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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Note : traduction par David Brunet.
Aujourd'hui, j'ai enfin pu essayer la version complète d'un jeu tant attendu, Tower 57, qui a été lancé en tant que
projet Kickstarter à la mi-2015 et qui ne devait à l'époque sortir que sur PC. Inspiré par le jeu
The Chaos Engine sur Amiga,
de nombreux fans de cette machine ont eu vent de l'existence de ce projet et se sont demandé si les auteurs, Pixwerk, seraient
intéressés par une adaptation sur AmigaOS 4. L'intérêt et le désir de le voir apparaître furent bien présents
et non seulement le projet Kickstarter a atteint son but, à savoir une version PC, mais il a également généré plus que
le montant espéré, et cela a permis un portage sur AmigaOS 4.
J'ai eu le privilège de voir la progression du développement de ce jeu lorsqu'il fut montré au rassemblement Amiga 32 à
Neuss, en octobre 2017, où le responsable du portage sur AmigaOS 4, Daniel Muessener présenta une démo du jeu en cours.
Mais celle-ci était encore loin d'une version définitive car Daniel Muessener attendait d'abord la finalisation de la
version PC avant de pouvoir travailler pleinement sur l'optimisation de la version Amiga.
Eh bien, nous voici en mars 2018 avec la version finale qui a également été portée sur d'autres systèmes d'exploitation
Amiga NG (MorphOS et AROS) afin de réunir toute la communauté Amiga de nouvelle génération. Les spécifications minimales
sont assez élevées, ce qui interdit ce jeu aux possesseurs d'Amiga Classic dotés d'une carte accélératrice PowerPC.
- AmigaOS 4 : AmigaOS 4.1 FE Update 1, processeur à 600 MHz, carte graphique avec gestion du mode Composition.
- MorphOS : MorphOS 3.9+, processeur à 600 MHz, carte graphique avec gestion de TinyGL.
- AROS : AROS x86, carte graphique avec gestion de Mesa3D.
Vous devrez dans un premier temps vous rendre sur benitosub.itch.io/tower-57
pour acheter le jeu qui est actuellement vendu à 11,99 $. Vous avez la possibilité, lors de votre achat, de contribuer un
peu plus que le minimum. Cependant, d'après quelques discussions sur différents forums Amiga, on a appris que Daniel Muessener,
qui a fait la majorité du portage et a clairement travaillé très dur pour optimiser ce jeu pour nos systèmes, ne recevait rien de
plus que le montant symbolique que les personnes responsables du projet Kickstarter lui ont payé. Donc gardez cela à l'esprit si vous
souhaitez payez plus de 11,99 $. Je sais aussi que quelques personnes (dont moi) ont profité de cette occasion pour faire un don
directement à Daniel Muessener, vous pouvez le faire sur site : www.goldencode.eu.
Le jeu lui-même se présente sous la forme d'un fichier Zip téléchargeable de 196 Mo, que vous devrez décompresser dans un
répertoire de votre choix. Malheureusement, ma partition de jeux de 30 Go actuellement sur ma machine était remplie, je
l'ai donc installé sur l'une de mes autres partitions.
Lorsque vous ouvrez pour la première fois le répertoire du jeu, vous trouverez la version AmigaOS 4 optimisée pour les
machines les plus rapides comme les AmigaOne X1000 et X5000, mais si vous cherchez une version optimisée pour une machine
aux spécifications inférieures (Sam460ex...), vous devrez aller dans le répertoire "Tower57" où vous trouverez une version
16 bits pour AmigaOS 4, une pour la prochaine machine A1222/Tabor et aussi une pour les utilisateurs de MorphOS et d'AROS.
Vous avez la possibilité de lancer Tower 57 dans toutes sortes de résolutions, du mode 640×480 en 16 bits jusqu'au mode
1920×1080 en 32 bits. Naturellement, étant utilisateur d'un AmigaOne X5000 et d'une bonne carte graphique, je peux
choisir cette dernière résolution sans aucun problème, mais si vous utilisez une machine aux spécifications plus faibles,
il faudra prendre une résolution plus faible afin de garder une animation fluide. A noter qu'il existe aussi quelques mises
à jour à télécharger la première fois que vous lancez le jeu car la version originale a quelques bogues.
J'ai également profité de cette occasion pour tester une nouvelle manette qui m'a été offerte en cadeau d'anniversaire :
la manette 8bitdo SFC Pro 30 que vous pouvez voir ci-dessous, inspirée par la manette SNES originale, mais qui a été un peu
mise à jour avec l'ajout de gâchettes sur le dessus, ainsi que deux bâtons analogiques. Elle fonctionne parfaitement
sous AmigaOS 4 une fois configurée avec AmigaInput. Cette manette possède également des fonctions de vibration et de
Bluetooth qui ne sont malheureusement pas prises en charge par AmigaOS 4 en raison d'un manque de pilotes. Cette manette
fonctionne également sur PC, Mac ou Raspberry Pi 3 modèle B et ses nouvelles fonctions supplémentaires sont gérées.
