Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 25 septembre 2017 - 02:59  

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Reportage : Amiga '90 (AmiExpo 1990 Cologne)
(Article écrit par Bruce Lepper, Nicolas Fournel et Frédéric Autechaud et extrait d'Amiga News - décembre 1990)


Au moins sept nouvelles cartes graphiques signalant l'explosion de la couleur sur Amiga... Une carte AT pour A500 à peine plus grande qu'une boîte d'allumettes... Un transputer pour A500... Un tour du Toaster dirigé par Kiki Stockhammer, la nouvelle Party Queen de l'Amiga... Presque 70 000 Amiga fans... le grand rendez-vous européen de l'Amiga à Cologne n'a pas déçu.

Amiga '90

Des chiffres

Helmut Jost, chef de Commodore Allemagne, a annoncé de bonnes nouvelles : il y a quatorze mois, Commodore avait vendu un million d'Amiga dans le monde. Le chiffre aujourd'hui est d'environ deux millions. Mais plus signifiant encore est le fait que Commodore s'attend à atteindre les trois millions de ventes d'ici dix à douze mois. On peut presque parler de boule de neige !

En Allemagne, il y a quelque 600 000 Amiga. Ils sont partout. Imaginez notre étonnement en arrivant à l'hôtel Insel de voir sur le comptoir un Amiga 2000 !

Selon les organisateurs, le nombre de visiteurs à Cologne était : 11 500 le vendredi, 27 889 le samedi et 20 000 le dimanche. Ajoutez 7 500 professionnels le jeudi et 7 500 pré-enregistrements pour un total de 69 689, c'est-à-dire environ six fois plus grand qu'une AmiExpo aux États-Unis.

A la vue de ces chiffres, il n'est pas surprenant que la société AmiShows (fondée fin 1987 par AMUSE, le groupe d'utilisateurs Amiga de New York) annonce qu'elle organisera dorénavant deux salons Amiga par an en Allemagne. Le premier sera du 25 au 28 avril 1991 à Berlin (le 25 étant une journée "pro"), el la deuxième à Cologne en novembre. Le premier AmiShow en Angleterre, à Wembley, Londres, aura lieu au mois de juin 1991. L'expo à Bâle en Suisse ne sera pas reconduite. Et Ralf Hollax, directeur général des AmiShows, a confié à A-News que pour lui le nombre de machines installées en France n'est pas encore suffisant pour monter un salon à Paris.

Cette ruée de visiteurs n'étonnera que ceux qui ne connaissent pas l'importance de Commodore en Allemagne. Premier pour les PC, premier devant Atari avec les Amiga, Commodore se flatte même de relancer le C64. Les Allemands de l'Est, rattachés à l'Ouest depuis juillet 1989, ne sont pas devenus plus riches pour autant. Voilà une bonne occasion pour Commodore de "fourguer" à ces cousins démunis des camions de C64 ! Les cousins de l'Ouest, après des années de fidélité, l'ont définitivement abandonné en faveur de l'Amiga.

Accélérateurs

Nous avons vu plusieurs cartes accélératrices pour A500 à base de 68000 à 14,2 MHz, c'est-à-dire cadencées à deux fois la vitesse d'un Amiga standard. Le plus impressionnant était l'AdSpeed d'ICD, une carte à peine plus grande que le support du 68000 sur lequel il s'installe. Le simple fait d'installer un processeur à 14 MHz ne garantit pas du tout que votre machine exécutera toutes ces tâches deux fois plus vite. Mais l'AdSpeed est astucieuse - elle comporte un cache mémoire de 32 ko de mémoire statique ultra-rapide, configurée en 16 ko de cache pour les instructions de données et 16 ko de mémoire "tag". Résultat : vos programmes peuvent s'exécuter sans état d'attente. D'après ICD, les gains en performance vont jusqu'à 90%. Prix : 350 $.

Amiga '90
La carte AdSpeed

Sur le front des cartes accélératrices "lourdes" pour Amiga 500, la bataille se prépare entre la Mega Midget Racer de CSA, distribuée par Pulsar, la Stormbringer distribuée par Intelligent Memory, la B5000 de Solid State Leisure (ce dernier n'était pas à Cologne), et la Golem 68030 TurboKarte de Kupke. Toutes sont ou seront disponibles en configuration 68030/68882, et nous espérons faire un test comparatif bientôt.

Les trois premières se placent directement dans le support du circuit MC68000 de l'Amiga et sont de conception asynchrone, tandis que la Golem est synchrone, cadencée à 14 MHz (avec 68882 jusqu'à 33 MHz), externe, installée dans un boîtier qui peut également accepter jusqu'à 16 Mo de mémoire 32 bits. Elle s'attaque à un marché "premier prix" et sera vendue à moins de 2000 DM avec 2 Mo de mémoire 32 bits. Pour 350 DM supplémentaires, il est possible d'ajouter un contrôleur SCSI "compatible Mac" dans le boîtier.

La Mega Midget Racer peut être équipée de 512 ko, 1 Mo ou 2Mo de mémoire statique ou jusqu'à 8 Mo de mémoire dynamique. Le 68030 peut être cadencé de 20 à 33 MHz.

