Obligement - L'Amiga au maximum

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En pratique : AmigaDOS - Les huit commandes de base
(Article écrit par Cécil B. de Mil et extrait d'Amiga News Tech - juillet 1989)


Après la démonstration des capacités de l'AmigaDOS par la réalisation du jeu de Nim, revenons sur les bases de l'AmigaDOS. Pour exploiter son Amiga, il n'est pas nécessaire de maîtriser les subtilités de soixante-quatre commandes, on peut se contenter d'en utiliser huit !

Le minimum

Le bagage minimum, qui vous permettra de vous débrouiller, est composé des commandes suivantes : Assign, CD, Copy, Delete, Dir, Ed, Makedir, Resident. Avant de les examiner dans le détail, je vous rappelle qu'il serait plus judicieux de suivre cet article en ayant à portée de clavier, une fenêtre Shell à des fins d'expérimentation.

Si vous ne disposiez pas d'un manuel (1.2 ou 1.3, Commodore ou éditeurs tiers), sachez que vous pouvez obtenir des indices quant à l'utilisation de n'importe quelle commande AmigaDOS, en tapant le nom de cette commande suivi d'un caractère "?". Cette interrogation présente un autre avantage pour les possesseurs d'un seul lecteur, car la commande informe l'utilisateur et attend de celui-ci les paramètres pour son fonctionnement. Ce petit truc est très utile en l'absence de commandes résidentes (voir plus loin la commande Resident), on obtient par exemple le contenu d'une disquette en tapant d'abord "Dir ?", puisque lorsque la commande a affiché les paramètres qu'elle accepte, le nom du lecteur dans lequel on a introduit la disquette "DF0:".

Assign

Rentrons maintenant dans le vif du sujet. Assign nom périphérique/répertoire permet d'effectuer un surnom à un périphérique, ou à un répertoire ; ce surnom, qui doit se terminer par un caractère ":", permettra d'adresser directement le répertoire assigné. Bref rappel du numéro 13 : l'AmigaDOS est doté d'une structure de répertoires système (les commandes sont dans le répertoire C:, les bibliothèques sont dans L: et Libs:, les gestionnaires des périphériques sont dans Devs:, les polices de caractères sont dans Fonts:). Pour vous en convaincre, tapez la commande "Assign" sans paramètre et étudiez le résultat.

Lorsque l'AmigaDOS a besoin d'un fichier particulier, il va le chercher dans le répertoire approprié (par défaut le répertoire correspondant de la disquette de démarrage). Cependant, ces répertoires systèmes peuvent être, en quelque sorte, déplacés par une assignation. Souvent en présence d'un disque dur, le fichier de démarrage (S:Startup-sequence) transfère les surnoms C:, L:, Libs:, Devs:, Fonts:... aux répertoires appropriés du disque dur.

Certaines applications utilisent cette faculté de l'AmigaDOS pour pouvoir trouver leurs fichiers de configuration et de paramètres dans un répertoire bien précis. Par exemple, le logiciel de mise en page Professional Page devra avoir, pour fonctionner, des fichiers stockés sur les disquettes PPage et PPageUtil. Lorsqu'on souhaite l'utiliser depuis le répertoire d'un disque dur, il convient d'avoir, au préalable, copié tous les fichiers par le Shell (car tous les fichiers ne sont pas dotés d'une icône), dans le répertoire en question et d'effectuer l'affectation des noms PPage: et PPageUtil: au répertoire, car c'est ainsi que le programme Professional Page pourra accéder à ses fichiers.

Cette affectation, qui peut être réalisée au cours du fichier de démarrage, prend donc la forme de deux lignes (à supposer que Sys:PAO est le nom du répertoire) :

Assign PPage: Sys:PAO
Assign PPageUtil: Sys:PAO

CD

CD est la forme abrégée de "change directory", cela permet donc de se placer dans un répertoire particulier, pour y effectuer des opérations AmigaDOS. S'il est toujours possible de donner le chemin complet d'accès à un fichier ou à une commande, en précisant le périphérique (marqué d'un caractère ":"), les répertoires (marqués d'un caractère "/"), et le nom du fichier, il est souvent moins fatiguant de donner le seul nom du fichier.

