Obligement - L'Amiga au maximum

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En pratique : Installation de Linux Red Hat 5.1 sur Amiga - quelques conseils
(Article écrit par Georges Tarbouriech et extrait d'Amiga News - avril 1999)


Suite à l'article sur Red Hat 5.1, vous avez été nombreux à demander de l'aide. Nous allons revenir plus précisément sur ces questions, sans refaire une FAQ qui existe déjà à plusieurs exemplaires.

Petite mise au point

Sur les questions posées, nombreuses étaient celles dont la réponse se trouvait dans la doc fournie. Alors, je veux bien qu'on ne comprenne pas la langue de Shakespeare, mais pour lire le nom d'une carte ou d'un contrôleur non gérés, il n'est pas nécessaire d'être bilingue.

Plus sérieusement, rappelons que Linux est un Unix et que même si son installation est devenue très simple, il y a un minimum nécessaire à connaître.

Je sais bien qu'on essaie de convaincre le monde entier de la simplicité de Linux, j'en suis d'ailleurs ravi, mais il vous faudra essayer d'approfondir un peu si vous voulez pleinement profiter de ce superbe système.

Vous pouvez l'utiliser sans rien connaître à Unix, c'est vrai. Par contre, ne pas lire les docs risque de vous entraîner vers de désagréables surprises. A bon entendeur... Et le nombre de bouquins en français sur le sujet allant croissant, n'évoquez pas la langue comme une barrière.

Enfin, j'avais écrit que Linux s'installait sur quasiment tout Amiga, sans préciser qu'il devait être pourvu d'une MMU. Ça me paraissait évident ! Donc, mea culpa. J'en suis encore rouge de honte.

Ceci étant dit, il est vrai que certains problèmes se posent selon les configurations. J'ai essayé de répondre aux personnes qui m'ont contacté, mais souvent un peu rapidement. Je vais donc tenter d'être plus précis dans les réponses aux questions posées le plus souvent.

Installation

Les problèmes posés lors de l'installation sont malheureusement réels. Certains sont même relativement inexplicables, à partir du moment où il est impossible de tester toutes les configurations. Il est probable que des conflits soient générés par l'utilisation de "produits" plus ou moins exotiques.

File2disk plante systématiquement et je ne peux pas créer la disquette supplémentaire

Ce lecteur a réussi à créer cette disquette en utilisant un 1200 un peu plus "civilisé" que le sien doté d'une carte PowerPC/68060. Dans ce cas, je pense qu'il est préférable d'installer la version PowerPC que la version m68k. Ceci n'engage que moi, dans la mesure où je n'ai aucune connaissance et aucune pratique sur les cartes PowerPC.

Mon contrôleur SCSI ne semble pas reconnu par Red Hat alors qu'il est dans la liste

De nombreux contrôleurs perturbent l'installation même lorsqu'ils sont acceptés a priori. Cela dépend beaucoup du type d'installation. Si vous installez à partir du CD le système se fige souvent après l'analyse des périphériques SCSI. Ce problème est parfois résolu en modifiant les ID du ou des disque(s) et du lecteur de CD.

Essayez de donner l'ID la plus basse au disque dur. Exemple : si votre CD a l'ID 2 et votre disque l'ID 4, il serait mieux de les inverser (disque avec ID 2 et CD avec ID 4). Avec certains contrôleurs, cela ne suffira pas et il faudra choisir une autre méthode d'installation (à partir d'une partition de disque dur par exemple qui sera plus facilement reconnue que le lecteur de CD). Une autre solution consiste à donner des paramètres lors du choix du contrôleur. Il vaut mieux alors, savoir ce que vous faites !

J'ai installé Linux sur mon 3000 équipé d'une carte accélératrice et j'obtiens de nombreux "core dumped" et "segmentation fault" ou "broken pipe"

Problème identifié depuis longtemps, particulièrement sur les 3000. Solution : désactivez le DMA en mettant l'option "wd33c93=nodma:1" dans le script de lancement par amiboot. Ceci reste valable pour d'autres machines que le 3000.