La Stormbringer est disponible d'emblée avec un 68030 à 50 MHz. La carte est conçue pour un maximum de flexibilité, avec boutons de réglage pour les différentes configurations et cadences possibles.

Amiga '90
La carte Stormbringer

Pour les 2000 et 3000, la seule nouveauté en carte accélératrice à base de circuit Motorola était le SupraTurbo pour 3000 équipé d'un 68040, présent sur le stand Supra, mais seulement pour faire joli. Plusieurs sociétés préparent des cartes 68040 (GVP, Pacific Peripherals, Supra, le Canadien RCS Management et sans doute d'autres) mais ce nouveau processeur n'est pas encore disponible et l'un de ces constructeurs nous a confiés que les gains de performance avec les prototypes actuels sont décevants en comparaison avec les gains théoriquement possibles.

Chez Supra, nous avons regardé de près la "carte 68040" pour 3000. Grosse rigolade, il n'y avait pas le processeur, juste un support et quelques boîtiers autour. Pour les connaisseurs, il s'agissait d'une carte en epoxi simple-face alors que toute carte accélératrice qui se respecte nécessite quatre couches, ne serait-ce que pour des raisons liées a la fréquence d'utilisation. En bref, un montage publicitaire.

Mais il y a une autre voie, car nous sommes en Allemagne, pays d'accueil du transputer ! (il n'y a pas que les Allemands qui travaillent avec les transputers : Jack Tramiel, chef d'Atari disait le mois dernier que l'avenir est avec le transputer et que Atari sortira bientôt des nouvelles machines d'une technologie révolutionnaire. Commodore, aussi, fait doucement tourner un programme de développement transputer). Et si ces processeurs parallèles ne vont pas assez vite à votre goût, sachez que le transputer H1 sortira bientôt et qu'il sera dix fois plus rapide que le T800, l'actuel roi des transputers, tout en restant 100% compatible (y compris au niveau connexion) avec les versions précédentes.

Une société allemande qui croit dur comme fer en l'avenir des transputers est X-Pert Computer Services GmbH, fabricant de Visiona, une carte graphique 24 bits (deux versions sont proposées : Vision Paint (avec 2 Mo de mémoire) et Visiona Paint+ (4 Mo)). Déjà, cette carte donne une idée : avec elle vous pouvez créer des animations temps réel 24 bits avec une résolution de 1024x1024.

Son dernier projet est Avalon, une carte transputer pour A2000 comportant jusqu'à dix transputers à bord, la carte nue coûte 2100 DM et un module comprenant un transputer T800 et 1 Mo de mémoire est au prix de 3000 DM. Mais vous pouvez commencer avec une carte interne pour Amiga 500 (elle s'installe dans le support du 68000) au prix de 3000 DM, avec un transputer T800 et 2 Mo de mémoire.

Ces systèmes nécessitent des logiciels spéciaux - mais pas 100% spéciaux, car ce projet est la première adaptation du monde transputer au monde Amiga (en général c'est l'inverse qui se passe). Un assembleur spécial transputer est déjà disponible et peut utiliser les commandes Amiga. Reflection, le programme allemand de modélisation et ray-tracing a déjà été adapté et se trouve avec tous ces paquetages. Sabrina (logiciel de 3D professionnel) et d'autres logiciels tournant sous transputer ont été brièvement décrits dans cet article.

Mais pourquoi tant d'efforts quand il est bien plus facile de rester dans l'environnement standard de l'Amiga ? D'abord parce que, selon X-Pert, quand vous ajoutez un deuxième transputer à votre système, vous doublez - ou presque - la puissance que vous disposez. Thorsten Chmielus d'X-Pert maintient qu'en ajoutant de plus en plus de transputers vous avez un taux de croissance/puissance presque linéaire. Et quand vous jetez vos T800 et les remplacez par les H1 qui vont dix fois plus vite...

Le plein de couleurs

Nous avons dit Party Queen ? Selon le journal américain ".info", il n'y a pas de doute. c'est Kiki Stockhammer, spécialiste en matière de démonstration des produits de NewTek. Elle nous a gracieusement montré quelques astuces du Toaster, et nous vous proposent une photo d'écran du Toaster en train d'afficher - en qualité Broadcast, bien sûr - une numérisation fait par ce même Toaster de cette même Party Queen...

Amiga '90

Commodore hébergeait le Toaster de NewTek ainsi que les derniers produits de plusieurs autres sociétés, par exemple le clavier Kaiwa pour les musicos. La principale attraction (en dehors du Toaster et de sa charmante démonstratrice) était Unix sur un 3000 connecté par un câble CheaperNet à un terminal X couleur. Le tout a l'air de fonctionner à merveille et il semble que la vitesse soit des plus raisonnable.

Chez MAST, le prototype de Colorburst, une carte 16 millions de couleurs avec effets temps réel pour 2000 au prix prévu de 900 DM (voir commentaires de Frédéric Autechaud plus bas). Pas d'Infinity Machine présentée, seulement des lecteurs (même pas l'AmigaTosh), le Tiny Tiger (un disque dur SCSI externe qui se connecte sur le port parallèle ou sur un A590) et l'extension mémoire MiniMegs.

