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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de Theme Park
(Article écrit par Michel Houng et extrait de Génération 4 - décembre 1994)
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Quel que soit le genre, un jeu Bullfrog est toujours très attendu. Après les versions PC et Mac,
Theme Park pointe enfin le bout de son nez sur Amiga. Pas de regrets !
Grand pourfendeur des rigidités du monde des jeux vidéo, Bullfrog a encore réussi à imposer un
jeu qui, de prime abord et commercialement parlant, ne paraissait pas très sûr. Même
si les médias évoquent souvent les déboires des divers parcs d'attraction en France, il
est difficile d'imaginer un jeu basé sur ce thème. Eh bien si. Ils ont osé...
Tout pour le fric
Theme Park vous propose de devenir, en ces temps difficiles, patron d'un parc d'attraction. Après
avoir paramétré le jeu à votre convenance (nom, prénom, difficulté, aide, etc.), vous voilà
face à une carte du monde. Le seul site disponible est l'Angleterre. C'est là que vous commencerez
votre parcours du combattant.
Dans un premier temps, en tenant compte de votre budget, vous devrez installer les chemins, les
attractions et les stands. L'agencement y est relativement important. Il ne faut surtout pas faire
n'importe quoi. Une autre chose primordiale : ne pas oublier d'affecter une certaine somme à la
recherche de nouvelles attractions et a l'amélioration de votre parc. Une fois cela fait, vous pourrez
y laisser entrer les hordes de touristes avides de sensations fortes.
C'est alors que vous devrez rester très vigilant. Il vous faudra engager du personnel pour le nettoyage
et leur affecter des zones. Idem pour les mécanos qui devront surveiller de près la sécurité des attractions.
Sur le plan financier, vous pouvez faire quelques emprunts. Évitez autant que faire se peut de rester trop
longtemps dans le rouge. Ceci n'est qu'une infime partie des problèmes que vous rencontrerez.
Comme tout patron qui se doit, il faudra faire face aux revendications toujours plus extravagantes (ce
sont les mêmes que l'on qualifie de légitimes lorsqu'on se trouve dans l'autre camp) de vos salariés.
Bien évidemment, ils vous demanderont des augmentations substantielles (de l'ordre de 10% lors de mes
parties) qui grèveront votre budget de manière sournoise sans que vous puissiez rien y faire. Les
autres problèmes se situeront plutôt du côté technique : propreté de votre parc et surtout, satisfaction
de votre clientèle. Cette dernière est l'une des plus exigeantes qui puisse exister et elle vous le
fera savoir. Vous aurez accès, en permanence, a des sondages indispensables à consulter. Quelles que
soient les décisions que vous prendrez, évitez à tout prix que les clients ne "dégueulent" dans votre
parc (véridique). C'est mauvais signe et cela fait plutôt mauvais genre.
Contre tous ces obstacles, vous avez tout de même des parades...
Rapetouland
Ainsi, si le prix d'entrée est trop cher, réduisez-le. Si le stock de marchandises est proche de
zéro, commandez-en. Si l'ambiance du parc n'est pas bonne, engagez des clowns. Tous les ans, le programme
fera un compte rendu de la popularité et des finances de votre entreprise en comparaison des concurrents.
Pour peu que votre bébé se compose bien, vous pourrez très vite le vendre pour aller vous installer
ailleurs. Sachez, cependant, que les autres sites vont vous coûter de l'argent rien que pour avoir la
concession territoriale.
Au cours de la vie de votre parc, de nouvelles attractions, de nouveaux stands seront inventés (si vous
n'avez pas oublié de donner un financement pour la recherche). Le programme prévoit même tout un éventail
d'arnaques possibles pour augmenter les finances rapidement (sans trop perdre de popularité). En effet,
même s'il est possible de faire varier énormément les prix d'entrée du parc ou des diverses marchandises
vendues dans les stands, une des arnaques suprêmes consiste à gérer la quantité de produits vendus.
J'entends par là qu'il est possible de mettre plus de sel dans les frites afin d'augmenter la demande de
boissons. Dans ce genre d'affaires, de nombreuses possibilités s'offrent à vous.
Pour les naïfs et les innocents n'ayant pas encore abordé le monde du travail et des affaires,
les concepteurs du jeu n'ont fait qu'inclure dans Theme Park
ce qui se fait couramment dans le commerce. Si, malgré toutes ces possibilités, vous n'arrivez pas
à creuser votre trou, la banqueroute débarquera dans votre vie au triple galop.
C'est à vous ces beaux jeux-là ?
Comme pour tous leurs produits, les graphistes de Bullfrog ont fait fort. Même si l'aspect général n'a
plus grand-chose à voir avec les Populous
et Syndicate, Theme Park possède une
esthétique attrayante. En fait, bien loin des jeux de gestion habituels, Theme Park est très "vivant".
On a en permanence des tas d'animations de clients en train de se bousculer dans les ruelles de
votre parc. Ou encore de se défouler dans les attractions. Bref, même en période de crise, le parc
semble toujours vivant.
Malgré la foultitude de possibilités de gestion et des actions possibles, le jeu reste abordable par tous.
Il suffit de quelques minutes pour maîtriser les divers facteurs. L'interface a été à peu près bien
pensée et une fois de plus, la souris confirme sa suprématie en tant que moyen de contrôle le plus
intuitif.
Dans cette version A500, seul le son noircit un peu le tableau>. Contrairement à la version PC,
les amigafans ne bénéficieront pas de l'ambiance sonore euphorique des parcs (cris des enfants, bruits
des attractions). Dommage ! Car, outre les animations, le son aurait apporté un plus non négligeable.
Bien que destiné à des personnes un tant soit peu fans de gestion, Theme Park reste parfaitement
accessible à n'importe qui. Après avoir discuté avec plusieurs joueurs, le défaut de ce jeu réside
dans la relative répétition. En effet, on n'a pas le droit, en changeant de site, à de nouvelles
attractions ou à de nouveaux facteurs pouvant altérer la gestion.
L'avis de Michel Houng
Comment ne pas craquer devant un jeu Bullfrog ? Ils ont toujours su faire le mélange parfait
entre complexité et jouabilité. Même si, au premier abord, la gestion semble quelque peu
délicate, après quelques minutes, tout vous paraîtra simple. La grande force de Bullfrog est,
non seulement, d'aborder des thèmes inédits mais, en plus, de proposer une réalisation beaucoup
moins sommaire que les autres. Je m'attendais au pire, mais le résultat reste à la hauteur.
En bref, foncez.
Nom : Theme Park.
Développeurs : Bullfrog.
Éditeur : Electronic Arts.
Genre : jeu de gestion économique.
Date : 1994.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 1 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
NOTE : 7,5/10.
Les points forts :
- La richesse incroyable du jeu.
- Les animations, nombreuses et variées.
- Jeu abordable par tous, interface intuitive.
- L'originalité du thème (Park).
Les points faibles :
- Défilement de l'écran et mouvements de la souris qui manquent affreusement de fluidité.
- Peu de bruitages.
- Une certaine répétition au fil des parcs.
- C'est lent.
- Quelques plantages et bogues.
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