Comparez le nombre de caractères à taper (et le nombre d'erreurs potentielles) de ces deux groupes de commandes équivalentes :

Dir Sys:Devs/Printers
Copy Sys:Devs/Printers/Generic Sys:Devs/Printers/Bidon
Delete Sys:Devs/Printers/Bidon

...et :

CD Sys:
CD Devs
CD Printers
Dir Copy Generic Bidon
Delete Bidon

Le répertoire dans lequel on est positionné (si vous utilisez un Shell, son nom est inscrit juste avant le caractère ">" d'interrogation du Shell) est appelé répertoire courant. L'AmigaDOS a une sorte de préférence pour ce répertoire, car lorsque l'utilisateur spécifie un fichier sans donner son chemin complet, l'AmigaDOS le cherche d'abord dans ce répertoire courant. On a donc souvent intérêt à s'y positionner pour améliorer les temps d'accès.

Copy

Copy est quasiment la commande la plus importante, elle permet de réaliser la copie des fichiers, des répertoires et du contenu de ceux-ci (pas de XCopy à la façon de MS-DOS). Avec le système 1.3, la commande a reçu de nouveaux paramètres dont il faut surtout retenir "Clone". En effet, les fichiers sous AmigaDOS (à la manière d'Unix) sont dotés d'attributs (liés à la commande "Protect"), dont il suffit de dire qu'ils sont à préserver lors d'une copie. En conséquence, je vous recommande d'effectuer toujours vos copies avec cet argument à spécifier en dernier. Pour faciliter ce bon usage, il y a un alias défini dans le fichier de démarrage des Shell (S:Shell-Startup), qui définit une correspondance entre "XCopy" et "Copy... Clone". On peut donc utiliser indifféremment sous Shell les commandes "XCopy" ou "Copy... Clone" (pour découvrir les autres raccourcis, tapez la commande "Alias").

Lorsqu'on souhaite recopier les fichiers ou sous-répertoires contenus dans un répertoire, il importe de mentionner le paramètre "All". Ainsi, pour copier l'ensemble des gestionnaires d'imprimantes 1.3 de la disquette Extras sur votre copie de travail du Workbench, il vous faudra taper :

Copy "Extras 1.3:Devs" Work:Devs All Clone

Notez que les guillemets sont nécessaires autour du premier nom de fichier "Extras 1.3:Devs", en raison de l'espace entre "Extras" et "1.3".

La commande Copy peut être utilisée pour copier les fichiers ou les répertoires individuellement, mais elle peut aussi être mise en oeuvre pour plusieurs de ces entités, grâce à des caractères spéciaux, dits jokers. L'existence de jokers permet une plus grande efficacité, car il est toujours plus rentable d'exécuter une commande avec plusieurs fichiers comme arguments, que d'exécuter plusieurs fois cette commande avec des arguments différents à chaque fois.

L'AmigaDOS en présence d'un nom de fichier, contenant un ou des jokers, va appliquer la commande à tous les fichiers dont le nom "ressemble" au nom avec joker. Les jokers d'AmigaDOS sont plus nombreux que leurs équivalents MS-DOS ("?" et "*"), ils sont tout à la fois moins pratiques et plus flexibles. Le rôle du joker "?" est de remplacer un caractère : lorsqu'on voudra remplacer plusieurs caractères, on les préfixera du caractère "#". Ainsi, Copy test? PRT: envoie vers l'imprimante les fichiers test1 et test2, mais n'envoie pas le fichier test19. Si on souhaite aussi ce fichier, il faudra utiliser Copy test # ? PRT:. Ces jokers peuvent intervenir n'importe où dans le nom du fichier, par exemple Copy # ?2 RAM: est parfaitement licite et envoie vers le disque virtuel, les fichiers test2 et test12.

Les jokers AmigaDOS sont heureusement capables de faire plus, grâce aux symboles et "/", "(" et ")". Le caractère "/" permet de faire des combinaisons logiques pour appliquer une commande à plusieurs fichiers. Ainsi, la commande Copy C:If/Else/Endif RAM: copie le fichier "If" et/ou le fichier "Else" et/ou le fichier "Endif". Ce joker "/" est extrêmement pratique, parce qu'il permet de faire exécuter des commandes AmigaDOS sur des fichiers qui n'ont pas de partie de noms en commun.