Je dois dire que la qualité de fabrication de cette manette est fantastique et qu'elle est très réactive. Si vous êtes
intéressé pour en acheter une, on peut en trouver actuellement sur Amazon pour environ 30 £.
Cela doit être une première pour un jeu Amiga : Tower 57 gère l'utilisation de deux bâtons analogiques, cela veut
dire que l'utilisation d'une manette genre SFC Pro 30, Logitech F-310 ou Xeox Pro est essentielle pour jouer à ce jeu
dans les meilleures conditions.
Après avoir chargé l'écran de titre, vous avez la possibilité de commencer une nouvelle partie, de continuer une
partie existante, de modifier quelques options ou de retourner au Workbench, ce qui peut également être fait à tout
moment pendant la partie en appuyant sur "Ctrl+C". Vous remarquerez qu'une option pour une version en ligne du jeu est
affichée mais grisée. Mais d'après ce que j'ai compris, cela n'avait pas été prévu quand le projet Kickstarter a été
annoncé (et ne faisait pas parti du cahier des charges de Daniel Muessener). Par contre, vous pouvez y jouer à plusieurs
en réseau local.
Tower 57, comme son nom l'indique, vous fait découvrir un monde dystopique punk à l'intérieur d'une tour où votre
mission est d'infiltrer le mouvement de la tour, tirer sur les méchants, collecter de l'argent et des clés d'accès qui
ouvrent ensuite des niveaux supplémentaires. Le syndicat des travailleurs a décidé d'arrêter le travail, ce dernier
est dirigé par celui qu'on appelle le Superviseur. Vous devez le trouver et l'éliminer avant que la grève ne se propage
dans d'autres tours. Si les actions vous semblent familières, c'est que les créateurs du jeu
ont intentionnellement cherché l'inspiration dans The Chaos Engine jusqu'à l'utilisation des graphismes 16 bits et
du point de vue de haut qui donne un sympathique aspect rétro au jeu.
Vous commencez le jeu en sélectionnant trois personnages qui feront partie de votre équipe qui infiltrera la tour.
Il y en a six en tout : un mafioso, une scientifique, une policière, un clochard, un diplomate et une espionne.
Vous découvrirez que certains personnages sont plus faciles à jouer que d'autres en raison de l'efficacité de leurs armes,
chose similaire à The Chaos Engine, mais contrairement à ce dernier, les personnages de votre équipe ne jouent pas tous
en même temps : ce sont en fait vos trois vies qui vous sont offertes, donc veillez à bien les choisir. Chose intéressante,
vous avez la possibilité d'échanger des personnages en cours de partie, donc si par exemple vous êtes à
court d'énergie et sur le point de mourir, appuyez simplement sur le bouton "B" et appelez un de vos personnages restants,
qui lui, aura une barre pleine d'énergie. Vous pourrez les faire tourner ainsi jusqu'à ce que vous ayez terminé un niveau
ou accédiez à un point de recharge.
Le jeu commence gentiment comme la plupart des jeux modernes ont tendance à le faire de nos jours : vous vous déplacez
et vous découvrez votre nouveau monde avec des instructions sur ce que les différents boutons font. J'ai eu du mal
à m'habituer aux commandes, mais je pense que la cause vient de ma nouvelle manette. Quand je pensais appuyer sur le bouton
"A", j'appuyais en fait sur le bouton "B" mais j'ai compris pourquoi : les boutons "A" et "B" sont inversés par rapport à
la Logitech F-310 et à la Speedlink Xeox, mais cela peut bien sûr être paramétré selon les goûts de chacun. Attention
aussi aux gâchettes car celle de droite fait apparaître un menu de façon gênante. Les deux bâtons analogiques fonctionnent
assez bien pour ce jeu, mais j'aurais préféré pouvoir faire un tour complet à 360° sur le bâton analogique de droite car
on ne peut vraiment déplacer la vue que vers la gauche ou la droite. La manette analogique de gauche est ici utilisée
pour le reste de vos déplacements sur l'écran. Il y a des moments pendant le jeu où vous aurez besoin d'avoir les deux mains
sur la manette, en utilisant vos pouces pour les bâtons analogiques et tous vos doigts restants pour les autres boutons !
