Obligement - L'Amiga au maximum

Dimanche 18 août 2019 - 06:30  

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Dossier : L'Amiga et son environnement vidéo
(Article écrit par Micky Chabane et extrait d'Amiga Spécial Environnement - juillet 1994)


Domaine de prédilection de l'Amiga depuis son début, notre machine excelle par ses capacités graphiques. Un environnement logiciel et matériel cohérent pourra répondre à toutes les attentes en matière de vidéo. Du titrage à la vidéo numérique de qualité diffusion TV (broadcast), l'Amiga sera toujours prêt à satisfaire vos besoins.

L'élément informatique

Malgré les remous et les rumeurs qui agitent l'univers de l'Amiga, et la sortie des processeurs PowerPC, notre machine reste encore à ce jour le meilleur compromis en vidéo et en imagerie en général. Cette affirmation prend appui sur un certain nombre de réalités techniques qui font que l'Amiga est le seul à offrir un environnement multitâche abordable du marché. Les techniques multimédias requièrent un noyau informatique temps réel, c'est-à-dire qu'une action ou requête doit être immédiate, sinon toute lecture de code temporel (time code) ou choix d'image précis par exemple, deviennent illusoires. Les PC sont quasiment temps réel sous DOS ou OS2 mais les environnements logiciels sont généralement sous Windows qui, lui, est tout, sauf temps réel car c'est une couche logicielle et non matériel qui prend la main directement sur la machine. L'autre point fort de l'Amiga est de posséder en série une sortie vidéo facilement genlockable.

Si les logiciels, avec des différences de vitesses notables, tournent sur toutes les machines, de l'A600 à l'A4000, la présence ou non d'un bus d'extension Zorro II ou III (ou non) détermineront le choix des matériels. Les Amiga 500, 600 et 1200, s'ils possèdent tous les ports nécessaires à une communication informatique (série, parallèle, mémoire, disque dur, PCMCIA) ne possèdent pas de bus d'extension interne mais il existe des extensions leur rajoutant des ports Zorro II.

L'A2000 possède un bus Zorro II 16 bits et les A3000 et A4000 possèdent un bus compatible Zorro II et Zorro III 16/32 bits. Selon les produits, nous vous signalerons, tout au long de cet article, les compatibilités machine.

Les sorties vidéo

Les A500, A600 et A2000 possèdent une sortie RVB couleurs ainsi qu'une sortie composite noir et blanc, l'Amiga 3000, lui, possède une sortie RVB et une sortie SVGA (inintéressant en vidéo). L'A1200 (comme l'A4000) a la particularité d'être équipés du jeu de composants AGA qui autorise dans le mode HAM8, un affichage de 262 144 couleurs choisies parmi une palette de 16 millions. Ce port vidéo offre une image proche de la qualité photo, ce qui donnera donc entière satisfaction au vidéaste éclairé.

L'Amiga 1200, en sus de sa sortie RVB, est pourvu d'une sortie PAL couleur de qualité correcte qui permet de transférer sans problème les images créées et modifiées dans votre machine vers votre magnétoscope. C'est sa force par rapport à ses prédécesseurs qui ne possédaient qu'une sortie noir et blanc. Son autre point fort est d'avoir une sortie équipée d'un modulateur permettant d'entrer votre image dans votre téléviseur, quel que soit son âge, à travers la prise antenne ; sinon la prise DB23 standard permet l'accès aux écrans du style 1084S de Commodore ou les téléviseurs récents haut de gamme dotés d'une prise Péritel complète. Attention, très peu de magnétoscopes sont pourvus d'une prise Péritel acceptant le RVB, la plupart se contentant du signal composite.

L'A4000, par la vitesse de ses processeurs graphiques, permet de présenter des animations en 256 ou 262 144 couleurs à 25 images/seconde. Commodore a dû concevoir un écran spécifique car en fait, seuls des moniteurs haut de gamine, donc chers, étaient capable de gérer les modes de balayage de l'A4000 qui vont de 15 à 31 kHz (un moniieur SVGA du commerce affiche de 31 à 38 kHz, adieu donc aux jeux et à l'affichage basse résolution bien pratique pour générer du 25 images/seconde à partir d'un disque dur).

Le nouveau 1942 est un moniteur quadrisynchrone, c'est-à-dire qu'il s'aligne sur les quatre fréquences générées par l'Amiga. Il est équipé de deux hauts-parleurs permettant une restitution du son stéréo (8 bits) sortant de la machine.

La configuration vidéo

Les standards et formats

C'est la première question à se poser avant de choisir son matériel. Pour la télévision, la France a adopté la norme SECAM alors que le signal composite PAL est le plus répandu dans le matériel vidéo-informatique, Y/C est institutionnel. L'avantage du SECAM est d'être compatible avec le matériel de salon. Le PAL est plus employé donc le plus compatible, il est également plus cher. Si votre choix est le SECAM, vous aurez besoin d'un transcodeur SECAM/PAL (matériel rare) pour le transfert ou la lecture vers le PAL (rentrer des images dans votre Amiga par exemple). Par contre, si vous optez pour le PAL, vous trouverez plus facilement des transcodeurs dans l'autre sens.

