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En pratique : Réaliser une copie de sauvegarde d'une disquette
(Article écrit par Giorgio Cupertino et extrait d'A-News (Amiga News) - septembre 1988)


CopyDisk : un art

Tous les utilisateurs d'un ordinateur deviennent rapidement familiers avec le terme "back-up" qui indique la copie de sauvegarde d'une disquette.

A une disquette tout peut arriver... Perdue, volée, égarée, abîmée par n'importe quelle cause (aux États-Unis, il y a en tête des statistiques les "spills of coffee" ; vous n'avez jamais renversé votre café sur la table ?...).

Une disquette défaillante, quelle que soit la raison, est toujours un problème. Problème vite résolu si l'on dispose d'une copie de sauvegarde.

On obtient une copie de sauvegarde d'une disquette en faisant tout bêtement la copie de la disquette d'origine. Évidemment, il faut que la copie soit "bonne" sinon la sauvegarde n'aurait plus de sens.

J'étais poussé à écrire cet article par le nombre incroyable de copies défectueuses qui passent entre mes mains. Je me réfère bien à des copies défectueuses et non pas à des disquettes défectueuses. Je précise bien "copies défectueuses", car mal copiées, tandis que l'original était sain, non protégé et tout à fait normal.

Essayer de copier une disquette "protégée" peut (souvent) être un échec total, car certaines maisons "protègent" leurs disquettes dans ce but, notamment celles de jeux.

Ici je ne me réfère pas à la copie de ces disquettes spéciales. Je me réfère explicitement et exclusivement à des disquettes absolument normales. D'ailleurs, comment penser pouvoir copier des disquettes protégées si d'abord l'on n'est pas capable de copier les autres.

Les deux solutions

Quelqu'un pensera que je me moque de vous car, en principe, il n'y a rien de plus simple que de copier une disquette. D'autant plus que votre Amiga offre d'origine deux solutions : l'une à partir du Workbench (il suffit de superposer une disquette sur l'autre) ; l'autre à partir du CLI par moyen de la commande DiskCopy. Pour le deux voyez vos manuels.

Où est donc le problème ?!... vous me direz. Le problème est bien là : beaucoup parmi vous n'utilisent pas ces deux systèmes car il existe une très grande quantité de super copieurs, ultra-rapides, multi-options, extra performants et je ne sais pas quoi d'autre encore ! Bon, arrêtez de les utiliser !

En réalité, ces copieurs, pour la plupart, sont étudiés pour dupliquer les disquettes protégées. Leur algorithme de copie a été optimisé pour ça et pas pour des disquettes normales. Sans entrer dans les détails des schémas de protection, il faut avant tout savoir que certaines protections posent sur le fait qu'une erreur a été volontairement "glissée" sur une piste (un copieur normal non seulement s'arrêtera face à cette erreur, mais il sera aussi incapable de la reproduire).

Erreur sur les disquettes

En revanche, une disquette normale ne devrait contenir aucune erreur. Il faut savoir à se point qu'une disquette, même parfaite, peut toujours générer une erreur en lecture : mauvais positionnement de la tête du lecteur, changement dans la vitesse de rotation, autres causes aléatoires en général.

Dans un cas pareil, un copieur normal fait une chose fort simple : il va réessayer (normalement deux ou trois fois). Il vous sera arrivé en effet, pendant une copie, d'entendre provenir du lecteur un bruit différent que d'habitude ; techniquement on dit que le lecteur a recalibré la tête de lecture. En pratique, cela veut dire que le programme de copie soupçonne que l'erreur était due à un mauvais positionnement de la tête et donc va réessayer la piste qui n'est pas passée en recalibrant la tête pour mieux la positionner.

Avec les super copieurs que j'ai mentionné plus haut, la chose se passe différemment. Un copieur conçu pour la duplication des disquettes protégées, face à une erreur de lecture, va réagir d'une façon différente car il se doute (et d'après lui à raison) de la présence d'un schéma de protection et, par conséquent, il fera de son mieux pour reproduire (copier) l'erreur telle quelle. Et ainsi de suite de copie en copie, il est fort possible que des erreurs s'ajoutent à chaque passage !

