Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 27 mars 2017 - 18:28  

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En pratique : Impression quadrichromique en PostScript (AmigaOS 1.x/2.x)
(Article écrit par Gilles Bihan et extrait d'Amiga News - octobre 1992)


Ouf, enfin ! Après une semaine de sueur, j'ai enfin réussi à sortir ma quadri. Empêtré dans l'inextricable jungle des flasheurs de tout poil et de tous vents, ma page de 92x75 cm a pris corps. Monté à l'aide de Publishing Partner Master, cette plaquette de publicité m'a donné toutes les peines du monde. De Marseille à Nice, j'ai couru toutes les "bonnes échoppes" pour mettre sur film ma composition. Les difficultés ont été multiples.

D'abord, le fichier PostScript faisait la bagatelle de 26 Mo. Ensuite, les flasheurs, qui sont pour ainsi dire tous équipés en Mac, voient un fichier Amiga ou PC d'un oeil méfiant (la peur, sans doute, que cela ne dérange la solide petite configuration longuement mise au point et mûrie dans quelques ateliers sombres), et attestent d'un de ces airs supérieurs qui vous laissent l'impression d'être un enzyme inférieur venu d'une autre planète. Enfin, le manque de professionnalisme évident d'une majorité de flasheurs, qui vous pousse souvent dans le plus grand désarroi, n'arrange rien aux difficultés rencontrées.

Course contre la montre

Le côté humain

Le premier seuil à combattre chez un flasheur est psychologique : il consiste à le persuader d'accepter votre fichier. Abruti par un règne incontestable de la machine de Cupertino, ce qu'il flashe constamment sont des fichiers données qu'il envoie à partir de son logiciel préféré (tels par exemple QuarkXpress, Adobe Separator, FreeHand, ou tout autre aficionado du Finder). Pour lui, les mécanismes sont classifiés, répertoriés et bien rôdés. Il pensera sans doute que vous êtes le trouble-fête dans la mer de tranquillité qui couvre son milieu. Habitué à flasher à partir de Mac équipés au minimum d'un 68030, il ne comprendra que l'opération mathématique : quadri = 15 minutes par couleurs. Au delà, c'est une hérésie.

Si le dit flasheur est équipé en compatible PC, il comprendra mieux la notion temporelle : il faut en effet compter en moyenne pour tout ce qui est quadri au minimum une heure pour les fichiers les plus modestes (j'ai mis près de 6 heures pour sortir mon fichier). Le transfert de données par la prise parallèle, bien que rapide, semble ne pas tenir la route devant des Mac reliés par AppleTalk, voire pire, Ethernet. Cette notion de temps doit être bien présente dans votre esprit. Sans nul doute, il est préférable de lancer votre fichier à partir d'un Mac, plutôt que d'un PC. Encore faut-il pouvoir transporter 26 Mo sur un Mac. Et là, ce n'est pas de tout repos.

Le temps a également de l'importance pour votre budget. En effet, certains flasheurs, sans hésiter l'ombre d'un instant, réviseront leur tarif à la hausse. Certains n'hésitent pas à vous faire payer le prix normal pour chaque film, plus un forfait horaire, qui peut culminer chez certains à des sommets de 500 FF HT par heure. Il est donc important de se renseigner sur les dispositions du flasheur. Si celui-ci est intelligent, sans nul doute qu'il saura ne pas taper trop fort, voire rester très raisonnable. Mais ne rêvez pas trop, car quelques profiteurs auront à coeur, sans honte, de vous facturer vos essais infructueux. Ceux-là, il faut sans doute les mettre hors-jeu.

Le côté machine

N'incriminez jamais la flasheur. Les RIP sont généralement des appareils forts coûteux, qui présentent des caractéristiques matérielles impressionnantes : une Agfa Proset 9000 Star a quand même dans le ventre un 68030, et sa consoeur la Star Plus un RISC. Leur mémoire tampon dépasse souvent les 8 Mo. et leur disque dur les 80 Mo pour les plus modestes.