Les formats :
  • VHS (PAL ou SECAM) : vidéo composite, 320 000 pixels avec un son généralement mono.
  • VHS-C (PAL et SECAM) : identique au précédent mais compatible avec les magnétoscopes de salon par le biais d'un adaptateur.
  • S-VHS (PAL) : vidéo Y/C 420 000 pixels son FM stéréo.
  • S-VHS-C (PAL) : identique au précédent mais nécessite un adaptateur.
  • 8mm (PAL) : vidéo composite, 320 000 pixels son mono ou stéréo (FM sur certains modèles).
  • Hi8 (PAL) : vidéo Y/C 470 000 pixels ou plus son FM stéréo.
Au regard des chiffres, le Hi8 semble donner de meilleurs résultats, mais la miniaturisation du support magnétique de ce format le rend très fragile.

Les caméscopes

Nous commençons à recueillir les fruits du progrès technologique. La miniaturisation de l'électronique nous offre des caméscopes poids plume sans leur ôter leurs capacités, bien au contraire. Pour le grand public, on ne trouve pratiquement que des caméras de poing munies, pour la quasi majorité, d'un stabilisateur d'image (numérique ou optique). Tous les modèles proposés aujourd'hui sont équipés de mille et une fonction dont certaines relèvent parfois du gadget (mais chacun s'y retrouve). Ce genre d'appareil se décline en général en tout automatique.

vidéo Amiga
Un caméscope S-VHS de Panasonic

Le choix est certes difficile à faire lorsqu'en plus on redoute le perpétuel dépassement technologique. Les meilleurs résultats sont incontestablement attribués au S-VHS-C stéréo et au Hi8 stéréo dont les capteurs CCD (1/3,1/5 ou 2/3 de pouce) assurent des résolutions de 420 000 à 570 000 pixels. La mise au point est généralement assurée par un système autofocus. Exposition, sensibilité, balance des blancs, obturateur, sont pilotés par une intelligence artificielle. Les viseurs sont orientables et il n'est plus nécessaire d'avoir l'oeil collé dessus. On assiste également à l'arrivée des viseurs couleurs qui augmentent véritablement le plaisir de tourner.

Magnétoscopes

Les magnétoscopes se déclinent de montages ou non. Le nombre de têtes est déterminant, un magnétoscope de montage devant en posséder quatre ou plus. L'autre critère est de le choisir d'une qualité au moins égale celle de votre caméscope ceci afin de préserver la cohérence de votre ensemble : sachant que la qualité d'image finale dépend de la qualité du matériel vidéo utilisé, on ne répétera jamais assez que tous les maillons de la chaîne vidéo doivent être respectés car vous obtiendrez toujours l'image de la qualité du maillon le moins bon. Un magnétoscope exceptionnel vous rendra des images de la qualité du caméscope qui les aura capturées. Ne vous étonnez donc pas devant cette constatation fâcheuse, le mieux est de tendre vers une cohérence des maillons. Tous les éléments qui composent votre chaîne et par lesquels transite le signal vidéo, jouent sur la qualité finale, un câble défectueux, un genlock déformant le signal, dégradent considérablement le signal vidéo initial.

vidéo Amiga
Logiciels et matériels intervenant en vidéo

L'ordinateur au service de la vidéo

Les titreurs

Le titrage a été une des premières opérations vidéo-informatique à la base de la reconnaissance de l'Amiga dans le monde de la vidéo. Cette fonction élémentaire et non moins indispensable se réalise grâce à un logiciel graphique pour générer les caractères, fonds et défilement et un genlock. Le genlock est l'appareil qui permet de mélanger des images issues de l'ordinateur et celles d'un magnétoscope, pour incruster vos titrages et animations sur votre vidéo, vous devrez donc en faire l'acquisition.

Pour composer vos titrages, bon nombre de programmes achalandent le marché Amiga. N°1 Titler est un des plus économiques. En haut de gamme, on trouve Broadcast Titler et Montage 24. Ces deux logiciels produisent du titrage d'excellente qualité en 24 bits, le dernier étant particulièrement destiné à la vidéo, mais attention il vous faudra oublier les avantages du multitâche.

vidéo Amiga
Les menus de Broadcast Titler

Scala MM300 et MediaPoint sont des logiciels multimédias qui possèdent des fonctions de titrages évoluées, qui même s'ils n'autorisent que les résolutions de base des machines, ils débordent d'innovation. Par exemple dans MediaPoint, si vous désirez réaliser un travail détaillé qui nécessite du code temporel, à l'aide d'une interface MIDI et d'un boîtier gérant le code temporel MIDI, vous pourrez coder vos bandes en LTC afin de pouvoir synchroniser vos titrages à l'image près (même vos animations à incruster dans vos bandes vidéos).

