Obligement - L'Amiga au maximum

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Test de KindWords 1.28
(Article écrit par Pierre Ardichvili et extrait d'A-News (Amiga News) - janvier 1989)


KindWords nous est présenté avec beaucoup d'enthousiasme comme le traitement de texte enfin digne de l'Amiga. Eh bien, essayons-le, nous verrons ce qu'il faut en penser.

Avant tout, je renvoie les lecteurs bilingues, et qui ont accès à Amiga World, à l'essai comparatif publié dans cette revue dans son numéro d'octobre 1988. J'ai effectué l'essai de KindWords avant d'avoir reçu ce numéro d'Amiga World. Je donnerai plus de détails sur les chapitres qui me semblent les plus intéressants. Je dois encore signaler que la version que j'ai essayée est une version de démonstration dénommée 1.28. Il est possible, je l'espère pour vous, que certains des bogues de cette version aient été corrigés dans la version commercialisée, et je vous engage à le vérifier.

Le traitement de texte de base

Tout d'abord, il est évident que KindWords a été réalisé à partir du programme source de Textcraft Plus, ce qui se remarque non seulement dans la similitude complète de la fenêtre de travail, mais encore dans la manière dont elle apparaît lors du chargement du programme. La séquence d'apparition du cadre, puis de la règle, puis des icônes d'alignement et de margeurs, puis du curseur, est typique. Probablement dans le but de marquer une différence, la règle est toutefois inversée dans sa disposition, avec les graduations en haut, c'est-à-dire à l'endroit le plus éloigné du texte, ce qui n'est peut-être pas le choix le plus logique !

KindWords

Une bonne surprise : cette fenêtre couvre tout l'écran de l'Amiga 2000 au standard PAL. Ceci ajoute six lignes au texte visible, ce qui est appréciable. Comme Textcraft Plus est assez connu, nous passerons très vite sur les caractéristiques de la partie saisie de texte proprement dite, en mentionnant au passage les différences.

KindWords est très simple d'utilisation ; il appartient à la famille des traitements de texte dans lesquels le retour du chariot détermine la fin d'un paragraphe. Il faut donc se garder de faire des retours de chariot en fin de ligne, et s'habituer à taper sans faire attention aux dites fins de ligne, le mot ne trouvant pas sa place étant automatiquement déplacé au début de la ligne suivante ; si la fonction de justification est en service, la justification du texte s'effectue automatiquement et en permanence.

Pour un traitement de texte moderne, il manque la césure automatique des mots, qui permet d'éviter des grands blancs disgracieux dans les paragraphes justifiés. Néanmoins, cette fonction est l'apanage des produits plus coûteux, et je doute qu'elle apparaisse sur beaucoup de versions françaises de programmes américains, vu le travail que représente la conception d'un algorithme de césure adapté à la structure syllabique des mots en français.

Il est commode de travailler en mode "caractères spéciaux visibles", ce qui permet de séparer et de recoller des paragraphes à volonté, car le caractère de fin de paragraphe s'insère ou s'efface comme tout autre caractère.

Les déplacements du curseur se font à volonté, soit par utilisation du bloc de touches "flèche" du clavier, soit à l'aide de la souris. Si vous êtes du genre qui aime les petits utilitaires du domaine public, pensez à arrêter votre SunMouse ou la fonction "ClickToFront" de votre gestionnaire d'écran (je pense à Mach par exemple), car KindWords ne les aime pas beaucoup.

Les grands déplacements se font grâce aux gadgets des bords droit et inférieur de la fenêtre, ou par combinaison des touches de flèche avec les touches de majuscules. Tout ceci est fort classique et permet à tout un chacun d'écrire une page de texte sans difficulté, et moyennent un apprentissage minimal, d'autant que le manuel en français est bien fait et permet une progression logique des fonctions les plus élémentaires aux plus complexes.

Comme Textcraft Plus, KindWords offre quasiment toujours à l'utilisateur plus d'une manière d'effectuer une opération, soit par choix dans un menu, soit par utilisation de la souris, soit encore par combinaison d'un caractère et d'une des touches Amiga. A chacun de choisir la méthode qui lui convient le mieux. Tout cela est en général assez intuitif et au demeurant très classique, aussi nous vous laisserons le soin de le découvrir par vous-même.

Grâce au clipboard.device (responsable du presse-papiers) et au fonctionnement en multitâche de l'Amiga, on peut ouvrir deux fenêtres en chargeant une seconde fois KindWords, et transférer des blocs de textes d'une fenêtre à l'autre au moyen des fonctions copier, couper et coller. Ceci peut se révéler commnode. Mais ce n'est évidemment pas équivalent d'un programme multifenêtres, et ce n'est pas à faire avec un Amiga 500, car les deux copies du programme ne tiennent pas dans la mémoire (2x236 ko + le Workbench...).