C'est peut-être un paradoxe mais on pourrait conclure qu'il est plus facile de copier des disquettes protégées que des disquettes normales. L'on pourrait aussi avoir l'impression (fausse) que ces super copieurs ne sont pas bons.

Heureusement, ce n'est pas le cas. En réalité un copieur (tel que n'importe quel autre instrument), plus il est performant et sophistiqué, plus il exige de la maîtrise pour son utilisation.

Règle de base pour la copie

Mon but ici n'est pas celui de vous apprendre à utiliser les copieurs qui existent dans le commerce (pour cela il y a les manuels) mais je vous donnerai les indications nécessaires à réussir vos copies (de disquettes normales) quel que soit le copieur employé ! Les voilà :

Règle #1 - Si votre copieur offre plusieurs options (les plus connues sont "Nibble" et "Sector") utilisez toujours le mode "Sector" (au lieu du mode "Sector" certains copieurs offrent le mode "Verbatim", si tel est le cas utilisez celui-la).

Règle #2 - Si votre copieur offre l'option "Verify" utilisez-la. La copie sera plus lente mais vous serez raisonnablement sûrs du résultat.

Règle #3 - Si par le moyen de votre copieur, ou de n'importe quel autre utilitaire, vous arrivez à identifier le(s) numéro(s) de la(les) piste(s) qui ne passe(nt) pas, et si votre copieur permet la duplication d'une seule piste bien précise, utilisez cette option pour recopier uniquement les pistes défectueuses.

J'ai voulu ici privilégier la pratique. C'est pour cette raison que j'ai omis l'explication de mots techniques tels que Nibble, Verbatim et autres.

Récupération de données

Dans un article précédent, j'ai parle de mon expérience relative à la récupération d'une disquette défaillante. Bien des lecteurs m'ont demandé de donner plus d'explications à ce sujet. Récupérer une disquette, ou récupérer des fichiers sont deux choses liées mais qui demandent deux procédures différentes.

Avant d'arriver à récupérer le contenu d'une disquette, il faut bien connaître sa structure. En plus, toute intervention critique sur une disquette pourrait être fatale. Dans la mesure du possible, il est toujours prudent d'intervenir sur la copie de la disquette défaillante (ou qui contient les fichiers totalement ou partiellement détruits).

C'est aussi pour cette raison que j'ai jugé nécessaire de vous apprendre à obtenir des bonnes copies, avant d'expliquer les interventions plus sophistiquées.

Happy Copying !

PS : la qualité du support magnétique est primordiale pour la réussite d'une bonne copie. Je n'insisterai jamais assez sur le fait que les disquettes pour Amiga doivent être double-face, double-densité, 135 TPI.

PS 2 : toutes les disquettes PDS que je diffuse sont dupliquées en tenant compte des règles 1 et 2 citées plus haut. Celles qui tombent sous la règle #3 sont écartées sans pitié. Après duplication, chaque disquette est testée individuellement. Tout cela bien sûr a son prix ; notamment en terme de temps et d'usure des lecteurs. Les résultats en revanche sont très satisfaisants ; car en effet pendant plus de deux ans je n'ai eu que seulement quatre disquettes défaillantes en retour.

CopyDisk : suite (octobre 1988)

Dans A-News #5 (courriers des lecteurs), Bruno Napoli nous faisait part d'une découverte concernant la possibilité de recopier une disquette défaillante. La procédure, fort simple, consiste à lire et à récrire cette même disquette. Miracle : dans bien des cas ça marche !

L'éditeur faisait remarquer le manque de logique dans tout ça car un copieur reproduit ce qu'il lit.

Dans l'article présent, je donnais plusieurs conseils utiles à bien réussir vos copies.

