Obligement - L'Amiga au maximum

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Reportage : Séminaire Atacom sur les cartes graphiques et l'image de synthèse
(Article écrit par Yan Pujante et extrait d'Amiga News - mai 1993)


Une journée consacrée à l'image de synthèse et aux cartes graphiques, organisée à Paris par l'association Atacom Île-de-France, un mois et demi après son séminaire pour développeurs, fut un franc succès. Les environ 80 personnes qui s'étaient déplacées étaient particulièrement motivées par ce domaine (certaines sont même venues de l'autre bout de la France pour occasion).

Séminaire Atacom

Fort de sa première expérience, Atacom occupait cette fois une vaste salle avec scène et grand écran, les stands (une dizaine de machines) se tenant de part et d'autre de la scène. Pascal Kazmierczak (président d'Atacom Île-de-France) a présenté son association ainsi que la façon dont allait se dérouler la journée : des présentations par divers protagonistes, film ou démonstration à l'appui, alternant avec des pauses afin que les participants puissent aller les voir directement sur les stands. C'est ainsi que se sont succédé des infographistes et des sociétés (importateurs, constructeurs, imagistes) pour nous présenter leurs réalisations ou leurs produits respectifs.

Atelier Numérique

Séminaire Atacom Atelier Numérique est ensuite venu prendre la relève. Cette entreprise, qui vend et installe des systèmes complets d'images de synthèse, comprend également toute une activité de production.

Réaliser un film en images de synthèse demande une chaîne analogue à celle qu'il faut pour réaliser un film classique : il faut un scénariste, une personne qui s'occupe des lumières, un metteur en scène... L'aspect informatique ne doit pas laisser croire que toutes ces compétences doivent être incarnées par une seule personne !

L'Atelier réunit donc les diverses compétences, plus un nombre variable de stagiaires et d'étudiants. Ils utilisent principalement Caligari pour faire les images, mais n'éliminent pas les autres logiciels pour autant : si l'on peut se le permettre, il faut avoir un environnement complet dans la mesure où chaque logiciel a ses points forts. Leur palette de prédilection est TVPaint.

Comme carte graphique, ils utilisent essentiellement une carte 32 bits Harlequin (24 bits pour la couleur et 8 bits pour le canal alpha), qui permet d'obtenir la même résolution que sur les stations de travail généralement employées dans le milieu de l'image (le plus souvent, des Silicon Graphics) à un prix nettement inférieur.

Pour transférer les images sur bande vidéo, ils travaillent en report Bêta, l'enregistrement image par image s'effectuant grâce à un logiciel (Twin) qu'ils ont développé eux-mêmes (il transfère de l'ordre de 60 à 100 images en une heure). Ils conseillent vivement de louer le magnétoscope pour faire le report (qui nécessite au plus quelques demi-journées) car une tête de lecture Bêta coûte de l'ordre 75 KF ; il serait dommage de la griller !

L'équipe Atelier Numérique a ensuite présenté quelques statistiques sur le monde de l'infographie : en France, il y a 300 infographistes officiels et le secteur de l'image de synthèse représente 165 millions de FF de chiffre d'affaires par an (ce qui est peu). Une minute d'image de synthèse coûte entre 200 et 300 KF. Les tarifs d'Atelier Numérique sont eux généralement de l'ordre de 100 KF la minute, pour un produit étant réalisé en 15 jours et réclamant trois personnes un modélisateur, un animateur, et une personne s'occupant du report vidéo.

Ils ont ainsi travaillé pour l'aérospatiale, des chaînes de télévision, le Ministère de la Culture ("Les Arts Au Soleil" à la télé), et bien d'autres, notamment dans le secteur publicitaire. Ils ont achevé leur présentation en projetant une cassette vidéo renfermant quelques-unes de leurs réalisations.

L'Amiga leur permet d'atteindre des niveaux de qualité acceptables (c'est-à-dire celui attendu le plus fréquemment par les clients, 90% des productions étant au format vidéo) à des coûts très sensiblement inférieurs (pour 150 KF on a un embryon de gros système à peine utilisable, pour 100 KF on a la totale sur Amiga). Le seul reproche qu'ils font à la machine concerne le manque de possibilité d'animation en temps réel avec un nombre de couleurs raisonnable.

Frédéric Boullier

Séminaire Atacom C'est Frédéric Boullier qui a ouvert le bal. Cet infographiste, qui se défini comme "ébéniste numérique" réalise des images, des animations et organise des formations. Il enseigne également en école d'arts graphiques. Il a travaillé notamment pour EDF et ses filiales.

