Obligement - L'Amiga au maximum

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En pratique : Amiga, caméscope et création - cadrage et réalisation (2e partie)
(Article écrit par Olivier Debats et extrait d'Amiga News - mars 1996)


Nous avons eu l'occasion de voir le mois dernier les différentes manières de filmer sous toutes le coutures une drôle de machine volante composée d'un Zodiac et d'une aile de deltaplane avec caméra embarquée. Redescendons les pieds sur terre avec nos cassettes pleines d'images et voyons à titre d'exemple comment nous en servir.

Haro sur le jog shuttle !

Quèsaco ? C'est simplement la petite molette que vous trouvez sur tout bon magnétoscope ou toute bonne table de montage qui se respecte, molette qui, suivant la pression que vous exercez dessus, vous permet de lire les images ainsi que la bande sonore qui les accompagne à des vitesses différentes, pouvant aller suivant les possibilités du lecteur du mode image par image en passant par le ralenti ou bien la vitesse accélérée, ce pour un repère optimal.

En effet, parlons de la corvée sans laquelle pas grand-chose n'est possible, c'est-à-dire le "dérushage". Pour celles et ceux qui auraient la mémoire courte, "dérusher ses bandes", c'est identifier, classer, répertorier chaque séquence. Vous avez plusieurs possibilités de procéder, suivant la nature de votre caméscope qui génère ou pas un code temporel. Pour ceux qui n'en possèdent pas, remettez votre cassette à zéro, faites de même avec le compteur. Vous allez devoir jouer ostensiblement entre la touche "lecture" et "pause" et vous devrez noter chaque séquence, avec dans l'ordre 1) le point d'entrée, 2) le contenu explicatif succinct, 3) le point de sortie, et ce ainsi de suite jusqu'à la fin de la cassette (les déprimés préfèreront l'expression "jusqu'à ce que mort s'en suive").

Le time code, ou "code temporel" est une bénédiction du montage analogique, car il permet d'identifier chaque image pour un bien meilleur repère. Il n'y a qu'à faire lire la cassette en départ de bande, et noter simplement le code sur votre feuille en point de départ "cut in" et en point de sortie "cut out". Les chanceux ayant un caméscope de dernière génération auront pour du HI8 le code R. C. T. C, ou bien le V. I. T. C pour le format S-VHS. Il s'est passé quelques semaines entre la fin du tournage (qui correspondait à la fin des vacances...) et le début du montage. Il y a quelques années encore, j'aurais eu la fâcheuse idée de procéder directement aux joies du montage à la va-comme-je-te-pousse, persuadé d'avoir toutes les images filmées en tête, puis je me serais mordu les doigts parce j'aurais oublié ou égaré tel ou tel ensemble digne d'être exploité...

Pensez bien que chaque plan est susceptible d'avoir son importance, même s'il s'avère n'avoir absolument aucun intérêt au moment où vous le visualisez, il pourra peut-être vous sauver la mise en tant que plan de "coupe" indispensable, à savoir un plan "scotch" qui fera l'enchaînement entre deux séquences, là où une liaison directe aurait été impossible. Profitez-en également pour marquer de couleurs différentes les meilleurs passages, ainsi que les images de moindre intérêt. Ne sous-estimez pas le son, celui-ci a plus d'importance qu'il n'y paraît car il habille l'image, pensez à relever les phrases importantes, une ambiance particulière, etc.

Il est vrai que cette contrainte est des plus fastidieuses, mais c'est encore le meilleur moyen qu'on ait trouvé jusque-là pour faire l'inventaire de ses séquences.

La transition : exercice de style

Une fois la corvée passée et si vous ne l'avez pas noté durant le dérushage, essayez d'ores et déjà de mettre un ordre logique dans la construction de vos séquences et de les numéroter afin de ne pas heurter la fluidité des enchaînements. Sauf exception rare (ce qui ne veut en aucun cas dire que je doute de votre talent une seule seconde !), la plupart des caméscopeurs débutants ont la fâcheuse tendance de zoomer et de suivre absolument tout ce qui bouge, ce qui donne inévitablement à la lecture des rushes une nausée que même Sartre leur envierait !

Alors si le syndrome vous guette, faites le vide et imaginez-vous dans la peau d'un photographe : avant d'immortaliser une scène, il cadre, s'immobilise et déclenche l'obturateur sans broncher ; et bien sauf cas spécifique où vous voulez vous servir du zoom pour porter l'attention sur un point précis, filmez de la même façon, c'est-à-dire avec un maximum de plans fixes, même si le mouvement transparaît dans votre cadre, il vous sera d'autant plus facile de procéder à un assemblage de séquences sans vous empêtrer dans des raccords hasardeux aux mouvements caméra contraires.

La sagesse voudra que vous fassiez un prémontage afin de voir si un plan ne jure pas avec un autre ou bien de raccourcir encore telle ou telle séquence.

Être à bonne école

Je voudrais attirer votre attention sur une vidéo qui pour moi est la quintessence de ce que l'on peut faire au niveau des transitions, le film "Highlander" avec Christophe Lambert et Sean Connery réalisé par Russel Mulcahy. Le film se situant à différentes époques, chaque changement temporel est magnifiquement illustré entre autres par des panoramiques, des fondus-enchaînés de toute beauté et plutôt qu'un long discours, c'est une formidable leçon où les images parlent d'elles-mêmes, alors : à voir et à revoir sans limites !