Faites quand même attention au RIP modèle 1875 rectifié 1907. En effet, les plus anciens possèdent souvent très peu de mémoire. Il vous sera alors difficile de sortir un quelconque film avec un fichier de taille respectable. La solution idéale n'existe que dans le choix de la liaison entre le RIP et l'ordinateur. La plus lente restera la liaison série, talonnée par la liaison parallèle. Lors de l'envoi d'un fichier PostScript par un de ces moyens traditionnels, le RIP sera quasiment tout le temps en position d'attente d'informations, ne recevant qu'épisodiquement des données à traiter.

PSAmiga ou le PostScript façon CBM

Dans un deuxième temps, il vous faut un logiciel de mise en page capable de vous faire des sorties PostScript. Sur notre machine préférée, le choix du logiciel de mise en page est assez limité : Pusblishing Partner Master (alias PageStream) ou Professional Page. A part cela, on est en pleine "désertitude".

Professional Page

Vous connaissez sans doute le plus prisé en la matière : Pro Page. Arrivé à maturité dans sa version 3.0, il offre sans l'ombre d'un doute les possibilités PostScript les plus avancées. C'est d'ailleurs à mon avis ce qui en fait son intérêt principal. Il est capable, ce qui n'est pas donné à tout le monde, de faire une séparation quadri film par film, et ainsi d'envoyer séparément chaque couleur vers la flasheuse.

Son approche de la séparation est tout simplement géniale. On peut à loisir donner le tramage et la linéature pour chaque couleur. On peut aussi fixer des seuils de tramages afin d'assombrir ou non le résultat final : le réglage UCR/GCR permet d'affiner la balance des couleurs de votre séparation (UCR = UnderColor Removal, GCR = Gray Component Replacement). L'UCR permet d'enlever une certaine quantité des trois couleurs primaires pour l'ajouter au film noir. Le GCR fixe le seuil minimum de pourcentage de gris à imprimer pour chaque couleur.

Professional Page est aussi apte à créer un fichier Encapsulated (EPSF) pouvant être repris dans n'importe quelle mise en page, sous n'importe quel logiciel de n'importe quel OS (d'ailleurs sous lui-même). Un réglage très pointu permet de placer tapage sur le film (on peut même flasher la page avec un certain degré d'inclinaison). On peut aussi imprimer sur une imprimante PostScript couleur (pratique et très répandue). Outre ces qualités intrasèques, il peut aussi bien envoyer vers les ports SER: et PAR: que vers un fichier, voire un canal de communication accessible comme un disque standard.

Le fichier PostScript envoyé sera toujours en ASCII, et le PostScript employé sera de niveau I. Ce type a son importance. En effet, le PostScript niveau 2, plus récent évidemment, permet entre autres de compresser les fichiers pour gagner du temps dans les transferts ordinateurs-RIP, et de gérer au plus près les nouvelles fonctionnalités offertes par certaines lasers actuelles (gestion des impressions recto-verso par exemple). Mais ce calage sur la version antérieure est heureusement plus souhaitable, car cela assure une compatibilité à 100%, ce qui fait qu'un interpréteur PostScript de niveau 2 pourra lire et comprendre votre fichier. Mais l'inverse par contre n'est pas vrai. C'est d'ailleurs cette solution qui domine dans PPM.

Publishing Partner Master

Ce dernier possède également une sortie PostScript. Celle-ci est bien plus facile à mettre en oeuvre que sur Professional Page. En effet, les mêmes options sont offertes pour une impression matricielle ou jet d'encre. La seule différence va résider dans la possibilité par le sélectionneur de pilotes de modifier la densité et le tramage du document. Cela va se faire par une entrée de ligne, où on devra mettre en code les choix retenus. Il est possible de faire une sélection en fonction de chaque page. Dans ce cas, cela devra toujours être fait globalement. Ce n'est pas très convivial, mais cela a de toute façon le mérite d'exister.

