Obligement - L'Amiga au maximum

Jeudi 03 avril 2025 - 05:23  

Translate

En De Nl Nl
Es Pt It Nl


Rubriques

Actualité (récente)
Actualité (archive)
Comparatifs
Dossiers
Entrevues
Matériel (tests)
Matériel (bidouilles)
Points de vue
En pratique
Programmation
Reportages
Quizz
Tests de jeux
Tests de logiciels
Tests de compilations
Trucs et astuces
Articles divers

Articles in English


Réseaux sociaux

Suivez-nous sur X




Liste des jeux Amiga

0, A, B, C, D, E, F,
G, H, I, J, K, L, M,
N, O, P, Q, R, S, T,
U, V, W, X, Y, Z,
ALL


Trucs et astuces

0, A, B, C, D, E, F,
G, H, I, J, K, L, M,
N, O, P, Q, R, S, T,
U, V, W, X, Y, Z


Glossaire

0, A, B, C, D, E, F,
G, H, I, J, K, L, M,
N, O, P, Q, R, S, T,
U, V, W, X, Y, Z


Galeries

Menu des galeries

BD d'Amiga Spécial
Caricatures Dudai
Caricatures Jet d'ail
Diagrammes de Jay Miner
Images insolites
Fin de jeux (de A à E)
Fin de Jeux (de F à O)
Fin de jeux (de P à Z)
Galerie de Mike Dafunk
Logos d'Obligement
Pubs pour matériels
Systèmes d'exploitation
Trombinoscope Alchimie 7
Vidéos


Téléchargement

Documents
Jeux
Logiciels
Magazines
Divers


Liens

Associations
Jeux
Logiciels
Matériel
Magazines et médias
Pages personnelles
Réparateurs
Revendeurs
Scène démo
Sites de téléchargement
Divers


Partenaires

Annuaire Amiga

Amedia Computer

Relec


A Propos

A propos d'Obligement

A Propos


Contact

David Brunet

Courriel

 


Test de Tower 57
(Article écrit par Michael Hayler et extrait de amigax5000.wordpress.com - mars 2018)


Note : traduction par David Brunet.

Aujourd'hui, j'ai enfin pu essayer la version complète d'un jeu tant attendu, Tower 57, qui a été lancé en tant que projet Kickstarter à la mi-2015 et qui ne devait à l'époque sortir que sur PC. Inspiré par le jeu The Chaos Engine sur Amiga, de nombreux fans de cette machine ont eu vent de l'existence de ce projet et se sont demandé si les auteurs, Pixwerk, seraient intéressés par une adaptation sur AmigaOS 4. L'intérêt et le désir de le voir apparaître furent bien présents et non seulement le projet Kickstarter a atteint son but, à savoir une version PC, mais il a également généré plus que le montant espéré, et cela a permis un portage sur AmigaOS 4.

Tower 57

J'ai eu le privilège de voir la progression du développement de ce jeu lorsqu'il fut montré au rassemblement Amiga 32 à Neuss, en octobre 2017, où le responsable du portage sur AmigaOS 4, Daniel Muessener présenta une démo du jeu en cours. Mais celle-ci était encore loin d'une version définitive car Daniel Muessener attendait d'abord la finalisation de la version PC avant de pouvoir travailler pleinement sur l'optimisation de la version Amiga.

