Obligement - L'Amiga au maximum

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Test d'AmigaOS 4.0 Developer Pre-Release
(Article écrit par Jérôme Senay - juin 2004)


Depuis plus d'un an, le matériel était disponible et fonctionnel... mais sous Linux ! Après de longs mois d'attente, AmigaOS est enfin arrivé sur AmigaOne. Le défi était ambitieux mais une première version, orientée développeur, nommée "Developer Pre-Release" est depuis peu distribuée à chaque possesseur d'AmigaOne. Nous allons maintenant faire un tour d'horizon de cette préversion d'AmigaOS 4.0.

L'AmigaOne

Commençons tout de même par un bref rappel concernant le matériel. L'AmigaOne repose sur une architecture PowerPC et dispose d'extensions et de connecteurs standards. Celui-ci permet donc, contrairement à la précédente génération d'Amiga, de pouvoir utiliser, pour peu que l'on ait le pilote approprié, les composants du marché, que ce soit des cartes graphiques (Voodoo, Radeon, etc.), des cartes son (Sound Blaster, etc.), des cartes réseau mais aussi des claviers, souris, disques durs, graveurs et autres périphériques.

L'AmigaOne que j'utilise a un processeur PowerPC G4 à 800 MHz, disposant de 512 Mo de mémoire que j'ai équipé d'une carte graphique Voodoo3 (AGP), d'une carte son Sound Blaster Live!, d'un disque dur UDMA de 40 Go, d'un graveur Philips (série 3200) et enfin d'un modem routeur ADSL SX-200 (Olitec). Pour rappel, l'AmigaOne dispose d'un port Ethernet qui permet la connexion à un réseau. Un écran plat, un clavier et une souris complètent ma configuration.

Une version alpha

Dès la fin de l'année dernière, j'avais pu installer une version alpha d'AmigaOS 4.0 qui correspondait à peu près à ce qu'on pouvait voir à la dernière Alchimie : un système qui fonctionnait pour peu qu'on se limite à des clics et à des ouvertures de fenêtre. Mais dès qu'on voulait tester un peu plus le système, cela se terminait irrémédiablement par un plantage. Il faut dire qu'AmigaOS 4.0 ne fonctionnait sur AmigaOne que depuis quelques jours. De plus, dans mon cas, je devais utiliser un serveur TFTP à partir duquel je chargeais sur ma machine les fichiers nécessaires au démarrage d'AmigaOS. Bref, après quelques essais, j'arrêtais d'utiliser cette version, trop instable pour être réellement fonctionnelle. J'étais rassuré de voir qu'on arrivait à faire démarrer l'AmigaOne sous AmigaOS mais plutôt inquiet en voyant le manque de stabilité de cette version...

Une installation sans douleur

AmigaOS 4.0 s'est fait longtemps attendre mais début avril, j'ai pu enfin installer la préversion du système, sorte de version bêta destinée aux développeurs : oui, vous avez bien compris, la version finale n'est toujours pas disponible. Mais vous lirez par la suite que le niveau de cette Pre-Release est plus que correct et peut prévaloir à une utilisation quotidienne.

Un guide d'installation, très clair, dont une version française est disponible sur cette page, accompagne AmigaOS 4.0. Cette documentation est au format HTML et comporte une foultitude de photos d'écran qui permettent, pas à pas, d'effectuer l'installation sans problèmes particuliers.

Après avoir mis à jour le firmware (obligatoire), configuré U-Boot, on insère le CD d'installation et tout se déroule simplement : le Workbench apparaît rapidement, on personnalise ensuite quelques éléments clés comme le langage, l'heure, le clavier et la souris. L'étape la plus délicate arrive ensuite : le partitionnement de son disque dur mais là encore, la documentation est très claire et on se familiarise vite avec Media ToolBox, le nouvel outil de partitionnement plus complet et plus fiable que son célébrissime prédécesseur, HDToolBox. Suivent enfin la copie du système sur le disque dur et quelques paramétrages utiles comme le choix de la résolution ou de l'environnement sonore. L'installation dure environ vingt minutes. Un redémarrage et le système redémarre en une trentaine de secondes.

Prise en main

L'utilisateur n'est pas dérouté, on retrouve (avec plaisir) le Workbench que l'on connaît, même s'il a quand même connu un "lifting" bénéfique. Par exemple, les menus du Workbench sont devenus par défaut contextuels et même transparents si on le désire. On peut également ajouter des icônes dans les barres de titre des écrans. L'ensemble est, à mon avis, visuellement très réussi. L'architecture disque du système n'a pas changé et on retrouve immédiatement les préférences, les fichiers de démarrage (startup-sequence, user-startup, etc.), les datatypes et tout ce qui a fait l'Amiga jusqu'à aujourd'hui. Bref, l'utilisateur ne sera pas dépaysé et la prise en main sera, elle, instantanée.