Ces trois points ont provoqué un déluge de questions et bien des lecteurs m'ont sollicité à écrire d'avantage sur ce sujet car ils veulent savoir la vérité ! Certains ont assuré que l'astuce suggérée par Bruno Napoli est efficace ; d'autres ne comprennent pas la logique ; la plupart sont curieux de connaître les explications techniques si elles existent.

Voilà, vous êtes servis ! Il faut préciser avant tout que le KWIC (Key-Word In Context), c'est-à-dire le mot-clef dans le contexte de la réponse de l'éditeur est : "un copieur reproduit ce qu'il lit !".

En réalité, la différence entre une disquette parfaitement saine et une disquette défaillante n'est que très rarement aussi nette. Sauf des accidents tels que les "spills of coffee" (voyez plus haut) ou des défauts d'origine, les disquettes ne s'abîment pas forcément tout d'un coup. Dans la quasi-totalité des cas elles donnent des "signes de défaillance". Des erreurs de lecture/écriture, le bruit des lecteurs qui sont obligés de recalibrer plusieurs fois avant de lire une piste, un démarrage raté mais qui après passe, sont tous des signes d'une probable défaillance d'une disquette.

Tout cela est dû au fait que, à un certain moment, une piste pourrait être mal lue (n'oublions pas à ce sujet l'erreur statistique, qui s'applique aussi en écriture ; pour plus de détails voyez les manuels techniques sur ce sujet).

Si une piste est mal lue, cela ne veut pas dire qu'elle soit illisible. Si par exemple une piste a été écrite à l'origine un tout petit peu décalée car la tête du lecteur s'était mal positionnée pendant l'écriture, un mauvais positionnement du lecteur en phase de lecture pourrait rendre la piste totalement illisible, d'autant plus si celle-ci a un taux de magnétisation faible ou affaibli par le temps. En revanche, une "erreur" de positionnement, mais dans la bonne direction, arrivera à relire la piste sans aucune difficulté. Dans bien des cas les disquettes (surtout les bas de gamme) deviennent défaillantes progressivement dans le temps. L'usure (poussière, frottement, etc.) avec une perte de magnétisation (du signal affaibli en lecture) font des dégâts irréparables.

C'est pour ces raisons qu'il est une règle d'or de faire immédiatement une copie de sauvegarde au tout premier symptôme de défaillance d'une disquette. Sa dégradation progressive permet en effet de la récupérer avec un ou plusieurs essais de copie, tandis qu'une utilisation ultérieure ne ferait que favoriser sa détérioration jusqu'au point de devenir vraiment illisible.

Voilà donc la logique : une piste détériorée avec un signal magnétique faible peut être lue après même plusieurs tentatives et cette même piste, une fois stockée dans la mémoire de l'ordinateur, pourra être récrite avec un nouveau signal au bon niveau qui va "remagnétiser" la piste qui était défaillante.

Ceci est la théorie. En pratique, ce que veut laisser entendre ce lecteur, consiste à recopier une disquette sur elle-même. Pour les raisons expliquées plus haut ce système peut fonctionner (et dans la plupart des cas ça marche) mais il est dangereux car le programme de copie justement récrit ce qu'il lit. S'il a mal lu, il écrira quelque chose qu'il a mal compris en le substituant au signal (piste) d'origine. De cette façon, un essai ultérieur devient impossible car le contenu de la piste originale a été entretemps effacé (récrit).

En plus, il est presque toujours impossible d'établir au préalable si la disquette aussi est défaillante et non seulement le signal.

Recopier une disquette qui donne des signes de faiblesse est donc parmi les moyens plus simples, rapides et efficaces pour essayer de la récupérer. En revanche, pour votre sécurité, faites vos tentatives seulement d'une disquette à une autre. La recopier sur elle-même est trop dangereux.

J'espère ainsi que tout le monde sera content : rien de magique, rien de mystérieux, rien d'illogique.


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