Eh bien, nous voici en mars 2018 avec la version finale qui a également été portée sur d'autres systèmes d'exploitation Amiga NG (MorphOS et AROS) afin de réunir toute la communauté Amiga de nouvelle génération. Les spécifications minimales sont assez élevées, ce qui interdit ce jeu aux possesseurs d'Amiga Classic dotés d'une carte accélératrice PowerPC.
  • AmigaOS 4 : AmigaOS 4.1 FE Update 1, processeur à 600 MHz, carte graphique avec gestion du mode Composition.
  • MorphOS : MorphOS 3.9+, processeur à 600 MHz, carte graphique avec gestion de TinyGL.
  • AROS : AROS x86, carte graphique avec gestion de Mesa3D.
Vous devrez dans un premier temps vous rendre sur benitosub.itch.io/tower-57 pour acheter le jeu qui est actuellement vendu à 11,99 $. Vous avez la possibilité, lors de votre achat, de contribuer un peu plus que le minimum. Cependant, d'après quelques discussions sur différents forums Amiga, on a appris que Daniel Muessener, qui a fait la majorité du portage et a clairement travaillé très dur pour optimiser ce jeu pour nos systèmes, ne recevait rien de plus que le montant symbolique que les personnes responsables du projet Kickstarter lui ont payé. Donc gardez cela à l'esprit si vous souhaitez payez plus de 11,99 $. Je sais aussi que quelques personnes (dont moi) ont profité de cette occasion pour faire un don directement à Daniel Muessener, vous pouvez le faire sur site : www.goldencode.eu.

Le jeu lui-même se présente sous la forme d'un fichier Zip téléchargeable de 196 Mo, que vous devrez décompresser dans un répertoire de votre choix. Malheureusement, ma partition de jeux de 30 Go actuellement sur ma machine était remplie, je l'ai donc installé sur l'une de mes autres partitions.

Lorsque vous ouvrez pour la première fois le répertoire du jeu, vous trouverez la version AmigaOS 4 optimisée pour les machines les plus rapides comme les AmigaOne X1000 et X5000, mais si vous cherchez une version optimisée pour une machine aux spécifications inférieures (Sam460ex...), vous devrez aller dans le répertoire "Tower57" où vous trouverez une version 16 bits pour AmigaOS 4, une pour la prochaine machine A1222/Tabor et aussi une pour les utilisateurs de MorphOS et d'AROS.

Vous avez la possibilité de lancer Tower 57 dans toutes sortes de résolutions, du mode 640×480 en 16 bits jusqu'au mode 1920×1080 en 32 bits. Naturellement, étant utilisateur d'un AmigaOne X5000 et d'une bonne carte graphique, je peux choisir cette dernière résolution sans aucun problème, mais si vous utilisez une machine aux spécifications plus faibles, il faudra prendre une résolution plus faible afin de garder une animation fluide. A noter qu'il existe aussi quelques mises à jour à télécharger la première fois que vous lancez le jeu car la version originale a quelques bogues.

J'ai également profité de cette occasion pour tester une nouvelle manette qui m'a été offerte en cadeau d'anniversaire : la manette 8bitdo SFC Pro 30 que vous pouvez voir ci-dessous, inspirée par la manette SNES originale, mais qui a été un peu mise à jour avec l'ajout de gâchettes sur le dessus, ainsi que deux bâtons analogiques. Elle fonctionne parfaitement sous AmigaOS 4 une fois configurée avec AmigaInput. Cette manette possède également des fonctions de vibration et de Bluetooth qui ne sont malheureusement pas prises en charge par AmigaOS 4 en raison d'un manque de pilotes. Cette manette fonctionne également sur PC, Mac ou Raspberry Pi 3 modèle B et ses nouvelles fonctions supplémentaires sont gérées. Je dois dire que la qualité de fabrication de cette manette est fantastique et qu'elle est très réactive. Si vous êtes intéressé pour en acheter une, on peut en trouver actuellement sur Amazon pour environ 30 £.

Tower 57

Cela doit être une première pour un jeu Amiga : Tower 57 gère l'utilisation de deux bâtons analogiques, cela veut dire que l'utilisation d'une manette genre SFC Pro 30, Logitech F-310 ou Xeox Pro est essentielle pour jouer à ce jeu dans les meilleures conditions.

Après avoir chargé l'écran de titre, vous avez la possibilité de commencer une nouvelle partie, de continuer une partie existante, de modifier quelques options ou de retourner au Workbench, ce qui peut également être fait à tout moment pendant la partie en appuyant sur "Ctrl+C". Vous remarquerez qu'une option pour une version en ligne du jeu est affichée mais grisée. Mais d'après ce que j'ai compris, cela n'avait pas été prévu quand le projet Kickstarter a été annoncé (et ne faisait pas parti du cahier des charges de Daniel Muessener). Par contre, vous pouvez y jouer à plusieurs en réseau local.