Il faudra bien sûr remplacer "wd33c93" par le nom de votre contrôleur SCSI, celui de l'exemple étant propre au contrôleur interne du 3000.

J'ai installé Red Hat et je ne peux pas démarrer. J'obtiens "unable to open initial console"

Le paquetage "dev*.rpm" affiche 0 ko et semble figer la machine. Que nenni ! Il est simplement en train de "fabriquer" la liste de vos périphériques. Par conséquent, si vous décidez de ne pas l'installer parce que vous avez l'impression que la machine est plantée, vous ne démarrerez jamais. Donc, patience !

J'ai installé Red Hat et au démarrage j'obtiens "can't open /etc/fstab"

Avez-vous bien défini vos partitions avec HDToolBox ou équivalent ? Avez-vous donné la bonne partition "linux" lors de l'installation ?

Si le fstab n'est pas créé, c'est que Linux se mélange les pieds dans vos partitions. Ne confondez pas la partition Amiga qui servira au démarrage et la partition Linux ! Au fait, vous les avez bien formatées ? Sont-elles nommées correctement ? sda3 par exemple pour la troisième partition du premier disque SCSI.

J'essaye de formater les partitions lors de l'installation. Le disque se verrouille si je choisis l'option de vérification des blocs

Voir plus haut le problème de DMA. Désactivez-le et ça ira beaucoup mieux.

J'essaye d'installer Red Hat par FTP depuis une machine en réseau local. Le serveur n'est pas trouvé

Comment vous connectez-vous ? Anonymement ou avec un compte existant sur le serveur ? Si vous avez un compte existant, donnez le nom d'utilisateur et le mot de passe de ce compte. Donnez l'adresse IP du serveur et pas son nom ! Le réseau de votre Linux ne peut pas encore trouver un hôte par son nom puisqu'il n'est pas configuré.

Affichage

Je n'arrive pas à obtenir 256 couleurs sous X11

Quel est le type de votre moniteur ? Possédez-vous une carte graphique ? Si vous avez un multisynchro ou un VGA et pas de carte graphique, allez farfouiller dans XF86Config après avoir activé VGAonly dans les préférences de votre Amiga. Dans la partie "screen", modifiez "modes" après avoir vérifié que le dit mode existe dans la partie "monitor". Exemple : dans "monitor" vous avez un ModeLine "800x600". Allez dans "screen" mettez "modes" à "800x600" et "virtual" à 800x600.

Vous avez un moniteur VGA ou multisynchro et une carte graphique à base de Cirrus Logic (Picasso, Piccolo, Spectrum). Le pilote se nomme "clgen" et fait partie de la distribution. Avec le noyau d'origine, la carte est reconnue au démarrage. Par contre, si vous voulez des résolutions élevées sous X11, il faut paramétrer tout ça. Penchez-vous sur les caractéristiques techniques de votre moniteur. Côté Amiga : si vous avez une carte Picasso et si votre moniteur le permet, définissez par exemple un moniteur "Village-57". Lisez la doc de la Picasso pour ce faire !

Ensuite, côté Linux : définissez d'abord quelques "devices" dans le répertoire /dev. Exemple :

mknod /dev/fb0pal-lace c 29 5
mknod /dev/fb0multiscan c 29 6
mknod /dev/fb0multiscan-lace c 29 7
mknod /dev/fb0a2024-10 c 29 8

Créez des liens symboliques du style :

ln -s fb0multiscan-lace fb0cl-highi+
ln -s fb0a2024-10 fb0cl-vhigh

Admettons que votre moniteur permette le 1280x1024, créez un nouveau lien :

ln -s fb0cl-vhigh fb0x11

Maintenant, avant de taper "startx" exportez la variable d'environnement :

export FRAMEBUFFER=/dev/fb0x11

Après votre startx, vous verrez apparaître un superbe écran en 1280x1024, en 256 couleurs (malheureusement !).

