Obligement - L'Amiga au maximum

Lundi 21 août 2017 - 23:42  

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Comparatif : Amiga 500 contre Atari ST 520 au niveau graphique et sonore
(Article écrit par Jean-Loup Renault et extrait de Tilt Hors Série - mars 1988)


La course s'envenime. Amiga, avec une résolution non dénuée de finesse, prend le dessus. ST en voit de toutes les couleurs mais riposte avec un double écran qui le rapproche de l'A500. Celui-ci ne s'avoue pas vaincu et joue à son adversaire, en stéréo, un air à sa façon. Heureusement MIDI sonne et Atari s'impose nettement. Tout dégénère soudain. Un stupide accrochage et les concurrents en viennent aux mains...

Amiga contre Atari

C'est à l'oeil que s'adressent pour l'essentiel les messages des micro-ordinateurs. D'où l'importance de la définition graphique que ces derniers proposent. Plus le nombre de points affichables est grand, plus les images sont fines, agréables à regarder et, pour les textes, facilement lisibles. L'Amiga comme l'Atari ST sont particulièrement bien lotis dans ce domaine. Il n'est que devoir l'étonnement de ceux qui, habitués aux vieux 8 bits ou aux tristes PC, voient pour la première fois une démo sur l'une ou l'autre de ces machines. Mais, comme il y a loin de la coupe aux lèvres, il y a loin des possibilités théoriques aux réalisations pratiques.

La théorie

Voyons d'abord la théorie. Avec le ST comme avec l'Amiga, l'affichage est pris en main par un coprocesseur spécialisé. Par rapport aux 8 bits d'antan, la vitesse d'affichage est surmultipliée. Cette rapidité permet une plus grande souplesse dans la création des graphismes, avec surtout des applications ludiques et la possibilité de monter de véritables petits films d'animation. Pour agrémenter encore la chose, la palette, c'est-à-dire le nombre de couleurs disponibles, offre une quantité de couleurs que seuls, parmi les 8 bits, les TO8 et TO9, avec leurs 512 nuances, permettaient jusqu'alors.

Il faut reconnaître ici une certaine supériorité à l'Amiga sur l'Atari, le premier offre 4096 couleurs et permet même, dans certaines conditions, de les afficher simultanément à l'écran. Le second en offre 512 et en montre, dans le meilleur des cas, 16 à la fois. Pour être juste, il faut reconnaître que la possibilité d'utiliser en même temps les 4096 couleurs de l'Amiga comporte des limites. Inversement, des astuces de programmation font que l'Atari est capable de beaucoup plus que ce qui est officiellement annoncé. Les logiciels de création graphique Spectrum et GFA Artist en affichent respectivement 512 et 1021.

Comme rien n'est jamais simple en informatique, les deux machines disposent de plusieurs modes d'affichage. Ces modes se définissent par deux facteurs : le nombre de points à l'écran et le nombre de couleurs possibles en fonction de ce nombre de points (voir paragraphe sur les modes graphiques). On constate tout de suite que l'Amiga a des capacités nettement plus élevées que l'Atari, que ce soit pour les définitions ou pour les couleurs. Sur Amiga, les modes les plus élevés (HAM et Extra Half Bright) sont assez rarement utilisés parce que mal connus des programmeurs et difficiles à manier.

Seuls les numériseurs d'images, du type Digi-View, et les logiciels associés tels Digi-Paint et Butcher, en font un usage courant. Il existe cependant quelques logiciels de dessin assez évolués pour en tirer parti, tels Express Paint (Par Software) et D-Buddy (Digital Creation). Ces différents modes sont gérés avec efficacité par les micro-ordinateurs eux-mêmes, mais il faut préciser que leur passage à l'écran dépend du moniteur employé.

Modes graphiques

L'Atari ST permet trois modes différents :
  • Monochrome en 640x400 points. Ce mode nécessite un écran haute résolution. Il est plus particulièrement réservé aux applications bureautiques, bien qu'il existe une quinzaine de jeux en monochrome.
  • 4 couleurs (parmi 512) en 640x200 points.
  • 16 couleurs (parmi 512) en 320x200 points.
Ces deux modes, dénommés basse et moyenne résolution, fonctionnent sur tout écran avec entrée Péritel. Ce sont les modes de prédilection des jeux et des logiciels de dessin.

