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Test de Personal Paint 7.1
(Article écrit par Mark Eaton et extrait d'Amiga News - juillet/août 1997)


L'étrange obstination de Personal Paint à charger et sauver les images en 256 couleurs maximum et confier la taille de ses pages et sa capacité à opérer dessus au bon vouloir de la seule et frêle mémoire Chip, relève d'une philosophie dont la profondeur m'a toujours échappé, et je dois l'avouer, rendu un peu réticent jusqu'à présent à m'attendrir sur ce probable ersatz de "Papy Deluxe Paint". Rassurez-vous, rien de tout ça n'a changé, mais cette version 7.1 de Personal Paint ne peut franchement plus souffrir une comparaison aussi expéditive et peut même, si l'on en croit son entêtement à survivre et évoluer malgré la nébulosité ambiante, être considérée comme le nouveau standard de sa catégorie.

D'abord, un grand "bravo" à Cloanto pour l'excellente organisation de ce "PPaint CD" et le soin apporté aux "Font-Tutorials" sous forme d'animations, à la fois jolies et plus explicites finalement qu'un long document à suivre par étapes (si on a la chance de le comprendre). L'installation est un rêve : un clic sur l'icône "Install" et tout le système est analysé et la meilleure configuration trouvée sans questions.

Plusieurs versions de Personal Paint sont présentes : les habituelles 680xx bien sûr, et, tenez-vous bien, une bibliothèque censée interfacer tout ça avec la carte PowerUP de Phase 5. Va savoir... peut-être que ça marche ! Un gros carton rouge tout de même pour le PPaintCD.guide très bien édité en anglais, allemand, italien et..., et c'est tout... mais sorti de là, tout est localisé et plutôt intuitif (essayez le finlandais, c'est très décoratif !).

Bon, un petit double-clic sur Personal Paint : pas de requêtes, pas de Guru, un écran parfaitement adapté à mes préférences et une interface qui ne dépayse presque pas assez.

L'image

Allez ! Va pour "charger image" : un menu défilant sur la droite de la requête propose une reconnaissance automatique du format ou un choix implicite entre ILBM, PNG, GIF, BMP Win et OS/2, PCX, ACBM, CRYPT, PBM, JPEG, Photo CD, PCD-OV, DType et Plasma, excusez du peu ! Un autre choix du menu "projet" permet de capturer directement un écran actif du système. J'ai tenté successivement de charger tous les formats d'images que j'avais sous la main, et Personal Paint de s'exécuter, sans la moindre hésitation, en choisissant le meilleur écran disponible sans oublier ceux de ma Picasso II.

On peut paramétrer la manière de réduire les couleurs si le fichier en contient plus que Personal Paint ne sait en négocier: un tramage Floyd-Steinberg en qualité optimale et réduction des couleurs dites "qualitatives" offre une représentation en 256 couleurs d'images 24 bits tout à fait étonnante et difficile à distinguer des originaux, voire plus propre dans certains cas. Si la taille de l'image dépasse les capacités de la mémoire Chip, on peut, soit se contenter de la portion chargeable de l'image soit demander une mise à l'échelle, mais en pratique, une image de plus de 800x600 en 256 couleurs rendra les 2 Mo de la mémoire Chip trop courts pour effectuer bon nombre des opérations qui n'utilisent encore qu'elle.

La sauvegarde des oeuvres est possible aux formats ILBM, PNG, GIF, BMP Win et OS/2, PCX, ACBM, CRYPT, PBM. TIM, Source C, RAW et même en ASCII pour enjoliver vos docs, le tout en 256 couleurs maximum, bien sûr, et pas de JPEG, dommage ! On peut également imprimer l'image, soit par le pilote du système, soit par le biais du pilote PostScript de Personal Paint qui est un modèle du genre.

Le dessin

Les outils de dessin sont assez classiques dans l'ensemble, y compris l'aérographe qui marcherait sans doute mieux après un sérieux nettoyage de la buse, mais bon, on n'est pas là pour éclabousser les murs... La présence d'un outil "courbe de Bézier", avec points d'ancrage et de contrôle, permet de tracer des courbes parfaites, pratiquement impossibles à dessiner à main levée.

