Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 20 novembre 2017 - 01:17  

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Matériel : DraCo
(Article écrit par Pascal Rullier et extrait d'Amiga News - novembre 1995)


DraCo est le nom du premier clone Amiga créé par MacroSystem, la firme allemande. Sa conception est totalement différente par rapport aux autres machines que nous connaissons. Le projet est né en 1994, quand un groupe de seize personnes se sont lancées dans l'idée de fabriquer un nouvel Amiga. Comme Commodore allait fermer boutique, plus aucun Amiga n'allait être disponible, et cela pouvait donc mettre potentiellement MacroSystem en difficulté. L'équipe de MacroSystem développa ainsi le DraCo. Son développement prit neuf mois (quatre pour avoir un prototype qui démarre et cinq autres mois pour le finaliser). Voici nos premiers tests.

Matériel

Le DraCo se présente sous un boîtier tour avec une trappe à l'avant. Derrière celle-ci se trouvent un bouton "Reset", un bouton "Turbo" (non câblé), un afficheur de vitesse et l'accès aux différents périphériques disques. A l'extérieur, on trouve le bouton "Power" et une série de LED. La tour propose neuf emplacements pour les unités SCSI, un clavier PC, une souris série, un connecteur parallèle, un connecteur série.

DraCo DraCo

L'intérieur est très intéressant. J'ai été surpris par la clarté de la carte mère, qui n'est rien d'autre qu'un bus (fond de panier) avec cinq ports Zorro II, et trois ports sur un bus appelé DracoDirect avec des accès à 35-40 Mo/s. Sur un de ces ports, nous trouvons la carte processeur à base de 68060 cadencé à 50 MHz. Dessus, quatre emplacements mémoire permettent de monter de 4 Mo à 128 Mo. Les ROM sont des ROM 3.1 de 3000 en version tour. Deux CIA 8520 pilotent les périphériques classiques. Des nappes (SCSI-3, souris, série, parallèle) s'enclenchent dessus. Le bus SCSI est piloté par le dracoscsi.device avec le même circuit que sur les cartes contrôleur FastLane (voir test). Le dracoser.device pilote le port série, de même que le dracopar.device pour le parallèle. Il n'y a pas de sorties son ni vidéo sur la carte processeur.

DraCo
Bus

DraCo
Carte processeur

C'est juste en dessous, sur un autre port DracoDirect, que nous avons une carte graphique Retina Z3 DraCo (alias "Altais") à 4 Mo qui sert pour la vidéo. Elle permet des résolutions de 1152x862 en 24 bits et 2400x1200 en 8 bits, avec une bande passante de 110 MHz. Autant avoir un bon moniteur 17 pouces, voire 19. Ses 4 Mo de mémoire sont considérés comme de la mémoire Chip. 4 Mo de Fast sont livrés en standard.

DraCo
Retina version DraCo ("Altais")

Une carte audio Toccata 16 bits avec sa compression interne ADPCM, qui permet l'échantillonnage et l'écoute simultanée, et sa restitution jusqu'à 32 voies en même temps (rapport signal/bruit de 95 dB) peut être ajoutée dans un port Zorro II.

La VLab Motion, une carte optionnelle d'acquisition et de restitution vidéo dont la version DracoDirect doit être disponible fin octobre, permet d'utiliser cette station en station de montage virtuel non linéaire. Sa numérisation est de 50 trames (25 images) par seconde. Sa résolution de capture est de 768x592 et sa norme vidéo est du 4:2:2. Ses entrées et sorties sont en composite et Y/C. L'YUV est en option. Dans un studio de post-production vidéo, où on se sert principalement de MovieShop, nous avons utilisé des taux de compression de 85% sans la moindre gêne, mais attention à bien refroidir vos disques. La version DraCoDirect de la VLab sera encore plus performante.