La version de KindWords que j'ai eue en mains avait en commun avec Textcraft Plus un bogue particulier : dans certaines conditions, dont je ne suis pas capable de donner avec certitude les règles d'apparition, il peut y avoir entre deux mots un espacement impossible à réduire quoique l'on fasse. On en est parfois réduit à effacer toute une ligne et à la retaper. La vérité m'oblige à dire que cela m'arrive très rarement, mais si vous êtes novice en matière de traitement de texte et que cela vous arrive, ne vous creusez pas trop la cervelle et n'allez pas vous imaginer que vous n'êtes pas assez intelligent pour vous servir d'un traitement de texte. Retapez votre paragraphe et dormez en paix.

Une autre similitude avec Textcraft est l'impossibilité d'utiliser les touches grises du pavé numérique. A première vue donc, il serait impossible d'afficher les caractères suivants : []{}. En fait, en jouant les détectives et en regardant un clavier américain, on trouve qu'on les obtient en faisant :

[ -> "Alt" + pour l'accent circonflexe.
] -> "Alt" + "§".
{ -> "Alt" + tréma.
{ -> "Alt" + *.

Les possibilités graphiques

KindWords permet l'insertion dans un texte d'une image en couleur. C'est vrai, mais il y a de gros "mais". On peut choisir une image au standard IFF (par exemple créée par Deluxe Paint), en réduire le format, et la déplacer. Toutefois, une image en haute résolution est convertie en moyenne résolution, et le nombre de couleurs est réduit à 16. C'est là que tout se gâte, car l'algorithme de conversion de la palette d'une image en basse résolution (typiquement de 32 couleurs) en palette de 16 couleurs est d'une performance variable. Pensez donc à créer vos images en 16 couleurs car ces images sont reproduites sans problèmes.

Dans la version dont je disposais, j'ai constaté plusieurs autres défauts :

1. Si vous appelez en insertion une image au format normal de Deluxe Paint par exemple (320x200 en basse résolution), KindWords refuse de vous montrer les couleurs de l'image car elle dépasse la fenêtre. Il faut d'abord la réduire en taille, ce qui nécessite toute une manipulation à la souris ; les petits carrés qui servent à saisir les bords de l'image, bien que de bonne taille, ne sont pas toujours faciles à attraper avez le pointeur.

2. Ne vous étonnez pas que l'image n'apparaisse pas ; regardez ce que sont devenus les "ascenseurs" dans les bords de la fenêtre, et ramenez-la au bercail.

3. Si vous placez sous une figure, et aussi près que le programme vous le permet, une ligne de texte, à l'impression elle vient en superposition sur le bas de la figure graphique. Il est donc nécessaire d'insérer au moins une ligne blanche supplémentaire, mais on n'a donc pas une correspondance exacte entre l'écran et l'impression.

Au passage, mentionnons que la fenêtre de requête d'ouverture ou d'insertion des fichiers ne connaît que trois noms d'unités de disque : DF0:, DF1 et DH0. Pas moyen de tricher en faisant un "Assign DF1: nom_de_partition:" car le rectangle de sélection de DF1: restait désespérément en pointillé, sans doute parce que KindWords s'était débrouillé pour constater que je n'ai qu'un lecteur 3,5". Tant pis pour vous si vous avez des partitions sur votre disque dur !

La police de caractères SuperFont

Les créateurs de KindWords ont considéré que ni le caractère de base, ni le caractère en double frappe (NLQ - Near Letter Quality - en français "courrier"), des imprimeries matricielles à aiguilles n'étaient très jolis. Comme ces imprimantes ne disposent que de ces deux polices, SuperFont offre plusieurs polices de caractères additionnelles, contenues sur une seconde disquette, et que l'on peut appeler par menu.

Là non plus, malheureusement, ce n'est pas la joie. J'ai essayé les polices SuperFont sur une Epson FX-85 et sur une HP-Paintjet, et je n'ai absolument pas compris l'intérêt de ces polices qui sont en fait moins belles et moins bien finies que les polices d'origine. L'espacement donne une impression d'irrégularité ; ceci n'est pas du parti-pris de ma part, vous pourrez lire la même chose dans l'essai d'Amiga World. Paradoxe, ces SuperFonts ont donné de moins mauvais résultats sur l'Epson que sur la Paintjet, qui dispose pourtant de son "super pilote" sur la disquette de KindWords.

Autre problème : la vitesse. Sur l'Epson l'impression en SuperFont se fait par quadruple frappe, c'est donc deux fois plus long qu'en mode NLQ, et sur la Paintjet, le superdriver met dix bonnes secondes avant d'envoyer une ligne de 80 caractères à l'imprimante.

Ce n'est pas tout, il y a une mystérieuse police dite "symbole" qui, dans le manuel d'instructions dont je disposais, n'était pas documentée, ni même simplement citée. A vous de vous débrouiller pour savoir ce qui s'imprime sur chaque touche du clavier. Malgré cela c'est intéressant car, moyennant quelque effort, vous pourrez agrémenter vos textes de signes comme "racine carrée" par exemple, ou tracer des cadres en trait double. Toutefois, là encore, il y a un mystère, car l'Epson a fidèlement reproduit les signes cabalistiques de l'écran, la Paintjet y a substitué des rectangles noirs. Attendez-vous donc à des résultats différents suivant le type de votre imprimante.