Amiga vidéo
MediaPoint

Les genlocks

En entrée de gamme, le GST 40 de de SATV est un bon choix pour la vidéo familliale, le G-Lock de GVP intègre un transcodeur PAL/SECAM et un petit mixeur son, ce qui pourra de ce fait constituer le début de votre "mini régie". Notons qu'il possède un correcteur de chrominance et de luminance intégré.

En milieu de gamme, le GST Gold Pro de SATV est un appareil semi-professionnel qui satisfera les amateurs de S-VHS et Hi8, et en haut de gamme vous avez le choix dans la série MSP 1000 et MPS 2000 (de SATV également) qui possèdent des entrées/sorties RVB et répondent au qualificatif de "broadcast" (diffusion TV).

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G-Lock

Les éléphants de la planète "vidéo-informatique" (produit cher mais très complet), les cartes IV24 et Harlequin et le MSP 9000, que nous découvrirons plus loin, possèdent tous une fonction d'incrustation complète. Le MSP 9000 autorise en plus l'incrustation de la vidéo sur du dessin "informatique" autrement dit le chroma key, il s'agit d'un TBC (correcteur de base temps) dont les capacités sont étendues à l'incrustation d'une source RVB sur un fond composite/composante.

Les appareils de capture vidéo

Nous vous rappelons que la "digitalisation" (ou numérisation) consiste à capturer une image vidéo ou tout autre signal analogique (le son par exemple) et de la transformer en un ensemble de codes reconnus par l'ordinateur. Ces produits se présentent sous forme de boîtiers externes (seule alternative pour les A500, A600 et A1200) ou de cartes internes pour les autres.

Même s'il est toujours possible de se procurer l'ancêtre Digi-View, les produits les plus proposés et les moins chers actuellement sont le DCTV de GVP et les Vidi de Rombo et, bien qu'ils fonctionnent également sur les machines "ouvertes" (avec slots Zorro), ils sont particulièrement destinés aux Amiga "fermés". La série Vidi se décline en 12, 12 et 24 bits RT (RT pour temps réel), le premier capture l'image en moins d'une seconde et pour 990 FF seulement. Les deux autres, numérisent en temps réel. L'image capturée au vol est stockée dans le tampon mémoire. Ils sont tout deux capables de capturer des séquences entières. Ces petits appendices pourvus d'un logiciel complet et accompagné d'un logiciel de dessin du style TruePaint ou Deluxe Paint AGA formeront une solution d'un excellent rapport qualité/prix.

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DCTV

Le DCTV de GVP est équipé d'entrée/sortie PAL, il numérise un signal PAL composite en 24 bits et l'affiche à travers sa sortie PAL. Il se connecte sur la sortie RVB et le port parallèle de l'Amiga. Sa force est d'intégrer un genlock. Le Digi-View de NewTek est un appareil lent mais dont la qualité d'image est très bonne (la numérisation peut aller jusqu'à 21 bits pour la version 4), et on le trouve d'occasion à bas prix. Il reste une solution pour les A500 et 600. La numérisation se fait en trois passes de 8 bits chacune et nécessite un filtre RVB dont la fonction est de décomposer l'image dans les trois couleurs fondamentales : le rouge, le vert et le bleu (le principe est totalement analogue à celui des scanners à plats nécessitant trois passes).

Pour les appareils internes, il y a la carte VLab de Macro System qui numérise à partir de n'importe quelle source vidéo, en temps réel. Elle possède des filtres de chrominance. La sauvegarde des images se fait en 24 bits YUV ou tout format Amiga y compris les modes graphiques les plus récents. VLab gère la majorité des programmes graphiques Amiga et est compatible avec les cartes graphiques du marché. La rapidité de la capture dépendra de la taille d'écran que vous aurez sélectionné, de sa résolution ainsi que de la vitesse de votre Amiga. La carte Impact Vision 24 ainsi que le MSP 9000 sont des solutions complètes de numérisation et affichage haut de gamme.

Les poids lourds

L'IV24, carte vidéo multifonction, permet un affichage 24 bits désentrelacé sur un format 768x580 en PAL, une numérisation des images de cette résolution, une fonction genlock. Une double mémoire d'images 12 bits permet des fonctions telles que le PIP (picture in picture). L'IV24 se compose d'une carte interne équipée de deux connecteurs (DB15 et DB26) et d'un boîtier externe qui se branche sur la sortie 26 broches de la carte. Il accepte différents formats de signaux et les convertit au format RVB.

Harlequin Plus de Xi Electronics est une carte vidéo 32 bits gérant le canal alpha. Remarquable par sa qualité, le fonctionnement en double tampon mémoire autorise le titrage en 32 bits.