Le paramétrage des dégradés est un régal puisqu'il suffit de cliquer avec le bouton droit de la souris sur la couleur de départ et avec l'autre sur celle de la fin pour obtenir un dégradé de toutes les couleurs intermédiaires de la palette, ou alternativement, un effet de tramage progressif entre les deux seules extrêmes produisant l'illusion de couleurs supplémentaires. Les paramètres de remplissage gagneraient à être plus nombreux et élaborés, mais ça n'est sûrement qu'une affaire de temps. A ce propos, on notera qu'un dégradé, ou un cercle par exemple, n'arrêtent pas de se dessiner aux bords de l'écran visible mais bien à la limite de la page, fût-elle bien plus grande que l'écran.

Côté couleur, une requête à curseurs permet de corriger et visualiser en temps réel les niveaux de contraste, luminosité, saturation et RGB de l'image, chose plutôt rare qui mérite d'être soulignée, et une commande "fusionner" qui reconstitue une palette commune pour deux images, où une image et une brosse ayant des palettes différentes, viennent compléter un ensemble d'opérateurs assez standards par ailleurs.

Le texte

La gestion du texte dans Personal Paint est une des instances surprenantes de ce logiciel : les lignes de caractères restent éditables de gauche à droite et de bas en haut tant que l'on n'a pas déplacé le curseur avec la souris. On peut changer la couleur et le style du texte, effacer devant ou derrière le curseur avec les touches habituelles du clavier, transformer les minuscules en majuscules ou vice-versa, et même coller une page complète de texte découpée n'importe où dans le système par le biais du presse-papiers. Bref, on dispose presque d'un petit traitement de texte intégré.

Personal Paint gère également les Intellifonts dont la qualité est toujours optimale quels que soient leur taille ou la résolution de l'écran.

Le traitement

C'est sans doute le puissant système de traitement d'image de Personal Paint qui présente la facette la plus populaire de ce programme, et la qualité des résultats en est tout à fait digne. Sont proposés 55 effets préréglés à partir de neuf algorithmes de base que l'on peut modifier et combiner à volonté. On dispose déjà d'une mine quasi inépuisable de possibilités rien que là, mais si vous êtes au chômage, vous pouvez aussi éditer et sauver vos propres fonctions. Les effets sont applicables à tout l'écran, à une zone rectangulaire ou définie à main levée, à la surface d'une brosse ou sur des zones définies par un stencil. Une étude exhaustive de cette orgie binaire sortirait non seulement de mon propos, mais certainement des pages de ce magazine. Je vous dirais donc simplement que tous les effets les plus répandus, comme "blur" (flou), "edge detect" (détection des bords), "emboss" (création de bosses), "randomize" (hasardiser), etc. sont au rendez-vous, mais aussi des choses moins habituelles et bizarres comme la génération de stéréogrammes qui bondissent littéralement de l'écran à condition de savoir les regarder.

Personal Paint
Les effets

L'animation

L'animation dans Personal Paint allie convivialité et puissance, et justifie sans doute les choix des développeurs quant à la gestion de la mémoire et de la palette. Sans entrer dans l'alchimie du double tampon, on peut dire en deux mots que la construction et la réussite d'une animation de qualité repose sur une optimisation maximale de l'affichage, et là, les rapports entre la mémoire Chip, le Blitter et le stockage des informations qui leur sont destinées est critique. De ce point de vue, Personal Paint ne pouvait pas faire mieux pour satisfaire aux exigences de simplicité et rapidité sans lesquelles un travail sur, disons 300 images à la fois, devient rapidement un jeu réservé aux Tibétains. Lorsque l'on anime, Personal Paint reconnaît enfin la mémoire Fast s'il y en a, et gère même sa propre mémoire virtuelle sur disque si nécessaire ; c'est là qu'il stocke les images qui attendent d'être éditées ou visionnées. La taille des animations qui peuvent être traitées n'est donc pas théoriquement limitée, et le nombre d'images n'interfère en rien sur les performances de Personal Paint !

Les formats en entrée et en sortie sont, ANIM5/7/8 et les formats hybrides qui combinent ces trois formats. Les palettes multiples sont gérées ainsi que l'indice de temps d'affichage de chaque image. Les brosses animées ("animbrushes") sont également gérées, et en particulier les "anim-fonts" dont je vous ai déjà parlé (test de Kara Collection) et que l'on peut trouver sur le CD The Kara Collection également édité par Cloanto.