Le matériel qu'il utilise pour ses activités consiste en un A3000 à 25 MHz avec 18 Mo de mémoire et 100 Mo de disque dur (cette capacité de stockage est fortement recommandée lorsque l'on fait des images : multipliez la résolution par le nombre de couleurs, comptez les plans d'annulation ("undo"), de réserve, de brosses ou de textures, sans parler des animations !).

Pour la démonstration, il avait emmené un A1200 gonflé avec une carte A1230 (turbo 68030 à 40 MHz de GVP) disposant de mémoire à 60 ns, et un DCTV pour l'affichage : cette carte permet de faire de l'animation vidéo en temps réel (avec une machine et des disques rapides...). Le point fort du DCTV est que les images "True Color" sont compressées de manière à occuper la place équivalente à une image en 16 couleurs. Ainsi, on n'est pas obligé de posséder une mémoire gigantesque : 3,5 Mo suffisent pour faire de l'animation.

Pour produire ses images 3D, Frédéric utilise le logiciel Aladdin 4D (présenté sur le stand de Vitepro) qui est compatible avec le DCTV, mais il ne dédaigne pas faire encore appel à Sculpt de temps à autre. Pour l'animation, il emploie le lecteur de Scala. Comme beaucoup, il s'entoure en fait de tout un environnement logiciel (Cinemorph, ADPro. etc.).

Il nous a alors présenté quelques-unes de ses animations sur grand écran. L'une d'elles faisait tourner un vase avec reflets simulés par placage de réflexion (donc sans ray-tracing), dont les 120 images n'avaient demandé à Aladdin que 3 heures de calcul !

Emmanuel Roux

Emmanuel Roux est infographiste, mais le volume de travail étant trop faible pour pouvoir en vivre, il doit compléter en effectuant des formations.

Sa configuration de travail comprend un A2000 avec 2 Mo de mémoire Chip et 8 de mémoire Fast, une carte 68030 à 33 MHz, ainsi qu'un SyQuest pour l'archivage des images. Il utilise une carte graphique OpalVision (24 bits). Ses logiciels usuels sont OpalPaint pour le dessin 2D ou la retouche d'image, Scenery Animator et Scala pour l'animation, et Imagine pour les images 3D. Pour sortir ses oeuvres sur bande vidéo, il utilise les services d'une société extérieure.

Emmanuel apprécie Imagine, notamment pour sa configurabilité et la souplesse de ses textures, mais lui reproche ses animations "clignotantes" en mode HAM. Il mentionne au passage une société américaine, Essence, qui propose des jeux de textures fabuleuses à utiliser en placage (il nous a montré en guise d'exemple un mur crépi).

Dominique Grégoire

Dominique Grégoire est lui aussi infographiste. Il utilise également le logiciel Imagine, dont il apprécie les capacités de déformation et d'animation des paramètres (transformation de textures...).

Malgré sa grande timidité, c'est un personnage dont la vidéo de ses réalisations (qui a impressionné le public) révèle un grand talent. Il a été contacté par la société Philips pour réaliser le logo pour la DCC.

Dominique a mis l'accent sur l'évolutivité qu'offre l'Amiga : il est possible de partir d'une petite machine puis de monter sa configuration progressivement, au fur et à mesure de la progression des besoins en capacité de stockage, d'affichage et de calcul.

Essonne Mailing

Le distributeur Essonne Mailing a présenté Vista Pro 3.0 en commençant par une petite mise au point utile à son propos : en France et en Europe, aucune distribution n'est exclusive, donc tout distributeur peut l'importer et le revendre (ils sont toutefois les seuls à fournir un manuel en français).

La nouvelle version offre un certain nombre de nouveautés : tout d'abord un nouvel aspect façon Workbench 2.0 ou 3.0. Les arbres (texturables) sont maintenant en 3D (dans les versions précédentes, il ne fallait pas s'approcher trop près des arbres qui avaient l'air découpés dans une feuille de carton), et l'herbe (entièrement paramétrable comme le reste) fait son apparition, ainsi que les nuages. Les routes et les bâtiments peuvent maintenant être positionnés très précisément, et on peut également charger une image en fond.

L'affichage peut se faire avec les modes graphiques HAM-E, HAM8 et DCTV. Par contre, il faut maintenant 4 Mo de mémoire pour que Vista Pro fonctionne. Un mode particulier, le mode stéréo, permet même de produire des images en relief à observer avec les habituelles lunettes rouges/vertes.

Essonne Mailing présentait également un scanner couleur Epson utilisé via un pilote ASDG. Entre autres fonctions, une prévisualisation en noir et blanc de la saisie peut être obtenue en 5 secondes. Le scanner existe en deux modèles : le 600 DPI à 9990 FF et le 800 DPI à 13 990 FF (pilote compris).

