Obligement - L'Amiga au maximum

Mercredi 13 décembre 2017 - 08:25  

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En pratique : Les fichiers, unités et assignations sur AmigaOS 1.x
(Article écrit par Pierre Ardichvili et extrait d'A-News (Amiga News) - juillet 1989)


Là, nous allons devoir sortir de notre analogie caverneuse, et c'est un peu plus aride, mais il faut bien y passer si on veut se servir correctement des possibilités de l'AmigaDOS telles que l'on peut y accéder par le CLI ou le Shell.

DOS signifie "Disc Operating System", ce qu'on peut traduire par "gestionnaire de système basé sur disque". Or, ce qu'on trouve sur un disque, ce sont uniquement des fichiers, et aussi bien entendu les répertoires qui les contiennent, mais ces répertoires eux-mêmes peuvent être considérés comme une espèce particulière de fichiers.

Les fichiers

Comme on l'a entrevu dans le premier article, il y a diverses sortes de fichiers sur un disque :
  • Les fichiers de données, que des programmes appropriés pourront consulter.
  • Les fichiers de programme que j'appellerai "autoexécutants", car on les lance sous CLI ou Shell simplement en tapant leur nom (ou sous Workbench en cliquant leur icône) ; à cette catégorie appartiennent les programmes commerciaux comme les jeux et les traitements de texte, les programmes écrits dans un langage comme l'AmigaBasic ou le C, et compilés, les utilitaires comme More, et toutes les commandes du répertoire C. Les fichiers de programmes écrits en AmigaBasic et non compilés sont en fait des fichiers de données ; le programme est AmigaBasic, qui interprète et exécute les lignes du fichier de programme que vous avez écrit, un peu comme "Execute" exécute les unes après les autres les commandes d'un fichier script.
  • Les fichiers script qui sont des suites de commandes qu'on lance par la commande "Execute".
  • Les fichiers d'icônes qui se terminent par .info.
  • Les bibliothèques qui sont des ensembles de sous-programmes.
  • Les gestionnaires qui sont des programmes au service du système et de l'utilisateur.
Nous savons comment trouver et déplacer des fichiers sur un disque, mais si nous nous limitions à cela, ce ne serait pas d'une grande utilité, il faut pouvoir utiliser ces fichiers, et pour cela, nous aurons souvent besoin de dispositifs physiques, comme une imprimante, l'écran, une table traçante, un canal de sortie pour l'envoyer à distance, etc. Ces dispositifs portent le nom de "devices", que nous traduirons par "unités".

Les unités (devices)

Les unités physiques sont par exemple :
  • Les unités de disquette : df0:, df1:, etc. (l'appellation "df" vient de "flexible/floppy disk", disque souple).
  • Les disques durs : "hard disks" d'où leurs noms dh0:, dh1:, etc.
  • La console. c'est-à-dire. l'ensemble clavier-écran : CON:.
  • Le disque virtuel en mémoire vive : RAM:.
  • L'imprimante : PRT:.
  • La sortie (port) parallèle : PAR: c'est celle à laquelle se connectent la plupart des imprimantes.
  • La sortie série: SER: que l'on utilise principalement pour des transmissions.
  • Le périphérique "trou noir" : NIL: tout ce qu'on y envoie disparaît purement et simplement.
En fait, c'est une simplification de considérer tous ces dispositifs comme des périphériques physiques, car ils comportent toujours, associé à du matériel (circuits, connecteurs, éléments mécaniques), un logiciel de gestion. Nous avons vu qu'on trouve ces logiciels de gestion dans les tiroirs L et Devs.

En plus des unités physiques, l'AmigaDOS comporte un certain nombre d'unités logiques (on les appelle parfois aussi "périphériques logiques"). Ce sont en fait des étiquettes que l'on peut coller sur des répertoires, et qui permettent un accès direct aux fichiers qu'ils contiennent, quel que soit en fait l'endroit où ils se trouvent.

Prenons le cas des commandes que nous connaissons déjà (CD, Dir, List, Rename et Lire qui est More que nous avons rebaptisé et transporté dans le répertoire "C") et imaginons qu'elles nous suffisent pour ce que nous avons à faire.

Elles sont contenues dans le répertoire "C" de la disquette Workbench, ce qui fait que nous pouvons les exécuter à tout moment, quel que soit le répertoire courant. Nous venons de recevoir une nouvelle disquette, dont le nom est par exemple "TOTO" et nous voudrions savoir ce qu'il y a dessus. Nous l'insérons dans notre unique lecteur, et nous tapons :

1.Workhench1.3> cd df0:

Ou bien :

1.Workbench1.3> cd TOTO:

C'est-à-dire nous souhaitons que le répertoire racine de la disquette qui est dans le lecteur devienne le répertoire courant.