Autres photos
Liste des caractéristiques
  • Boîtier tour.
  • Processeur 68060 à 50 MHz.
  • Quatre bancs mémoire (4 à 128 Mo).
  • Disque dur SCSI.
  • Lecteur CD x4 SCSI.
  • Carte graphique Altais (Retina Z3 DraCo 4 Mo).
  • Carte audio Toccata 16 bits.
  • Carte d'acquisition VLab Motion.
  • ROM Kickstart 3.1 (A3000T).
  • Deux CIA 8520.
  • Trois ports DraCoDirect (essentiellement un bus 68040 avec tampon, vitesse de 35-40 Mo/s).
  • Cinq ports Zorro II.
  • Un port série RS232.
  • Un port parallèle Centronics.
  • Un port SCSI DB25.
  • Un port lecteur de disquette HD 34 broches.
  • Un port SCSI interne 50 broches.
  • Un port souris.
  • Un port clavier.
  • Une prise clavier 5 broches DIN.
  • Une sortie vidéo analogique RGB.
  • Une sortie vidéo composite (nécessite le module V-Code).
  • Une sortie vidéo Y/C, 4 broches mini-DIN (nécessite le module V-Code).
  • Une entrée/sortie Y/C.
  • Une sortie YUV (nécessite le module Component).
  • Un port FireWire IEEE 1394 (nécessite le module DV).
  • Une sortie composite.
  • Deux entrées et deux sorties audio stéréo RCA Jack.
Côté DraCo

Nous avons droit à des outils DraCo : le DraCoSystem qui permet de choisir l'option CyberGraphX, un bus Zorro II rapide, etc., DraCoMouse permet de configurer différentes souris, DraCoSCSI pour du mode synchro, du transfert rapide, DraCoFloppy où vous pouvez choisir un type particulier parmi des disquettes 720, 800, 880, 960, 1440 et 1760 ko en format Amiga, PC et DraCo. Si vous insérez une disquette, le système essaiera de reconnaître le meilleur type, sinon une fenêtre de requête demande de choisir lequel est le mieux adapté, et DraCoSerNum qui donne votre numéro de série. Pour les préférences écran, vous avez droit aux modes DraCo 8 bits et 24 bits, qui sont en fait les modes Retina. Avec Rsys, j'ai pu voir les nouvelles bibliothèques DraCo : la dracographics.library et la dracommu.library. Au niveau resources, nous avons la draco.resource, la dracobattclock.resource, la dracobootpic.resource, la dracofdc.resource, la dracokeyboard.resource et la dracomouse.resource.

Côté vitesse

J'ai voulu lancer SysInfo, plantage. AIBB, quant à lui, essaie d'ouvrir l'audio.device, et le DraCo n'en a pas. Par contre, il existe un correctif pour le détourner. Cpu-Control donne 83 MIPS (environ 20 MIPS pour un A4000/040 à 25 MHz). Le programme Dhrystone donne 83662 dhrystones. Il était difficile de faire des tests de performance valables car la plupart des programmes sont au mieux en version 68040, et non 68060. Il n'existe pas encore de compilateur qui génère du code 68060, peut-être une des dernières versions de GCC. Je me suis donc appuyé sur des impressions d'utilisation.

Par exemple, la même scène sur différentes plates-formes comme un A4000/040 à 25 MHz, un Pentium 100, et le DraCo. La scène du studio extraite du CD LightROM s'affiche plus vite sur le DraCo. C'est fulgurant. Sous le modeleur, le DraCo travaille beaucoup plus vite.

De même, entre la même version d'Imagine, sur des mêmes scènes, le calcul sur DraCo est dans les mêmes proportions plus rapide, et encore les versions utilisées ne sont pas optimisées en 68060 ! Il n'est pas facile de comparer un 68060 avec, par exemple, un Pentium à 100 MHz. Néanmoins, en travaillant avec le DraCo, on s'aperçoit très nettement de sa très bonne utilisation du processseur et coprocesseur, de sa grande rapidité.

