Obligement - L'Amiga au maximum

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Test de MorphOS 2.0
(Article écrit par David Brunet - juillet 2008)


MorphOS 2.0 MorphOS est, avec AROS et AmigaOS 4, l'un des trois systèmes d'exploitation de la branche Amiga de l'ère post-AmigaOS 3.9. Débuté en 1999 par Ralph Schmidt et Frank Mariak, son développement a connu des hauts et des bas. La dernière version disponible pour l'utilisateur (la 1.4.5) remonte à avril 2005. Quelques éléments du système ont, entre-temps, été mis à disposition comme le bureau Ambient et le gestionnaire d'interface graphique MUI 4.

Cette version 2.0, à un moment appelée 1.5 ou 1.666, est sortie le 1er juillet 2008 à minuit après trois années d'attente de la part de ses utilisateurs. L'attente en vaut-elle la chandelle ? Les nouveautés apportées en font-elles un système d'exploitation ultime ?

Prérequis et installation

MorphOS 2.0 est téléchargeable sur le site www.morphos-team.net/downloads.html. Le système est disponible pour Pegasos I/II (via une image ISO à graver) et Efika 5200B (avec un fichier de démarrage à copier sur une clé USB). D'autres machines sont, dans un avenir plus ou moins proche, également susceptibles de pouvoir accueillir MorphOS 2.0 : les Mac mini G4 et les Amiga Classic PowerPC.

Côté configuration requise, MorphOS 2.0 demande 128 Mo de mémoire vive, un disque dur (ou une carte mémoire branchée sur le port IDE) et une carte graphique PCI ou AGP parmi les suivantes : Radeon 7000(VE), Radeon 7200, Radeon 7500, Radeon 8500(LE), Radeon 9000(PRO), Radeon 9100, Radeon 9200(SE), Radeon 9250, Voodoo3, Voodoo4, Voodoo5, SiS6326, SiS305, SiS315, Permedia2 ou Permedia2v.

La procédure d'installation pour Pegasos I/II et Efika 5200B est décrite sur cette page et l'équipe de développement de MorphOS a aussi ajouté une foire aux questions pour répondre aux différents problèmes rencontrés. Un tutoriel sur son installation est également disponible en français.

L'installation est très professionnelle et se fait en quelques étapes : réglage de différents paramètres système (écran, réseau, heure...) et copie des fichiers sur disque dur.

On note toutefois que des plantages peuvent survenir aléatoirement durant la phase d'installation. Ici, sur un Pegasos II avec carte graphique Radeon 9250, tout s'est bien passé sauf lors des captures d'écran (clics et reclics sur de nombreuses fenêtres). Le système est également lent (accès sur CD ou clé USB). Mais tout cela est résolu une fois que l'installation est terminée et que MorphOS 2.0 est accessible sur disque dur.

Les problèmes d'installation sont en fait plus coriaces sur Efika 5200B où de nombreux utilisateurs ont fait part de leur échec. En tout cas, l'équipe de développement de MorphOS s'attelle à résoudre les différents problèmes rencontrés pour une prochaine mise à jour (gratuite). Il n'y a pas de raison pour que la version publique de MorphOS ne fonctionne pas sur Efika 5200B puisque plusieurs développeurs travaillent avec tous les jours depuis des mois.

La version que vous téléchargez est utilisable complètement pendant 30 minutes. Après cela, le système ralentit et vous devez redémarrer pour réactiver une session de 30 minutes. Pour supprimer cette limitation, vous devez vous enregistrer grâce au programme RegTool fourni dans MorphOS 2.0. La clé d'enregistrement vaut 150 euros (ou 111,11 euros pour les personnes qui l'ont achetée avant le 15 juillet 2008). C'est un prix relativement haut pour ce genre de produit sur Amiga, surtout qu'il n'est pas livré sur support physique (boîte, CD, documentation).

Mise à jour majeure

Qui dit mise à jour majeure dit modification dans la structure du système. Effectivement, MorphOS 2.0 arrive avec des ajouts cruciaux tels que la gestion de l'AltiVec, un nouveau système de gestion de la mémoire, l'utilisation de la 3D dans l'affichage graphique, MUI en version 4.0 ou encore la gestion partielle de l'Unicode.

La gestion de la mémoire est maintenant de type TLSF (Two-Level Segregate Fit) qui est une allocation dynamique de la mémoire. Cela permet, en théorie, d'être plus rapide et aussi de limiter la fragmentation de la mémoire. Dans la pratique, cela peut s'apercevoir avec le RAM Disk qui est véritablement plus véloce : l'effacement de gros fichiers est instantané. Et durant de longues sessions (plusieurs dizaines d'heures) sans redémarrage, il arrivait que le système s'essouffle à cause de la fragmentation de la mémoire. Maintenant, ces ralentissements sont bien moins visibles.