L'Amiga est plus sophistiqué et propose un tas de modes différents. Les plus courants sont les suivants (le nombre des couleurs est toujours à choisir parmi les 4096 disponibles et il n'est d'ailleurs pas obligatoire, on s'en doute, de les utiliser toutes) :
  • 320x256 points en 2 à 32 couleurs.
  • 320x512 points en 2 à 32 couleurs.
  • 640x256 points en 2 à 16 couleurs.
  • 640x512 points en 2 à 16 couleurs.
L'Amiga dispose en outre d'un mode spécifique appelé HAM (Hold And Modity) aux capacités étonnantes. Il permet en effet de gérer tous les modes graphiques indiqués ci-dessus en utilisant les 4096 couleurs de la palette.

On en arrive donc déjà à huit modes graphiques différents. Ce n'est pas fini. Il existe d'autres modes dénommés Extra Half Bright (doublement du nombre de couleurs grâce à l'utilisation des demi-teintes de chacune des couleurs de base, soit 64 couleurs au maximum) et Overscan (alias "suraffichage" qui permet une résolution encore plus grande, qui peut monter à 724x566 points).

Atari propose un moniteur noir et blanc au rapport qualité-prix alléchant. Pour la couleur, le choix dépend de vos activités et des logiciels utilisés.

Le ST, qui a trois modes d'affichage, un monochrome et deux en couleurs, ne permet pas de les utiliser tous sur le même moniteur. Il lui en faut deux différents. Le mode monochrome haute résolution ne fonctionne pas sur un moniteur couleur RGB. Il en exige un spécial haute résolution à 70 Hz. Il n'est pas nécessaire de chercher loin pour trouver celui que fournit Atari, dénommé SM 125, est de très bonne qualité et son prix (1590 FF) très abordable. Il est d'ailleurs automatiquement proposé à tout acheteur d'un 1040 ST. Noir sur fond blanc, il s'apparente un peu à l'écran du Macintosh.

Les deux modes couleurs, eux, sont affichables sur n'importe quel moniteur équipé d'une connexion Péritel. C'est alors la qualité du moniteur qui fait la qualité de l'image. Dans sa configuration complète (unité centrale et moniteur couleur), le 520 ST est livré avec le moniteur SC 1425 pour 5490 FF. C'est largement suffisant pour ceux dont la seule ambition est de s'user les mains sur les manettes de jeux. Le SC 1224 proposé par Atari pour 2990 F est de qualité plus honnête. De nombreux autres moniteurs, surtout chez Philips, sont disponibles dans les boutiques à des prix divers. Si l'on connecte un ST à un poste de télévision, l'image est un peu moins bonne, quoique tout à fait acceptable, surtout s'il ne s'agit que de jouer.

La conséquence la plus importante de cette dichotomie entre le "noir et blanc" et la "couleur" est qu'il faut faire très attention lors de rachat de logiciels. Certains d'entre eux, particulièrement dans le domaine bureautique, ne fonctionnent qu'en haute résolution. Les jeux, à l'inverse, ne fonctionnent presque jamais en monochrome. Il existe heureusement des logiciels, utilitaires surtout, qui s'adaptent à tous les modes. A bon entendeur...

Connecter un Amiga à une télévision ? Possible... Mais avec quels résultats ?

L'Amiga est à la fois moins et plus compliqué. Acheté avec le moniteur proposé par Commodore, il fonctionne sous tous les modes graphiques, mais le mode haute résolution (640x512 points) provoque un phénomène de scintillement, surtout pour les couleurs claires. Il force à cligner des yeux, ce qui le rend pratiquement inutilisable avec un écran habituel. Le scintillement est encore plus prononcé si l'Amiga est branché sur une télévision, mais la connexion est possible... à condition d'acquérir, en même temps que la machine, le cordon Péritel idoine qui ajoute à la facture la somme de 192 FF, Il faut d'ailleurs se méfier. Bien que le cordon qui relie l'Amiga au moniteur Commodore ressemble comme deux gouttes d'eau à un cordon Péritel, ce n'en est pas un vrai. Il est impossible de s'en servir pour y adapter une télévision.

