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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de Beavers
(Article écrit par Simon Clays et extrait d'Amiga Computing - août 1993)
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Cinquante ans après la bombe rebondissante, Grandslam nous présente un nouveau type de briseurs de barrages
("dambusters") sous la forme poilue des castors.
Au fil des ans, nous nous sommes habitués à une véritable ménagerie de héros issus du règne animal.
Voici le dernier en date : Jethro le castor ! Outre le fait que son nom soit extrêmement doux pour
n'importe qui (et encore plus pour un castor), notre Jeth est un guitariste rockeur dans un groupe.
Si vous vous en doutiez, vous avez tout à fait raison. Il s'agit encore d'un scénario surréaliste
pour, oserais-je dire, encore un jeu de plates-formes.
Alors, je ne vais pas vous faire un cours magistral sur les avantages et les inconvénients de ce genre,
ni vous expliquer comment, pour chaque classique comme Zool
et Putty, il existe un jeu médiocre et
sans intérêt. Ah ! Je vous ai fait la leçon ? Tant pis ! Passons à l'intrigue...
D'après les écrans de chargement, Jethro a une amie à fourrure qui a attiré l'attention du méchant du jeu.
En l'occurrence, il s'agit d'une lapine armée d'un fusil, qui passe à l'acte et enlevée le "castor" de Jethro.
Franchement, je n'arrive pas à comprendre ce que ce lapin lui veut. Si je me souviens bien, les lapins
s'accouplent avec d'autres lapereaux, pas avec d'énormes castors mangeurs de bûches. Mais bon, chacun ses goûts.
Je suppose que vous l'avez deviné maintenant, mais au lieu d'aller jusqu'au clapier du lapin et de lui donner
votre carotte, vous devez rebondir et tournoyer à travers une vingtaine de niveaux de plates-formes farfelues.
L'action se déroule sur quatre types d'écrans différents, allant des sections sous-marines aux niveaux enneigés
extrêmement glissants. Mais les plus difficiles sont de loin les sections à défilement automatique, où la
moindre hésitation avec la manette entraîne la mort prématurée de notre héros.
Bien sûr, le jeu comporte d'autres aspects. On connaît tous les anneaux bonus des jeux Sonic. Eh bien,
Beavers reprend exactement le même principe. La seule différence, c'est que ce sont des étoiles de mer, et
non des anneaux, qui permettent de gagner des points et des prix.
À cela s'ajoute le lot habituel de pièges, d'énigmes et de créatures frustrantes. À propos de ces
dernières, tous les six niveaux, un ennemi colossal surgit pour vous barrer la route.
Globalement, je n'ai pas grand-chose à dire sur la mécanique de jeu. C'est assez simple : on saute
partout, on retourne les ennemis avec la queue, on actionne des interrupteurs par-ci par-là pour
faire fonctionner des ascenseurs et on cherche le chapeau de Davy Crockett (allez savoir pourquoi)
pour terminer le niveau.
Les graphismes sont tout mignons et l'animation est plutôt réussie. Les gardiens de niveau qui
apparaissent de temps à autre sont des sprites très grands et plutôt bien définis. En revanche,
les décors sont assez quelconques, notamment les bordures, à la fois fades et grossières.
Côté son, Beavers s'en sort honorablement. Les effets sonores sont corrects, mais le thème musical
ne colle pas vraiment au style de jeu et finit par être aussi utile qu'un castor avec des dents en mousse.
Mon principal reproche concerne l'absence totale de réactivité des commandes. L'utilisation de la manette,
surtout dans les niveaux à défilement automatique, exige une dextérité absolue, ce qui est impossible.
Ce sentiment de perte de contrôle nuit considérablement à l'attrait du jeu. Franchement, c'est extrêmement
frustrant, et j'ai fini par éteindre la machine pour regarder mon collègue se curer le nez.
En résumé, Beavers est plutôt mignon, attachant et parfois assez amusant. Mais une fois qu'on a découvert
tous les styles graphiques, qu'on a exploré l'eau et fait les quatre cents coups, ça devient vite répétitif.
J'ai l'impression que si les joueurs sont prêts à débourser près de 26 £, les développeurs vont devoir
repousser les limites de ce genre de jeu plutôt usé. Franchement, Grandslam n'est pas en reste, car
Beavers est vraiment d'une banalité affligeante !
Nom : Beavers.
Développeurs : ARC Developments.
Éditeur : Grandslam.
Genre : jeu de plates-formes.
Date : 1993.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 25,99 £ (plus de 260 FF).
NOTE : 6,5/10.
Les points forts :
- Graphismes mignons.
- Agrémenté de quelques énigmes et séquences de vitesse.
- Défilement fluide.
Les points faibles :
- Scénario vu et revu.
- Mécanique de jeu classique.
- Manques de bonus.
- Décors quelconques.
- Piètre réactivité de la manette.
- Certains passages difficiles.
- Des niveaux avec écran qui défile en permanence.
- Thème musical qui ne colle pas au style de jeu.
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