A l'opposé, les parenthèses "(" et ")" permettent de limiter l'interprétation des jokers et de construire des spécifications de fichiers plus fines. La commande Copy C:(A/C/D/E) ? RAM: copie toutes les commandes débutant par les lettres A, C, D, E dans le disque virtuel, elle est plus élégante que Copy A # ?/C # ?/D # ?/E # ? RAM: et plus efficace que la série des quatre commandes Copy C:A # ? RAM:, Copy C:C # ? RAM:"... A l'évidence, ces caractères spéciaux, ainsi que les caractères "%" et ":" ne doivent pas être utilisés dans les noms de fichiers. Cependant, comme la longueur maximale de chaque élément d'un nom de fichier (périphérique, répertoire, nom) est de 30 caractères, vous avez de quoi décrire vos fichiers de manière explicite.

Delete

Delete est une commande à utiliser à bon escient, puisqu'elle efface les fichiers et les répertoires. Cette commande peut effacer un répertoire, même s'il est rempli de fichiers et de sous-répertoires, grâce au paramètre "All". Elle peut bien entendu être utilisée avec les jokers, mais il convient de faire très attention. En cas de doute sur l'interprétation par l'AmigaDOS des jokers, il est prudent de demander d'abord la liste des fichiers avec les mêmes jokers.

De manière plus concrète, si vous envisagez de faire une commande du type Delete TOTO # ?, ou Delete TOTO All, prenez le temps de faire un Dir TOTO # ? ou un Dir TOTO pour vérifier avant qu'il ne soit trop tard. Si, néanmoins, vous détruisez en quelques secondes le fruit d'un long labeur, vous avez la possibilité de récupérer les fichiers en faisant intervenir immédiatement la commande Diskdoctor.

Dir

Dir est l'abréviation anglaise de directory (répertoire), elle affiche le contenu trié d'un répertoire. Comme la signification exacte de répertoire peut vous échapper, essayez de concevoir une disquette comme une bibliothèque, dans laquelle sont rangés des documents. Ces documents sont regroupés dans des classeurs, qui eux-mêmes peuvent être rassemblés dans d'autres classeurs d'un niveau plus élevé. En informatique, la mémoire de masse (disque dur ou disquette) est la bibliothèque, les répertoires sont les classeurs, les fichiers sont les documents et les octets sont les lettres de l'alphabet (ils ne peuvent prendre de sens qu'en fonction du contexte).

Revenons à nos moutons et à la commande Dir. Elle peut certes s'utiliser avec les jokers, mais les résultats pourront vous surprendre. Elle dispose d'options, plus intéressantes les unes que les autres : on peut notamment limiter l'affichage aux fichiers (Dir files) ou aux répertoires (Dir dirs). Ce qui est réellement utile, c'est l'option d'affichage de la structure complète (Dir all), qui déroule toute la structure de manière récursive et c'est l'option interactive (Dir inter) qui permet à l'utilisateur, par un dialogue permanent, de naviguer dans la structure des fichiers et des répertoires.

Approfondissons un petit peu ce formidable outil qu'est le Dir interactif. Lorsqu'on exécute cette commande, l'AmigaDOS affiche, un par un, chaque nom de fichier et affiche un point d'interrogation pour vous demander ce que vous souhaitez faire. Si vous souhaitez passer au fichier suivant, pas de problème, la touche retour-chariot suffit. Si vous souhaitez arrêter, la lettre "Q" vous permet d'abandonner. Si vous souhaitez examiner le contenu du fichier, la lettre "T" l'affiche (pour en arrêter momentanément le déroulement, appuyez sur la barre d'espace - ou n'importe quelle autre touche - pour le reprendre effacer le caractère que vous avez tapé). Lorsque vous êtes en présence d'un répertoire, il vous est possible d'y entrer pour en étudier le contenu, en tapant la lettre "E". Au contraire, lorsque vous êtes dans un répertoire, il vous est possible de remonter, grâce à la lettre "B". Enfin, "last but not the least", la lettre "C" vous permet de faire exécuter n'importe quelle commande AmigaDOS sans interrompre la commande Dir.