Si donc, vous trimballez votre Amiga 500 pour jouer chez un copain - après tout, il n'est ni très gros, ni très lourd - il faut soit emmener le moniteur avec vous, soit acheter le cordon Péritel qui permet de se servir de la télé du copain.

Les images obtenues sont toujours supérieures à celles des micros 8 bits...

Pour éviter le phénomène de scintillement désagréable, il y a deux solutions. La première, très imparfaite, n'est qu'un pis-aller. Elle est destinée à ceux dont le budget tient plus de la tirelire que du compte en banque. Elle consiste à plaquer sur le moniteur un écran filtre antireflet, ce qui atténue les phénomènes de pulsations surbrillantes, sans les supprimer. La seconde, réservée à ceux qui ont la chance de payer beaucoup d'impôts, consiste à acquérir un moniteur à haute rémanence. C'est beaucoup plus cher (dans les 10 000 FF) mais très efficace.

Comme on le voit, la gamme des définitions des Atari ST et Amiga est très large. Sur l'Atari, elle nécessite deux moniteurs pour être entièrement profitable à celui qui veut en tirer le maximum et, avec l'Amiga, il faut dépenser des sommes folles pour avoir un accès confortable aux plus hautes définitions. Pour les applications ludiques en moyenne résolution, les moniteurs proposés par les deux constructeurs sont tout ce qu'il y a de plus confortables. De toute façon, les images seront toujours incomparablement plus belles que sur n'importe quel autre micro-ordinateur dit familial !

Pour une animation élaborée, mieux vaut vous tourner vers l'Amiga. Mais c'est paradoxalement en haute résolution que le ST tire son épingle du jeu...

Les possibilités d'affichage étant maintenant définies, il reste désormais à les gérer. Pour l'artiste statique, celui qui se contente de créer des images pour leur beauté plastique, il n'y a pas trop de difficultés : un bon logiciel de graphisme, une tablette graphique pour les plus riches, un oeil d'esthète, beaucoup de patience et, en général, tout fonctionnera comme sur des roulettes.

Le stockage des images sur disquette demande pas mal de place. A titre d'exemple, un dessin sur Amiga en mode 320x256 points et en 32 couleurs prend environ 50 ko. Un certain nombre de logiciels permettent l'animation de ces images. Ils ont besoin, on s'en doute, de beaucoup de place en mémoire vive. D'où l'importance, la nécessité même, des extensions mémoire. Là encore, l'Amiga est officiellement mieux armé qu'Atari.

Il faut aussi noter une grande différence entre ce qu'il est possible de faire théoriquement et ce qui se passe dans la réalité. Prenez l'Amiga : les jeux, la plupart du temps repiqués à partir de logiciels développés au départ sur Atari ou même sur d'autres machines plus anciennes, ne tiennent pas compte de ses capacités graphiques exceptionnelles. Les dessins en mode HAM, qui utilisent beaucoup de place mémoire, se prêtent mal à l'animation et ne servent le plus souvent que comme écran de présentation.

S'il s'agit de faire un choix d'artiste, il n'y a aucune hésitation à avoir, il faut un Amiga, si possible avec une extension mémoire pour le stockage des images. Pour une animation élaborée, il devient presque nécessaire de se tourner vers l'Amiga 2000, qui autorise d'importantes augmentations de mémoire sans adjonction d'accessoires externes. Il n'en reste pas moins qu'on trouve d'excellents logiciels de dessin sur ST. On pensera en particulier à Degas Elite.

C'est paradoxalement dans le domaine de la haute résolution que les ST tirent le mieux leur épingle du jeu. Le scintillement du mode haute résolution de l'Amiga en interdit tout usage prolongé. Ce problème ne se retrouve pas sur Atari ST. Son moniteur haute résolution, bien que seulement monochrome, est reposant pour les yeux.

Les logiciels "bureautiques", n'ayant pas un réel besoin de la couleur, sont automatiquement plus nets sur Atari ST que sur Amiga. On trouve dans ce créneau une masse de traitements de texte, bases de données et tableurs. Sans compter des logiciels spécifiques destinés aux architectes ou aux médecins.