La meilleure école : le montage "cut" deux machines. N'ayez pas la larme à l'oeil parce que vous n'avez qu'un lecteur et un enregistreur, c'est lorsque vous aurez bien maitrisé le tout que vous pourrez passer à l'étape suivante (si vos moyens vous le permettent), c'est-à-dire le montage multimachine. En attendant, même sans effets tape-à-l'oeil, le montage "cut" reste un formidable tremplin pour produire et orchestrer vos productions. La base même du montage est le caméscope en tant que lecteur asservi par une prise "lanc" par exemple, de protocole Sony et Canon (ref. article Amiga News n°86) voire un câble de synchronisation avec un magnétoscope enregistreur.

La cerise sur le gâteau est l'adjonction d'une table de montage, si possible gérant le code temporel pour une précision accrue. Celle-ci va vous permettre une automatisation des ordres donnés entre le lecteur et l'enregistreur pour l'assemblage ou l'insertion de séquences.

RM 400
Table de montage RM 400

Assemblage ou insertion ?

Ce sont les deux "Dupond et Dupont" du montage cut par excellence, et l'un ne va pas sans l'autre, la différence entre ces deux procédés est facilement explicable, l'assemblage comme son nom l'indique va vous permettre de réunir bout à bout une séquence après l'autre, l'insertion elle, va vous permettre de revenir sur une partie déjà assemblée, de choisir grâce à votre compteur, le point d'entrée et le point de sortie de la nouvelle séquence qui va venir s'immiscer et remplacer les anciennes images.

Attention, encore faut-il que votre enregistreur possède la tête vidéo adéquate permettant l'insert, sinon vous allez au devant de bien mauvaises surprises, dont celle d'avoir en point de sortie une dizaine de secondes de votre montage totalement inexploitable, son et images compris... Comme nous parlons ici de montage analogique, la seule solution serait pour vous de continuer en assemblage, ce, en mettant votre point d'entrée quelques images avant le point de sortie "galère", nous savons que le matériel grand public a une précision toute relative...

J'ai une préférence certaine pour n'utiliser que l'insertion quand je réalise mes montages, la seule contrainte étant de "toper" la bande, c'est-à-dire de placer un signal sur le support vierge par exemple, soit en enregistrant via le caméscope diaphragme fermé un fond noir, soit en enregistrant via le genlock au moyen d'un logiciel tel Deluxe Paint un fond similaire jusqu'en bout de cassette. Si vous ne pouvez utiliser que le mode de l'assemblage, il vous faudra redoubler de vigilance en construisant vos séquences car vous aurez encore moins que les autres droit à l'erreur, du fait des limitations techniques. En tout cas, même si votre magnétoscope vous coûte 1000 FF supplémentaires, sachez que tout monteur voulant fouiller quelque peu ses productions sera à même de pouvoir retoucher ses montages déjà finis au moyen de l'insert vidéo, qui reste un confort non négligeable. Ce n'est pas encore du virtuel, mais cette seule fonction en a la saveur, même édulcorée !

Les effets en vidéo : attention la surdose !

Tout nouveau, tout beau ! Votre caméscope, votre table de mixage ou votre dernier logiciel regorge de multiples possibilités au niveau des effets : résultat des courses, il n'est pas rare de visionner des productions gâchées, noyées par un habillage tape-à-l'oeil qui aura tendance à dénaturer l'image, à la desservir. Utilisez les trucages en toute connaissance de cause, servez-vous en sans que tel ou tel effet apparaisse comme totalement gratuit. D'ailleurs, on a souvent vu des montages "cut" réalisés sans fioriture qui sont souvent bien plus incisifs que ceux noyés dans un maelström numérique qui surcharge le tout...

Un détail somme toute important que l'on a l'habitude d'oublier très vite : avant d'attaquer un montage sérieux, il faut avoir "digéré" le maniement de tout matériel, se libérer de ses contraintes liées à son fonctionnement technique et ses possibilités afin de s'en remettre à la création pure en le pilotant du bout des doigts, sans avoir votre esprit encombré par les modes d'emploi. Qu'on se le dise !

Table

Quid des images du mois dernier ?

Après un dérushage en règle, j'ai orchestré mes rushes de façon à attaquer le reportage par un titrage très sobre généré par Scala MM300 disparaissant vers le fond de l'écran, puis, après avoir "couché" la bande son, est venue se superposer en rythme la première série d'images démontrant l'assemblage et l'appareillage de l'engin, les préparatifs avant l'envolée, le tout d'un rythme très soutenu, jusqu'à son éloignement du bord et son décollage.

J'ai également profité de la séquence "interview" afin de casser volontairement le rythme en plein milieu du reportage avant d'enchaîner par des plans tournés de l'intérieur de "l'avion" en tant que passager, avec de temps en temps un retour rapide par des images filmées depuis la plage... et ainsi de suite, le tout avec des plans latéraux du petit caméscope en bout d'aile ou à l'arrière du voilage... On aura compris que ce truchement donne au spectateur l'impression de vivre l'événement presque en direct et de coller à l'action comme s'il y était tout au long de ces quelques minutes alors qu'il nous aura fallu en réalité toute une matinée de tournage !

Pour conclure

Le montage doit être un plaisir au moins équivalent au tournage, car vous allez donner un sens à vos rushes, façonner une histoire à la vitesse de 25 images seconde, en y incluant toutes les émotions que vous voudrez bien faire partager aux spectateurs.

C'est un ouvrage de longue haleine et quelques minutes de bonheur vont vite se transformer dans bien des cas en quelques heures de dur labeur durant lesquelles vous devrez faire et refaire avant de trouver le ton, le rythme qui sied à votre production, varier les plans, ajouter un commentaire etc. Mais quand on aime... Je vous donne rendez-vous le mois prochain en vous laissant méditer l'adage de rigueur pour cet article : c'est en forgeant que l'on devient forgeron !


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