Obligement - L'Amiga au maximum

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En pratique : Amiga, caméscope et création - le montage virtuel (2e partie)
(Article écrit par Olivier Debats et extrait d'Amiga News - juillet/août 1996)


Après l'ABC du montage virtuel du mois dernier, ce deuxième volet sera consacré aux questions les plus courantes que tout acheteur potentiel serait en droit de se poser, du "temps réel" aux limites des différents systèmes d'exploitation sans oublier le fossé qui existe entre les cartes grand public et les plates-formes professionnelles.

Diminution réelle des coûts ? Oui mais...

Si vous possédez un Amiga puissant, voire un DraCo avec sa VLab Motion, un Power Mac ou un Pentium, vous avez déjà une bonne partie de ce dont vous avez besoin pour vous lancer dans le montage virtuel, puisqu'il ne vous reste plus qu'à acquérir une carte d'acquisition/restitution qui servira de lecteur -enregistreur numérique- dans une gamme de prix allant en moyenne de 5000 FF pour du grand public à 40 000 FF TTC pour une utilisation plus institutionnelle avec la dernière en date : comme exemple, la Media 100 qx, petite soeur du réputé Media 100, et sa carte "Vincent", identique sur les deux plates-formes, mais volontairement bridée pour la deuxième. On s'en saurait douté !

Vous vous passez de table de montage, de table d'effets, de connectique, c'est la solution du tout-en-un qui s'offre à vous, et vous fait économiser quelques espèces sonnantes et trébuchantes... que vous allez réinvestir aussitôt dans l'achat de disques conséquents, sachant que votre configuration de base va exiger au moins deux disques durs, dont un pour les applications et systèmes et l'autre réservé exclusivement à la vidéo, donc Fast SCSI-2 AV de 4 Go minimum, et d'au moins 16 Mo de mémoire vive à la clé... Ceci veut dire que quelque part il faut bien faire la part des choses et qu'il y a montage virtuel et montage virtuel...

Une bande Hi8 d'une heure trente vous donne 90 minutes de vidéo, Monsieur La Palice n'aurait pas mieux fait... Numériser l'équivalent en qualité Hi8 dans vos disques durs demandera, tenez-vous bien, 18 Go pour le stockage à raison de 5 minutes par Go, sans oublier quelques Go supplémentaires pour lire vos fichiers vidéo les uns montés avec les autres (si le système d'exploitation le permet, nous y reviendrons un peu plus loin).

Je ne veux effrayer personne, mais cet exemple extrême est tout de même parlant... Ainsi, si vous êtes dans la catégorie "grand public" passionné, et que vos montages peuvent atteindre une demi-heure ou plus, les systèmes analogiques seront bien moins coûteux que l'équivalent en virtuel, à moins de dérusher vos images, de créer le fil conducteur et seulement ensuite de numériser le strict minimum qui vous servira.

Compression et qualité, trouver le bon ratio...

Résumons la situation : en mode PAL et en vidéo, nous avons 25 images par seconde qui vont jusqu'à 768x576 de résolution en suraffichage (overscan), ou mode "plein écran". Une seule image True Color pèse environ 1,2 Mo, ce qui donne 30 Mo de données à faire transiter par seconde... Les bus standards actuels représentent un "goulet", souvent dépassé par le flot d'informations, tout comme l'est la majeure partie des disques durs actuels. C'est la raison pour laquelle il a bien fallu compresser chaque image pour revenir à un taux raisonnable et surtout acceptable afin que la vidéo numérique prenne son essor.

Le meilleur codage (ou le plus à la mode) à l'heure actuelle pour des séquences vidéo est la compression Motion JPEG qui permet de réduire chaque image à environ 80 ko. De quelle façon ? En gommant autant que faire se peut le trop plein d'informations dans l'image, qui une fois compressée semblera n'avoir subi aucune perte ou détérioration visible pour notre oeil, mais qui pourtant sera devenue bien plus "légère", donc plus exploitable en vidéo numérique.

D'autre part, autre avantage important, il vous est possible d'avoir accès et de pouvoir retoucher n'importe quelle image compressée de cette façon si besoin est (avantage non permis avec la compression MPEG).

Et pourtant, malgré cet artifice pour réduire les données, il faut compter environ 5 minutes de vidéo par Go en qualité d'image S-VHS, et seulement 2 minutes en compression 2 pour 1. L'image n'est quasiment pas compressée, apanage réservé aux systèmes professionnels qui se jouent de la limite physique des bus existants, tel le Zorro III sur Amiga et le PCI sur PC ou Power Mac (Macintosh ayant abandonné son architecture Nubus), et vont au-delà pour atteindre des transferts importants.

