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Matériel : Citizen 224
(Article écrit par Jérôme Pagès et extrait d'Amiga News - novembre 1992)


La nouvelle imprimante 24 aiguilles de chez Citizen nous a été aimablement proposée avec le logiciel Citizen Print Manager qui est une version simplifiée de TurboPrint 2.0. Quels sont les résultats de cette alliance logiciel-matériel ?

Citizen 224

Citizen 224

Citizen 224

De la Swift 24 à la 224

Déjà utilisateur de la marque, je bénéficie depuis plus d'un an des services d'une Swift 24. L'aspect du nouveau bébé de 5,5 Kg, la 224, est resté quasiment inchangé, la coque est identique en couleur et en forme, seul le capot avant est maintenant totalement de couleur fumée (nettement moins salissant).

Le grand changement vient du panneau de contrôle. Pour la petite histoire, c'est le système très original à l'époque, proposé par Citizen sur la Swift 24, qui avait motivé mon achat. Deux lignes d'écran LCD assistaient vos réglages des différents paramètres et servaient de base de dialogue entre vous et la machine. On était bien loin des microcommutateurs et autres systèmes de questions/réponses sur papier !

A l'usage, la méthode de contrôle proposée sur la Swift s'est avérée très délicate. La séquence de touches à effectuer pour modifier certains paramètres est assez impressionnante. Il n'est pas rare de devoir enchaîner plus d'une vingtaine de touches pour arriver à son but (20 pressions sur plusieurs des 6 différentes touches permettent de régler la taille du papier à 11 pouces par exemple). Ainsi, la méthode de programmation utilisée n'est pas très heureuse puisqu'elle nécessite des connaissances particulières sur l'enchaînement à effectuer. Il n'y a pas de repère sur l'écran de la Swift 24 permettant, par exemple, de savoir si l'on se trouve en mode modification ou en mode consultation des paramètres (ou alors je ne l'ai pas trouvée...).

J'ai donc regretté un peu le système désespérément simple et rapide (c'est ce qu'il me faut) des microcommutateurs. En contre-partie, le système LCD était très utile pour tous les messages d'erreur qui étaient alors clairement signalés.

Le panneau de contrôle de la 224

La Citizen 224 utilise un nouveau système de contrôle beaucoup plus simple et agréable à utiliser. D'une part des microcommutateurs faciles d'accès (pas besoin de retourner l'imprimante ou de la démonter entièrement) permettent de définir la configuration de base (polices par défaut, taille de papier, sélection des jeux de caractères en fonction du pays, etc.) et d'autre part un mécanisme de panneau coulissant à quatre positions affectent un rôle particulier (clairement décrit) aux quatre boutons de contrôle de l'imprimante.

Citizen 224

Cette méthode permet d'avoir clairement sous les yeux le rôle principal de chacun des interrupteurs et de savoir à tout moment ce que l'on fait.

Un clavier revu et corrigé

Il est important de remarquer que le mécanisme des contacts a été fort heureusement changé. La Swift 24 souffre d'un système très fragile (façon clavier plat des premiers TO7, même pas de touches-gommes, tout aussi peu fiable !). La surface plastique qui sert de support de pression finit par se découper autour de la zone de contact, ce qui est ni esthétique, ni étanche à la poussière (Citizen, tu ne veux pas m'envoyer un nouveau clavier s'il te plaît, je te promets, je le casserai plus...). La 224 dispose d'un interrupteur en plastique rigide au contact franc.

Introduction du papier

Cette imprimante gère tout type de papier d'une largeur de 18,3 à 25,4 cm en feuille à feuille et de 10,1 à 25,4 cm en continu. Le grammage géré varie de 70 à 100 gm2 (des feuilles A4 de 110 gm2 ont été essayées et se coincent de temps en temps sur les extrémités du capot-guide à cause de leur trop grande rigidité. Ah, si les rails de guidage avaient été un petit peu plus longs.

Le système de guidage du papier en "continu" a été très bien étudié mais celui-ci ne permet pas la traction de rame de feuilles après le passage du cylindre comme sur la Swift 24 qui propose les deux systèmes "tracté" et "poussé". Le deuxième mode est le seul proposé par la 224. L'avantage incontournable de celui-ci est le passage immédiat et semi-automatique en mode feuille à feuille ou en mode "listing" (super utile car cela évite de tout enlever pour passer une simple feuille entre deux listings de programmes). Pour faciliter largement la tâche de l'utilisateur, le papier est avancé automatiquement jusqu'à la tête d'impression (qui se centre sur la feuille).

Dans le mode "listing", le papier se parque et se repositionne, là aussi, automatiquement, même pour être découpé selon les pointillés sur la réglette du capot, prévue à cet effet... génial, non ?

Les pilotes

L'avantage des dernières imprimantes Citizen est la gestion des codes de contrôles des systèmes Epson LQxxx et IBM Proprinter (avec NEC en mode graphique sur la 224). Autant dire que n'importe quel système informatique (qui se respecte) dispose de pilotes d'imprimante pour ces deux "grands". Bien entendu, certains codes sont spécifiques à l'imprimante : choix de l'émulation, mode déchirage du papier (nouveau sur la 224), sélection des caractères Windows (tout aussi nouveau), sélection d'impression agrandie qui est assez spectaculaire mais le graphisme des polices est simplement "zoomé", etc.