La gestion graphique repose toujours sur une version 68k (donc émulée) des bibliothèques Picasso96 et Graphics. Malgré cela, la qualité de rafraîchissement graphique est plus que correcte pour une utilisation quotidienne et sera vraisemblablement améliorée par la suite. Pour l'instant, seules les cartes Voodoo3/4 (AGP/PCI) et Radeon sont gérées : SNAP, qui permettra d'utiliser plus de cartes, n'est pas intégré pour le moment (un portage LinuxPPC a cependant été réalisé). Côté sonore, AHI est intégré et permet déjà d'utiliser de nombreuses cartes son dont bien sûr les Sound Blaster ou compatibles.

Parmi les outils intégrés au système, deux concernent directement la gestion des disques durs (FFS, FFS2 ou SFS) : Media ToolBox, outil d'initialisation (définition des partitions, choix du système de fichiers, etc.) et Partition Wizard, outil de maintenance (vérification de l'intégrité, réparation, etc.). AmiDock, sorte de "barre" de lancement d'applications, est bel et bien présent avec son menu transparent. On retrouve également une gestion plus poussée des fichiers PDF (jusqu'à 1.4) avec AmiPDF (visualiseur) et AmiGS (impression). Notepad, l'éditeur par défaut, est le remplaçant amélioré d'EditPad.

Côté multimédia, Action (MooVId) est présent, quoique dans une ancienne version, et IBrowse 2.3, dans une version limitée à 30 minutes, permet de naviguer sur le Web grâce à la version complète de Roadshow, la pile TCP/IP d'AmigaOS 4.0 compatible Miami/AmiTCP/Genesis. Le Shell a connu lui aussi plusieurs améliorations appréciables : plus stable, nouvelles commandes (MD5sum, History, Recorder, etc.), complétion automatique, etc.

Un brin de personnalisation

Comme la préversion est composée principalement du système et du SDK, on en a vite fait le tour et je décide de personnaliser un peu plus mon Amiga. Outre les habituels réglages des couleurs et autres icônes, je décide de récupérer mon "patrimoine Amiga", c'est-à-dire toutes les données résidant sur mon Amiga 1200. N'ayant ni réseau, ni logiciel de gravure à ce moment, je prends le disque dur de mon 1200 pour l'intégrer directement dans mon AmigaOne afin de copier les données de disque à disque, ce qui se passe sans accroc.

Les préférences sont bien sûr toujours présentes : outre les habituelles ("Pointer", "Palette", "Serial", etc.), on en trouve de nouvelles comme "GUI", "Popup Menu" et "Screens" qui viennent compléter et améliorer grandement les préférences déjà existantes comme "Asl" ou "Reaction" pour une meilleure configuration de l'interface utilisateur. Tout est paramétrable ! Toutes les préférences sont maintenant dans le style "Reaction" qui est devenu le moteur GUI d'AmigaOS. Les classes de Reaction ont d'ailleurs été améliorées et enrichies et les autres styles (MUI, Gadtools, Triton, etc.) reposent maintenant sur celles-ci : les programmes utilisant ces autres styles fonctionnent sous AmigaOS 4.0 et héritent même du aspect paramétré pour Reaction.

On trouve également les préférences "Picasso96" et "Screenmode" pour paramétrer l'environnement graphique et "AHI" et "Sound" pour personnaliser l'environnement sonore. Terminons par les préférences "Internet" et "Amiga Input" qui permettent respectivement de personnaliser l'accès au Web (Roadshow) et de gérer les périphériques interactifs que sont les claviers, souris ou manettes. "Amiga Input", évolutif, a d'ailleurs été conçu pour être à la fois compatible avec le matériel déjà existant mais aussi avec les nouveaux à venir : l'esprit Amiga n'est pas perdu, qu'on se le dise.

Compatibilité

Vu le faible nombre de logiciels tiers natifs disponibles pour le moment, la qualité de compatibilité avec les applications existantes est primordiale. La préversion dispose a priori, d'après les tests que j'ai pu faire (Cf. liste sur boing.attitude.online.fr/amigaos/compatibility.html), d'une bonne compatibilité avec les programmes 68k, enfin ceux qui respectent le système ou ceux fonctionnant déjà sur carte graphique (non AGA) : la plupart des utilitaires (traitement de texte, dessin, musique, etc.) fonctionnent correctement. Il existe quand même quelques rares logiciels qui, soit fonctionnent mal (CygnusEd), soit ne fonctionnent pas du tout (Perfect Paint). Notez bien que l'émulateur 68k est interprété (le JIT n'est pas encore intégré au système). Concernant les logiciels AGA ou ECS, une version alpha de UAE est déjà disponible mais je n'ai pas pu la tester. Il semble également que les programmes WarpOS ne fonctionnent pas sous cette préversion.

AmigaInput

AmigaInput.
La fenêtre des préférences

La fenêtre des préférences.