Il est également possible de régler la linéature et le tramage spécifiquement à chaque image dans la fenêtre de requête de coordonnées. On a donc dans PPM un choix sur la page entière, et un choix plus spécifique à chaque image. Même si globalement cela n'est pas des plus aisés à manipuler, les possibilités sont également importantes dans ce domaine.

A noter que la résolution de sortie d'une image devra impérativement être réglée lors de l'importation par une entrée de ligne du type "dpi=xxx.yyy", à défaut de quoi l'image, notamment IFF restera entre 68 DPI et 72 DPI, et devra être compressée pour être imprimée. Pro Page n'offre d'ailleurs pas cette possibilité. PPM n'offre pas, par contre les possibilités de Pro Page dans la façon de sortir un fichier PostScript. On ne pourra que sortir la page en noir et blanc, quadri et aplat.

La quadri dans PPM pose d'ailleurs un problème : la séparation bien qu'effectuée, ne le sera malheureusement que dans un seul et même fichier. Impossible de créer un fichier pour chaque couleur comme dans Pro Page. La même remarque vaut également pour une sortie en EPSF : PPM est incapable de délivrer autre chose qu'un fichier PostScript prêt à flasher. Ceci explique alors la taille impressionnante de mon fichier : les quatre couleurs, CMYK, étaient dans un seul et même fichier. L'inconvénient de cette solution, outre le poids des fichiers, est qu'il faut sortir en même temps les quatre films. Impossible de ressortir uniquement un film sur les quatre. C'est la politique du tout ou rien. Mais nul besoin de trop blâmer PPM, car quand on sait que PageMaker sous Windows est incapable de faire une séparation quadri tout seul, on trouve que le logiciel d'Upgrade s'en tire bien (surtout que lui il ne coûte pas 8000 FF HT).

Un grand bravo cependant à Pro Page qui apparaît comme l'un des rares logiciels de PAO capable de faire cette séparation film par film (je n'ai vu que QuarkXpress le faire). PPM est incapable de faire un réglage des valeurs UCR/GCR. Les couleurs ne pourront pas être des couleurs Pantone. Seuls les réglages en valeur RGB, CMYK, TSV, TLS et YIQ sont possibles. Ce n'est pas grave, car pour ainsi dire personne n'utilise les Pantone qui demandent un film pour chaque couleur, ce qui dans le cas où ont aurait mis 15 couleurs Pantone ferait au minimum 15 films. Cela risquerait de coûter cher à l'impression. C'est le nuancier Pantone, qui grâce au part de couleur qu'il donne, aura pour seule fonction de vous permettre de retrouver les couleurs spécifiques à un travail donné.

Art Departement Pro

Il est également possible d'obtenir un fichier PostScript avec Art Department Pro 2.0. Ici on peut sortir un fichier ASCII ou binaire, régler les valeurs UCR/GCR, et faire une séparation, mais uniquement pour des images. L'intérêt est de pouvoir sortir des fichiers EPSF afin de les inclure dans PPM ou Pro Page avec déjà une séparation.

Cette solution pourra donc aider ceux qui sous PPM ne peuvent régler notamment l'UCR/GCR. Mais attention, les fichiers EPSF obtenus par ce moyen sont rapidement d'une taille conséquente, et comme PPM place tout en mémoire, il va falloir pas mal de mémoire Fast !

Dans la même série, on peut noter que Professional Draw est capable aussi de faire une séparation et de créer des fichiers EPSF (même possibilité que Pro Page - bizarre non ?!?). Pour un logiciel de dessin vectorisé, il ne pouvait faire moins.

Où l'on reparle de la norme NF

Un langage pur

Le PostScript parlé par l'Amiga est, dirons-nous, pur. En effet, tous les logiciels sous Amiga ne tiennent absolument pas compte des spécifications de chaque RIP. On n'a pas ici de pilotes spécifiques à une Agfa ou une Canon. On part du principe que le PostScript est le même pour tout le monde, et qu'il n'y a pas lieu de faire de discrimination. Donc tous les fichiers que vous fabriquerez seront en théorie pleinement compatible avec n'importe quelle flasheuse, à la différence des fichiers délivrés sous Windows ou Mac, qui dans le cas d'impression PostScript retiendront les spécifications de chaque appareil.