L'outil le plus important de cette section est le "storyboard", alias scénarimage : en gros, une fenêtre où apparaît une synoptique de toute l'animation en cours sous forme d'images très réduites que l'on peut manipuler, seules ou par dizaines, de toutes sortes de manières à l'aide des boutons placés au sommet du susdit. Si je veux créer, par exemple, l'effet d'une image qui devient progressivement floue, je dupliquerai la première image en cliquant sur le bouton du scénarimage prévu à cet effet, traiterai cette image avec un "flou" et renouvellerai cette opération jusqu'à satisfaction. On peut également copier, coller, effacer, insérer des images à volonté, changer leurs palettes, ou réduire la taille de toute l'animation et j'en passe...

Personal Paint
Le scénarimage

ARexx et le Web

Le port ARexx de Personal Paint ne compte pas moins de 181 commandes dont certaines ne sont accessibles que par ce biais. Si Personal Paint comporte quelques lacunes, les 29 scripts ARexx, dont la liste ne peut que se rallonger, font oublier rapidement cet état de choses et parachèvent la personnalité d'un logiciel qui ne manquera pas de faire des adeptes.

Parmi ces scripts :
  • Anim Text permet de créer un titre ou texte animé d'un seul clic de souris à partir des "anim-fonts" cités plus haut.
  • Circle Text inscrit une phrase sur le pourtour d'un cercle avec les caractères "Intellifont" parfaitement lissés, dont la qualité serait suffisante pour satisfaire aux normes de la PAO, sans parler de la possibilité d'animer aussi cet effet.
  • Image Catalog prend un tiroir d'images aux formats divers en argument et vous fabrique des planches de réductions au format de votre choix avec le nom de l'image proprement inscrit dessous.
  • Animation Path vous concocte, sous forme de fichier ASCII que l'on peut sauver, éditer et réutiliser à loisir, un chemin que doit suivre une brosse au sein d'une animation à partir d'un dessin à main levée.
  • Animation to Prames sépare une animation en images numérotées et je vous laisse deviner ce que fait "Frames to Animation".
Personal Paint
Le catalogue

On notera également un lien possible avec ADPro, juste au cas où il vous manquerait quelque chose. J'ai eu la chance de tester Personal Paint en même temps que je mettais les dernières touches à la version bêta 0.01 de mon nouveau site Web (www.virtualpresence.com)... (hem !)... et je dois dire que les efforts de Cloanto pour aider les amigaïstes dans ce domaine sont on ne peut plus pertinents : outre l'optimisation en taille et couleurs et la sauvegarde au format GIF89 à fonds transparents ou PNG, très répandus sur le Web, ARexx vient solutionner deux problèmes qui ne trouvent guère de réponse satisfaisante sur Amiga à ma connaissance : Animgif en trois parties permet de charger et sauver des animations très optimisées au format GIF89, format compris par la quasi-totalité des navigateurs un peu évolués ; "Web Map" permet, par exemple, de définir les pourtours des départements sur une carte de France en les suivant à la souris. Il en résultera un fichier HTML qui fera réagir l'image lorsque l'on cliquera simplement sur le département en affichant un texte ou une image qui lui est associée.

Personal Paint
La transparence

L'absence d'une fonction qui enregistre les actions du style "Start_macro, End_macro, Save_macro" est regrettable, mais avec un peu de patience vous pouvez écrire vos propres scripts ARexx et en tirer un profit considérable, à moins que Cloanto...

Conclusion

Voilà donc un logiciel dont l'évolution suit une démarche intelligente et pleine d'avenir. Outre un "tout-en-un" qui permettra au débutant de s'initier à tous les aspects de la "peinture numérique", Personal Paint résoud de façon rapide et élégante nombre de petits problèmes qui se posent quotidiennement à l'infographiste confirmé et s'intègre confortablement parmi les vedettes du genre. Pour un prix dérisoire (moins de 400 FF), un programme de cette qualité doit être soutenu.

Nom : Personal Paint 7.1.
Éditeur : Cloanto.
Genre : logiciel de dessin.
Date : 1997.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 1 Mo de mémoire, AmigaOS 2.04.
Licence : commercial.
Prix : 390 FF.


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