Côté pratique

A l'allumage, un sigle "DraCo" apparaît avec la version du fichier de démarrage. J'ai testé la version 0.41 du 4/9/95 (la version bêta) et la 1.0 du 28/9/95 (la version publique), ce qui confirme que nous sommes devant une machine d'un autre type. Le lecteur de CD est amorçable, ce qui permet d'installer le système. Dans la plupart des cas, elle sera livrée avec le système installé. Nous avons droit à un système 3.1 (Kickstart 40.68 et Workbench 40.42) et à CyberGraphX, un pur régal. La vitesse est époustouflante. Si les logiciels sont conformes au système, la promotion de l'écran se passe sans problèmes.

La configuration de base est 4 Mo de mémoire Fast, la Retina Z3 DraCo 4 Mo, un lecteur de CD SCSI quadruple vitesse, avec tout un lot de logiciels comme ADPro (avec le ProConversion Pack et les "loaders" de scanners Epson, HP, Sharp), MorphPlus, XiPaint, DigitalImage et AnCoS Stamp-Editor. Le chargement d'une image PhotoCD en 1536x1024 avec le chargeur d'ADPro prend environ 1,5 seconde. Une mise à l'échelle de 25% sur cette résolution prend environ 2 secondes. C'est un vrai délice de travailler à cette vitesse-là.

J'ai fait des tests sous le "Layout" de LightWave. Des scènes à plus 31000 polygones sont rafraîchies en moins d'une seconde, la fluidité en mode "bounding box" est sans saccade, les prévisualisations sont calculées rapidement. Le modeleur tourne très bien. J'ai également essayé Imagine, le calcul : une fusée...

J'ai aussi fait du LaTeX à partir du Fresh Fish, avec le lecteur de CD quadruple vitesse et les accès sont fulgurants (plus de 700 ko/s), la génération de fichiers DVI est extrêmement rapide. L'affichage avec Showdvi était fait à la résolution de la page et à 300 DPI. La mémoire de la carte graphique est très appréciable. Faire de la compilation (je me suis servi de GCC) est un pur délice. Le DraCo avec la VLab Motion a une vocation en montage virtuel. Comparativement à d'autres configurations pour le même prix, vous n'avez que la carte vidéo-SCSI avec un disque dur, sans la machine, avec un système d'exploitation plus lourd et moins souple qu'AmigaOS, sans carte graphique équivalente 24 bits. Le DraCo est un bon investissement pour cette utilisation vidéo, tout en laissant la possibilité de faire autre chose.

Côté évolution

Il est clair qu'avec une architecture évolutive de ce type, tout peut être changé. MacroSystem prévoit une carte processeur Alpha à base de 21066A (450 MIPS), soit une carte additionnelle à la carte processeur 68060, soit une seule carte processeur Alpha (ce qui impliquerait un portage AmigaOS sous Alpha). On sait déjà que le logiciel de montage MovieShop sera recompilé pour Alpha. L'évolution vers un contrôleur PCI est à prévoir. On sent très nettement que MacroSystem nous réserve de très bonnes surprises.

Ce que j'ai apprécié :
  • Un nouveau clone Amiga : le DraCo (j'espère qu'il y en aura d'autres).
  • La puissance du 68060 à 50 MHz.
  • Les 4 Mo de mémoire Chip de la Retina (à quand la même chose sur A4000 par exemple ?).
  • Le lecteur CD x4 livré d'origine.
  • Le lecteur de disquette haute densité multiformat.
  • Le rapport configuration/prix.
Ce que j'ai regretté :
  • Les versions non 68060 des logiciels.
Un grand merci à Alain Barbié pour m'avoir permis de tester les machines. *B)

DraCo : les premières impressions d'Éric Laffont

La sortie d'une machine compatible avec l'Amiga est un événement important. Le DraCo de chez MacroSystem est une machine hybride offrant beaucoup de qualités mais aussi d'importants défauts comparé à un Amiga classique.