L'Amiga, plus performant dans le domaine du son que le ST est cependant moins utilisé : il ne bénéficie pas, en standard, de MIDI...

L'un des plus importants facteurs de polémique qui opposent les contempteurs d'Atari ST et d'Amiga est la comparaison entre leurs capacités sonores et musicales. Chacun soutient mordicus que sa machine est la meilleure. Et, comme il arrive souvent dans ce genre de bataille, tout le monde a raison et tort à la fois. Il se trouve tout simplement que les arguments employés de part et d'autre ne sont pas vraiment comparables.

Les deux machines disposent d'un coprocesseur spécialisé dont la seule charge est de gérer le son. Il faut bien admettre que cette puce est meilleure sur Amiga que sur Atari. Elle est capable de travailler en quatre voies sur neuf octaves, alors que celui d'Atari n'a que trois voies sur huit octaves. Cet avantage de l'Amiga est encore plus mis en valeur si l'on dispose d'un ampli externe. Une sortie audio stéréo permet ce type de branchement. La netteté du son devient alors incomparable.

En outre, un synthétiseur incorporé et paramétrable (voix plus ou moins grave, vitesse, etc.) est capable de prononcer n'importe quelle phrase. Il suffit de taper au clavier les mots que l'on désire entendre. L'effet est surprenant. Ce synthétiseur de parole n'est malheureusement prévu que pour un vocabulaire anglais. Même en faisant de ta gymnastique avec les phonèmes pour tenter de le faire parler en français, l'Amiga ne peut pas cacher son origine yankee. Conscient de ce défaut, Commodore travaille sur une version française de ce synthétiseur de parole. Il devrait voir le jour avant la fin de l'année 1988.

Moins doué que l'Amiga pour la musique et la parole directes, le ST compense cette déficience par une meilleure communication. Une vision prophétique involontaire a voulu qu'Atari équipe dès le départ ses machines d'une interface MIDI. Celle-ci existait déjà auparavant, mais Atari fut le premier à en équiper d'office ses machines. Il est très facile d'en fixer une sur Amiga, mais il faut se la procurer et débourser de 200 FF (si on est doué de ses mains) à 600 FF (si on passe par une boutique). Cette interface permet la connexion d'instruments de musique numérisés.

Il s'agit la plupart du temps de claviers. Les sons produits artificiellement par ces instruments sont transmis au micro-ordinateur par cette fameuse interface MIDI. Le micro se charge alors de transformer ces sons, de les triturer dans tous les sens, les mixer, les stocker, puis les renvoyer ainsi traités vers une sortie audio.

Dès le début donc du ST, les musiciens se tournèrent vers lui pour en faire un outil de programmation musicale, son prix étant sans commune mesure avec les équipements professionnels qui coûtaient des dizaines de milliers de francs. Les programmeurs et les éditeurs de logiciels ont suivi le mouvement et, petit à petit, les ST sont devenus des machines de programmation musicale quasi professionnelles, presque sans le vouloir. Il faut savoir malgré tout que la plupart des logiciels de traitement des données musicales - gros consommateurs de mémoire - exigent l'emploi d'un 1040 ST.

La floraison de logiciels spécialisés, l'utilisation du ST par des grands noms de la musique ont donc fait que l'Atari 1040 ST peut, avec raison, se targuer d'être le micro-ordinateur le plus utilisé pour la gestion musicale. Il n'en reste pas moins que l'Amiga est intrinsèquement plus performant que le ST. L'interface MIDI de l'Atari est un avantage, dont seuls les passionnés de musique font usage.

La petite guéguerre à propos des capacités musicales des deux machines repose en fait sur un malentendu. Les logiciels de création de musique ne nécessitant pas d'instruments externes sont souvent meilleurs sur Amiga (il y en a une dizaine) et les sonorisations des jeux, quand elles existent, sont plus impressionnantes. Ceci parce que le processeur sonore est plus performant.

Mais le ST a pris une forte avance du côté des utilitaires. De fait, les logiciels concernant la programmation et la gestion de la musique et du son - par l'interface MIDI - sont plus nombreux et plus efficaces sur Atari. Il est douteux qu'Amiga comble ce retard avant longtemps.


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