MorphOS 2.0 apporte enfin la gestion de l'AltiVec. Pour rappel, il s'agit d'un jeu d'instructions présent notamment dans les processeurs G4 de Motorola. Il possède des registres vectoriels 128 bits qui peuvent être utilisés pour accélérer certaines tâches. Par défaut, MorphOS utilise l'AltiVec pour la bibliothèque graphics.library, CyberGraphX, TinyGL, Reggae et quelques autres modules. Les applications se servant de l'AltiVec sont encore peu nombreuses. On peut citer le lecteur multimédia MPlayer (qui gagne un peu en fluidité pour les grosses vidéos), le client DNetC et l'encodeur multimédia MEncoder (ces deux derniers sont énormément accélérés avec l'AltiVec).

Une autre amélioration intéressante pour accélérer le système est l'utilisation de la puce 3D de votre carte graphique pour aider l'affichage. Cette couche graphique 3D (contenue dans la bibliothèque layers.library) autorise divers effets comme la transparence des fenêtres ou d'autres petites bricoles. Il faut noter qu'avec le mode 3D, le déplacement des fenêtres est plus lent et que, par exemple, l'affichage de plusieurs fenêtres de CygnusEd prend plus de temps qu'avec l'ancien mode 2D. Les fenêtres dans MorphOS, avec transparence et ombre, peuvent donc avoir un très joli aspect. Cependant, la transparence n'est pas activable directement dans MorphOS 2.0, il faut alors faire appel à un petit programme, nommé Lucy. Une option similaire à Lucy serait la bienvenue dans une prochaine version de MorphOS.

MorphOS 2.0
Ombre et transparence des fenêtres

Outre de jolis effets, la bibliothèque layers.library est surtout utile pour le déplacement des fenêtres. Avec elle, finis les déplacements qui laissent des traces, il n'y a plus de zones non rafraîchies. Par contre, on perd un temps de réactivité, les fenêtres semblent plus "lourdes". C'est donc à réserver aux grosses configurations et, comme son utilisation consomme -beaucoup- de mémoire graphique, il est conseillé d'avoir une carte avec 128 Mo de mémoire minimum. Cette bibliothèque est activable depuis le SmartFirmware (en ajoutant "3D" à la ligne de lancement) et est utilisable avec les cartes graphiques de la famille des Radeon.

L'aspect de MorphOS est aussi très lié à MUI qui passe en version 4.0. Ce gestionnaire d'interface graphique a subi une mise à jour continue depuis plusieurs années. Des versions bêta furent même accessibles aux utilisateurs avant la disponibilité de MorphOS 2.0. Cette version 4 est une véritable cure de jouvence par rapport à la 3.9. La présentation de quasiment toutes les classes a été revue, ce qui facilite (un peu) la recherche pour modifier un élément. MUI 4 permet de configurer plus en détail toutes les parties de l'interface : divers types de bordures, jauge avec zèbre, diverses sortes de dégradés, ajout de la transparence pour presque tous les éléments, gestion des gadgets en 24 bits, etc. Les modifications apportées se font en temps réel (plus besoin de cliquer sur le bouton "tester"). La version de MUI incluse dans MorphOS 2.0 a aussi de nouvelles classes comme l'Aboutbox.mcc (pour uniformiser la fenêtre "A propos" des applications), la PowerTerm.mcc/mcp (qui gère l'interface du CLI/Shell) ou encore la Cpumonitor.mcc, la Crawling.mcc, la Graph.mcc/mcp, la Lamp.mcc/mcp, etc.

MorphOS 2.0 MorphOS 2.0
MUI 4 pour gérer une bonne partie de l'interface de MorphOS

MorphOS 2.0 intègre Reggae, un nouveau système de gestion de différents types de fichiers. On peut ainsi le comparer à un système de datatypes moderne. Il offre davantage de possibilités comme la lecture en continue et une consommation mémoire moindre. De plus, les classes Reggae sont toutes optimisées pour profiter de l'AltiVec. Reggae ne gère actuellement qu'une dizaine de formats, mais il devrait à terme remplacer les datatypes : les deux systèmes cohabitent donc encore dans MorphOS 2.0. En parlant de datatypes justement, quatre ajouts ont été effectués : l'AmigaGuide ainsi que les formats d'image JPEG 2000, TIFF et OpenEXR.