Mais sous les cartons chez MAST nous avons trouvé, non, oui !, l'Infinity Machine, toujours en prototype et absolument pas abandonné. Les lecteurs de notre reportage sur le salon Amiga '89 se souviennent de cet projet d'extension à base de 68030 pour A500. Ma photo montre que la machine ressemble de plus en plus à la carte mère de l'A3000 ! En attendant, MAST prépare son Starblazer, qui ajoutera jusqu'à 8 Mo de mémoire 16/32 bits, une interface SCSI 8 ou 16 bits, et un processeur 68000 à 14 MHz ou 68030 à 25 MHz ("disponible â partir de janvier").

Amiga '90
Infinity Machine

Le coin des disques durs

Sur le stand GVP, il était possible de gagner des disques durs et des cartes accélératrices, ce qui explique en parti l'affluence à ce stand. GVP a également créé l'événement en présentant sa future carte vidéo mais je laisse à l'abominable Yéti le soin de vous la décrire (voir plus loin). Également présentées, les nouvelles HardCard Series II, le nouveau et très mignon disque dur externe pour A500 et les cartes accélératrices à 33 et 50 MHz.

Gigatron vendait l'Arriba, un disque dur interne pour A500, et les extensions mémoire Minimax. L'A500 portable dont il était question l'an dernier est toujours au stade de prototype.

Quelques mètres plus loin, ICD présentait un contrôleur AT interne qui se met entre le 68000 et la carte qui permet d'utiliser un disque dur interne pour A500 (le même que chez Gigatron) au prix de 298 DM sans le disque dur. Également en présentation, un désentrelaceur (le FFV Flicker Free Video) de taille ridicule (prix 899 DM) qui se place sur le support de Denise, cette dernière venant s'enficher sur la carte désentrelaceur. Attention, il faut quand même posséder un moniteur multisynchro.

ICD nous a montré les résultats de tests de cartes disques durs pour Amiga (commande "Copy DH1: DH2: all quiet") selon lesquels sa carte AdSCSI est bien plus rapide que ses concurrents. Mais on peut prouver n'importe quoi avec des statistiques, c'est bien connu, et nous avons pris le soin de revenir en France avec plusieurs HardCards sous le bras.

En fait, plusieurs sociétés présentaient des interfaces disques durs nouvelles, et elles allaient toutes "plus vite" les unes que les autres. Nous arrivons au point où les interfaces recentes sont réellement performantes sur Amiga, et pour mesurer leurs limites, il faut un disque dur ultra-rapide pour voir qui dépasse le premier le taux de transfert de 2 Mo/s. On voyait à plusieurs endroits des présentations de séquences vidéo qui avaient été numérisées image par image, comprimées et sauvegardées sur disque dur (opération automatisée qui peut occuper un Amiga pendant un week-end).

La plus impressionnante était la démo de la Trumpcard Professional, montrant quatre minutes d'un exercice aérien de la patrouille des Blue Angels sur un grand écran. L'image était d'une qualité comparable à la vidéo d'origine (numérisation grâce au procédé DCTV de Digital Creations) et pourtant toutes les données arrivaient d'un disque dur Seagate 230 Mo 7 ms. A l'aide d'une manette, on pouvait arrêter ou faire reculer l'image à volonté.

La société FSE/Trinology (qui depuis peu a ouvert une filiale en France), montrait ses disques durs à interface BOIL, y compris le premier disque dur externe pour Amiga 500 à interface AT 16 bits. Il y a la place pour deux disques durs 3,5" dans le boîtier.

BSC montrait ses contrôleurs ALF, sa carte MultiFaceCard qui ajoute deux ports parallèles et deux sèries supplémentaires à l'Amiga (578 DM), et une unité de disque optique de 650 Mo. BSC a eu une très bonne idée : proposer un prix de 10 000 DM pour la meilleure invention matérielle. Ce concours est ouvert à tout le monde sauf les developpeurs professionnels. Si vous aimez bricoler à ce niveau, écrivez à BSC pour une documentation (en anglais à l'adresse : Lerchenstraße 5/11, D-8000 München 50. Tél : 89.35.71.30.0).

Matériels divers

Adonis propose une solution réseau nommée Adonis LAN qui est en fait un réseau Ethernet modifié. Pour 600 DM vous repartez avec un câble CheaperNet et deux adaptateurs que vous connectez sur le port disquette de l'Amiga plus le logiciel d'exploitation. Hélas, ce LAN-là n'était pas en démonstration. Théoriquement, il faut un Amiga qui sert de serveur et tous les autres (jusqu'à 32) peuvent se connecter dessus. La prochaine version du logiciel devrait permettre de démarrer directement sur le réseau.

Vortex présentait la ATonce, un minuscule émulateur PC AT 286 qui émule les modes graphiques jusqu'à VGA 16 couleurs et utilise les extensions mémoire de l'Amiga et ses disques durs. Il semble que la compatibilité soit bonne (Bruce Lepper : depuis, Xavier Leclercq l'a testé pendant trois heures et s'avoue très impressioné, n'ayant reçu aucune visite de M. Guru) et les performances annoncées sont de 70% par rapport à celles de la carte AT de Commodore. Cette carte est moins chère (400 $) que la KCS Power PC Board mais elle n'est pas livrée avec MS-DOS, ce qui justifie la différence de prix. Elle se monte à l'intérieur de l'A500 à la place du processeur 68000.