Une fois ces commandes intégrées, il est temps pour vous de commencer à tirer sur les méchants et sur toutes
sortes d'objets autour de vous qui dévoileront alors une foule de bonus et d'argent qui pourra être utilisé dans des
magasins afin d'améliorer vos personnages. L'action devient rapidement intense, je sais que les créateurs du jeu ont cherché
leur inspiration dans The Chaos Engine, mais Tower 57 se joue également comme d'autres jeux Amiga à l'instar d'Alien Breed
ou de Smash TV. En fait, la façon dont les méchants s'approchent de vous (sous tous les angles avec peu de place pour s'échapper)
rappelle beaucoup Smash TV, car The Chaos Engine semble être plus lent par rapport à ce jeu. Pendant les scènes de tir,
vous vous retrouverez souvent enfermé dans une partie de l'écran et serez incapable de bouger tant que tous les méchants
n'auront pas été neutralisés. Et ce n'est que lorsque tous les malfrats auront mordu la poussière qu'une porte s'ouvrira
magiquement ou qu'un verrou passera du rouge au vert, indiquant qu'un passage peut être franchi.
Un bon point pour Tower 57 est que quasiment tout peut être détruit. Il n'est donc pas rare de détruire un mur afin de
se dégager le chemin ou bien simplement tirer dans un objet pour le faire exploser. Ceux qui aiment tirer frénétiquement
adoreront ce jeu.
Il y a différents points dans le jeu où vous pouvez encaisser votre argent et améliorer la santé de votre équipe.
J'ai trouvé une créature macabre, derrière une porte, qui m'a attaqué et a littéralement arraché une jambe de mon personnage.
Du coup, ce même personnage ne pouvait plus se déplacer aussi rapidement qu'il le faisait auparavant à cause de sa blessure.
Mais heureusement, si vous pouvez accéder au magasin le plus proche, vous pourrez le rétablir et continuer la partie.
Il y a une différence avec The Chaos Engine, il existe en effet un aspect scénaristique à découvrir : divers objets apparaissent
à l'écran, avec une lettre A à côté d'eux, vous invitant à découvrir des informations et des indices sur ce qui se passe.
Tower 57 se joue donc en fait comme un jeu d'aventure, et pas seulement comme un jeu de tir. J'aime bien cet aspect car cela
vous octroie une pause entre deux combats et vous permet de recharger vos batteries et d'aller explorer des lieux.
Pendant le jeu, vous discuterez avec différents personnages et explorerez des terminaux qui pourront vous donner plus
d'informations sur le monde dans lequel vous avez atterri.
Comme vous pouvez le voir sur les captures d'écran, les graphiques sont très colorés et recréent très bien l'ère des jeux
16 bits, avec des pixels visibles mais pas trop. J'apprécie aussi la façon dont la musique (composée par Allister Brimble, un ex
de Team 17) change pendant la partie en fonction de la zone dans laquelle vous vous êtes déplacé. Les divers morceaux sont très
atmosphériques et utilisent souvent la parole.
La jouabilité est ici excellente, elle s'inspire d'une époque où il n'était pas nécessaire de passer les 30 premières
minutes à se faire raconter une histoire incroyablement boîteuse, via une vidéo mal jouée, puis à recevoir toutes sortes
d'instructions sur comment tuer les méchants et comment utiliser sa manette. Il est vrai que Tower 57 propose quelques
instructions, mais après une minute, vous êtes vraiment dans l'action et vous explorez votre nouveau monde.
Et plus important encore, vous devez rapidement exploser les malfrats, ce qui, pour un joueur rétro comme moi qui
ne dispose que d'une quantité limitée de temps libre pour jouer, est exactement ce que je recherche dans un jeu.
J'espère vraiment que tous ceux qui possèdent un Amiga NG achèteront ce jeu plutôt excellent, ne serait-ce que pour
stimuler le développement de nouveaux titres pour notre plate-forme. Étant donné que Tower 57 est également sorti sur
PC et que la version testée ici tient vraiment bien la comparaison, cela prouve que l'Amiga a encore sa place dans le
marché du jeu vidéo d'aujourd'hui.
D'ici la prochaine fois, amusez-vous bien avec votre Amiga !
Nom : Tower 57.
Développeur : Pixwerk. Adaptation Amiga : Daniel Muessener.
Éditeur : 11 bit Studios.
Genre : jeu d'action.
Date : 2018.
Configuration minimale : machine sous AmigaOS 4.1 FE Update 1, AROS x86 ou MorphOS 3.9, processeur à 600 MHz, carte graphique avec gestion de la composition (AmigaOS 4), de MesaGL (AROS) ou de TinyGL (MorphOS), 512 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 11,99 $.
NOTE : 8,5/10.
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