La seule spécification qu'il vous faudra connaître est le format du film ou bromure pour adapter vos réglages, et ne pas dépasser les normes admises. Si votre page dépasse le format de sortie, vous avez alors deux solutions : réduire l'échelle de sortie en respectant les rapports, et après faire faire un réagrandissement au banc par un photograveur ; Ou alors, pour PPM uniquement, demander un recouvrement.

Le recouvrement n'est pas disponible sous Pro Page (remarquez qu'il ne peut aller au delà d'un format de page assez restreint : 55,88x55,88 cm). PPM, lui, est assez souple sur le format de page, et on pourra, sans faire de réduction d'échelle, opérer un recouvrement. Cela consiste à séparer la page en autant de morceaux pouvant rentrer dans les dimensions du film. Ensuite, il restera à assembler les différentes pièces avec l'aide des repères pour obtenir un seul film (il faut impérativement des ciseaux et un moyen de fixation).

La question

Mon fichier est-il tout prêt à être flashé ? Il faut ici apporter quelques précisions. Si tout ce qui est textes, images, fichiers EPSF ou vectorisés, est inclus dans le fichier PostScript, les polices parfois peuvent apporter des soucis. En effet, certaines polices ne sont pas incluses à titre habituel dans les RIP. On ne retrouvera que les classiques, tels ces Times, Triumvirate-Helvetica, ou autres Dingbats. Les autres, plus exotiques, devront être téléchargées. Normalement, ce téléchargement est fait automatiquement par PPM, et facultativement par Pro Page.

Dans le cas de PPM, il sait qu'un certain nombre de polices bien cernées seront toujours disponibles sur le RIP. Pour les autres, il placera les descriptifs dans le fichier PostScript. On n'a normalement pas à s'en soucier. Mais si un doute vous étreint, vous n'aurez la réponse que sur le film. Si la police est absente, elle sera remplacée systématiquement par une police Courier (pas très belle). A la différence du Mac, vous n'obtiendrez même pas un équivalent par impression de la police Bitmap (pas très belle non plus à 2400 DPI).

La solution alors est de télécharger la police (faut-il encore avoir le fichier à télécharger). Pour une police Adobe Type 1 par exemple, il vous faudra envoyer le fichier police se terminant par ".PFB". Si le suffixe est absent, regardez avec la commande "TYPE name HEX" par exemple si le début du fichier comporte une en-tête du genre "%PS-AdobeFont-1.0:...".

Pour l'envoyer, servez-vous par exemple d'un de ces quatre utilitaires : Download (fourni avec la dernière version de Pro Page), PCSend ou PSDown (d'Adobe sur PC) ou Downloader (sur Mac). Si vous flasher sur une autre machine que l'Amiga, vous avez intérêt à vous promener avec vos polices !

Enfin, la qualité

Il existe dans le domaine public un utilitaire de vérification qui peut vous rendre de très grands services : Post. La version actuelle est la 1.7, et on peut la trouver sur les Fish 518 et 669.

Cet utilitaire va vous permettre de visualiser (et même d'imprimer sur une matricielle un fichier PostScript) votre fichier. Il ne comprend qu'un PostScript pur. Les écarts ou les erreurs ne pardonneront pas. Attention aux fichiers comportant des images, leur création par ce RIP logiciel est assez longue. Vous pourrez aussi voir si les polices ont bien été téléchargées. Un logiciel à posséder absolument.

ChronoPS-Express

Au prix des flasheuses, vous m'étonneriez si vous en avez une dans votre salle à manger. Partant de ce constat, j'en déduis que dans 99% des cas il va vous falloir vous rapprocher de la machine. Sur le marché actuel vous avez trois situations : le flasheur a un Amiga, le flasheur a un PC, le flasheur a un Mac.