Amiga '90
La carte ATonce

KCS mettait le paquet avec distribution de sacs plastiques, prospectus et autocollants à tous les visiteurs. Il semble que la version 2.0 du logiciel d'émulation de la KCS, qui permettra d'utiliser les disques durs, débarquera sur nos écrans très prochainement.

Compedo est un fabriquant de rubans d'imprimante spéciaux qui permettent de faire de la pseudo-sérigraphie par transfert. On sort le dessin sur une imprimante matricielle (une MPS 1230 suffit mais mieux elle imprime, plus le résultat ressemble à l'original) sur papier normal puis on applique ce dernier sur le tissu ou le verre céramique... Un coup de fer à repasser et le tour est joué ! Ces rubans existent pour une multitude d'imprimantes matricielles en une dizaines de teintes unies (noir, blanc, jaune, rouge, vert. bleu, jaune et rose fluo) et en couleur pour les imprimantes du même nom. Le prix est abordable sans être attractif.

Fisher Technik présentait un bras robot entièrement piloté par Amiga. Ce "jeu" de construction, parfois utilisé dans les bureaux d'étude, évolue décidément bien. Une interface entrée/sortie pour notre hôte est disponible avec un petit logiciel. Raccordée aux moteurs pas à pas, verins et poulies, elle permet de créer des machines à remuer le café ou à peindre les Renault.

On a aussi vu des interfaces entre Amiga et des calculatrices électroniques Databank Casio SF7000 à 9500 et Sharp IQ 7000 à 7300, ZQ 100 à 5300. Le logiciel de transfert, Transfile est en allemand mais très facile d'emploi. Le prix est de 179 DM chez Yellow Computing.


Logiciels réseau et programmation

Sur le stand d'Advanced Computer Design se trouvait AmigaNet 2.0 de Perihelion SoftWare. Sur le même stand, X Window pour Amiga. Un logiciel qui permet de transformer un Amiga en terminal X. Le seul problème est qu'un terminal X à une résolution verticale et horizoutale approximativement double de celle de l'Amiga. Il faut donc faire défiler l'écran X ce qui n'est pas très pratique. De plus, la configuration nécessaire (A3000 + extension mémoire + carte Ethernet + X Window) est importante.

Du côté des disquettes du domaine public, il y avait plein de revendeurs. On pouvait même choisir ses DP sur un mur façon "présentoir de la quincaillerie du coin" où étaient accrochées des pochettes contenant une disquette et un petit résumé de son contenu.

Côté langage de programmation, si Manx boude toujours les expos européennes, Lattice présentait la nouvelle version de son système de développement : le SAS/C. Rien à voir avec le Zéro de Gérard de Villier, SAS est simplement le nom du l'institut qui a développé ce nouveau produit (SAS Institute Inc.) et qui est, paraît-il, un gage de qualité.

Revenons en Europe. A+LAG montrait l'efficacité de la nouvelle version du Modula-2 M2AMIGA et un nouveau langage orienté objet nommé Oberon. En fait, il s'agit d'une version "personnalisée" du Modula-2.

PAO

Pulsar montrait Saxon Publisher, un nouveau logiciel de mise en page sur Amiga. Première surprise : on peut créer des boîtes "freehand", c'est-à-dire des boîtes de toutes les formes. Elles sont utiles pour, par exemple, forcer un texte à faire le tour d'un objet de forme irrégulière. Les boîtes. mêmes les boîtes carrées, peuvent être changées en boîtes irrégulières à tout moment. Quand on "tire" sur un coin d'une boîte avec la souris, le coin est libre de se déplacer dans tous les sens, et non pas simplement à l'horizontale ou à la verticale.

Choc, horreur, les accents ne sont pas reconnus quand un texte est importé, et même dans un texte WordPerfect, seul traitement de texte pour lequel il existe un module d'importation spécifique, les accents causent des problèmes. Ce défaut fait que Saxon Publisher ne peut pas encore postuler en Europe comme un vrai concurrent pour Professional Page et PPM. Mais finalement, il y a des choses bien sympathiques dans ce logiciel qui font qu'on peut se laisser dire que la prochaine version sera une candidate pour le titre de "meilleur logiciel de mise en page sur Amiga".

Les améliorations prévues inclueront la césure automatique, "kerning" manuel, sélection couleur avec les systèmes Pantone et CMYK, tabulation variable, calibration en points et picas, la possibilité de faire des sorties sur imprimantes matricielles sans passer par PixelScript, un éditeur de texte intégré, polices Compugraphic, et des routines de compression de fichiers PostScript pour les sorties plus rapides.

Mais déjà il y a des "plus" comme la rotation des boîtes de textes ou de graphismes, la justification verticale, les ombres automatiques sur les boîtes ou sur les textes, et les feuilles de style et touches de fonctions programmables. Et surtout les différentes "textures", ou remplissages, que l'on peut appliquer aux pages, boîtes, dessins vectorisés, et même aux styles d'écriture. On y trouve "Fade Up", "Fade Down", "Fade Right", "Fade Left", etc. et d'autres sont promises pour l'avenir. Prix : 1500 FF, mise à jour gratuite pour les acheteurs de la version actuelle. Pulsar cherche des revendeurs en France.