La dos.library, l'une des plus importantes bibliothèques du système, est maintenant en 64 bits, autrement dit elle peut gérer les fichiers de plus de 2 Go. Pour pouvoir réellement profiter de cet avantage, il faudra utiliser un système de fichiers qui gère ces grosses tailles tel Ext2 (fourni, tout comme le FAT d'ailleurs), le système de fichiers par défaut, SFS, étant toujours limité de ce côté là. Concernant les CD et DVD, le système de fichiers CDFS a été amélioré permettant de voir les CD audio sur le bureau (il était temps) ainsi que leur contenu qui est accessible sous forme de fichiers WAV.

Enfin, deux options plus qu'utiles font leur entrée : l'extinction de la machine (sauf sur les Pegasos I avec SmartFirmware 1.1 et moins) via le bouton "Eteindre" ou la commande "shutdown", et le menu de démarrage. Celui-ci s'active avec F1 au démarrage de la machine et offre des services similaires à "l'early-startup" sur Amiga Classic : démarrage sans startup-sequence, désactivation de périphériques ou de partitions, démarrage sur un affichage prédéfini, etc.

Le bureau Ambient

Un gros effort a été porté sur l'amélioration du bureau. Bien que son numéro de version n'ait pas beaucoup évolué (1.43 contre 1.41SE dans la précédente version de MorphOS), Ambient est maintenant beaucoup plus complet et offre de nombreuses possibilités.

Un système de reconnaissance de types de fichiers (MIME) a été mis en place. Une base de données de plusieurs centaines de sortes de fichiers est à présent intégrée au bureau. Cela permet donc de savoir à quel type de fichier vous avez affaire, et aussi de l'exécuter. Par défaut, Ambient sait gérer une partie de ces types MIME (notamment l'ASCII, le MP3, le OGG, la plupart des images, etc.) mais n'a pas encore, malheureusement, les outils nécessaires pour jouer des modules musicaux ou des vidéos. Par contre, Ambient se rattrape pour la reconnaissance des archives puisqu'elles sont maintenant gérées de façon transparente : un double-clic sur un fichier Lha, Zip ou même ISO ouvre une fenêtre Ambient avec le contenu de l'archive comme s'il s'agissait d'un banal répertoire.

Les actions sur chacun des types de fichiers sont définissables par l'utilisateur via un menu approprié. Ce menu permet de configurer plusieurs actions par type MIME et même d'attribuer ces actions pour toute une famille de fichiers (images, audio, applications...), ce qui simplifie grandement leur configuration. Enfin, une icône est associée à chaque type de fichiers.

MorphOS 2.0
Gestion des types MIME

Les fenêtres d'Ambient peuvent montrer les partitions/répertoires et leur contenu en mode icône mais aussi dans un mode listeur bien plus performant. Le mode icône peut maintenant afficher les icônes PNG double état et peut zoomer dans une fenêtre. Les fichiers représentant des images peuvent être vus, non pas par leur icône, mais avec une prévisualisation de l'image. Le mode listeur gère les tris croissants/décroissants selon une dizaine d'attributs comme le nom, la taille, la date, le type de fichier, le groupe, le MD5, la version, l'utilisateur, etc. Il est possible de renommer un fichier ou changer son commentaire grâce au bouton central de la souris. On ne peut hélas pas changer les autres attributs de cette manière (modifier une date ou un attribut de protection serait pas mal). On peut aussi activer l'affichage d'une icône ou d'une miniature à côté de chaque fichier dans le listeur.

Les fenêtres d'Ambient ont également un "navigateur", c'est-à-dire une série de boutons, placés sur le haut, qui permettent des actions rapides (renommer, chercher, aller aux favoris, supprimer...).

MorphOS 2.0 MorphOS 2.0
Affichage via miniatures et zoom, et affichage de différents types d'icônes

La barre de menu est à présent plus complète. Des modules peuvent être ajoutés pour afficher la date/l'heure, la charge du processeur ou l'activité du réseau. Ils sont enclenchés lors d'un clic droit sur le gadget de changement d'écran. Gageons que ce type de module s'améliore pour que l'on ait plus de choix (mémoire disponible, charge processeur affichée en chiffre et non par un petit graphique...). La barre est aussi utilisée lors de la lecture par défaut de MP3 ou de OGG. Des boutons de lecture/pause/arrêt s'incrustent alors discrètement à l'intérieur de la barre.

MorphOS 2.0

Le menu d'Ambient propose trois nouveaux items (Edition, Fenêtre et Icônes) qui reprennent les fonctions qui n'étaient, jusque-là, disponibles que via les menus contextuels ou des raccourcis clavier. On peut donc maintenant copier/coller/renommer/supprimer/etc. également à partir du menu. Ce menu intègre aussi une fonction de recherche et un journal système pour pister les bogues du système et des applications. Malheureusement, ces menus ne sont toujours pas personnalisables : impossible d'ajouter des entrées pour, par exemple, lancer vos applications favorites. Il faudra pour cela recourir au panel d'icônes, certes fait pour ce type d'action, mais consommateur de place sur le bureau et incapable de créer des sous-menus.