Cas particulier

Le MSP 9000 de SATV est un appareil (rack 3U) qui regroupe un TBC, un genlock, un transcodeur et un correcteur vidéo. Il est équipé d'entrées et de sorties YUV RVB. La communication avec les Amiga 3000 et 4000 se fait grâce à un bus 32 bits transformant ce périphérique vidéo en un numérisateur 24 bits et une carte graphique 32 bits (RVB + canal alpha). Les cartes vidéo Harlequin, IV24 et MSP sont des cartes graphiques orientées vidéo par leurs résolutions de sortie, et la compatibilité 31 kHz, ce qui permet d'afficher à la résolution vidéo et de recopier votre travail final sur votre magnétoscope.

Cartes graphiques

Maintenant que vous avez stocké les images et le son dans votre ordinateur, il faut qu'il puisse vous les restituer. La force des cartes graphiques est d'avoir des résolutions supérieures à la résolution vidéo, ce qui donne accès à une qualité exceptionnelle sur des écrans capables de rendre ces images.

Grâce à la possibilité d'équipement de 4 Mo de mémoire, la Retina, carte 24 bits de MacroSystem, est la seule à assurer l'affichage des 16 millions de couleurs dans toutes les résolutions (l'exception des trois poids lourd cités précédemment). La Picasso II de Village Tronic est une puissante carte d'affichage et la moins chère de ses compagnes : un nouveau module supplémentaire Pablo rend la Picasso compatible vidéo et donc genlockable.

La carte OpalVision est fournie avec un environnement de logiciels graphiques, la Spectrum est la dernière sortie de chez GVP et la première à exploiter le standard EGS (Enhanced Graphic System).

OpalVision
La carte OpalVision

TBC et transcodeur

Nous ne vous apprendrons pas que l'Amiga ne fonctionne qu'en mode PAL. Vous aurez besoin d'un transcodeur qui vous permettra de récupérer des images télévisuelles (SECAM) vers l'ordinateur (mais attention aux droits en cas d'utilisation commerciale), et du PAL vers le SECAM si vous devez coucher votre oeuvre sur une cassette VHS pour votre cousine ne possédant qu'un vieux magnétoscope SECAM.

Les TBC, correcteurs de base temps, éviteront l'inévitable perte de qualité des images lors des copies. De nombreuses marques commercialisent ces produits de correction de l'image.

Que deviennent les images numérisées ?

Elles sont prêtes à subir toutes vos fantaisies. Retouchées, retravaillées grâce à une ribambelle de logiciels de dessins (Cf. article sur le graphisme 2D). On en distingue deux catégories, ceux qui sont destinés aux machines AGA et les autres, mais ils tendent de plus en plus à fonctionner sur toutes les machines.

Deluxe Paint est le premier, c'est lui qui a donné à l'Amiga ses lettres de noblesse. Longtemps une référence inégalée, il commençait à se faire distancer, sa nouvelle version AGA le replace dans la course. C'est un logiciel intuitif et fonctionnel, ses qualités graphiques copiées, enviées et bon nombre de ses outils sont devenus incontournables. Ses capacités en font le produit standard de création dans l'animation bien qu'il soit menacé par une armada de nouveaux arrivants (progrès oblige !).

Multi Paint est proposé comme alternative aux programmes de dessin trop chers. Il n'exploite pas les puces AGA et son contenu n'a rien de révolutionnaire. Il possède toutes les fonctions que l'on attend d'un logiciel (dessin à main levée, symétrie d'écran, droites, boîtes, cercles, remplissage, etc.). On note au passage la présence d'un outil "Courbe de Bézier" qui permet de définir plusieurs points par lesquels passe une courbe. La particule "Multi" informe qu'il a la possibilité de travailler simultanément sur dix dessins. Son interface est basée sur le concept d'une boîte à outils indépendante du dessin lui-même. On aurait tendance à le considérer comme un sous-produit de X ou Y. Il est destiné à tous ceux qui recherche un produit basique sans lui allouer de budget.

Personal Paint fonctionne de façon égale sur petite ou grosse machine. Entièrement francisé (manuel et interface logicielle). La clarté de son écran, sa dynamique et son autonomie nous surprennent. En effet, il charge et détecte le format du fichier de l'image sélectionnée, et applique les procédures de conversion appropriées pour un affichage optimum. Si le mode d'affichage de la machine gère moins de couleurs que l'image en contient, Personal Paint procède alors à une réduction des couleurs. Cette fonction est très puissante, elle permettra de faire un affichage sur tous les Amiga. Personal Paint est un peu plus qu'un logiciel de dessin, doté d'outils pour le traitement et la retouche d'images.