Nous avons pu voir la version 2.0 de Professional Page de Gold Disk. Ce logiciel n'est pas encore disponible, et nous n'allons pas pousser Gold Disk à une sortie prématurée, vu les problèmes du passé. Voici les nouvelles fonctions :
  • Définition de feuilles de style ("tags" en anglais.), c'est-à-dire un ensemble d'options de format qui peuvent être sauvegardés et rapellées pour s'appliquer à un bloc de texte. Les options disponibles concernent la police, style, taille, espacement de ligne entre lettres, décalage par rapport à la ligne de base, justification, kerning et césure.

  • Plus spectaculaire, Pro Page 2 permet la rotation d'une boîte (de texte, bitmap ou dessin structurée) en n'importe quelle angle, avec la souris ou avec une boîte de dialogue (là aussi, Gold Disk rattrappe l'avance de SoftLogik et aussi de Saxon Publisher).

  • Davantage de contrôle sur l'espacement des lettres et des mots, et numérotation automatique de pages.

  • Multiple pages sur l'écran, pour voir comment cela se présente. Mais les pages ne sont pas éditables.

  • Système Pantone : pour sélectionner exactement la couleur qu'il vous faut, avec 65 000 définitions de couleur. Une nouvelle technique de tramage permet l'affichage simultané de 1000 couleurs sur l'écran.

  • Importation et exportation directement vers la photocomposeuse de fichiers 24 bits pour sélections couleurs. L'utilitaire Resep d'ASDG n'est plus nécessaire.

  • TransWrite 1.0, un traitement de texte avec correcteur d'orthographe de 90 000 mots, fait partie de Pro Page 2.
Aux États-Unis, les utilisateurs enregistrées peuvent réclamer une mise à jour gratuite depuis le 1er août. Et en France ?

Micro-Systems Software présentait Excellence! 2.0. Plus rapide (jusqu'à 170 mots par minute) et capable de gérer un document aussi grand que votre disque dur, ce sont deux des améliorations de l'un des meilleurs traitements de texte sur Amiga. Les noms des fichiers et les chemins peuvent être plus longs (surtout utile pour les possesseurs de disques durs) et il devient possible de sauvegarder une configuration personnelle de marges, etc. Excellence! est importé en France par MAD, 42 rue Lamartine. 75009 Paris. MAD promet une version française d'Excellence! 2.0 pour très bientôt.

Amiga '90 était aussi l'occasion pour la première présentation en Eurupe d'un nouveau logiciel de dessin technique sur Amiga, DynaCadd. Ce programme sera distribué en Allemagne et en Suisse par CRP.

Audio (par Nicolas Fournel)

NotaScript/NotaPlot

A l'AmiExpo de Cologne étaient présentés de nouveaux produits, dont certains sont très prometteurs. NotaScript 3.0 est un logiciel destiné aux professionnels de l'impression musicale : éditeurs de Song Books, écoles de musique, ou compositeurs (dans l'optique d'un dépot SACEM par exemple). NotaScript 3.0 permet d'éditer des partitions en important, si besoin est, ses propres symboles, alors que NotaPlot 3.0 se charge d'imprimer le tout sur une imprimante à aiguilles, à jet d'encre ou laser.

NotaScript est vendu au prix de 2800 DM. NotaPlot à 1400 DM et l'ensemble à 3990 DM. Le "komfort packet", quant à lui, vous donne droit pour 6950 DM (ouille !) à NotaScript, NotaPlot, un an de mises à jour gratuites, une assistance téléphonique (en Allemagne !), tout le nécessaire en terme de pilotes pour imprimantes et plotters, ainsi qu'un jour de formation gratuite (en Allemagne lui aussi !). Pour les moins fortunés, précisons tout de même l'existence d'une version Junior au prix de 598 DM pour NotaScript, 598 DM également pour NotaPlot, ou 998 DM pour l'ensemble.

L'exemple d'impression que j'ai eu entre les mains est à la portée de n'importe quel programme de ce type, j'attends donc d'en voir d'avantage pour porter un jugement. Précisons qu'il existe dans une zone de prix plus abordable la gamme Copyist de Dr. T's qui fait un très bon travail. Dr. T's était d'ailleurs présent à l'AmiExpo, et c'est une bonne chose pour l'avenir MIDI de l'Amiga que l'un des deux géants américains de l'informatique musicale se soit déplacé dans un salon uniquement dédié à notre machine, et qui plus est, en Europe. Ce fut d'ailleurs pour nous l'occasion de récupérer la dernière version de KCS (v3.03) qui, de mise à jour en mise à jour, finit par devenir plus convivial avec ses menus déroulants et ses fenêtres. Nous en reparlerons.

Sound-2-MIDI

Toujours à Cologne, la société AV-Soft présentait les modules Roland conçus spécialement pour être raccordés à un ordinateur, à savoir les CM32L, CM32P et CM64, ainsi que Nota, un programme d'apprentissage des notes et de perfectionnement de l'oreille. Mais le plus intéressant était sans aucun doute Sound-2-MIDI, un logiciel permettant de transformer la voix (et par principe n'importe quel autre son) en commandes MIDI.