MacroSystem est la société allemande qui nous a offert les cartes graphiques Retina Zorro II et BLTZ III entre autres. Le Draco a été créé à une époque où l'on ne trouvait plus d'Amiga et où l'avenir de l'Amiga semblait assez compromis. Rien que pour l'initiative, on ne peut que féliciter le constructeur. Hélas, le prix de la machine (6000 DM) est suffisamment élevé pour ne permettre son achat qu'à des institutions ou des professionnels.

Pas de jeu de composants

Le DraCo utilise le système d'exploitation de l'Amiga, sous licence d'Amiga Technologies. La différence avec l'Amiga repose sur le fait qu'aucun jeu de composants spécifiques ne soit présent dans le DraCo : pas de Denise, Agnus, Paula... Cette particularité restreint l'utilisation des programmes Amiga aux applications pouvant tourner sans avoir besoin du Blitter, par exemple, et sous RTG de type RetinaEmu ou CyberGraphX.

La compatibilité du système repose en résumé sur la partie ROM DraCo spécifique qui doit modifier les fonctions particulières des jeux de composants de l'Amiga en vue de les faire tourner sur le système DraCo. C'est dans ce domaine qu'il reste encore au DraCo pas mal de travail à accomplir.

Une vitesse flagrante

Lorsque le système fonctionne, la vitesse du tout est assez flagrante. Le test pour le processeur nous affiche une puissance de calcul de 83,5 MIPS qui se voit effectivement dès le chargement du Workbench. Les accès disque dur sont extrêmement accélérés et surtout la Retina Zorro III montre ici toute sa rapidité. Le Workbench en 256 couleurs va largement plus vite qu'un 2 couleurs sur un A4000. Pour tester la vitesse de calcul du tout, ADPro nous a montré que les manipulations des images sont désormais aussi rapides que le chargement de ces dernières. Pratiquement toutes les opérations ne prennent qu'une petite poignée de secondes quand ce n'est pas immédiat.

Côté applications institutionnelles vidéo, le DraCo était équipé d'une carte VLab Motion mais en version Zorro II. Ici aussi pourtant, les manipulations y étaient grandement accélérées. Il faudra cependant attendre avec intérêt la même carte mais en version port Draco pour certainement mieux apprécier les possibilités du DraCo dans cette application.

En fait, nous n'avons pas pu tester beaucoup d'applications faute de bonne ROM et manque de temps. Cependant, une fois rentré chez moi, j'ai comparé avec mon système l'écart de rapidité. De mon côté un Amiga 3000 muni d'une carte PPS 68040 à 42 MHz avec 20 Mo de mémoire cache 60 ns, 8 Mo de mémoire Fast et 2 Mo de mémoire Chip, l'affichage s'effectuant sur une carte Retina BLTZ III. Le résultat des courses donne que le DraCo est en moyenne trois fois plus rapide.

L'Amiga le plus rapide du moment

Pour conclure, on peut affirmer que le DraCo est une machine hybride assez intéressante mais dont le prix est élevé. Il va sans dire que son évolution dépendra vraiment de la capacité de MacroSystem à adapter les principaux logiciels de l'Amiga au DraCo.

Côté performance, il n'y a pas photo : l'utilisation de la carte mère à base de 68060, de ports DraCo à haut débit et d'une carte graphique très rapide dédiée au système, fait du DraCo l'Amiga le plus rapide du moment. Son utilisation s'orientera surtout vers les applications nécessitant une bonne puissance de calcul, le traitement des images, la 3D et la vidéo. Son prix, hélas trop élevé, fait de cette machine un modèle qui ne sera pas accessible à tous. Cette expérience nous montre surtout que l'Amiga muni d'un 68060 sera en 1996 une machine avec laquelle il faudra compter vis-à-vis de ses concurrents, en attendant les Power Amiga...

Nom : DraCo.
Constructeur : MacroSystem.
Genre : ordinateur.
Date : 1995.
Prix : 6000 DM (environ 21000 FF) pour la machine de base, 14995 $ aux États-Unis.


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