TruePaint, de conception originale, apporte une autre alternative pour accéder à peu de frais à l'univers graphique haut de gamme. C'est le premier logiciel qui charge des images 24 bits (16 millions de couleurs) pour les travailler, en utilisant pour l'affichage le mode HAM8 (262 144 couleurs). Cela permet de faire de la retouche dans une qualité maximum sans nécessiter de carte graphique. L'interface est basée sur un système d'icônes et de gadgets regroupés au centre de la fenêtre de travail, qui permet à l'utilisateur une manipulation rapide. Un logiciel de rigueur germanique qui lui donne une structure certaine, mais qui lui enlève au passage une bonne part d'intuitivité. Il offre un outillage complet qui est, en principe, disponible sur les logiciels professionnels (transparence, dégradés multiples, aérographe) et diverses options qui lui confèrent son originalité (rendus, textures).

Brilliance est un logiciel assez cher, qui fonctionne sur tous les modes graphiques de l'Amiga, en 24 bits. Le logiciel se divise en deux : "Brilliance" qui permet de travailler de 2 à 256 couleurs et "True Brilliance" qui travaille jusqu'en 16 millions de couleurs, avec un affichage en HAM8 (262 144 couleurs). L'aérographe est réglable en taille, débit et forme. La loupe précise procède en isolant chaque pixel. Les polices de caractères sont chargeables dans les tailles désirées, et Brilliance reconnaît le mode bitmap ou vectoriel. Chaque page d'un même programme peut avoir sa propre palette et résolution. La fonction annuler/refaire est illimitée (mais attention à la consommation de mémoire), c'est-à-dire qu'on se déplace indéfiniment dans une action passée et future, toute une magie introduite dans nos traditionnels gommes et crayons. Ce programme propose également une fonction animation.

Amiga vidéo
Brilliance

TVPaint et autre Broadcast Painter de la société TecSoft sont la référence aujourd'hui, en matière de retouche d'image. C'est un outil professionnel qui associé à un matériel au niveau, représente une palette graphique haut de gamme.

Nous avons estimé intéressant de vous présenter Fun Color, ce petit module graphique externe permet d'afficher une image de 16 millions de couleurs dans sa version 24 bits. Il améliore considérablement les couleurs d'affichage qui font défaut sur certaines machines (A500, A600, A2000, A3000). Il se branche entre la sortie DB23 de l'Amiga et le moniteur RVB. Il convertit la plupart des standards de fichiers graphiques Amiga et les affiche ensuite. Il propose trois options de chargement : "Quick" pour une conversion rapide avec une qualité relative, "Best" pour une conversion avec une qualité la meilleure possible et "Dither" qui permet de tramer ou non l'image lors de sa conversion. Ces trois options ne sont effectives que si l'image comporte plus de 256 couleurs. Pour éviter des déformations de l'image affichée dans une résolution double, la fonction "Halves" divise l'image horizontalement. Et si l'image affichée est plus grande que l'écran, avec le bouton gauche de la souris, on déplacera aisément les parties concernées, pour la repositionner.

Pour les créateurs de dessins animés, un étonnant logiciel d'origine allemande, ClariSSA, permet de jouer à 25 ou 50 images par seconde des animation créées dans Deluxe Paint. Commandable à partir d'un autre programme à travers des ordres ARexx ou des scénarios internes, c'est un outil formidable malgré qu'il soit un peut rébarbatif d'accès.

Si vous vous sentez un talent d'infographiste, Caligari, Real 3D ou Imagine vous permettront de créer des images de synthèse en trois dimensions avec la possibilité de calculer leur angle d'éclairage et leur mouvement. Art Department Pro et ImageFX sont les principales passerelles d'images interlogiciels, il vous seront plus qu'utile pour conformer des images de diverses origines au format de votre logiciel de travail.

Art Department Pro nous a permis de resauver ces images dans des formats plus que légaux afin de pouvoir les retravailler et les exporter vers ces mondes étranges nommé Mac et PC. Il ne dégrade aucunement les possibilités et particularités des programmes qu'il gère. Sa capacité à résoudre bon nombre de casses-tête, fait de ce logiciel une passerelle indispensable pour tous les utilisateurs de programmes graphiques sur Amiga qui doivent communiquer avec le monde de l'image.

Il est à noter que certains effets existent sur l'un mais pas l'autre (et réciproquement) ! Le graphiste aura sûrement besoin de ces deux logiciels complémentaires, mais le vidéaste pourra confortablement se contenter de l'un de ces deux ténors graphiques.

La vidéo des effets spéciaux

Qui n'a pas craqué devant de nombreux clips musicaux et au cinéma avec des films comme Terminator II où Arnold Schwarzenegger affronte un policier né d'une flaque de métal en fusion. Le 7e art s'est engouffré dans un nouvel univers mystérieux : celui de la morphose. Mais ce procédé réservé jusque-là aux grosses structures d'effets spéciaux (Mac Cuff Ligne en France), est aujourd'hui, grâce à certains logiciels sur Amiga, accessible à tous.