On peut supposer que le logiciel opère une transformée de Fourier rapide en ne conservant que les harmoniques ayant la plus forte amplitude. Il doit ensuite convertir la fréquence de l'harmonique la plus importante en note MIDI. La gestion MIDI est complète puisqu'elle transforme le signal d'entrée en messages NoteOn et Note0ff successifs, tout en tenant compte de la vélocité et en déclanchant des messages Pitch Bend Change lors des petites variations de fréquence. Une quantisation est applicable, et le résultat peut être sauvegardé soit au format MIDI, soit au format SMUS. Il serait intéressant dans une prochaine version que l'utilisateur puisse définir des banques d'accords, de façon à se faire accompagner automatiquement par l'ordinateur lorsqu'il chante.

Le logiciel est vendu au prix de 199 DM et nécessite bien sûr un matériel d'échantillonnage et une prise MIDI. Cela tombe bien puisque la même société proposait justememt DigiMIDI, un boîtier comprenant un numériseur audio et une prise MIDI, pour la modique somme de 229 DM [AV-Soft, Garyenstr 16, D-6078 Neu-Isenburg. Tél : 61-02/1-77-15].

16 Bits Hotline

Et hop ! Encore quelques lignes destinées aux cartes 16 bits. Nous avons eu des nouvelles de la carte AudioLink de Beta Unlimited. Elle devrait être disponible début 1991 et s'annonce très performante, avec sûrement des possibilités de Direct-to-(Hard)Disc.

Mais cette fois-ci, je vais vous parler d'ADDA V16, une autre carte 16 bits, disponible elle aussi début 1991, et qui traînait à Cologne. ADDA n'a rien à voir avec la carte ADAC 16 bits pour Atari ou Mac, et encore moins avec l'ADA. le langage de programmation. Non, ADDA, c'est Analog-Digital-Digitizer-Amiga, et le V16, c'est pour 16 bits. Les présentations étant faites, voyons ce que fait ladite carte.

Eh bien elle permet d'échantillonner un son puis de le restituer en qualité Compact Disc, c'est-à-dire à 44,1 kHz et sur 16 bits avec "apparement" 10 voix de polyphonie (ce point n'est pas très clair). Le logiciel SAM de gestion de la carte permet une édition aisée des échantillons, dans le même style qu'AudioMaster. Toutes les fonctions de couper-coller, de zoom, de points de boucle, sont bien sûr présentes mais SAM permet également de faire une analyse de spectre, des effets tels que l'écho, ou le déphasage, et des opérations comme le filtrage, ou le "detune".

Il sera également possible de définir un script décrivant une suite d'échantillons à jouer. Bien que les entrées-sorties se fassent en 16 bits, les calculs internes sur le signal se font en 32 bits pour de meilleurs résultats. Le prix de cette carte devrait être de 1899 DM, ce qui, si elle tient ses promesses, n'est pas excessif. Disponibilité ? Décembre 1990 ! [Omega Datentechnik, Quellenweg 20, D-2900 Oldenburg. Tél : 4-41/7-11-09].

The Scratcher

On en finit avec l'AmiExpo de Cologne avec The Scratcher ou comment jouer au DJ chez soi, avec les sons internes de l'Amiga. Le logiciel est présenté dans une pochette de 33 tours. Ce paquetage original, de conception autrichienne, comprend une disquette contenant le programme et une démo, une documentation trilingue allemand-anglais-italien (merci d'avoir pensé à nous les copains), 48 petites pastilles autocollantes de couleur pour repérer les touches du clavier lors de vos prestations, et bien sûr un 33 tours, dont les titres ont été réalisés sur un Amiga 3000 avec The Scratcher (voir le test de The Scratcher).

Graphismes et vidéo (par Frédéric Autechaud)

Dramatiquement excité par des révélations récentes concernant une carte videographique 24 bits chez GVP, j'optais radicalement pour une trajectoire rectiligne en direction du stand de la société DTM qui pressentait les derniers produits de la Grande Vallée. Elle était là, tapie au fond d'un 3000 et ne laissant apparaître que sa sortie RVB reliée à un beau moniteur Sony.

Le ou la PVA 3000, pour "Professional Video Adapter"est née dans une riante bourgade de Suisse ou tout le monde l'appelait déjà, anglicisme révélateur, la petite "For Your Eyes". Que l'on parle d'elle par son nom ou par sa plaque d'immatriculation américaine, disons que l'objet produit des images propres à enthousiasmer les nombreux membres de la secte NO HAM dont je suis gourou, fondateur et trésorier. Capable de charger 1,2 Mo par seconde, elle affiche très rapidement et conviendra aux programmes de dessin en 24 bits.

Elle est également pourvue d'un système de genlock-incrustateur numérique : une entrée composite permet de synchroniser la sortie de la carte sur un "blackburst" pour une synchronisation simple, une entrée RVB permet d'incruster l'image 24 bits sur une source composantes via une découpe par couleur ou par plan mémoire. Cette même entrée RVB permettra à la carte de capturer des images.

Annoncé pour le courant du printemps 1991 à 2500 $ sans taxes, la PVA 3000 sera livrée avec un programme de dessin et une librairie de pilotage.