Amiga

Vous avez de la chance. Votre flasheur attitré est l'un des heureux possesseurs d'Amiga. S'il possède le logiciel qui vous a servi pour mettre en page, vous n'avez plus qu'à prendre votre fichier de données, et à lancer l'impression à partir du logiciel chez lui. C'est de loin la solution idéale.

Faites attention si vous utilisez Pro Page, vos fichiers EPSF et IFF doivent absolument accompagner votre fichier de données. En effet, ce dernier va à chaque fois les rechercher sur le disque. Dans le cas contraire, vous avez la solution de préflasher votre oeuvre sur disque. Le fichier PostScript résultant peut alors être fort important. Utilisez alors n'importe quel logiciel de compression (PKAZip, LHArc, Zoo, etc.) ou de sauvegarde. Vous pourrez ensuite l'envoyer sur la flasheuse par une commande "COPY name PRT:" ou "COPY name SER:" à partir du CLI, ou encore mieux par un utilitaire comme Download.

PC

Vous êtes moins vernis, et la seule plate-forme de flashage à votre disposition est un PC. Il va falloir vous adapter. D'abord, seul un préflashage sur disque est envisageable. Inutile de vous dire que dans certains cas, il vous faudra un gros disque car le fichier pourra excéder les 10 Mo.

Ensuite, toute la difficulté va résulter dans le fait de passer ces Mo ou ko du disque Amiga au disque PC. Si vous avez une carte passerelle ou Vortex PC, vous pouvez vous servir des utilitaires de transferts entre disque Amiga et PC. Une fois cela fait, utilisez une sauvegarde type PCTools ou MS-DOS classique (le premier est préférable, car il compresse les données). Il ne vous restera plus qu'à transférer cela sur le PC du flasheur.

Si le fichier le permet, compressez le par LHArc ou PKAZip. Des équivalents de ces utilitaires existent sur compatibles PC. Pour un fichier d'une taille inférieure à 720 ko, transférez-le par un utilitaire du type DOS2DOS, CrossDOS ou MessyDOS. Si vous êtes l'heureux possesseur d'un A3000 avec un lecteur haute densité, vous pourrez même aller jusqu'à un fichier 1,44 Mo.

Si vous ne rentrez dans aucune de ces catégories, rien n'est perdu, il vous reste à découper votre fichier en morceaux rentrant sur une disquette MS-DOS, grâce à un utilitaire du type ZSplit de Art Department Pro. Ce dernier existe en version PC et Mac, et vous permettra ainsi de transporter vos fichiers Amiga sur les deux OS. En effet, sur la version 2.15 d'Art Department Pro on peut trouver à côté d'une version Amiga, les programmes pour Mac. DOS et Windows. Avec la commande ZJoin vous pourrez reconstituer ce que Dieu a séparé. Encore faut-il avoir ce logiciel.

Dans la plus grande solitude, il ne vous reste plus qu'à bricoler un log pour segmentariser votre fichier en morceaux (ce n'est pas dur). Normalement, sous les autres OS vous pourrez les récupérer. Cette technique de la découpe a cependant un inconvénient. Par exemple, mon fichier de 26 Mo, découpé par morceaux de 720 ko demandera 36 disquettes double densité. C'est considérable, et cela vous demandera un temps fou à organiser. Pour cela, il est conseillé de d'abord compresser le fichier pour le ramener à des tailles raisonnables (surtout qu'un fichier PostScript est compressable entre 65 et 90%), et ensuite de le découper s'il fait plus de 720 ko.

Après avoir réussi le transfert, il ne vous restera plus qu'à envoyer le fichier sur la flasheur. Pour cela, vous pouvez faire simplement une commande DOS du type "COPY name LPT1". Cela marche bien pour les petits fichiers. Pour les autres, des messages peuvent apparaître indiquant qu'il est impossible d'écrire sur le périphérique. Relancez par "R" à chaque fois. Cela devrait passer. C'est en tout cas un mode de transmission assez rapide. Plus lente, mais qui contrôle plus strictement l'envoi de données, est l'utilisation de la commande "PRINT".