Pour couronner le tout, le manuel donne les instructions pour installation sur disque dur. Bravo ! Dommage que l'instruction à mettre dans la séquence de démarrage soit libellée "Assign SuperFonts: DH0:KindWords/SuperFonts" car la disquette de polices spéciales s'appelle "SuperFont" sans "s" et ça ne marche pas. Bon, ce n'est qu'une faute de frappe dans le manuel, ça se corrige sans peine et c'est un bon test de votre compréhension de la gestion des fichiers de l'Amiga, mais, à la fin, à quoi on joue ?

Conclusion

Si vous avez besoin d'un traitement de texte simple et facile, pour écrire deux ou trois lettres par semaine, ou de temps en temps un texte comme celui-ci, ou d'envoyer chaque mois une lettre personnalisée aux membres d'une petite association, prenez Textcraft Plus, qui est identique à KindWords, mais avec une fenêtre d'écran un peu plus petite, pas de possibilités graphiques, ni les SuperFonts, mais ce n'est pas une perte.

Textcraft est une antiquité mais, j'ai chez moi deux ou trois meubles rustiques qui m'ont coûté moins cher que leur contrepartie moderne en agglo stratifié, et ont donné un meilleur service. Si vous n'arrivez pas à vous faire donner Textcraft par votre vendeur de matériel, vous le paierez environ 300 FF. Attention toutefois au fait que les anciennes versions de Textcraft Plus ont des problèmes d'affichage des noms des fichiers dans les fenêtres de requêtes lorsqu'on utilise le Fast File System d'AmigaDOS 1.3. Je ne sais pas si la version actuelle est sujette à ce défaut. Là, par contre, pas de problème avec KindWords.

Si vous avez besoin d'insérer dit graphique dans vos textes, et êtes prêt pour cela à débourser 1100 FF, prenez ProWrite qui, outre quelques autres bonnes caractéristiques, vous permettra d'écrire à côté de vos figures et d'écrire du texte en couleur.

Mais alors, que vient faire KindWords dans cette galère ? Franchement, au prix le plus bas auquel je l'ai vu affiché, soit 895 FF, je me le demande. Ce produit, vu ses caractéristiques mais aussi ses imperfections, serait positionné correctement en se trouvant nettement plus près de Textcraft que de ProWrite (Bruce Lepper : le prix de KindWords outre-manche est d'environ 500 FF).

Enfin, permettez-moi un conseil, basé sur des expériences douloureuses. Si vous achetez un jeu, et qu'il ne vous plaît pas, ou qu'il est plein de bogues, le malheur se limitera à la perte de 200 FF et vous n'en mourrez pas. Si, par contre, vous avez besoin d'un produit qui soit avant tout un outil, et dans lequel vous êtes prêt à investir non seulement une somme plus importante, mais aussi un certain temps d'apprentissage, vous aurez sans doute intérêt à considérer ce qui suit :

1. Méfiez-vous de la publicité du constructeur, elle est là pour faire valoir les qualités du produit, et pas ses limitations, c'est normal.

2. Apprenez à distinguer dans les revues, ce qui est une présentation consistant en ordre principal à reproduire un texte fourni à la revue par les services de marketing du producteur, d'un essai sur lequel une personne a passé pas mal d'heures à décrypter la documentation et à essayer toutes les fonctions décrites dans le manuel.

3. Lorsque vous envisagez l'achat d'un produit, demandez à votre revendeur une démonstration. S'il n'a pas le produit en stock ni en démonstration, c'est qu'il n'en vend pas beaucoup ; essayez de savoir pourquoi.

4. La démonstration faite, demandez à pouvoir reproduire vous-même un certain nombre de choses qui vous ont été montrées, afin de juger au moins un peu de la convivialité du programme. Si le vendeur vous le refuse, par exemple parce qu'il n'a pas que cela à faire, retirez-vous poliment et trouvez un commerçant qui considère que c'est vous qui lui faites une faveur en achetant un produit, et pas l'inverse.

5. Demandez la référence d'une personne qui utilise le produit et qui est susceptible de vous faire part de son expérience.

6. Si vous obtenez tout ceci et que le produit vous plaît, achetez-le chez le revendeur qui vous aura offert ces services, même s'il n'est pas le moins cher de la place. Vous nouerez avec lui une relation de confiance réciproque dont vous n'aurez qu'à vous louer par la suite.

Pour ceux que l'anglais n'effraie pas, sachez que les logiciels qu'on ne trouve pas, ou pas facilement en France, peuvent se commander aux États-Unis par correspondance, sans aucun problème, en donnant simplement votre numéro de carte bleue Visa et sa date d'expiration. J'ai acheté par cette voie à un distributeur californien qui pratique des prix vraiment très bas, des produits qui, même en comptant les frais d'expédition et la douane postale, ne m'ont pas coûté plus cher que s'ils avaient été disponibles en France.

Il nous reste à espérer que le producteur de KindWords fera ce qu'il faut pour le transformer en un meilleur produit et dont le prix reflètera mieux le service rendu.

Nom : KindWords 1.28.
Éditeur : The Disc Company.
Genre : traitement de texte.
Date : 1988.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 500 FF environ.


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