For Your Eyes profitait de l'AmiExpo de Cologne pour présenter le premier (mais certainement pas le dernier...) programme capable de l'exploiter : Painter 3D d'Adept. En effet, ô insondables bizarreries de la géographie Suisse, il se trouve que le développeur de Painter 3D habite également une riante bourgade qui plus est cise non loin de celle de la petite For Your Eyes. De cette proximité helvetique est née la première conversion d'un programme Amiga aux standards de la PVA "For Your Eyes" 3000 ce qui, fait notable, aux dires du développeur concerné, n'aurait pas pris plus d'une journée.

Autre programme de 3D qui devrait faire couler des octets dans ces colonnes : Real 3D d'Activa. Outre une présentation parfaite, le programme est pourvu d'un modeleur particulièrement évolué avec possibilité de création de macro fonctions à partir des fonctions de base, interactions booléenes des objets les uns sur les autres, placage d'images IFF, et un rendu ultra rapide.

Vous voulez encore des programme de 3D ? Dali est un programme distribué par Gold Disk et son modeleur semble efficace. Imagine, la descendance inspirée de Turbo Silver est disponible et fait du chrome superbe. Pixel 3D extrapole des objets au formats Sculpt et Silver à partir de brosses IFF.

Digital Vision Software est une société norvégienne spécialisée dans les applications de journaux cycliques d'information pour les réseaux internes d'hôtels. Elle vient d'extrapoler de son système un logiciel grand public de présentation pour l'Amiga. Scala permet de composer rapidement des pages d'informations et de construire des séquences linéaires ou arborescentes. Le texte est gelé indépendamment de l'image et toutes les fonctions nécessaires à la gestion d'un écran tactile sont d'ores et déjà en place. Scala peut exécuter des animations ANIM et travailler avec les polices au standard Amiga (le programme est livré avec 15 polices classiques). Un très beau produit.

L'AmiExpo était littéralement envahie de framebuffer 24 bits. Bref rappel, un framebuffer est une mémoire d'image : on y entrepose des données numériques, il en ressort une image vidéo. Il s'agit donc de cartes ne permettant que l'affichage. 24 bits permettent de définir la couleur d'un pixel dans une palette de 16,7 millions de teintes.

Firecracker, Harlequin (24 et 32 bits), Visiona... En tout, sept projets à tous les stades, du concept colorisé à la marijeanne à la demo tournante. La résolution se limite généralement au 768x625 de la vidéo et les sorties sont en PAL composite, plus rarement en RVB. Les prix des cartes commercialisées s'échelonnent de 2000 à 6000 DM.

Il ressort de tout ceci que le plus grosse difficulté dans la conception d'un framebuffer n'est pas l'électronique mais bien le prix de revient et le logiciel.

Outre les framebuffers les plus varies, la pénurie de cartes graphiques sur Amiga a genéré une race de systèmes jusqu'alors inconnus : les boîtes à couleurs miracle. Je vous avais déjà brièvement parlé du système DCTV de la société Digital Creations dans un de mes articles mais le phénomène prend une telle ampleur qu'il vous faut une explication plus complète. Prenons le signal qui sort de la prise vidéo d'un Amiga quand il affiche une belle image. Bon, concevons maintenant un bout d'éléctronique capable de prendre ce signal et de le modifier en temps réel par le biais d'informations complémentaires fournies par une quelconque sortie de l'Amiga. Débrouillons-nous pour que ces susdites informations aient pour répercutions la modification des niveaux de couleur du signal d'origine. Synchronisons au micro poil. Encodons le résultat. Et, dans le cas présent, le résultat est proprement surprenant.

Ce procédé plus que bizarroïde peut très bien fonctionner dans les deux sens, c'est-à-dire numériser une image en "couleurs réelles" (on estime que la vidéo restitue deux millions de nuances) et la réafficher. Le procedé est tentant car peu onéreux mais l'absence d'une quelconque compatibilité entre les divers modèles existants limitera les développements de programmes autres que ceux des fabricants eux-mêmes. D'autres par, s'agissant de signaux composites codés, l'utilisation de ce système n'est pas envisageable en vidéo "pro". A titre indicatif, les produit existants s'appelent DCTV de Digital Creations (en NTSC pour l'instant mais prochainement en PAL), Black Belt et Colorburst de MAST.

Dans un coin du stand Commodore, perdue entre deux démos démentes, une adorable miss attendait qu'on la questionne sur les applications Home Video de son Amiga. Mais personne ne venait profiter de son savoir de propagande et sa petite pile de docs restait désespérément au-dessus du niveau de la table. J'aurais voulu jouer les crétins et lui poser des questions, et partager ma knackvurst si affinités, mais elle ne gazouillait qu'en teuton. Décidément, l'Europe ne sera jamais qu'un gadget pour linguistes.

A l'autre bout du stand, NewTek avait débalé un diorama paradisiaque : deux écrans Sony maousse kosto, deux démonstratrices méga miam-miam et un Video Toaster. Je ne m'appesantierai pas sur le charme de miss Longfellow, j'ai failli la demander en mariage pendant une démo de Digi-View, ni sur le magnétisme troublant de Kiki, la présentatrice officielle du Toaster, mais je fustigerai plutôt l'usage abusif que fait Marcel NewTek de ces sémillantes donzelles dans le dessein de tromper l'honnête consommateur. J'explique. Le Toaster, le vrai, était en démo. Il n'est pas fantastique ou génial, il est tout simplement "hypra cool full video totally ultra maxi fougab". En effet, après avoir salivé pendant des mois sur la description de l'engin, il m'a été possible de baver face aux programmes livrés concomitamment.

