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En pratique : Amiga, caméscope et création - le montage virtuel (1ère partie)
(Article écrit par Olivier Debats et extrait d'Amiga News - juin 1996)


Première approche vers le montage virtuel à l'heure d'aujourd'hui...

L'ère du tout numérique est en marche et l'analogique est maintenant sur une pente douce. Les images ne sont plus qu'une suite de 0 et de 1, duplicables à l'infini. Le rouleau compresseur JPEG avance inexorablement, la puissance des ordinateurs double tous les deux ans, les cartes d'acquisition envahissent le marché, la qualité augmente et les prix s'effondrent...

Et nous, irréductibles face à notre petit banc de montage analogique, pouvons-nous encore rivaliser, ou avons-nous perdu d'ores et déjà la bataille ? État des lieux...

Montage analogique = montage sans avenir ?

Pour monter en analogique, c'est clair, il vous faut un lecteur, un éditeur de montage et au moins un enregistreur pour une configuration minimale, qui est communément appelé banc "cut", avec lequel vous ordonnez vos séquences les unes après les autres, ce qui est en fait un montage dit linéaire. Les plus fortunés d'entre vous peuvent rajouter un deuxième enregistreur, voire un troisième avec lesquels il faudra obligatoirement inclure une table de mixage et d'effets. Jusque-là, un ensemble cohérent d'automatisation entre le ou les lecteurs et l'enregistreur pilotés via l'éditeur avec jog shuttle à l'appui.

Une fois que vous avez toutes vos prises de vue, vos cassettes sont visionnées, vous allez identifier et répertorier la totalité de vos séquences, ce qui va ensuite vous permettre de façonner votre montage. Seulement ensuite, vous pourrez réellement commencer votre production, et s'il est vrai que la technique de l'assemblage et de l'insertion est monnaie courante à travers ces colonnes, je crains qu'il ne faille bientôt passer par la technique du "couper coller" chère autrefois aux traitements de texte de tous bords et qui s'est adaptée en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire au montage dit "virtuel", véritable phénomène qui se propage à la vitesse grand V, raz de marée qui va signer tôt ou tard la fin du montage analogique.

La principale limite reste de ne pouvoir orchestrer une post-production efficace sur un produit déjà existant, un montage analogique est par essence "figé", on ne peut rajouter une séquence que par le principe de l'insertion à condition déjà que l'automatisation puisse se faire, que le magnétoscope ait la tête nécessaire et que cette séquence ne dépasse pas en temps celle à changer (les conditions sont nombreuses) sinon, c'est tout le reste du montage qui est malheureusement remis en question.

Un autre problème rencontré sur des produits analogiques de montage grand public est de temps en temps l'apparition de flashes de couleurs ou "déchirements" au point de jonction entre deux séquences montées de manière cut, expliqué par un problème de parité des trames paires et impaires. Et puis, les limites mécaniques tout simplement avec les têtes vidéo qui s'encrassent, les bandes qui peuvent souffrir d'échauffement, ce qui pourrait bien entraîner un drop en plein sur votre master, et, si vous faites partie des habitués de cette rubrique, vous aurez bien souvent compris mon énervement relatif à la précision des bancs grand public, même avec un code temporel à l'appui. Et puis reste un autre problème majeur sur un banc analogique : vos images partent de votre lecteur pour être recopiées sur l'enregistreur, la cassette de votre production est donc communément appelée le "master", dont vous ferez quelques copies sur cassettes VHS : résultat des courses, ce sont au moins trois générations qui vont entraîner une perte importante de votre qualité d'image initiale : la définition s'en trouvera altérée, les contours seront bien moins francs et attention aux couleurs (surtout les dominantes rouges) qui auront bien vite tendance à baver...

Ne passons pas sous silence la perte de temps lorsque vous avez des séquences dans le désordre à visionner ou à retrouver en début et en fin de bande, surtout si c'est sur la même, le temps de visionner, de faire caler les bandes via les points d'entrée respectifs sur le lecteur et l'enregistreur, le temps de lancer la prévisualisation, et de recommencer. Bref, la patience est mise à rude épreuve...

De la connectique pour de la qualité

Le virtuel au niveau du montage est d'abord apparu dans le monde de la post-production sonore avant de devenir une réalité incontournable au niveau des applications visuelles, et on ne lui trouve (presque) que des avantages. Plusieurs sont à mettre en avant, indéniables ; le premier non négligeable, est la réunion de l'ensemble des appareils analogiques dont vous auriez besoin pour constituer un banc regroupé dans un seul et unique boîtier, votre ordinateur.

