible de programmer un émulateur de mon antiquité sus-nommée, même si la ROM de l'Oric-Atmos doit être utilisée pour cela. Voilà donc un défi lancé ! Mais ce n'est pas tout. Comment récupérer mes listings ? Il faudrait un logiciel et une liaison (série ?) adaptés. Cette récupération peut être considérée comme indépendante de l'émulateur, il suffirait ensuite de modifier le BASIC pour l'adapter à l'Amiga. Qui peut m'aider ?

Jérôme Pagès : Oui, l'Amiga peut le faire, mais qui va l'aider ?

CDTV, y'en a marre

Chers Amiga News,

Si je prends aujourd'hui ma plume, ce n'est que pour exprimer une haine féroce car notre marque vénérée se moque de nous ! J'ai été possesseur successivement d'un Amiga 1000, 500 et 2000 et depuis septembre 1991 d'un CDTV. Le CDTV est une machine extra, le seul problème c'est qu'il n'y a strictement rien dessus. Les disques lasers tant attendus n'arrivent jamais, le matériel commandé (boule de commande) depuis deux mois n'est toujours pas disponible malgré les demandes répétées de mon revendeur à Commodore.

Aucune extension mémoire n'est disponible, les logiciels compatibles A500 "plus" ou non ne fonctionnent pas tous, le système du CDTV étant bâtard ! Aucune information de la part de Commodore ou de vous-mêmes ne nous permet d'en apprendre un peu plus sur cette machine !

Je commence à avoir la très nette impression de m'être fait arnaquer. Et pourtant j'adore l'Amiga et son système si souple par rapport à celui d'un PC même haut de gamme. Alors que dois-je faire ? Je sais que je ne suis pas le seul à penser la même chose, alors que tous ceux qui aiment l'Amiga et le CDTV me soutiennent, par pitié !

Je vous signale, soit dit en passant, que j'ai téléphoné à CBM France qui m'a affirmé, il y a plus de cinq mois, l'arrivée sous quinzaine ou dans les deux mois à venir que toutes les extensions pour notre appareil seraient disponibles ainsi que les disques compacts. Alors que font-ils ? Répondez-moi ! [ProgMan].

Jérôme Pagès : Nous n'avons que de bien tristes nouvelles pour ce vilain petit canard de la famille Amiga. Nous attendons le clavier et différentes extensions nécessaires à un test convenable du CDTV depuis fort longtemps mais Commodore nous informe qu'il y a des problèmes d'approvisionnement en kit clavier. Le lecteur externe CD A570 pour Amiga 500 et 500 Plus sera prochainement, sinon immédiatement, disponible en France au prix de 2990 FF.

Enfin, une version 2 du CDTV (gérant d'autres standards de CD et d'autres standards graphiques) est possible dans un avenir pas trop lointain. Nous lançons un appel à tous les utilisateurs du CDTV en les priant de bien vouloir nous faire parvenir toutes les informations qu'ils ont à son sujet : fonctionnement, bogues éventuels, extension(s) disponible(s), trucs et astuces et compatibilité.

Documentation AmigaOS 2.0, bibliothèques ASL et Gadtools

Cher Amiga-News,

Je viens de commander chez un fournisseur figurant dans vos pubs un Change Kickstart électronique avec ROM 2.04. Seulement voilà, il n'y a pas de doc sur le système 2.0 et ses spécificités mais le plus important pour moi, c'est le descriptif des bibliothèques ASL et Gadtools, étant donné que je programme en assembleur pour le domaine public. Y a-t-il donc un livre où je pourrais trouver mon bonheur ? Sinon est-il possible en écrivant à Commodore de me procurer le détail de ces bibliothèques ainsi que le disque Workbench correspondant à ce livre ? [Ch.Beaumont (69)].

Jérôme Pagès : Le secret de votre bonheur est contenu dans les volumes du ROM Kernel (Amiga ROM Kernel Reference Manual : Libraries) édités par Addison Wesley et distribués par CCM, 37 rue des Mathurins, 75008 Paris. Tél : 16.1.40.16.04.02.


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