Le Shell va chercher la commande CD pour l'exécuter. Où ? Dans le répertoire "C" ! Où est-il, celui-là ? Sur la disquette "Workbench1.3", posée sur la table à côté de l'Amiga. Mais le système qui se souvient des jours anciens, pleure et affiche une demande :

requete_systeme_workbench13
SVP introduisez la disquette Workbench1.3
dans n'importe quel lecteur


Vous enlevez "TOTO", remettez Workbench1.3, le système lit la commande CD et la charge en mémoire, puis, sachant que vous avez demandé "CD TOTO:", il vous envoie une demande "Please insert volume TOTO in any drive" et l'écran affiche :

1.TOTO>

Bon maintenant, pour voir ce que "TOTO" a dans le ventre, vous tapez "Dir", et je vous laisse deviner la suite. Vous êtes partis pour ce qu'on appelle une partie de grille-pain.

C'est ici que le concept d'unité logique vient à notre secours. En fait, l'AmigaDOS va chercher les commandes dans un répertoire qu'il appelle "C:" (C majuscule), et, lorsque vous lancez le système à partir de la disquette Workbench1.3, il affecte l'unité logique C: au répertoire c de la disquette Workbench1.3, et il s'en souvient.

Assignations

Heureusement, l'AmigaDOS va nous permettre d'affecter l'unité logique C: à n'importe quel répertoire, et à partir de ce moment, il ira chercher les commandes dans ce répertoire. C'est le rôle de la commande "Assign".

Allons-y. Remettons notre disquette Workbench1.3 en place, faisons le traditionnel "cd df0:", et nous voici dans une situation connue :

1.Workbench1.3>

Nous allons créer un répertoire de commandes dans la RAM:.

1.Workbench1.3> makedir ram:c

Puis y copier nos commandes :

1.Workbench1.3> cd c
1.Workbench1.3:c> copy CD ram:c
1.Workbench1.3:c> copy Dir ram:c
1.Workbench1.3:c> copy List ram:c
1.Workbench1.3:c> copy Rename ram:c
1.Workbench1.3:c> copy Lire ram:c

Et enfin dire au système que c'est dans RAM:c qu'il faut aller chercher les commandes :

1.Workbench1.3:c> assign C: ram:c

Maintenant, nous pouvons remettre "TOTO" dans le lecteur, et utiliser nos cinq commandes sans avoir à toucher aux disquettes.

Il faut savoir qu'au démarrage, si vous lancez le système à partir de la disquette Workbench1.3 placée dans le lecteur df0: ledit système effectue d'office les assignations suivantes :

Unité logique
fonction
assignée à

SYS:
Répertoire racine du Workbench1.3:
disque système.

C:
Répertoire des commandes
Workbench 1.3:c

L:
Répertoire des gestionnaires
Workbench1.3:l

S:
Répertoire des scripts
Workbench1.3:s

T:
Répertoire des fichiers temporaires
Workbench1.3:t

Libs:
Répertoire des bibliothèques
Workbench1.3:libs

Devs:
Répertoires des "devices"
Workbench 1.3:devs

Fonts:
Répertoire des polices de caractères
Workbench1.3:fonts

Et voilà une partie au moins du mystère des ":" éclairci : le nom d'une unité logique ou physique doit toujours se terminer par ":".

Pour terminer cet épisode aride, deux derniers coups de marteau sur le crâne :

Accès direct

1. On peut toujours faire un accès direct à une unité logique. Exemple :

Je suis tout au fond de "devs", par exemple dans "keymaps" :

1.Workbench1.3:devs/keymaps

Et je veux aller dans c. Je peux faire :

1.Workbench1.3:devs/keymaps> cd c:

Résultat :

1.Workbench1.3:c>

C'est pourquoi je vous ai souvent fait taper "cd df0:" car, où qu'on se trouve, on est ramené sans erreur possible au répertoire racine de la disquette qui est dans le lecteur df0:.

2. Le répertoire racine d'un disque, ou d'une partition de disque dur (mais si vous avez un disque dur et que vous y avez mis des partitions, vous ne devriez en principe pas être en train de lire ceci) peut toujours être appelé par ":" sans plus, et le chemin d'un fichier peut toujours commencer par ":". Exemple :

1.Workbench1.3:devs/keymaps>

Je veux me rendre dans "Utilities", je peux faire :

1.Workbench1.3:devs/keymaps> cd :utilities

Résultat :

1.Workbench1.3:utilities>

Si vous avez bien compris tout ceci, vous venez de faire un premier bond dans la compréhension du système AmigaDOS.


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