Une utilisation quotidienne

Depuis que j'ai installé la préversion d'AmigaOS 4.0 sur mon AmigaOne, c'est devenu ma machine principale et je l'utilise d'ailleurs quotidiennement. La première raison est sans doute que j'ai pu rendre fonctionnelle facilement ma connexion ADSL grâce à Roadshow, la pile TCP/IP : lecture de mes courriels (SimpleMail, YAM), navigation sur le Web (IBrowse, AWeb) et gestion de mes comptes bancaires en ligne (AmiSSL) étaient le minimum requis pour que je puisse utiliser l'Amiga de façon sereine. Je peux également maintenir mon site Internet (boing.attitude.online.fr) directement à partir de mon AmigaOne grâce à AmiTradeCenter pour tout ce qui est protocole FTP. Sinon, pour la maintenance des pages HTML, un bon éditeur comme Notepad ou TurboText me suffit. La possibilité d'utiliser mon graveur flambant neuf sous MakeCD ou Frying Pan est aussi un gros plus. Côté musique, Amplifier et surtout SongPlayer sont devenus pour moi incontournables.

Côté jeux, ça reste pour l'instant limité même si j'ai pu jouer à Sam & Max grâce au moteur ScummVM, à quelques jeux SDL comme Marble ou aux jeux qui fonctionnent sous le Workbench. Notons quand même que UAE sera sans doute disponible à l'heure où vous lirez ces lignes et que pas mal d'autres émulateurs sont déjà disponibles comme MAME. En ce qui concerne les vidéos, je n'ai pas réussi à mettre la main sur un lecteur natif PowerPC fonctionnel : les films AVI ou MOV passent cependant plutôt bien sur des logiciels comme CyberAVI, CyberQt ou QT mais bizarrement moins bien sous Action (MooVId) qui est fourni avec la Pre-Release. Concernant les vidéos MPEG, c'est quand même beaucoup moins fluide et seuls Riva et Frogger s'en sortent à peu près bien dans leurs versions 68k émulées. Il est vraisemblable que les performances seront beaucoup plus convaincantes une fois que ces logiciels seront portés sur AmigaOS 4.0.

Une préversion pour développeur

N'oublions pas que le but premier de cette version est de fournir aux développeurs les moyens de porter ou créer des applications avant la livraison "grand public" d'AmigaOS. Le SDK s'installe très facilement et ceux qui ont galéré sur AmigaOS 3.9 pour installer GCC seront heureusement surpris de constater que ça compile du premier coup. Deux versions sont livrées : la 2.3.95 stable et sans reproche et la 3.4 bêta, plus expérimentale. vbcc 0.8 est également livré mais je n'ai pas pris le temps de le tester. La documentation, qui est trop souvent le "parent pauvre" des SDK, comprend quelques exemples, des autodocs, des informations sur les compilateurs et débogueurs. Ça reste quand même très minimal... Heureusement, on peut s'inspirer fortement des exemples/docs parues depuis la version 3.1 du système. Sinon, il faudra glaner les informations sur le Net dans les archives de nouvelles Usenet ou directement auprès d'autres développeurs (www.guru-meditation.net).

Personnellement, j'ai commencé par porter deux de mes programmes qui fonctionnaient sous 3.9 : le premier portage (un extracteur de fichier Tar, Untar Me Up) s'est déroulé sans accroc (moins d'une demi journée). Le second, Start Me Up, un gestionnaire de fichiers de démarrage, a été plus délicat (deux à trois jours) car l'application, plus complexe, fait appel aux bibliothèques du système dont l'architecture et la gestion a évolué (on utilise maintenant des interfaces pour pouvoir accéder aux fonctions d'une bibliothèque). Depuis, j'ai commencé le portage de Word Me Up qui s'effectue pour l'instant sans trop de difficultés...

Les manques

Notons quand même que certaines fonctionnalités annoncées ne sont pas intégrées à cette préversion et a priori, il y aura plusieurs mises à jour avant la version finale... Citons notamment l'USB, l'émulation JIT, SNAP (environnement graphique), Mesa 5.0, Nova, AmiSSL V2, Installer NG et MooVId PowerPC. N'oublions pas que c'est une préversion, il est donc normal que certaines fonctionnalités manquent encore à ce jour.

Sur la bonne voie

Après de longues, longues années d'attente, on ne peut qu'être satisfait d'avoir enfin un AmigaOS fonctionnant correctement sur un micro-ordinateur avec des composants plus standards. Le système est vraiment stable, plutôt rapide et surtout toujours fidèle à "l'esprit Amiga" : cette préversion devrait ravir les programmeurs de tout poil et les premiers portages/créations d'applications commencent déjà à voir le jour. Nul doute que ce n'est que le début de la déferlante Amiga...

Mes premières impressions sur cette version sont plus que positives. Le paramétrage complet de l'interface, le nouveau Reaction, Amiga Input et la vélocité du système sont quelques-uns des points qui me satisfont pleinement. L'Amiga est de retour ! C'est fois-ci, c'est vrai. :o)

Nom : AmigaOS 4.0 Developer Pre-Release.
Développeurs : Hyperion Entertainment.
Genre : système d'exploitation.
Date : 2004.
Configuration minimale : AmigaOne, PowerPC à 150 MHz, 64 Mo de mémoire, carte graphique Voodoo3/4 ou Radeon 7xxx/9xxx.
Licence : commercial.
Prix : Prix inclus à celui de la machine.


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