Tower 57, comme son nom l'indique, vous fait découvrir un monde dystopique punk à l'intérieur d'une tour où votre mission est d'infiltrer le mouvement de la tour, tirer sur les méchants, collecter de l'argent et des clés d'accès qui ouvrent ensuite des niveaux supplémentaires. Le syndicat des travailleurs a décidé d'arrêter le travail, ce dernier est dirigé par celui qu'on appelle le Superviseur. Vous devez le trouver et l'éliminer avant que la grève ne se propage dans d'autres tours. Si les actions vous semblent familières, c'est que les créateurs du jeu ont intentionnellement cherché l'inspiration dans The Chaos Engine jusqu'à l'utilisation des graphismes 16 bits et du point de vue de haut qui donne un sympathique aspect rétro au jeu.

Vous commencez le jeu en sélectionnant trois personnages qui feront partie de votre équipe qui infiltrera la tour. Il y en a six en tout : un mafioso, une scientifique, une policière, un clochard, un diplomate et une espionne. Vous découvrirez que certains personnages sont plus faciles à jouer que d'autres en raison de l'efficacité de leurs armes, chose similaire à The Chaos Engine, mais contrairement à ce dernier, les personnages de votre équipe ne jouent pas tous en même temps : ce sont en fait vos trois vies qui vous sont offertes, donc veillez à bien les choisir. Chose intéressante, vous avez la possibilité d'échanger des personnages en cours de partie, donc si par exemple vous êtes à court d'énergie et sur le point de mourir, appuyez simplement sur le bouton "B" et appelez un de vos personnages restants, qui lui, aura une barre pleine d'énergie. Vous pourrez les faire tourner ainsi jusqu'à ce que vous ayez terminé un niveau ou accédiez à un point de recharge.

Tower 57

Le jeu commence gentiment comme la plupart des jeux modernes ont tendance à le faire de nos jours : vous vous déplacez et vous découvrez votre nouveau monde avec des instructions sur ce que les différents boutons font. J'ai eu du mal à m'habituer aux commandes, mais je pense que la cause vient de ma nouvelle manette. Quand je pensais appuyer sur le bouton "A", j'appuyais en fait sur le bouton "B" mais j'ai compris pourquoi : les boutons "A" et "B" sont inversés par rapport à la Logitech F-310 et à la Speedlink Xeox, mais cela peut bien sûr être paramétré selon les goûts de chacun. Attention aussi aux gâchettes car celle de droite fait apparaître un menu de façon gênante. Les deux bâtons analogiques fonctionnent assez bien pour ce jeu, mais j'aurais préféré pouvoir faire un tour complet à 360° sur le bâton analogique de droite car on ne peut vraiment déplacer la vue que vers la gauche ou la droite. La manette analogique de gauche est ici utilisée pour le reste de vos déplacements sur l'écran. Il y a des moments pendant le jeu où vous aurez besoin d'avoir les deux mains sur la manette, en utilisant vos pouces pour les bâtons analogiques et tous vos doigts restants pour les autres boutons !

Tower 57

Une fois ces commandes intégrées, il est temps pour vous de commencer à tirer sur les méchants et sur toutes sortes d'objets autour de vous qui dévoileront alors une foule de bonus et d'argent qui pourra être utilisé dans des magasins afin d'améliorer vos personnages. L'action devient rapidement intense, je sais que les créateurs du jeu ont cherché leur inspiration dans The Chaos Engine, mais Tower 57 se joue également comme d'autres jeux Amiga à l'instar d'Alien Breed ou de Smash TV. En fait, la façon dont les méchants s'approchent de vous (sous tous les angles avec peu de place pour s'échapper) rappelle beaucoup Smash TV, car The Chaos Engine semble être plus lent par rapport à ce jeu. Pendant les scènes de tir, vous vous retrouverez souvent enfermé dans une partie de l'écran et serez incapable de bouger tant que tous les méchants n'auront pas été neutralisés. Et ce n'est que lorsque tous les malfrats auront mordu la poussière qu'une porte s'ouvrira magiquement ou qu'un verrou passera du rouge au vert, indiquant qu'un passage peut être franchi.