Pour rendre cela plus clair, voyons ce petit exemple : Dir S: inter pour le contenu du répertoire des fichiers scripts de commandes AmigaDOS :
  • Lorsqu'il présente le nom d'un fichier intéressant suivi d'un point d'interrogation (exemple : "Startup-sequence ?"), répondre "T" pour le visionner.
  • Lorsqu'il le réaffiche, ou lorsqu'il présente un nouveau nom de fichier, répondre "C" pour passer en mode commande.
  • Et quand il vous demande la commande à exécuter (exemple : "command ?"), répondre "Copy s:startup-sequence PRT:" pour l'envoyer sur l'imprimante.
  • Pour terminer, il vous suffit de taper la lettre "Q".
Ed

Ed est un éditeur de texte véritablement minimum, il ne dispose pas de commandes évoluées et il ne connaît ni menus, ni souris. Cependant, comme il est tout petit et présent sur tous les Workbench (à l'opposé de MicroEmacs de la disquette Extras), il est très souvent utilisé pour les petites modifications des fichiers de configurations.

Ed travaille sur un fichier dont il faut spécifier le nom au lancement (exemple : "ED S:Startup-sequence"). Il est toujours en mode insertion, c'est-à-dire que pour remplacer du texte, il faut insérer le nouveau texte et effacer l'ancien. Le curseur (orange avec les couleurs standards du Workbench) est déplacé avec les flèches. Pour insérer une ligne, il suffit d'insérer un retour chariot, mais pour effacer une ligne superflue, il faut faire la combinaison de touche suivante : "Ctrl-B".

La touche "Effacement" fait reculer le curseur en effacant le caractère, alors que la touche "Suppression" supprime le caractère sous le curseur. Pour sauvegarder le texte modifié, il convient de taper successivement les touches "Esc" et "X", mais si on souhaite ne pas conserver les modifications, c'est la succession "Esc" et "Q" qui est requise. La recherche d'une chaîne de caractères se fait à partir du curseur en tapant d'abord sur "Esc" (qui, vous l'avez déduit, active le mode commande), puis la lettre "F" et la chaîne de caractères délimitée par des "/" (ou autres symboles spéciaux). Par conséquent pour chercher le mot nouveau, il faut faire "Esc", puis "F/nouveau/".

Ces quelques indications ne rendent pas justice à Ed, qui dispose de nombreuses commandes pour positionner le curseur dans le fichier, insérer des fichiers, sélectionner, couper, coller, sauvegarder les blocs ou mettre des marges. Cependant, je doute que vous ayez besoin de ces commandes supplémentaires, ou que vous souhaitiez mettre en pratique autre chose que ces flèches, Ctrl-B Esc-X et Esc-Q.

Makedir

Makedir est une commande des plus simples. Elle crée un répertoire pour que vous puissiez organiser vos données de manière efficace. Notez cependant qu'il n'y a pas d'icône associée à un répertoire lorsqu'il est créé sous Shell. Si vous souhaitez doter votre petit dernier d'une icône, il vous suffit de recopier l'icône associée à un autre répertoire. Il vous faut donc compléter votre commande "Makedir A-Moi" par la commande "Copy Empty.info A-Moi.info". Attention, les deux icônes seront évidemment superposées lors du premier accès, à partir de l'interface graphique Workbench.

Resident

Resident est sans nul doute ma commande préférée du système 1.3, car elle permet d'exploiter la flexibilité de l'AmigaDOS pour une plus grande facilité d'emploi et surtout une plus grande rapidité. En effet, Resident (déjà étudiée en détail dans cet article) permet de charger en mémoire des commandes prêtes à être exécutées, plus besoin alors d'insérer la disquette Workbench à chaque opération et quel gain de temps !

N'importe quel utilisateur du Shell se doit de rendre résidentes les commandes les plus couramment utilisées, sans cependant y consacrer toute la mémoire de son ordinateur. Les commandes qui peuvent être installées en résident ont été programmées de manière spéciale (elles sont réentrantes et réexécutables). Elles se trouvent dans le tiroir C: des commandes et sont signalées par l'attribut "Pure" (c'est pour conserver cet attribut qu'il convient de copier les fichiers avec la commande "Copy... Clone"). Installer une commande en résident est extrêmement aisé, il suffit de taper Resident "chemin complet de la commande Pure".


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