Le mieux restera si vous les avez, l'envoi par les programmes PCSend et PSDown. Ils ont été créés spécialement à cet effet. Le seul regret dans toutes ces commandes est l'impossibilité de connaître la progression de la transmission. Une fois encore, ne soyez pas trop pressé. Cela risque de durer.

Mac

Enfin, si ce n'est pas votre jour, il vous reste à flasher sur un Mac. Si vous possédez l'utilitaire MacToDos, vous devrez découper votre fichier PostScript pour le placer sur des disquettes Mac. Si par chance vous avez A-Max II+, il est possible de transférer des données de partition Amiga à partition A-Max. De là, avec l'aide d'un SyQuest au format Mac vous pourrez transporter votre fichier directement. Mais il s'agit là de la solution du riche, car il faut A-Max et un SyQuest. Ce sont à priori les deux seules méthodes de transfert direct Amiga-Mac, à part le fait de passer par une liaison série (galère !).

Dans les autres cas de figure, il vous faudra opérer le transfert par des disquettes MS-DOS récupérables sous Mac avec les utilitaires Apple File Exchange ou MountDos. Vous pouvez compresser votre fichier, mais il vous faudra trouver un utilitaire équivalent côté Mac. Il me semble que Zip existe sur les deux machines, mais je peux me tromper. En tout état de cause, il s'avérera dans la plupart des cas indispensables de découper le fichier. Les morceaux passeront sur des disquettes MS-DOS grâce à DOS2DOS ou MessyDOS, et ensuite sur le Mac. Cette technique est très fastidieuse, mais il n'en existe pas d'autres. La possession d'un lecteur de disquette haute densité sur Amiga vous facilitera une fois encore bien les choses.

Une fois sous Mac vous pourrez alors lancer le fichier via Downloader, par exemple, sur la flasheuse.

1. Vous devrez donc pour ainsi dire toujours envoyer un fichier PostScript préflashé. Une petite variante existe pour Pro Page. En effet, par la technique de l'envoi de fichier EPSF, vous pourrez par exemple sous Mac récupérer ce fichier sous QuarkXpress comme un objet, et flasher à partir de ce logiciel Mac. La même opération peut sûrement être faite avec PageMaker ou Corel Draw sous Windows. Le fichier EPSF sera sûrement moins important à transférer qu'un fichier PostScript dans son sens le plus lourd.

2. Vous pouvez enfin, comme je l'ai fait, prendre votre Amiga sous le bras, et le brancher directement sur la flasheuse. C'est pénible, mais la réussite est garantie à tous les coups. Si vous êtes un nanti, l'utilisation d'un portable PC est également possible. Transférez votre fichier PostScript sur le portable, puis flashez à partir de lui. Un portable c'est évidement plus adapté au transport.

Conclusion

Pour conclure, je dirais d'abord que j'ai réussi à sortir mon fichier quadri en une semaine. Il faisait chaud, et les ennuis se sont accumulés. Mais le résultat est là. Comme quoi il ne faut jamais désespérer.

Je tiens absolument à remercier le magasin infologs de Marseille, qui propose un service de flashage sur Amiga. et qui s'est mis en quatre pour m'aider dans ma quête du film perdu. Ces personnes proposent en fait le service idéal pour sortir vos films à partir d'un Amiga. Vous n'avez qu'à leur donner vos fichiers données, et ils s'occupent du reste.

Quant aux flasheurs traditionnels, à moins d'être introduit chez eux, vous allez avoir de sérieuses poussées de fièvre. Je ne dénoncerais personne, mais la profession sur la région PACA a visiblement encore beaucoup d'efforts à faire. J'en ai vu un à Toulon, qui ne savait pas comment régler sa CG9600 en négatif, et qui a fait appel à un technicien d'Agfa. Pitoyable !

Enfin, si vous branchez un PC ou un Amiga sur une flasheuse reliée à un Mac, déconnectez le Mac, et réinitialisez le RIP. Cela vous évitera bien des déceptions.


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