L'étape de l'enregistrement de vos images se fait sans douleur suivant les possibilités de la carte d'acquisition et de la source, vous n'avez qu'à relier en sortie votre lecteur (magnétoscope ou caméscope) :
  • a) en entrée via la prise composite, un câble Cinch pour le grand public suffit (les trois couleurs primaires (RVB) y transitent.
  • b) via un cordon Y/C pour celles et ceux qui possèdent un lecteur S-VHS, le signal circule avec la luminance (luminosité) et la chrominance (couleur) séparée, ce qui implique une bien meilleure qualité d'image.
  • c) via trois câbles BNC pour les professionnels ou les institutionnels, en Y/U/V la qualité d'image est la meilleure qui soit... (surtout si la capture se fait de cette façon sans passer par un codage en RVB). Nous mettrons pour l'instant l'Y/U/V de côté, car ici les configurations changent quelque peu, et jouer dans la cour des grands demande un investissement supérieur à ce qui est présenté aujourd'hui. Nous y reviendrons le mois prochain.
Avant de lancer le processus d'acquisition, le logiciel de capture vous demandera quel est le type de résolution, donc la qualité d'image que vous voudriez conserver suivant les capacités et la rapidité de votre disque dur. En règle générale, la plupart des cartes peuvent maintenant restituer du plein écran vidéo 768 par 576 en double trame. Une fois cette procédure passée, à vous de lancer la lecture... et l'enregistrement simultané sur disque dur.

L'ABC du virtuel via la ligne temporelle et ses avantages

C'est là où les néophites vont saisir tout le bien fondé de ce magnétoscope numérique : concrètement, les logiciels de montage ont tous à peu près le même aspect : votre écran informatique est divisé en plusieurs fenêtres incluant des fonctions bien appropriées, fenêtres que vous pouvez occulter ou bien agrandir à tout moment : vous avez tout d'abord votre "plan de travail" appelé "timeline" (ligne temporelle), avec une succession de pistes horizontales superposées, la première pour la piste vidéo 1, la deuxième pour la piste vidéo 2. Suit en dessous une piste vierge qui vous permettra de déposer les effets de transition que vous voudrez appliquer entre deux séquences ; enfin, viennent en dessous la ou les pistes son.

Montage virtuel
Ligne temporelle

Ceci est la base. Plus vous "empilerez" de séquences et d'effets complexes, plus les pistes vidéo virtuelles rempliront votre ligne temporelle.

Une des autres fenêtres ô combien importante, est celle du "chutier", dans laquelle seront réunies toutes les séquences vidéo présentes dans votre disque dur, représentées par autant de vignettes, ou diapos qui intègrent le titre, donnent l'information sur la synchronisation (timing), la résolution, la bande son, si c'est une image fixe, une séquence, etc. avec pour les logiciels les plus avancés la possibilité de choisir l'image clef qui représentera la séquence en question. Dans Adobe Premiere, par exemple, le point "in" sera la première image qui constitue la diapo de la section vidéo. Bien évidemment, vous pilotez un ordinateur, donc vous classez vos séquences comme bon vous semble, par vignettes, par titre, par mot clef, tout est permis pour vous simplifier la vie. Et lorsque vous désirez vous servir d'une d'entre elles, vous cliquez dessus et la déposez dans la piste vidéo 1 de votre ligne temporelle, vous sélectionnez la deuxième pour la glisser à la suite, vous cliquez sur "play" et le tour est joué.

Montage virtuel
Chutier

La troisième à laquelle vous n'échapperez pas, est celle qui réunit tous les enchaînements et les effets possibles, avec une symbolique A et B et un prévisualisation par curseur afin de visualiser concrètement l'effet voulu. Même chose, vous placez l'effet sous le point "out" de la séquence A et le point "in" de la séquence B par la technique du "drag and drop" (tout comme une insertion). Enfin, la fenêtre "preview" qui comme son nom l'indique vous permet de visionner l'effet voulu, le montage, etc.

Montage virtuel
Effets

Conclusion

Les petits plus qui ont donné les lettres de noblesse au système virtuel sont résumés par l'accès instantané aux données d'un simple clic de souris, la technique du "couper coller" pour manipuler vos images, sachant que si vous effacez une séquence, vous ne l'effacez pas, vous la mettez de côté, car celle-ci réintègre automatiquement le chutier. La force du montage virtuel réside dans le fait qu'il n'est jamais définitif, jamais arrêté, et systématiquement précis à la trame. Là-dessus, le montage analogique prend un sérieux coup de vieux, que dis-je, il serait bon pour une préretraite anticipée ! La suite de ce dossier brûlant d'actualité le mois prochain avec le "off line/on line", le temps réel, la compression et ses limites, la restitution, et tutti quanti !


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