Ce qu'on oublie souvent de vous dire...

Comme nous venons de le voir, la taille des fichiers vidéo peut enfler de façon démesurée, peut-être un peu trop vite vis-à-vis de la technologie actuelle concernant la gestion des disques durs, ce qui peut amener quelques problèmes pouvant tout bonnement "planter" la machine si on pousse les limites trop loin...

D'autre part, efforçons-nous de faire le tour des différents systèmes avec d'abord l'Amiga et son système, qui d'après DeltaGraph'X permet une partition de 4 Go pour la VLab Motion en spécifiant que le logiciel MovieShop reconnaissait à ce jour une taille maximale de 4 Go de partition.

En revanche, sur PC et Windows 95, la barrière que l'on ne peut dépasser est de 2 Go en partition et uniquement 1 Go en taille de fichier, ce qui limite sérieusement les cartes gérées par ce système. C'est la raison pour laquelle la plupart des utilisateurs attendent d'avoir des pilotes pour Windows NT, et, comme j'ai eu droit à plusieurs sons de cloche à ce sujet, j'ai préféré m'adresser au bon Dieu (c'est du deuxième degré) plutôt qu'à ses Saints en appelant Microsoft. Voici leur réponse : "si vous formatez votre disque dur sous DOS, vous aurez une taille maximale de fichier et de partition équivalente au système Amiga. En revanche, si vous partitionnez ce même disque à l'installation en NTFS (New Technology File System), les limites disparaissent puisque vous atteignez 16 exabytes, ou 2 puissance 64 octets (je laisse les matheux faire l'exercice) pour la taille fichier et partition. De plus, si par exemple vous branchez 10 disques durs d'un Go (sur un maximum de 32) le système fera en sorte que le tout soit reconnu comme une seule et simple unité de stockage."

Sur Mac, avec le système 7.5.3. il n'y aura somme toute également pas de limite au niveau de la taille des partitions (4 teraoctets). Par contre, la taille d'un fichier ne dépassera pas les 1,95 Go. Pour l'instant, les applicatifs, pilotes et logiciels existants ne tiennent pas encore compte de cette taille de partition illimitée et s'en tiennent en standard à 2 Go. Adobe Premiere dernière mouture aurait (sous réserve, car non vérifié) résolu le problème en intégrant un séquenceur qui se joue des limites actuelles du système en lisant plusieurs fichiers vidéo disséminés dans plusieurs disques durs sans coupure aucune. L'ordinateur "détecte" un seul disque de stockage alors qu'il y en a plusieurs physiquement... A suivre...

Un autre problème majeur des cartes grand public, et parfois institutionnelles, se traduit par des "drops" plus ou moins longs et plus ou moins aléatoires, sorte de micro coupure de l'application, d'une à plusieurs trames, pendant la lecture ou bien la numérisation des rushes, ce qui est bien plus ennuyeux car, si le drop en relecture a des chances de disparaître, en revanche, tout comme en analogique, il vous faudra sauter ou supprimer le passage si ce même drop s'est fait durant le processus de numérisation, ce qui peut arriver lors d'accès disque quand les fichiers sont sauvegardés...

Off line et on line, quelle différence ?

Le "on line" -surtout chez les pros- est permis par les plates-formes de haut niveau, il permet de se servir des rushes qui ont été numérisés dans exactement la même résolution que l'image de départ, avec du PAD (prêt à diffuser) en aval une fois la compilation faite.

Par contre, en "off line", souvent par problème de stockage sur le ou les disques durs, on se sert de séquences numériques en basse résolution, dont on pourra renumériser les séquences qui serviront réellement en haute qualité, ce qui se fait de manière automatique sur les systèmes pros, qui détectent les points d'entrée et de sortie des séquences et vont les rechercher par exemple sur les magnétoscopes lecteurs.

Les temps de calcul...

Les cartes de numérisation grand public commencent à avoir une bonne qualité d'image et un rendu fluide et naturel, chose qui aurait été encore incroyable... sur un PC il y a peu de temps encore. En revanche, il faudra attendre encore un peu avant d'avoir droit - comme sur les produits professionnels - à un rendu en temps réel...

En montage analogique, vous avez (via une table de mixage et d'effets) un rendu immédiat, que vous vouliez réaliser un fondu-enchaîné, un mélange d'images ou autre...