Amiga '90
Le Video Toaster

Rappelons que le Toaster est livré avec une batterie de logiciels comprenant un mélangeur vidéo quatre entrées avec luma et Minima keys, volets, DVE, postérisation, solarisation (en fait bien plus d'effets que tous les "vrais" mélangeurs vidéo qu'il m'ait été donné de pratiquer), un titreur bien fourni en polices et, semble-t-il, facile à utiliser, un programme "Paint" 2D fixe (il semble qu'il sera difficile d'animer avec le Toaster mais NewTek nous a déjà habitués à des miracles) et un programme de 3D.

Globalement, le survol de chacun de ces programmes m'a conduit à la même conclusion : une ergonomie fantastique qui s'inspire souvent des matériels que le Toaster remplace (le programme "mélangeur vidéo", par exemple, reprend le disposition d'un mélangeur conventionnel : barre de réglages, d'effet et de programme, levier de transition en "T"...), une approche "classique" de chacune des fonctions (le titreur reprend les polices et les effets les plus répandus) et quelques restrictions sur la précision du travail.

Ce dernier point mérite quelques éclaircissements. La philosophie du Toaster consiste à fournir d'un bloc et sans apprentissage fastidieux le maximum de ressources au fabricant d'image vidéo. Les programmes sont donc conçus dans l'optique d'une utilisation conventionelle : le programme Toaster 3D permettra, par exemple, des productions d'un niveau suffisant pour des jingles ou des "flying legos" sans jamais offrir toutes les finesses de modelage d'un pur programme de 3D. Et c'est cela qui différencie le Toaster de la meilleure carte graphique imaginable : le grille pain de NewTek n'est conçu que pour la vidéo, rien que pour la vidéo, tout pour la vidéo. Le résultat est évident d'homogéneité et provoquera certainement un désastre lorsqu'il débarquera en PAL dans nos contrées d'ici un an.

Et, vous allez voir comme ma prose est bien plus structurée qu'il n'y paraît, voilà pourquoi je me demande quel fantasme vidéoféministe pousse Marcel NewTek à mettre des femmes à côté de produits déjà largement assez excitants....

Il m'a également été donné de voir (et à vous aussi grâce à la jolie image que voici) ce que toute la presse Amiga allemande s'accorde à nommer comme le meilleur numériseur vidéo : le Snapshot Studio de Videoteknik Diezemann.

Amiga '90
Le Snapshot Studio

Le résultat, il est vrai, est d'excellente qualité mais, pour 2800 DM, il serait honteux qu'il en soit autrement. On admirera au passage l'aspect "usine à gaz" de l'engin qui ne comporte pas moins de quatre entrées composites et des entrées correspondantes pour les canaux audio (pour entendre le bruit de l'image que l'on numérise, dixit la doc) ainsi qu'une espèce de chenillard à la Knight Rider.

Côté genlocks : je n'ai entre apperçu que deux nouveautés : le VideoMaster de Vidtech, PAL S-Video, volets fondus automatiques et l'aspect du ScanLock, et le nouveau Videocomp EDV 100 qui inclus des effets numériques de 1/4 d'image assez peu convainquant.

Enfin, je suis passé voir le VideoMaster de PBC. Il s'agit bel et bien pour l'instant d'une grosse boîte assez vide contenant un TBC numérique mais la date d'arrivée des options comme le genlock Amiga n'est pas encore clairement définie.

La salle des jeux

Ce hall était le plus petit, mais aussi le plus encombré. Les éditeurs étaient tous présents. Certains, comme Ubi Soft (qui montrait le nouveau Great Courts II), Psygnosis ou US Gold, avaient spécialement fait le déplacement. Mais la plupart étaient représentés par les grands importateurs : Rushware, Starbyte ou United Software (anciennement Ariolasoft).

Les prix "spécial Salon" les auraient probablement fait sursauter. Des jeux tels Silent Service, Carrier Command, Eye Of Horus étaient proposés à 75 FF ! Le fabuleux Deluxe Paint était au même prix. Un certain nombre de clubs rivalisaient dans la distribution de logiciels en freeware (même pour PC !), la disquette se négociant couramment autour de 50 FF. Le plus bizarre, sur le stand APS était, pour 69 marks, un émulateur Atari ST pour Amiga !

Animation Star Trek

L'image suivante est extraite d'une démo de Star Trek, un impressionnant film d'animation en images de synthèse créé par l'allemand Tobias Richter avec Deluxe Paint et VideoScape 3D. Le film, d'une durée de plus que 15 minutes, a nécessité 20 jours de calcul sur un Amiga équipé d'un accélérateur 68030.

Amiga '90

Bilan

Nous avons dû passer à côté de beaucoup d'autres choses mais nous espérons vous avoir relaté les nouveautés les plus marquantes de cet hiver. Cet Amiga '90 a été terrible sur tout les plans. Avec ses 70 000 visiteurs, les AmiExpo arrivent en force en Europe.


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