Tecsoft Images

Séminaire Atacom La société Tecsoft a ensuite présenté la version 2.0 de son logiciel vedette TVPaint. Ils avaient amené un A3000 avec 12 Mo de mémoire, une tablette graphique Wacom (précision sous-pixel, mais environ 10 000 FF tout de même !) et une carte Domino. La carte n'affiche que 32 000 couleurs mais avec le tramage de TVPaint, le résultat ressemble beaucoup à du 24 bits. Faute de sortie vidéo, il n'a pas été possible de faire une démonstration sur le vidéoprojecteur...

TVPaint reconnaît la plupart des cartes graphiques mais pas l'OpalVision, ni les modes graphiques natifs des puces AGA (ce serait trop lent). Quelle que soit la capacité de la carte, le grand avantage de ce logiciel est qu'il travaille toujours en interne sur 24 bits (32 bits avec le canal alpha, que seule la carte Harlequin est à ce jour capable de gérer) et affiche au mieux selon la capacité de la carte.

Pour fonctionner, disons convenablement, il faut posséder au moins 8 Mo de mémoire : en effet, une image 736x580 en 32 bits pèse 1,7 Mo, mais il faut rajouter un nombre conséquent d'écrans (brosse, masque, "undo"...). Cet outil professionnel est vendu au prix de 5000 FF HT, mais une version allégée (TVPaint Junior) a été développée pour les constructeurs afin qu'ils puissent fournir un logiciel de base avec leur carte pour un faible coût (de l'ordre de 200 à 300 FF). Pas d'illusions : cette version bridée où manquent les fonctions les plus intéressantes n'a pas été conçue pour être vendue seule).

Archos

Archos était la dernière société à présenter ses produits, elle était venue montrer la carte AVideo YC et annoncer le renouvellement de la gamme : la carte AVideo 12 n'est plus disponible, l'AVideo 24 baisse de prix, et l'YC devient le produit phare.

L'AVideo YC est une carte externe qui se connecte sur le port 23 broches de l'Amiga, affichant comme les précédentes le Workbench en surimpression de son tampon mémoire 24 bits. Elle possède deux entrées, une PAL composite et une YC, on peut donc relier la carte a à peu près n'importe quelle source (caméra, magnétoscope...). La numérisation s'effectue en temps réel, ce qui fait que l'on n'a pas besoin de disposer d'une source hyperstable.

En animation 12 bits (ce qui peut être tout à fait suffisant), on peut obtenir une fréquence de 17 images par seconde en entrelacé et 25 en non entrelacé. La carte est livrée avec les logiciels AVTools et AVPaint, elle coûte 4990 FF.

Conclusion

La journée s'est achevée vers 18h, un peu épuisante (8h non-stop, malgré les pauses et un rapide sandwich au bar !), mais assez enrichissante. Peut-être pourrait-on regretter que l'attention ait plus été portée sur les résultats des logiciels de 3D, plutôt que sur les diverses fonctions de chacun, mais sans doute cela eut-il été trop ambitieux par rapport au nombre de points à aborder !

Malgré quelques problèmes de sono et improvisations de dernière minute, l'organisation de la dynamique équipe d'Atacom Île-de-France et l'ambiance bon-enfant de la communauté Amiga ont fait de ce séminaire un succès. Un public connaisseur a assailli les infographistes professionnels (mais la différence n'était pas toujours énorme entre les deux catégories !), soit pour obtenir un avis quant au logiciel idéal, soit pour demander des tuyaux sur son logiciel favori, soit pour se renseigner sur la carrière d'infographiste. De ce point de vue, l'objectif d'Atacom de faire dialoguer les amigaïstes est atteint !

Quant au logiciel de 3D idéal, de l'avis général des infographistes, il n'existe pas plus que la carte graphique idéale : les besoins des utilisateurs, les points forts des logiciels, sont très différents, et pour choisir votre logiciel d'image de synthèse le mieux est de l'essayer car pour tous le choix a été basé sur un coup de coeur.

Le marché de l'image de synthèse n'est pas large, surtout en France, et sur Amiga c'est encore plus étroit. De nombreux infographistes et revendeurs regrettent qu'il n'y ait pas plus (voire pas du tout) de soutien commercial dans ce domaine, face aux attaques virulentes des PC et des Mac où les constructeurs mettent tout leur poids dans la balance...

La prochaine manifestation d'Atacom Île-de-France, consacrée au DP Amiga, aura lieu le samedi 24 avril 1993. Ce devrait être à nouveau l'occasion de mettre en contact les utilisateurs, qui se sentent en général plutôt isolés... Car il ne suffit pas de lâcher des machines dans la nature : leurs acheteurs ont ensuite besoin de conseils, d'informations, de services !


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