La couleur en mode "texte"

La particularité extrêmement appréciable de cette imprimante est son système couleur. Au moyen d'un ruban quadrichromique (noir, bleu, rouge et jaune) et d'un moteur qui le positionne automatiquement (pas de jonglerie ridicule avec des rubans de couleurs différentes), ce petit bijou vous génère de magnifiques pages en couleurs. C'est une des meilleures façons de donner du relief à vos documents. En combinant les quatre couleurs de base, la 224 vous propose directement sept couleurs utilisables en mode "texte" (vert, violet et orange en plus).

Les graphiques en noir et blanc

La qualité d'impression graphique de la Citizen est excellente et irréprochable. La résolution de 360x360 DPI est très honorablement respectée et en ajoutant une photocopie de qualité au document issu de la 224, vous obtenez un résultat quasi équivalent à un tirage "laser" (certains spécialistes de la rédaction s'y sont même trompés !). Mais les performances ne s'arrêtent pas là !

La nouveauté : des pilotes spécifiques

Afin d'utiliser au maximum les possibilités de ses imprimantes, Citizen propose une version adaptée du logiciel TurboPrint 2.0 de IrseeSoft, Citizen Print Manager v1.0 (mars 1992). Il est très important de noter que ce genre d'initiative (association de développeur logiciel et matériel) est très rare, notamment dans le milieu Amiga qui est souvent un peu oublié.

Certains pilotes pour d'autres marques d'imprimantes sont toujours attendus et s'il n'y avait pas le domaine public pour favoriser leur développement, je connais plusieurs imprimantes réputées qui auraient fini par passer par la fenêtre (notamment la Canon, laser ou BJxx). Bravo à Citizen pour avoir réalisé jusqu'au bout cette performance.

Ce logiciel améliore énormément la qualité des tirages couleurs sur papier par rapport aux résultats donnés par les pilotes du Workbench. Après des heures d'utilisation, nous nous sommes rendus compte de certaines petites règles à suivre. Il n'y a d'abord pas de configuration universelle pour Citizen Print Manager. Chaque création graphique, en fonction du contraste, de la luminosité et de la répartition des couleurs demande des réglages différents.

Un des paramètres très important en ce qui concerne les critères cités est le réglage du seuil du noir et blanc. Variant seulement de 1 à 15, il a des effets très importants sur le traitement des couleurs. Un fond clair peut disparaître et laisser la place au blanc du papier donnant finalement beaucoup plus de valeur au résultat final (même s'il n'est pas toujours conforme à l'image d'origine). Il faut bien comprendre que le support de l'image qu'est l'écran et le support du dessin qu'est le papier ont des comportements "chromatiques" très différents ce qui justifie nettement le menu couleur du logiciel. Il s'agit en fait d'adapter au mieux son image à un nouveau support.

Le paramètre correction d'interligne a un effet direct sur l'apparition des bandes spécifiques aux imprimantes matricielles. Le paramètre "gamma" permet (et c'est sans doute le plus important) de donner beaucoup plus de luminosité aux couleurs.

Malheureusement, un des défauts remarqués de la méthode d'impression couleur utilisée est la partie jaune du ruban qui a tendance à se salir après plusieurs impressions pour des images très sombres comme le lion. Même avec un ruban presque neuf on a du mal à éviter des salissures noires sur fond clair dûs à ce phénomène.

TurboPrint 2.0

Et comme le ruban coûte plus de 200 FF, la production de grandes images couleurs en série n'est pas à recommander.

Conclusion

A part son niveau de bruit très élevé, la Citizen 224 nous a donné entière satisfaction. Du point de vue de la qualité des documents qu'elle imprime et des couleurs qu'elle offre, on peut se réjouir de la disponibilité d'un programme comme Citizen Print Manager (ou TurboPrint 2.0 plus complet). La mise au point de l'impression couleur est tout de même plus délicate et demande à être étudiée avec soin pour arriver à obtenir un beau résultat sans faire trente-six essais. Le prix de l'ensemble logiciel et imprimante est bien sûr très compétitif pour une 24 aiguilles couleur.

Bien que moins bien soignée que celle de sa grande soeur la Swift 24, la documentation de la 224 est très détaillée et propose de nombreux exemples en BASIC. La liste des codes est clairement spécifiée et commentée (pas comme sur la Deskjet 500).

La présence d'outils comme le vidage hexadécimal ou l'effacement direct du tampon sans éteindre la machine sont vraiment bienvenus. A noter également la disquette contenant les pilotes Windows 3 (utiliser le pilote Swift 24 pour la couleur même avec la 224, le pilote 224 semble avoir un bogue).

Pour :
  • Le prix.
  • L'émulation Epson.
  • La qualité d'impression.
  • La rapidité d'impression listing (180 CPS).
  • La couleur.
  • Le logiciel Citizen Print Manager.
  • La touche de vidage du tampon.
  • La documentation en français et détaillée.
Contre :
  • Le prix du ruban couleur.
  • La détérioration de la portion jaune du ruban.
  • Le bruit des aiguilles (55 dB).
  • La difficulté de trouver les bons réglages sur CPM.
Nom : Citizen 224.
Constructeur : Citizen.
Genre : imprimante.
Date : 1992 ?
Prix : 2490 FF (pilote : 120 FF HT).


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