La morphose est la transformation d'une image ou d'une partie de celle-ci. Plus généralement, c'est l'action qui consiste en la morphose d'un objet A en un objet B. On parle également de "warping" (de l'anglais distordre) lorsqu'on pratique une déformation sur une même image.

Certains logiciels de dessin proposent une approche à la morphose, c'est le cas de Brilliance. Un vrai programme de morphose permet une modification sélective et déterminée d'un sujet à l'intérieur d'une image. Ces programmes spéciaux se décomposent en deux familles. La première opère par maillage des images, c'est-à-dire que votre image est recouverte par un quadrillage qui détermine des quadrilatères que vous déformez autour du sujet à transformer et c'est la différence de déformation des mailles de chaque image qui détermine la morphose. La seconde est basée sur la vectorisation (C'est le cas de MorphPlus) de l'image et la création de ligne de déformation. Des paires de points référencent chaque pixel d'une image à chaque pixel de l'autre, les lignes reliant ces points ramèneront les contours de l'image source sur ceux de l'image cible.

Amiga vidéo
Morphose humain/chien avec MorphPlus

ImageFX, grâce à son extension CineMorph, tend ses capacités à la morphose. Il peut travailler sur deux images 24 bits simultanément, l'image principale sera représentée à l'écran sous forme d'esquisse dont la qualité dépendra de la capacité d'affichage de votre machine. Son menu "Convolve" donne accès à de nombreuses textures de bonne qualité, c'est là un point positif car le rendu des textures est déterminant pour le réalisme de certaines morphoses. Il propose également un éditeur dans lequel on peut créer ses propres effets. Il offre plusieurs niveaux de filtres qui permettront de modifier le rendu d'une image. La balance des couleurs est modifiable (RVB, fréquence chromatique). Le menu "Effects" contient des effets spéciaux comme l'aspect "peinture à l'huile", ou la "distorsion" en passant par la "dispersion".

C'est par le menu "Hook" qui contient la liste de ses modules externes que l'on accède à CineMorph qui, comme tous ses confrères, permet la transformation d'une seule image ou d'une image X en image Y. Dans les deux cas, le programme s'ouvre sur deux fenêtres, une contenant l'image source et l'autre l'image de destination, vous pourrez les redimensionner à volonté. Lorsque vous travaillez sur une seule image, celle-ci sera chargée dans les deux fenêtres, vous vous retrouvez alors dans le même cas de figure qu'en morphose entre deux images.

Une fois les images chargées et pour chacune d'elles, vous devrez amener les points d'intersection des mailles sur le contour des objets à modifier. Vous aurez le choix entre une maille de forme sinusoïdale, linéaire ou hyperbolique. Il va de soi que plus vous augmenterez la précision du quadrillage, meilleure sera la qualité du rendu. Dans le cas d'un travail sur une seule image, après avoir réalisé la même opération, vous déformerez les mailles de l'image destination selon la mutation que vous désirez. Il ne vous reste plus qu'à déterminer le nombre d'images intermédiaires et de lancer le calcul. Le temps de calcul sera en rapport direct avec la taille des images à travailler. Une de ses limitations est qu'il exige que les images métamorphosées soient de la même taille, vous pourrez les remettre à l'échelle ou les retailler dans ImageFX.

MorphPlus est la version d'Art Department Pro destinée à la morphose. MorphPlus est basé sur un système de modules de chargement, de sauvegarde et d'opérateurs. Ce logiciel est jumelé avec le programme nommé Morph qui n'est pas indépendant, c'est-à-dire qu'il nécessite l'ouverture en parallèle de MorphPlus ou de Art Department Pro. Et c'est dans Morph que les morphoses s'opèrent.

En pratique, on lance successivement MorphPlus (ou Art Department Pro) et Morph. On charge un projet "morph" (dans ce cas on chargera une image source et une image destination) ou un projet "warp" (on ne chargera qu'une seule image). Contrairement à CineMorph ou à ImageMaster, les images sont chargées l'une sur l'autre en 256 niveaux de gris, un curseur vous permettra de gérer la transparence entre les deux images. Cette solution de superposition nous a paru moins pratique mais c'est la seule avec ce mode de vectorisation. Ce procédé basé sur un système de vecteurs (représentés par une droite mobile et dimensionnable par chacune de ses extrémités) et de points qui seront posés entre le contour du sujet à transformer et celui du sujet cible. Plus vous poserez de vecteurs, plus les résultats seront performants. Une fois ce travail effectué, on reliera les vecteurs et points entre eux puis on donne le feu vert pour l'action (toujours en déterminant le nombre d'images intermédiaires entre les deux états). Alors le programme procédera à la morphose. L'attention portée à chaque étape de la préparation du travail sera déterminante pour le résultat escompté.