Enfin, on peut noter çà et là d'autres caractéristiques intéressantes pour Ambient comme la localisation (le bureau a été traduit dans une quinzaine de langues dont le français), la gestion des répertoires favoris (on y accède en deux clics), la possibilité d'iconifier les fenêtres, des requêtes de remplacement et de copie plus complètes, les fonds d'écran aléatoires, la mémorisation de l'emplacement des fenêtres (vous retrouvez toutes vos fenêtres là où elles étaient, que ce soit après un redémarrage ou à la mise en route de la machine), l'apparition de la fenêtre listant les périphériques en double cliquant sur le fond (un peu à la Magellan), etc.

MorphOS 2.0 MorphOS 2.0
Plus de configuration pour Ambient

Les préférences

Comme dans les précédentes versions de MorphOS, les préférences système sont regroupées dans un seul panneau. La nouveauté ici est que son ergonomie a été revue. La présentation se fait via un panneau uni (comme ci-dessous) mais l'ancien mode de présentation, par liste, est toujours accessible. Il y a maintenant 23 préférences contre 14 dans MorphOS 1.4.5.

MorphOS 2.0
La nouvelle présentation des préférences

Concernant les réglages pour l'interface graphique, la gestion des économiseurs d'écran (Blanker) et de l'image de démarrage (BootPic) a été ajoutée. Les économiseurs d'écran sont nombreux (une trentaine), variés, très configurables et certains utilisent la puce 3D de votre carte graphique. Dans cette préférence, on trouve aussi un économiseur d'énergie pour éteindre l'écran après un certain temps d'inutilisation. La préférence "BootPic" permet de choisir une image et/ou du texte pour la séquence de démarrage de la machine. Toujours à propos de l'interface graphique, la préférence "IControl" s'est enrichie de quelques nouvelles fonctions : ajout de raccourcis clavier pour enclencher le DPMS ou l'économiseur d'écran, maximisation de la taille d'une fenêtre par double-clic sur sa barre de titre ou par clic sur le gadget "zoom", dissimulation de la barre de menu d'Ambient, redimensionnement d'une fenêtre par n'importe quel bord, etc. En gros, on peut remarquer que cette préférence regroupe un certain nombre de fonctions autrefois possibles avec des correctifs sur AmigaOS Classic. A noter qu'il y a toujours la possibilité d'afficher le contenu d'une fenêtre lors de son redimensionnement, mais que cette fonction reste bien lente comparativement aux autres systèmes d'exploitation.

MorphOS 2.0
Les économiseurs d'écran

Les grosses nouveautés en matière de préférences se concentrent sur le réseau avec quatre ajouts que sont "Network", "Users", "OpenURL" et "Hosts". MorphOS 2.0 intègre enfin une pile TCP/IP (nommée NetStack). Elle est active au démarrage du système et gère le DHCP des modems-routeurs. Autrement dit, mis à part l'éventuel ajout des DNS de votre fournisseur d'accès, il n'y a rien à configurer pour être en ligne. Par rapport à une pile comme MiamiDX, NetStack offre moins de réglages possibles (pas de gestion pour les modems RTC par exemple) pour des performances, en terme de vitesse, à peu près similaires.

OpenURL est un outil connu du monde Amiga qui permet de lancer un navigateur internet (ou un logiciel de courrier électronique) quand vous double-cliquez sur un lien URL dans une application. Cela permet donc de gagner du temps : plus besoin de faire de copier/coller ou de lancer une application Web spécifique, OpenURL fait ce travail à votre place.

La préférence "Users" propose de créer des utilisateurs et des groupes. Ce n'est pas une gestion de poste multi-utilisateur. Cela renseigne juste la usergroup.library sur les groupes et utilisateurs, notamment pour les applications ixemul.

MorphOS 2.0 MorphOS 2.0
Configuration de la pile réseau et d'OpenURL

"Mount" est aussi une nouvelle préférence. Elle regroupe les informations sur des systèmes de fichiers externes afin que les périphériques, formatés avec l'un de ces systèmes de fichiers, puissent être montés. Par défaut, toutes les variantes de FAT sont incluses.

Sous l'icône "Log" se cache de quoi paramétrer le journal système. cela est utile dans le cas où une application plante ou commet des opérations système illégales. L'utilisateur verra alors une fenêtre détaillant la tâche fautive et des détails sur la défaillance. Le journal système est d'ailleurs accessible dans le menu "Utilitaires/Journal Système" d'Ambient.