Je ne connais pas les autres types de cartes, mais je suppose que la configuration est équivalente. Lisez la doc du pilote !

Compilation du noyau

Comme par hasard, vous trouverez toujours qu'il manque quelque chose à votre Linux ou au contraire qu'il y a des "choses" dont vous n'avez que faire. Tout ajout ou suppression de pilotes passera par une recompilation du noyau. Eh oui, c'est un Unix et un vrai ! Pas comme certains qui vous évitent la compilation du noyau qui peut être généré à la volée (par une commande lors du démarrage) mais qui plantent à tour de bras. Vous voulez des noms ? Allez, au hasard, Solaris 2.6 !

Donc vous souhaitez recompiler votre noyau. Première chose à faire : vous procurer les sources sur un site FTP au format tar.gz. Veillez à prendre les sources correspondantes à votre noyau, exemple : 2.033pl1. Vous avez au bas mot 50 adresses dans la doc. N'utilisez pas les sources SRPMS de Red Hat pour recompiler. Si vous avez un 68060, installez gcc 2.8. Ça se trouve aussi sur les sites FTP ou sur des CD de Dream. Extrayez l'archive dans /usr/src. Configurez le futur noyau. Positionnez-vous dans /usr/src/linux et tapez "make config" ou "make xconfig" si vous voulez utiliser la version graphique. Pour cela, il faut bien sûr être sous X. Répondez aux différentes questions. Il y a toujours une réponse par défaut, mais attention ce ne sera pas forcément la bonne. Prenez votre temps !

Par exemple, vous pouvez vouloir optimiser pour votre processeur. Réfléchissez bien avant de le faire. Si vous changez de processeur, il faudra de nouveau compiler un noyau. C'est-à-dire, si vous sélectionnez 68030 seulement, votre Linux fonctionnera uniquement avec un 68030. Si vous achetez une carte accélératrice, tant pis pour vous ! Vous n'aurez plus qu'à recommencer. C'est comme vous le sentez !

Une fois la configuration terminée, tapez "make dep; make clean".

Enfin, la commande qui tue : make. Là, vous pouvez aller au troquet du coin et faire un grand nombre de parties de flipper ! Après avoir gagné 50 parties vous pouvez rentrer chez vous. Théoriquement vous avez un nouveau "vmlinux" tout neuf. Compactez-le par un "gzip vmlinux". Copiez le résultat dans la partition Amiga d'où vous démarrez par :

cp vmlinux.gz /mnt/amiga/vmlinuxtest

Attention, ceci est un exemple. Remplacez "/mnt/amiga" par votre chemin de "montage".

Plus concrètement, si votre partition Amiga de démarrage est la troisième du premier disque SCSI, montez-la avec :

mount -t affs /dev/sda3 /mnt/amiga

(si votre point de montage est bien dans /mnt et si vous avez baptisé amiga la dite partition)

J'ai appelé le nouveau noyau "vmlinuxtest" uniquement pour le différencier de celui d'origine. Vous lui donnez le nom que vous voulez sauf "vmlinux" ! Fermez Linux. Modifiez votre script de lancement "amiboot" en remplaçant "vmlinux" par "vmlinuxtest" et exécutez-le. Normalement ça fonctionne. Il se peut qu'il y ait des "warnings" (alertes) si vous avez défini des modules. A ce moment-là, revenez dans /usr/src/linux et tapez :

make modules
make modules_install
depmod -a

Vous pouvez redémarrer Linux avec le même script. S'il y a encore des alertes, c'est qu'il reste encore des fichiers *.o. Effacez-les en retapant la commande "depmod -a" dans les répertoires au-dessous de /usr/src/linux/lib/modules. Voilà vous avez un Linux tout neuf !