ImageMaster rassemble les avantages de CineMorph et MorphPlus, c'est-à-dire que la clarté et la rapidité du premier s'allient à la puissance du second. On retrouve les deux fenêtres source et destination. On pose des points sur le contour du sujet à métamorphoser dans l'image source et chaque point posé, son jumeau apparaît dans l'image de destination, il vous faudra alors l'amener sur le contour de l'objet cible. Il ne vous reste plus qu'à relier les points entre eux dans l'image source, cette action se reproduit automatiquement dans l'autre fenêtre. Une des forces de ce programme est sa capacité de prévisualisation paramétrable qui vous permettra d'apporter des corrections immédiates sans avoir à attendre des temps de calculs (toujours trop longs) inhérents aux transformations d'images 24 bits.

En pratique, la morphose est une technique qui nécessite de l'attention, de la précision et surtout de la patience, plus les détails seront chiadés et plus votre oeuvre sera crédible. Vous obtiendrez de bons résultats à condition d'observer un minimum de lois, vous pouvez transformer "tout en tout" (une vache en camembert, etc.) mais les meilleurs résultats sont obtenus en filmant les deux objets à métamorphoser sur un même fond et si ce n'est pas le cas, il vous faudra détourer vos sujets de préférence en remplaçant vos fonds par du bleu vidéo.

Après avoir créé toutes les images des étapes de votre morphose, vous pourrez les réincruster (à travers un genlock) sur un fond de votre choix. L'autre conseil est de s'assurer que les deux sujets aient le même centrage pour un réalisme optimum. Ceux qui ont pu le voir, ont pu observer que dans son film publicitaire où Jean-Paul Gaulthier se transforme en charmante grand-mère que non seulement le fond et les vêtements sont identiques, mais que les visages sont filmés exactement dans le même angle.

Scala MM300 et MediaPoint : les "multi-tout"

Les logiciels multimédias, s'ils ne sont pas à première vue orientés vers la vidéo pure, sont des vecteurs incontournables car leur but est de générer des images et du son comme nos vidéos. Ils vous assisteront dans vos scénarimages, vos montages, vos titrages. L'ergonomie de ces deux programmes est très semblables mais on leur découvre vite des philosophies différentes même si les buts avoués semblent identiques (système de présentation télévisuelle, présentation de produits, borne interactive, titrage et sous-titrage vidéo). Toute la force de ces produits tient dans une structure arborescente suffisamment claire grâce à leur tutoriel de qualité.

Le principe est basé sur deux écrans de travail : l'éditeur de scripts (ou évènements) et l'éditeur de pages. L'un et l'autre proposent un système de modules pour l'interfaçage avec d'autres outils de communication extérieurs. Il s'agit des EX pour Scala et des Xapps pour MediaPoint.

En pratique, avec un ordinateur de base, vous pourrez réaliser des présentations avec les images et les sons fournis dans les bibliothèques des logiciels, ou créer vous-même des fonds et animations à travers votre logiciel de dessin. Au-delà, vous aurez besoin d'interfaces vers le monde extérieur qui, même si elles sont implémentées, ne sont pas acquises. Aucune activité de titrage, de sous-titrage en synchronisation avec un magnétoscope ne sera possible sans la possession d'un lecteur de temps codé. Nous avons observé que MediaPoint avait fait l'effort d'implémenter une carte de lecture VITC (XSync) indispensable à un travail sérieux de synchronisation avec une vidéo S-VHS ou Hi8.

On ne peut, non plus, prétendre numériser des sons ou des images pour créer des pages sonores ou visuelles sans numérisateurs audio ou vidéo. Et pour la production vidéo, l'acquisition d'un genlock est indispensable pour tout ce qui aura trait à l'incrustation. Veillez aussi à ce que la carte graphique soit équipée d'une sortie vidéo (Harlequin, IV24 le sont). Même si les logiciels sont plus qu'abordables, leur capacité de communication vers l'extérieur sera proportionnelle aux capacités de leur environnement.

Tout fonctionne bien, mais attention pas de rêve ! Avec un son stéréo et un affichage 16 couleurs, les transitions faisant intervenir des défilements ou des mouvements rapides vous obligent à augmenter le niveau de priorité de l'application audio, et des choix sont nécessaires. Le bon choix pour ces deux logiciels a été de comprendre la difficulté de traiter toutes les données en numérique à l'intérieur de l'unité centrale et que la télécommande de périphériques externes, pour gérer de l'audio ou de la vidéo, reste encore la meilleure option au niveau de l'efficacité. Vous avez donc des outils logiciels puissants, mais suivant vos objectifs (et vos moyens financiers...), veiller à choisir la configuration matérielle qui pourra donner la meilleure satisfaction de votre environnement, et donc d'exploiter au maximum tous vos logiciels.

Le son dans la vidéo

Souvent délaissé au profit de son attrayant compère "image", le son est dans bien des cas le laissé pour compte des vidéastes en herbe. Quelle erreur ! Le son soutient, recadre, rythme l'image. Essayez de regarder votre Hitchcok ou Coppola préfèré en coupant le son et reparlez-nous en.