MorphOS 2.0
Configuration du journal système

Mis à part ces nouvelles préférences, des nouveautés ont aussi été intégrées dans les anciennes. Par exemple, dans l'optique d'être plus clair pour l'utilisateur, la préférence "Input" a été scindée en deux plus parlantes : "Keyboard" et "Mouse". Leurs réglages respectifs sont également plus étoffés : de nombreux pointeurs contextuels ont été ajoutés et la vitesse de la souris est maintenant bien plus paramétrable (dans MorphOS 1.4.5, une grande vitesse de déplacement pour la souris interdisait une précision au pixel près).

MorphOS 2.0
Les pointeurs de souris

L'USB, l'audio et l'impression sont gérés par des poids lourds comme, respectivement, Poseidon, AHI et TurboPrint. Pour l'audio, on se demande pourquoi les réglages issus du mixer ne sont pas intégrés dans cette préférence (on passe parfois de l'un à l'autre pour ajuster le volume). Concernant TurboPrint, rien n'a été modifié puisqu'aucune nouvelle licence n'a été acquise : la liste des imprimantes commence donc à dater. Mis à part ça, TurboPrint est un incontournable du genre avec sa gestion multi-imprimantes, sa gestion PostScript ou encore sa fonction "poster".

L'intégration de Poseidon 4.1 permet à MorphOS 2.0 d'être au sommet en matière de reconnaissance USB. On peut gérer toutes sortes de périphériques de stockage de masse, des manettes de jeu, ou encore des Palm, des écrans tactiles ou des lances-roquettes... bien que je n'ai pas pu tester ces cas particuliers. La bonne nouvelle est que le mode USB 2.0 High Speed est géré : à vous les hautes vitesses ! Enfin, petit bémol, quelques utilisateurs de la liste de discussion MorphOS ont reporté des non-reconnaissances de périphériques USB pourtant reconnus avec une ancienne version de Poseidon.

MorphOS 2.0
Poseidon 4.1

On termine ce tour d'horizon des préférences de MorphOS 2.0 avec deux bons points pour "Font" et "Monitors". Dans la première, "Font" (qui permet de choisir les polices de caractères du système), une fenêtre de sélection avec une fonction "preview" (prévisualisation) a fait son apparition. Elle affiche ainsi les polices telles qu'elles sont en réalité (voir ci-dessous), ce qui facilite leur sélection. De plus, cette fenêtre de sélection vous autorise à créer vos propres groupes de polices : les bitmap, les fixes, les petites, les non latines, etc. c'est très pratique quand on a beaucoup de polices. Enfin, la préférence "Monitors" arrive avec une option auparavant manquante : le paramétrage du gamma. Avant, la seule possibilité pour changer la valeur du gamma était de le faire via son moniteur, mais ce dernier ne gérait pas toujours la valeur souhaitée. Ici, le paramétrage se fait logiciellement, il est juste un peu dommage que cette option ne soit pas directement accessible dans cette préférence (on doit, en effet, entrer dans l'édition des caractéristiques du moniteur). Il semble également que cette préférence propose bien plus de réglages d'écran prédéfinis que dans la précédente version. En d'autres termes, il n'y a plus besoin de chercher/configurer pour afficher la meilleure résolution possible de votre moniteur.

MorphOS 2.0
Le choix des polices de caractères

De nouveaux outils

Avec MorphOS 1.4.5, il n'était pas rare de devoir aller récupérer ici ou là des commandes ou des outils tiers pour compléter le système. Dorénavant, MorphOS 2.0 est plus indépendant et propose même quelques incontournables. Tous ces outils se localisent dans les répertoires "Tools", "Utilities", "Applications" et "Contributions".

Le premier d'entre eux est Sputnik, un navigateur Web basé sur WebCore et JavaScriptCore. Cette version reste en bêta mais est bel et bien utilisable. Ses grands atouts sont la compatibilité avec le CSS et une reconnaissance JavaScript plus poussée qu'avec les "vieux" AWeb, IBrowse et Voyager. Il dispose également de la gestion de la navigation par onglets, de la gestion des favicônes et d'un moteur de recherche (Google) intégré. Il est plus stable que les précédentes versions bêtas disponibles mais présente toujours un affichage qui clignote et la non-gestion du Flash.

