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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de Days Of Thunder
(Article écrit par un auteur inconnu et extrait d'Amiga Computing - janvier 1991)
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Si j'avais la licence pour produire un jeu vidéo tiré d'un film mettant en vedette Tom Cruise et une
jolie fille, je veillerais à ce qu'il y ait de nombreuses photos numérisées des deux acteurs principaux,
et j'y intégrerais également des éléments de l'intrigue et des ingrédients qui ont rendu le film si mémorable.
Face à la difficulté de trouver un élément mémorable dans Days Of Thunder, Mindscape a préféré l'éviter
en se contentant de produire un jeu de course automobile aux graphismes 3D corrects. Aucune image de
Tom Cruise et de sa mâchoire carrée à l'horizon. C'est, à mon avis, une occasion manquée. Il faudrait
dire à Mindscape que si l'on présente fièrement un jeu comme "le seul jeu officiel du film à vous faire
vivre toute l'adrénaline du grand écran", on se doit de proposer davantage qu'un jeu de course plutôt
fade et anonyme.
Il y a cinq circuits, dont Daytona (des virages relevés rapides autour d'un lac central),
Atlanta (le Sud profond, des températures caniculaires et d'anciennes plantations d'esclaves),
Phoenix (un ovale d'un mile où l'on atteint des vitesses supérieures à 320 km/h),
Talladega (dont la construction a coûté 4 millions de dollars et qui compte apparemment 20 millions
d'habitants à proximité) et Charlotte (un circuit de 118 000 places, vieux de 31 ans).
C'est sur ces circuits qu'il faudra concourir pour remporter le championnat de stock-car.
La vue de la piste se fait de l'intérieur du véhicule, et les décors sont en 3D pleine, ce qui apporte à la
simulation une part de réalisme appréciable. Mais vous pouvez aussi avoir plusieurs points de vue différents :
en regardant derrière vous, en vous regardant vous-même, d'une moitié de la piste et même une vue aérienne.
Lors de votre première participation à une course, vous devez réaliser un temps suffisamment
rapide pour vous qualifier. C'est plus facile s'il y a plus de voitures en course (mais cela
rend les courses elles-mêmes plus difficiles). Malheureusement, le temps à réaliser pour se qualifier
n'est pas indiqué, mais à la fin d'un tour trop lent, on vous annonce que vous n'êtes pas qualifié.
A noter un bogue sur le tour de chauffe : on peu se faire disqualifier injustement à la toute
fin du championnat à cause d'un bogue lors du tour de parade (si vous ne restez pas parfaitement
à votre place dans la grille durant ce tour lent, l'ordinateur vous disqualifie).
Après cinq tours, en gagnant progressivement en vitesse et en apprenant à négocier les virages très
serrés, vous devriez être prêt pour le tour de formation. Inutile de conduire vous-même : si vous
sortez de l'ordre de course, vous êtes immédiatement disqualifié. Cela vous permettra d'admirer
une voiture de série, mais vous devrez vous qualifier à nouveau pour la course suivante. Laissez
les commandes à la maison, l'ordinateur vous guidera. Et ensuite, c'est parti ! Vous aurez cinq
vitesses, un accélérateur et un frein à gérer. Négocier certains virages demande déjà du talent,
alors doubler les adversaires...
Les éraflures sur la voiture sont inévitables, c'est pourquoi un arrêt au stand est souvent nécessaire
pendant une course. Outre les réparations, on peut aussi changer les pneus pour modifier la tenue de
route, la réactivité de la direction et faire le plein.
Les graphismes sont globalement en 3D de bonne qualité et ressemblent à une version préliminaire
d'Indianapolis 500 d'Electronic Arts.
Ce qui m'a déplu, c'est la représentation du public dans les tribunes : un amas de pixels de couleurs
clignotant rapidement. Magnifique. Cependant, même en qualité élevée, le niveau de détail est
insuffisant et le jeu est assez banal. En qualité faible, il est quasiment inexistant, mais la
fluidité est acceptable. Les effets 3D sont moyens, seules les images des bars se démarquent.
Quelle que soit la musique du générique, j'espère qu'elle n'est pas censée provenir du film. Elle
me semble vaguement familière, mais c'est probablement parce que David Whittaker compose énormément.
Les effets sonores, par ailleurs, sont corrects.
La mécanique de jeu se situe à mi-chemin entre Stunt
Car Racer et Indianapolis 500,
sans toutefois atteindre la qualité de l'un ou de l'autre. Lent et rythmé tant que les détails restent
présents, il manque alors d'ambiance.
Vous commandez le véhicule à la manette, les cinq vitesses se passant en cliquant sur "feu"
et en poussant le bâton ; et l'inverse pour rétrograder, mais c'est barbant à faire à la longue.
Le circuit continue ainsi jusqu'à ce que le nombre de tours requis soit effectué. Vous voilà alors
soit en route pour le championnat, soit au chômage. Mais en définitive, cette adaptation cinématographique
présente de nombreuses occasions manquées. Détail amusant : il est possible de faire la
course contre un ami sur un autre ordinateur via un câble null modem. Mindscape qualifie cela
de fonctionnalité unique !
Nom : Days Of Thunder.
Développeurs : Creative Materials.
Éditeur : Mindscape.
Genre : jeu de course.
Date : 1990.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 249 FF.
NOTE : 4/10.
Les points forts :
- Présence de cinq vrais circuits avec gestion des arrêts aux stands.
- Le mode multijoueur.
- La variété des caméras.
Les points faibles :
- Le manque de lien avec le film.
- La lenteur et les saccades.
- Une conduite lourde et frustrante.
- Tourner en rond sur des circuits NASCAR est répétitif et ennuyant.
- Les détails graphiques ratés.
- Le bogue sur le tour de chauffe.
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