Un bon point pour Tower 57 est que quasiment tout peut être détruit. Il n'est donc pas rare de détruire un mur afin de se dégager le chemin ou bien simplement tirer dans un objet pour le faire exploser. Ceux qui aiment tirer frénétiquement adoreront ce jeu.

Il y a différents points dans le jeu où vous pouvez encaisser votre argent et améliorer la santé de votre équipe. J'ai trouvé une créature macabre, derrière une porte, qui m'a attaqué et a littéralement arraché une jambe de mon personnage. Du coup, ce même personnage ne pouvait plus se déplacer aussi rapidement qu'il le faisait auparavant à cause de sa blessure. Mais heureusement, si vous pouvez accéder au magasin le plus proche, vous pourrez le rétablir et continuer la partie.

Tower 57

Il y a une différence avec The Chaos Engine, il existe en effet un aspect scénaristique à découvrir : divers objets apparaissent à l'écran, avec une lettre A à côté d'eux, vous invitant à découvrir des informations et des indices sur ce qui se passe. Tower 57 se joue donc en fait comme un jeu d'aventure, et pas seulement comme un jeu de tir. J'aime bien cet aspect car cela vous octroie une pause entre deux combats et vous permet de recharger vos batteries et d'aller explorer des lieux.

Pendant le jeu, vous discuterez avec différents personnages et explorerez des terminaux qui pourront vous donner plus d'informations sur le monde dans lequel vous avez atterri.

Tower 57

Comme vous pouvez le voir sur les captures d'écran, les graphiques sont très colorés et recréent très bien l'ère des jeux 16 bits, avec des pixels visibles mais pas trop. J'apprécie aussi la façon dont la musique (composée par Allister Brimble, un ex de Team 17) change pendant la partie en fonction de la zone dans laquelle vous vous êtes déplacé. Les divers morceaux sont très atmosphériques et utilisent souvent la parole.

La jouabilité est ici excellente, elle s'inspire d'une époque où il n'était pas nécessaire de passer les 30 premières minutes à se faire raconter une histoire incroyablement boîteuse, via une vidéo mal jouée, puis à recevoir toutes sortes d'instructions sur comment tuer les méchants et comment utiliser sa manette. Il est vrai que Tower 57 propose quelques instructions, mais après une minute, vous êtes vraiment dans l'action et vous explorez votre nouveau monde. Et plus important encore, vous devez rapidement exploser les malfrats, ce qui, pour un joueur rétro comme moi qui ne dispose que d'une quantité limitée de temps libre pour jouer, est exactement ce que je recherche dans un jeu.

Tower 57

J'espère vraiment que tous ceux qui possèdent un Amiga NG achèteront ce jeu plutôt excellent, ne serait-ce que pour stimuler le développement de nouveaux titres pour notre plate-forme. Étant donné que Tower 57 est également sorti sur PC et que la version testée ici tient vraiment bien la comparaison, cela prouve que l'Amiga a encore sa place dans le marché du jeu vidéo d'aujourd'hui.

D'ici la prochaine fois, amusez-vous bien avec votre Amiga !

Nom : Tower 57.
Développeur : Pixwerk. Adaptation Amiga : Daniel Muessener.
Éditeur : 11 bit Studios.
Genre : jeu d'action.
Date : 2018.
Configuration minimale : machine sous AmigaOS 4.1 FE Update 1, AROS x86 ou MorphOS 3.9, processeur à 600 MHz, carte graphique avec gestion de la composition (AmigaOS 4), de MesaGL (AROS) ou de TinyGL (MorphOS), 512 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 11,99 $.

NOTE : 8,5/10.


[Retour en haut] / [Retour aux articles]