MorphOS 2.0
Sputnik

On continue avec Sketch, une application de création et de retouche graphique. Il remplace FxPaint Lite dans cette catégorie de programmes intégrés à MorphOS. Sketch demeure assez léger au niveau des fonctions mais cela lui confère une prise en main rapide. L'autre outil graphique inclus à MorphOS est ShowGirls. Il s'agit d'un visionneur d'images possédant au moins trois bonnes caractéristiques : la gestion des miniatures, des fonctions de retouche et de conversion par lot. Cela dit, l'ajout de ShowGirls fait un peu doublon avec MysticView, qui affiche, lui aussi, les images. Il vaudrait peut-être mieux créer un seul visionneur d'images (ShowGirls) en lui ajoutant la seule fonction sympa de MysticView qui lui manque : le mode diapositives.

D'autres outils divers et variés ont été ajoutés ou améliorés :
  • Ed : MorphOS 1.4.5 n'avait pas d'éditeur de texte. Ce manque est comblé avec Ed, un éditeur simple et ergonomique.
  • Elements : le "truc" le moins utile pour un système d'exploitation, il s'agit de la table périodique des éléments.
  • Fragment : permet de voir la fragmentation de la mémoire. Ce type de fonction serait mieux placée dans le moniteur système.
  • Grabber : un outil pour capturer les écrans et doté de toutes les fonctions principales pour ce genre de programme.
  • HDConfig : un outil pour préparer et partitionner les périphériques de stockage de masse (disques durs, clé USB...). Il est bien plus agréable à utiliser que son ancêtre (SCSIConfig) et permet notamment de basculer à la volée un RDB en MBR ou en MAC.
  • Keystroke : un tableau pour aider à choisir un caractère particulier.
  • LCD Monitor Test : pour tester votre moniteur LCD. Permet même de tenter de corriger les pixels défaillants.
  • MiniCalc et MUIProCalc : deux calculatrices pour le prix d'une. La première regroupe les fonctions basiques et la seconde est plus destinée aux développeurs et aux scientifiques.
  • Mixer : pour gérer les entrées/sorties des cartes son. C'est un outil qui ferait mieux d'être intégré au menu des préférences.
  • Mounter : il s'agit d'un outil très efficace pour monter une partition ayant un système de fichiers exotique. Les pilotes pour les systèmes de fichiers Ext2, NTFS et SGIX sont d'ailleurs dans le répertoire "Contributions/FilesystemPack".
  • Multiview : nouvelle version 2.1 de ce lecteur multiformat. Il gère, entre autres, la vue par onglets, l'affichage d'une partie d'une image (à défaut de zoom) et une meilleure gestion des fichiers AmigaGuide.
  • NoCapsLock : une commodité pour annuler l'effet de la touche du verrouillage majuscule (Caps Lock) ou pour l'utiliser en tant que touche "Shift".
  • SSHCON :, une console SSH.
  • Snoopium : c'est une version améliorée de SnoopDOS, un programme permettant de pister les appels système. Super utile pour voir ce qu'il manque quand un logiciel ne veut pas se lancer. Snoopium est un freeware très populaire et son intégration dans MorphOS est une bonne chose.
  • Tips : une boîte à astuces sur MorphOS.
  • Zoom : cet ancien outil, semblable à une loupe, a subi quelques modifications : ajout des coordonnées, de la réticule et de la pause. Par contre, par défaut, il ne dispose plus de bords de fenêtre standards : on ne peut donc plus le faire passer d'un écran à l'autre avec le gadget prévu à cet effet (l'ancien mode, avec bords, est cependant toujours accessible avec l'ajout du type d'outil "NOSTICKYWINDOW").
MorphOS 2.0
Quelques nouveaux outils

Dans le répertoire C, quelques nouveautés ont aussi fait leur apparition. D'abord, on aperçoit davantage de commandes de (dé)compression telles Bz2 ou Unrar, mais aussi des commandes bien pratiques liées au réseau (Ping, Ifconfig, Login, etc.) ou à votre configuration (ShowConfig, ShowCGXConfig...). Il y a également IKill, une commande pour virer les applications mortes. Malheureusement, elle ne fonctionne que sous Ambient et qu'avec les programmes ayant une fenêtre visible.

Bien que cela n'ait rien à voir avec des outils, il fallait parler des deux nouveaux jeux inclus à MorphOS : Shuffle et Diamonds. Ces jeux de réflexion complètent un répertoire "Games" déjà pourvu de l'infâme MorphTris, un clone de Tetris moche et un peu barbant. :-)

Performances

Voici quelques tests de performance réalisés avec MorphOS 2.0 sur Pegasos II équipé d'un processeur G4 à 1 GHz. Pour comparaison, les mêmes tests ont été réalisés sur MorphOS 1.4.5.