En numérique, toutes plates-formes confondues, vous avez logiquement en temps réel les changements de colorométrie, saturation, luminance, contraste, solarisation, dominante de telle ou telle couleur, etc. En revanche, les cartes d'entrée de gamme (et les ordinateurs qui les accueillent) ne peuvent encore produire un effet de page tournante, une image qui se scinde en deux pour laisser apparaître une autre séquence, ou bien encore, une image "croppée" en temps réel. D'autre part, si par hasard vous décidez d'agrandir ou de réduire une séquence dans la time line, la machine devra recalculer les effets et le reste, ce qui obligera une nouvelle compilation avant que l'ordinateur ne vous rende la main, et par la même occasion puisse vous lire le résultat.

Chez les "grands", tout est permis, vous pouvez couper un bout de séquence, et si vous n'êtes finalement pas content du résultat, vous pouvez re-étirer la portion de séquence vidéo qu sera toujours là... Magie du virtuel. La facilité d'emploi est exemplaire, plus court, on raccourcit, plus long, il suffit de tirer sur la séquence. Sur Media Composer AVID, station haut de gamme, vous pouvez prendre un effet, le placer n'importe où dans la time line, étirer ou ratatiner les positions clés, le contenu du comportement de l'effet sera totalement indépendant.

A l'heure actuelle, sur les cartes d'entrée de gamme, un "couper-coller" entre deux portions vidéo (ou plus, tant que ça reste du montage "cut") peut se lire immédiatement. Vous lancez la lecture qui ne formera plus qu'une seule et unique séquence.

Investir maintenant ou plus tard ?

Le temps réel est le combat actuel que se livrent (la guerre est déjà déclarée) les gros systèmes. La technologie le permet sur le haut de gamme au niveau des plates-formes professionnelles (comptez tout de même entre 250 000 et 600 000 FF). A qualité d'image égale, ne vous demandez plus la raison pour laquelle les prix peuvent subir une inflation galopante... C'est pour la plupart d'entre eux la rapidité avec laquelle les processeurs et autres DSP seront capables de calculer les effets et autres transitions plus ou moins compliquées que vous aurez choisi de placer entre vos séquences... Nonobstant le fait de gagner un temps fou durant le montage ou le dérushage, les professionnels veulent en plus du rendu, le résultat, tout de suite, d'un simple clic de souris...

Toujours plus !

Toute carte sortie se voit concurrencée peu de temps après par une autre moins chère ou à prix égal offrant des spécificités identiques, voire supérieures, parce que d'une part, les progrès avancent d'une manière effrénée, c'est ineluctable, d'autre part, en tant qu'outsiders, les nouveautés n'ont pas vraiment droit à l'erreur et se doivent d'apporter des options alléchantes si elles veulent faire la différence. Exemple probant, la carte DC20 sur PC est trouvée à 4990 FF à Paris alors qu'elle était sortie à 7500 FF !

Hormis les plates-formes professionnelles dont les budgets nous dépassent, les monteurs (grand public) passionnés de clips et de "virgules", ou "shorts" (montages de quelques minutes) peuvent déjà s'en donner à coeur joie en investissant sur des cartes à haut débit (des démos de la nouvelle VLab Motion spécifique au DraCo pour septembre). En attendant, vous avez les cartes PCI par exemple exploitant le suraffichage vidéo, avec toujours une réserve pour les limites de Windows 95 dont nous avons parlé plus haut.

Les accrocs grand public, les institutionnels, les PME, ou pourquoi pas les chaînes câblées à petits budgets voulant se lancer dans du 25 minutes en production devront faire un peu plus attention aux appellations "pro" inscrites un peu partout qui ne reflètent que très peu souvent la réalité. N'est pas "broadcast" qui veut, et toute configuration de ce type voulant tenir la route se chiffrera à partir de 100 000 à 200 000 FF minimum si vous ne voulez pas avoir de mauvaises surprises plus tard sur telles ou telles limitations du produit.

Conclusion

Le bras de fer... virtuel se fait dorénavant non plus au niveau de la qualité d'image (on arrive à des rushes non compressés) mais bel et bien dans la course poursuite au temps réel, car il faut aller toujours plus vite, et l'adage "le temps c'est de l'argent" n'a jamais été aussi vrai de nos jours avec la diminution constante des crédits accordés par les boîtes de productions. Gageons simplement que dans les temps à venir, le montage numérique sera accessible au plus grand nombre d'entre nous, passionnés, qui préfèreront, je pense, investir dans une image de très haute qualité plutôt que dans des résultats temps réel, même s'ils doivent patienter avec un café durant les compilations de leurs programmes...

Bon farniente pour les uns, courage pour les autres.

Illustrations

Un des effets 3D temps réel Pinnacle.
Plan de travail du Fire.
WJ-MX1000.
News cutter d'Avid.


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