Obligement - L'Amiga au maximum

Samedi 19 août 2017 - 03:30  

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En pratique : Amiga, caméscope et création - cadrage et réalisation
(Article écrit par Olivier Debats et extrait d'Amiga News - février 1996)


Soyez francs avec vous-même, combien de fois vous est-il arrivé de vous retrouver à la limite de décrocher un bâillement en regardant pour la troisième fois consécutive les images du concours de cerfs-volants filmées par votre voisin de palier avec son plan-séquence interminable, son caméscope en vrille au sens propre comme au sens figuré et un bon mal de coeur vous envahissant...

Pour remédier une fois pour toutes à ce châtiment, deux solutions : si vous êtes vraiment à la limite de l'implosion, dites-lui de se mettre à l'aquarelle ou bien prêtez-lui Amiga News pour la lecture de cet article dont cette première partie n'aura comme seul but que de mettre en avant quelques-unes des principales techniques du cadrage et de la réalisation à travers cette expérience originale. Moteur !

Qui ne tente rien...

Alberto Dubini, ingénieur Italien passionné de deltaplane et de sable fin s'est concocté un engin hybride composé d'un Zodiac surmonté d'une aile de deltaplane standard. Voler et se sentir libre comme un oiseau, c'est bien, mais rapporter des images pour soi-même et les amis lorsque l'on est seul dans les airs, c'est une autre paire de manche.

Après avoir découvert "l'artiste", deux solutions se présentaient à moi : sachant qu'on ne croise pas ce genre d'engin tous les jours, la facilité eut été de filmer depuis la plage le décollage, deux trois tours dans les airs puis l'amerrissage. Résultat des courses (n'oubliez jamais que vous filmez pour votre plaisir mais également pour celui des futurs téléspectateurs) j'aurais fait visionner le sujet une fois ou deux, puis très vite la cassette aurait pris la poussière sur une étagère...

L'autre solution choisie aura été de forcer un peu le destin et d'aller demander au pilote l'autorisation d'effectuer un petit reportage sur lui et sa drôle de machine, ce qu'il accepta de bonne grâce.

Alberto était également féru de vidéo. Il avait déjà bidouillé un système permettant d'installer un caméscope de poing léger avec complément optique type "grand angle" judicieusement placé dans le dos du navigateur pour les prises de vue aériennes, ainsi qu'un même système d'asservissement pour les prises latérales en bout d'aile. Là encore, le grand angle permet d'embrasser la totalité du Zodiac volant. Le seul défaut ne fut pas le système lui-même mais l'absence d'un stabilisateur optique qui aurait adouci certaines des vibrations causées par la turbine...

Restaient les prises de vues au sol afin de relayer et chaîner les différentes vues dans les airs, sur terre ou en bateau, ce fut ma V5000 qui fut mise à pied d'oeuvre.

Et le scénarimage dans tout ça ?

La veille du tournage, les doigts de pied en éventail, nous avons passé en revue le stylo à la main les différents plans susceptibles d'être utilisés et leur façon d'être "raccords". Nous nous sommes mis d'accord sur le déroulement du tournage de style classique, à savoir commencer par filmer les différentes étapes de la confection du montage de l'aile sur le bateau mis en image par une série de plans d'ensemble, de plans de coupe, ceux-ci étant bien évidemment affinés et épurés lors du montage (développement le mois prochain). Puis, le départ depuis la plage, un tour dans les airs suivi d'une entrevue et une balade au dessus du golfe.

Sur le terrain

Armé de ma fidèle V5000, trois cassettes Hi8 de 60 minutes et trois batteries np77, la prise de vue démarre à 9h30, là où l'eau est encore d'un calme plat. Comme à l'accoutumée, j'ai oblitéré le témoin d'enregistrement externe d'un adhésif noir, de façon à ce que mon interlocuteur reste naturel et ne sache jamais si je suis réellement en "rec" ou pas. Une autre astuce à utiliser sans retenue, c'est de laisser tourner votre caméscope à la fin d'une prise... C'est souvent dans ces moments précis que la personne en face de vous, très souvent se "libère" et redevient vraiment elle-même. Alberto fait le plein d'essence, et se fait aider afin d'arrimer les gréements de la voile au bateau.

Ayant une idée précise de la musique sur laquelle je vais "coucher" mes images, je choisis de filmer les différentes étapes en prenant bien soin de faire un maximum de plans de coupe (c'est primordial), à savoir, par exemple, après un plan moyen du navigateur tendant un mousqueton pour relier les câbles au bateau, zoom avant violent manuel sur le mousqueton en question afin d'avoir un autre angle de cette même action, mais serré sur le l'anneau de métal manipulé. Au montage, deux possibilités s'offrent à vous : soit vous voulez accentuer l'action "live" et vous gardez à l'image ce zoom "coup de poing" (que vous ne pourrez réaliser qu'au moyen d'une bague de zoom débrayable), soit vous nettoyez ce plan. En ce qui me concerne, j'ai préféré garder la totalité de ces quelques menues secondes, en poussant le vice de synchroniser et le départ et l'arrivée du zoom manuel avec un double coup de batterie dans le morceau musical des "Tears for Fears" que j'avais choisi.

Le hasard peut parfois bien faire les choses, car si la synchronisation pouvait se faire sur les points d'entrée du lecteur et de l'enregistreur, elle est toujours plus hasardeuse sur le mouvement en recul du zoom pourtant synchrone avec le deuxième coup rythmique en point de sortie. Si ces quelques mots vous paraissent un tantinet ardus, pas de panique, nous nous pencherons sur tout ce qui est montage, dérushage, assemblage et insertion la prochaine fois.

To be "raccord" or not to be !