  MorphOS 2.0 MorphOS 1.4.5
Démarrage
Lancement à partir du SmartFirmware 13,5 s 10,7 s
RAM Disk
Copie d'un fichier de 311 Mo de RAM: à RAM: 6,2 s 8,8 s
MEncoder (gestion de l'AltiVec)
Création d'un index pour une vidéo AVI de 306 Mo 25,2 s 38,8 s
Réencodage d'un fichier QuickTime de 262 Mo en MPEG2 18 m 59 s 29 m 49 s
DnetC (gestion de l'AltiVec)
Cassage de clés RC-72 10,3 millions de clés/s 3,8 millions de clés/s
Quake 2 (utilisation de la 3D)
Radeon 7500 - 640x480 136 images/s 130 images/s
Radeon 7500 - 1280x1024 48,4 images/s 37,8 images/s
Radeon 9250 - 640x480 220,6 à 266,6 images/s 177 images/s
Radeon 9250 - 1280x1024 108,6 images/s 58,7 images/s
Radeon 9100 "Low Profil" - 640x480 233 images/s 226 images/s
Radeon 9100 "Low Profil" - 1280x1024 112 images/s 98 images/s
Quake 3 (utilisation de la 3D)
Radeon 7500 - 640x480 16 bits 27,8 images/s 31,0 images/s
Radeon 7500 - 640x480 32 bits 26,2 images/s 28,9 images/s
Radeon 7500 - 1280x1024 16 bits 14,2 images/s 12,1 images/s
Radeon 7500 - 1280x1024 32 bits 12,3 images/s 10,6 images/s
Radeon 9250 - 640x480 16 bits 36,5 images/s 39,8 images/s
Radeon 9250 - 640x480 32 bits 36,3 images/s 35,8 images/s
Radeon 9250 - 1280x1024 16 bits 25,3 images/s 19,6 images/s
Radeon 9250 - 1280x1024 32 bits 22,3 images/s 14,1 images/s
Radeon 9100 "Low Profil" - 640x480 16 bits 32,3 images/s 35,5 images/s
Radeon 9100 "Low Profil" - 640x480 32 bits 32,2 images/s 35,0 images/s
Radeon 9100 "Low Profil" - 1280x1024 16 bits 23,7 images/s 24,2 images/s
Radeon 9100 "Low Profil" - 1280x1024 32 bits 22,9 images/s 21,9 images/s

Quelques précisions :
  • Pour le temps de démarrage, il s'agit d'un MorphOS personnalisé et non celui fraîchement installé. Il y a ainsi un temps de chargement plus long dû par exemple à une user-startup remplie et divers outils dans la WBStartup.
  • Pour Quake 2, le fait d'aller de "220,6 à 266,6 images/s" pour le test avec la Radeon 9250 vient du fait que la méthode employée (un "timerefresh") donne des résultats assez changeants dans les hautes vitesses.
  • Quake 3 en basse résolution est un peu moins rapide sur la version 2.0 que sur la 1.4.5. Cela est dû à une adaptation de TinyGL afin d'être plus conforme à OpenGL. Les performances en vertex sont donc moins élevées. Par contre, quand la gestion des vertex n'est plus un problème de goulet d'étranglement pour la machine (dans les hautes résolutions), les performances brutes de la carte 3D jouent un rôle prépondérant.
Grâce à l'AltiVec, à la nouvelle bibliothèque layers.library et quelques optimisations ici ou là, le système est très rapide et réactif. Sur une petite machine comme l'Efika 5200B (400 MHz), MorphOS 2.0 est autrement plus rapide que n'importe quelle distribution Linux. Par contre, les instabilités rencontrées chez certains utilisateurs (sans doute dûes à un souci dans la gestion de l'USB) et la non-gestion du son gâchent un peu le plaisir morphosien pour cette petite machine.

Pour la 3D, des fonctions comme les Vertex Shaders ou les Pixel Shaders ne sont pas encore prises en compte par TinyGL. Une éventuelle future gestion de ce type de fonction réhausserait encore la vitesse 3D.

Le Pegasos I/II et l'Efika 5200B ne disposent pas d'USB 2.0 par défaut. Il faut donc recourir à une carte PCI USB 2.0 additionnelle. La différence entre l'USB "Full Speed" (1,5 Mo/s) et l'USB "High Speed" (60 Mo/s) est considérable. Les périphériques USB 2.0 High Speed testés donnent des taux de transfert en réel de 10 à 16 Mo/s vers un disque dur. Et ces résultats passent à 13 à 20 Mo/s quand le périphérique de destination est le RAM Disk. Évidemment, les résultats varient en fonction de la carte USB 2.0 utilisée et des périphériques branchés.