Pour ce qui est des modules, à vous de voir. Je ne vais quand même pas tout faire à votre place ! Lisez la doc ! Allez, je vous le dis quand même : les modules, c'est un moyen d'intégrer des fonctionnalités dans le noyau, de manière ponctuelle. Cela signifie, qu'elles ne sont pas présentes en permanence mais sur commande. Les modules permettent en quelque sorte d'avoir un noyau plus petit mais qui sera ralenti lorsque vous les utiliserez.

On fait comme on le sent ! Personnellement, je ne les utilise pas sur l'Amiga. Si ça vous intéresse, vous les définissez au moment de la configuration. Vous avez trois options : y, m ,n. Pour ceux qui ne suivent pas, ça veut dire : yes, module, no. Donc, si vous cochez "m", la fonctionnalité correspondante sera sous forme de module. A vous de faire maintenant !

Sympa Linux ?

Si tout cela peut aider certains d'entre vous, tant mieux ! Par contre, j'insiste sur le fait qu'il vous faudra faire un petit effort si vous voulez tirer la "substantifique moelle" de ce fabuleux système. Dans le cas contraire, vous passerez à côté d'un tas de choses plus extraordinaires les unes que les autres.

N'oubliez pas que Linux n'est pas une "usine" en version bêta. C'est un système stable mais en perpétuelle évolution. Pour cette raison, n'hésitez pas à chercher sur tous les sites dédiés. Ce qui n'était pas valable hier, l'est peut-être aujourd'hui.

Un lecteur m'a demandé si les cartes SCSI Oktagon étaient gérées. Elles ne l'étaient pas lorsque je lui ai répondu. Depuis, un pilote est apparu sur la liste de diffusion de comp.os.linux.m68k.

Ça change tous les jours. Profitez-en d'autant plus que c'est "cadeau". Ceci est bien évidemment valable pour l'énorme logithèque de Linux. La qualité de ces produits n'est plus à démontrer et, en plus, il en existe une quantité incroyable dans tous les domaines. La différence entre Linux i386 et Linux m68k se réduit de plus en plus et c'est une excellente nouvelle.

Bien sûr, l'Amiga m68k (le vrai quoi !) est encore léger en performance par rapport aux "radiateurs" de M. Untel mais ça reste parfaitement utilisable. Encore un petit effort du côté des pilotes de cartes graphiques et ça deviendra carrément génial !

Enfin, une petite anecdote : un lecteur m'a demandé si sur l'Amiga, c'était comme sur PC, il semblait que la machine était plus rapide sous Linux. Vous pensez ! La différence entre les poubelles sous Fenêtres et l'Amiga, c'est que l'Amiga possède un véritable OS qui va vite même sur des petites configurations. Les machines sous Fenêtres possèdent un OS (DOS !) antédiluvien sur lequel on a rajouté un logiciel qui sert d'interface graphique. Même avec un Pentium II à 450 MHz, le chargement sera long et à l'utilisation vous ne verrez pas grande différence. Allez, vous gagnerez une demi-seconde à l'ouverture de votre page de calcul ou de votre document ! Mais attention : si vous ouvrez deux fenêtres simultanément, ça fait courant d'air...

Par contre, mettez Linux là-dessus et vous allez voir si ça déménage ! Je viens d'installer Linux sur un 400 MHz : je n'en suis pas encore revenu ! On ne compile plus sur cet engin, on lance une commande ! Le temps de dire "ouf" et c'est fini. Même pas le temps de lire ce qui se passe...

Pour rester dans les comparaisons "foireuses" : j'ai un serveur sous NT (au boulot, pas chez moi) avec un ensemble RAID1 (deux disques), 128 Mo de mémoire le tout fonctionnant à 350 MHz. Windows NT s'amorce en trois minutes ! Mais avec Windows 2000, vous allez voir...

Et avec 3000 alors ! Allez, Unix (et ses multiples moutures) a encore de beaux jours devant lui avant d'être détrôné par les assemblages Lego de la mafia de Redmond.

En résumé, quel meilleur moyen que Linux pour ajouter une nouvelle corde à l'arc de votre Amiga ?

Allez, courage, ça en vaut la peine.


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