Point capital, je n'oublie pas de varier mes angles avec des plongées, des contre-plongées, mais attention, servez-vous en en toute connaissance de cause. La plongée, comme son nom l'indique, donne le sentiment d'écraser le personnage, alors qu'au contraire, la contre-plongée lui donnera toujours une impression d'importance.

Première des choses à faire, filmer l'envolée de l'engin, ses déplacements et courbes dans les airs et son retour sur le sable fin. Puis, je prends place dans le petit siège baquet rehaussé derrière Alberto, casque sur les oreilles à cause du bruit assourdissant que génère le moteur. Alberto tire doucement la barre vers lui et l'envolée s'effectue sans problèmes après quelques cahots. Le premier réflexe me fait prendre la mer turquoise et le paysage en oubliant que j'aurai besoin des inévitables plans de coupe sans lesquels j'aurai sûrement les pires difficultés à être raccord. Je prends bien soin de filmer sous tous les angles le principe de fonctionnement de l'engin, filme en gros plan une main qui tient fermement la barre, la boussole qui nous indique le cap, ou bien les ombres et lumières du soleil jouant avec la voilure. Le retour sur la plage s'effectue après une vingtaine de minutes. Je prends bien soin d'enregistrer les procédures de l'amerrissage, ce qui sera fort important pour la suite...

Façon d'orchestrer vos idées...

A cet instant précis, j'ai donc des plans de l'assemblage du zodiac et de sa voile, le décollage, le retour et des plans dans les airs, de quoi faire déjà quelque chose de correct. Pourtant, il manque encore quelque chose de bien utile : ayant filmé dans les airs mais à des altitudes différentes le golfe, la mer, sans oublier quelques bateaux (important), nous repartons à deux dans une autre embarcation, Alberto à quelques encablures avec sa drôle de machine. En plein milieu du golfe, je profite du fait que l'eau ne bouge quasiment pas pour effectuer un "travelling", les deux embarcations évoluant à vitesse égale, mon caméscope bien calé sur l'épaule et j'accentue l'impression de coller à l'action en zoomant légèrement vers lui.

Puis, après un code convenu, Alberto décolle et effectue de nouveau plusieurs boucles, en passant de temps en temps au-dessus ou très près de nous.

Pour quelle raison avoir filmé souvent les mêmes scènes au large ?
Au montage, l'action d'une part ne sera pas figée depuis la plage, mais au contraire donnera l'impression de coller à l'action, où qu'elle se situe, d'autre part, filmer des bateaux depuis les airs en les prenant en chasse, en les survolant d'assez près et en les dépassant n'était pas innocent...

En avez-vous deviné la raison ?
J'ai quelques plans similaires depuis mon bateau qu'Alberto a survolé, dépassé. Monter ces plans aux axes différents en une seule et même séquence en parallèle avec successivement des plans depuis les airs, puis de notre bateau avec le zodiac volant qui arrive sur nous, enchaîné cut avec un autre plan de l'embarcation que j'avais filmée au préalable et ainsi de suite : au montage, nous avons comme résultat la sensation d'avoir une seule séquence montée en parallèle faite à deux caméras, une embarquée (ce qui est le cas de le dire) depuis notre coquille de noix au ras des flots, l'autre dans les airs, ou pour changer les axes, "en virtuel" depuis d'autres embarcations filmées au gré de la balade. Bref, si vous n'avez pas la chance ou les moyens (comme moi) de posséder deux caméscopes, il ne vous reste plus qu'à faire preuve de débrouillardise !

Entrevue... on enchaîne !

Celle-ci sera faite loin du bord afin d'éviter la cohue des vacanciers... A ce sujet, n'oubliez pas d'avoir en général avec vous une bonnette sur votre micro, surtout si c'est une prise directe, car vous risquez sans une prise casque pour écoute et vérification de ce qui s'enregistre d'avoir la majeure partie des paroles noyées par le vent et en fin de compte une séquence importante inutilisable... Une autre astuce, tâchez d'influencer les questions, d'amener les réponses afin que celles-ci collent avec les images que vous avez déjà tournées et qui seront placées en insertion (développé le mois prochain), ce principe étant par nature très souvent utilisé.

Enfin, nous filmerons son décollage avec (en post-production) fuite progressive du son en direct mixé d'un morceau musical très lent pour casser volontairement le rythme, en accord avec cette fois-ci les différents plans (filmés pendant le vol) des paysages merveilleux de la Corse.

Comme il se doit, même combat pour le retour définitif et l'amerrissage, il faudra se servir en parallèle des plans filmés depuis la plage du zodiac à la limite de l'amerrissage enchaîné "cut" par le plan directement depuis la machine volante touchant l'eau.

En conclusion

J'ai lâchement profité du froid de l'hiver pour vous donner un peu de baume au coeur en vous présentant ce reportage réalisé l'été dernier avec mise à l'écart du "cours" théorique au profit de la pratique, afin de démontrer que l'on peut arriver à faire pas mal de choses avec un caméscope et un peu d'imagination. Pour les mauvaises langues qui trouveront ce reportage impossible à mettre en pratique, sachez que ce n'est pas l'originalité en elle-même du sujet filmé qui compte, mais simplement les différentes façons d'en tirer les meilleurs plans et les meilleures images, ce que vous serez capables de faire, je n'en doute pas, même s'il ne passe pas tous les jours un fou volant au-dessus de vos têtes !

Nous avons maintenant notre banque d'images, nous verrons le mois prochain comment les utiliser.

Les images

Accrochage au bateau
Solution pour voler cool
Coup d'oeil sur l'armature
Plan de coupe
Les dernières vérifications
Anticiper le mouvement
Cadrage dans l'action
Plan contre-plongée
Plan moyen pour entrevue
La séquence évasion
Le pied


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