Quelques limites

MorphOS 2.0 est basé sur un micronoyau capable de gérer la mémoire virtuelle, la mémoire protégée et le pistage des ressources. Mais le système en lui-même en est toujours incapable. L'implémentation de la mémoire protégée empêcherait, par exemple une application planteuse d'embarquer tout le système dans son plantage. On aurait ainsi un système plus stable. Malheureusement, cette implémentation entraînerait l'incompatibilité de tous les programmes fonctionnant actuellement sur MorphOS. Donc un MorphOS avec protection mémoire n'est pas une chose possible dans du court terme.

Du côté des manques logiciels, on peut regretter l'absence d'un lecteur vidéo, d'un lecteur de modules de musique, d'un logiciel pour graver les CD/DVD (où est passé BurnIt 3 ?), d'un port ARexx complet (nécessite la rexxsyslib.library d'AmigaOS 3.9), d'un outil pour standardiser la procédure d'installation (nécessite l'Installer de Commodore pour les anciennes applications), d'un logiciel de courrier électronique, ou encore d'un éditeur hexadécimal.

La nouvelle gestion des archives en vraiment très intuitive (voir section "Le bureau Ambient"). Mais elle présente quelques défauts assez gênants : l'ouverture des fichiers-image ADF et DMS est non fonctionnelle (la fenêtre est vide), il n'y a pas de gestion pour le RAR version 3 et la navigation à l'intérieur des fenêtres est lente (par exemple la copie d'un gros fichier issu de l'intérieur d'une archive met un temps qui ferait perdre patience un moine tibétain).

Pour l'USB, la pile Poseidon 4.1 a encore quelques ratés avec la reconnaissance de périphériques qui, jusque-là, fonctionnaient bien avec Poseidon 3.x (manette, clé USB...). De plus, l'ajout d'une carte USB 2.0 sur Pegasos I ralentit le système.

Si graphiquement MorphOS 2.0 tient très bien la route, ce n'est pas le cas pour certains détails. Les icônes par défaut (alias deficons) sont parfois vraiment moches (celle de l'iconification de Ed, celle représentant les fichiers texte ASCII...) et assez peu nombreuses : il manque par exemple les icônes par défaut pour les archives (Lha, Zip...) ou des formats d'image.

Enfin, je mentionnerais deux autres faits négatifs : MorphOS 2.0 n'a pas la gestion du changement d'heure été/hiver et la fonction "recherche" pourrait être meilleure. En effet, quand on cherche un fichier, c'est généralement pour faire une action bien précise : le copier, l'effacer, le renommer. Ici, la recherche ne sert qu'à localiser ou à exécuter le fichier trouvé. En plus, la recherche ne peut pas se faire avec des critères autres que le nom ou le type de fichier (pas de recherche par date, par taille, par commentaires...). Dans ce domaine, SimpleFind 3 reste à préférer.

On espère que ces petits problèmes seront résolus dans les prochaines moutures du système. Une version 2.1 est même déjà annoncée pour "très bientôt"...

Conclusion

MorphOS 2.0 a mis longtemps à être disponible pour ses utilisateurs. Mais l'attente en a valu le coup. Cette version 2.0 est plus jolie, plus complète, un peu plus simple d'utilisation et plus rapide que la version précédente. Les gros manques de MorphOS 1.4.5 (pile TCP/IP, éditeur de texte, USB 2.0, AltiVec...) ont été comblés. On attend maintenant l'achèvement de l'implémentation d'ARexx et d'un éventuel Installer... Cette version 2.0 amplifie aussi un atout des anciennes versions : l'extrême configurabilité. Beaucoup de choses sont optionnelles, désactivables ou personnalisables.

Le prix de 150 euros peut néanmoins rebuter certains, surtout qu'à ce prix-là, il n'y a pas de CD, de boîte et de manuel papier. Cette somme compense un peu la gratuité du système depuis sa première version en 2000. C'est surtout un moyen de financer les licences pour MUI, Poseidon, TurboPrint et tous les autres programmes inclus et qui ont été achetés dans le passé.

La sortie de cette version 2.0 prouve que MorphOS est toujours sur les rails. Il faut maintenant chercher à porter le système sur des machines autres que des machines plus produites (Pegasos I/II) et/ou disponibles en petite quantité (Efika 5200B).

Nom : MorphOS 2.0.
Développeurs : MorphOS Development Team.
Genre : système d'exploitation.
Date : 2008.
Configuration minimale : Pegasos I/II ou Efika 5200B, 128 Mo de mémoire, carte graphique Permedia 2, SIS, Voodoo ou Radeon.
Licence : commercial.
Prix : 150 euros.
Téléchargement : www.morphos-team.net/downloads.html.


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