Dans le domaine audio, les Amiga sont pourvus de sorties stéréo de bonne qualité mais elles sont limitées à une précision de 8 bits. Le processeur sonore gère quatre canaux audio échantillonnés jusqu'à 50 kHz mixable à volonté (bien entendu, en dépit d'une petite perte de qualité sonore). Le rendu sur une chaîne Hi-fi est satisfaisant même s'il est légèrement inférieur à la qualité des CD audio qui sont eux échantillonnés avec une précision de 16 bits, en contrepartie le son 8 bits occupe peu de place en mémoire et disque dur. Tant mieux pour les amateurs de vidéo, dommage pour les musiciens.

Mais ne concluez pas en pensant que la qualité du son interne de l'Amiga est trop faible ! Elle vous offre une superbe console pour trafiquer les sons que vous incrusterez.

Les échantillonneurs 8 bits

Le DSS+ de GVP, livré avec un logiciel complet, est un bon appareil d'initiation, son avantage est le peu d'occupation mémoire et disque dur et son défaut est d'être en 8 bits (qualité comparable à celle d'une radio grandes ondes).

vidéo Amiga
DSS+

Les échantillonneurs 16 bits

Les inconditionnels de l'audio trouveront des interfaces Zorro II capables de leur assurer une qualité sans concession mais attention à la gourmandise : une minute de musique en quatre pistes 48 kHz 16 bits pèse 23 Mo d'occupation sur disque dur.

L'AD516 de Sunrise permet de jouer les échantillons en direct-to-disk et l'éditeur de montage virtuel ADC16 de Xanadu est un incontournable dans le domaine de l'audio numérique pour la vidéo. Les cartes d'acquisition sonore intègrent toutes un logiciel d'édition. D'autres produits comme SampleLink de InnovativeSound et Samplitude de Sek'D permettront le traitement de vos échantillons audio.

Le montage assisté par ordinateur

Inutile de vous présenter VideoDirector de GVP, c'est un des plus connus et le moins cher. L'interface se branche sur le port série de l'Amiga et son fonctionnement est basé sur un système de télécommande à infrarouge pour les magnétoscopes et d'une télécommande aux normes Lanc pour les caméscopes (la plupart des grandes marques sont équipées de ce standard).

Le logiciel 2In d'Atelier Numérique, proposé sous trois versions : report d'image, cut et ABROII, associé à une ou deux cartes XSync de Xanadu forme un système de montage pilotant tous les magnétoscopes institutionnels et diffusion TV. Hier réservée aux professionnels, ce genre de solutions devient abordable à un plus grand nombre grâce à la commercialisation des nouveaux UVW de Sony ou mieux encore du S-VHS AG5700 de Panasonic.

Nous ne passerons pas outre, le grand retour de Videopilot. Couplé à un Amiga, ce fabuleux pupitre de montage gère tous les codes temporels et pilote quatre machines. Cet éditeur de montage est la solution idéale pour les vidéastes Hi8 convaincus en quête d'un matériel performant et convivial.

La vidéo de demain

Le direct-to-disk vidéo va enfin clore le "massacre des bandes vidéo par des magnétoscopes cassettophages". L'enregistrement et la lecture en direct sur disque dur existe depuis quelques années pour l'audio, les premières solutions vidéo arrivent. Cette technique est une avancée importante pour les utilisations vidéo et multimédias car elle permet l'accès n'importe quelle image et tout moment sans souffrir des latences du rembobinage de bande.

Plusieurs produits sont disponibles. Tecsoft propose la carte MPEG Decoder qui permet de jouer des images compressées au format MPEG en temps réel (25 images par seconde) en suraffichage et 24 bits. Avancée commercialise la carte VLab Motion qui, comme son nom l'indique, est basée sur l'appareil de capture d'images VLab de MacroSystem. La compression se fait en temps réel sous format JPEG. CIS propose le PAR (Personal Animation Recorder) qui se compose de deux cartes internes : le PAR lui-même et une carte de capture vidéo. Il permet de stocker des images numériques en 16 millions de couleurs sur disque dur, de les compacter sous forme de fichiers d'animation pour les restituer en 25 images/seconde dans les standards vidéo professionnels.

vidéo Amiga
Interface du Personal Animation Recorder

C'est certain, bientôt un petit disque dur enfichable viendra se greffer sur votre caméra, il ne restera plus qu'à le connecter sur votre Amiga pour exploiter les images capturées : nous sommes en route pour le "tout numérique" en vidéo et l'Amiga est très bien placé actuellement sur ce marché. L'environnement vidéo de l'Amiga se porte bien, les produits tant logiciels que matériels sont à maturité et pouvant satisfaire du vidéaste amateur au gros producteur professionel, il ne nous reste qu'à espérer que l'avenir nous réservera encore d'agréables surprises afin de nous laisser encore quelques années de travail dans la joie.


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