Suivez-nous sur X

|
|
|
0,
A,
B,
C,
D,
E,
F,
G,
H,
I,
J,
K,
L,
M,
N,
O,
P,
Q,
R,
S,
T,
U,
V,
W,
X,
Y,
Z,
ALL
|
|
0,
A,
B,
C,
D,
E,
F,
G,
H,
I,
J,
K,
L,
M,
N,
O,
P,
Q,
R,
S,
T,
U,
V,
W,
X,
Y,
Z
|
|
0,
A,
B,
C,
D,
E,
F,
G,
H,
I,
J,
K,
L,
M,
N,
O,
P,
Q,
R,
S,
T,
U,
V,
W,
X,
Y,
Z
|
|
A propos d'Obligement
|
|
David Brunet
|
|
|
|
Test d'A-Train
(Article écrit par Seb et extrait de Joystick - juin 1993)
|
|
Créé par Artdink, une société d'édition japonaise, A-Train est tout naturellement entré dans
le catalogue Maxis. Son thème, son maniement et l'ambiance qu'il dégage ne sont pas sans rappeler
des titres prestigieux comme SimCity,
SimAnt, ou encore SimEarth. Sans compter les SimFarm, SimSim et SimCage d'Hamster à venir.
Si votre enfance était baignée par les trains électriques, les rails, les aiguillages ; si vous passiez
vos dimanches à coller de petits personnages sur des quais de gares en plastique, si votre occupation
principale était de peindre des bouts de mousse en vert pour faire des collines ou des prairies
au milieu desquelles fonçaient vos locomotives reines de la déraille, il n'y a alors aucun doute
A-Train est le logiciel qui vous fera vibrer.
Qui gère les trains, gère la ville
A l'instar de SimCity, A-Train vous propose de contrôler et d'orienter le développement
d'une ville toute entière, voire de plusieurs d'entre elles sur une même carte ; cette fois,
vous ne porterez pas la casquette du maire mais celle du grand patron d'une compagnie de
chemin de fer. C'est donc indirectement que vous ferez évoluer la cité, en y faisant parvenir
marchandises et trains de banlieusards, ce qui aura pour effet de développer l'économie,
de faire monter la cote de la ville ; du coup, de nouveaux arrivants viendront s'installer et
votre megalopolis naissante prendra encore de l'ampleur.
Le joueur ne tardera pas à se prendre pour Mr Dieu du Rail lui-même ; il peut, en effet, poser
les voies, des gares, acheter des trains et décider de leurs horaires et des directions
qu'ils prennent. En fait, c'est le réseau ferroviaire tout entier que l'on dessine, et bientôt
des tas de petits trains se déplaceront sur les rails, chargeant des marchandises dans une gare
pour les transporter dans une autre, ou encore s'arrêtant près d'une cité pour se remplir de
voyageurs impatients de partir à l'usine.
Voilà pour l'aspect chemin de fer, mais ce n'est pas tout ce que propose A-Train, et c'est là
que le jeu devient véritablement passionnant, le joueur disposant de pas mal d'argent, et se
débrouillant pour en gagner en faisant tourner intelligemment son réseau, pourra acheter des
terrains, construire des immeubles, des HLM, des stades, des centres commerciaux, des hôtels,
des terrains de golf, des stations de sports d'hiver, des usines, ou encore des parcs d'attraction
où gambaderont joyeusement Mickeys aux grandes oreilles et Minnies aux longues queues.
Tout cela a pour but, bien sûr, de faire tourner l'économie de la ville, de vous faire gagner
de plus en plus d'argent. Du coup, vous pourrez encore agrandir votre réseau et étendre la ville
sur une plus grande surface, ou encore relier plusieurs cités entre elles, certaines
cartes de jeux étant en effet suffisamment vastes.
Six scenarios différents vous sont proposés, avec six cartes qui changent du tout au tout,
sur lesquelles vous devrez avoir des stratégies adaptées. Certaines sont quasiment vierges
de toute civilisation, d'autres affichent déjà de grandes villes que vous devrez réorganiser,
économiquement parlant.
La liberté des grands architectes
Toute la beauté du jeu vient de la liberté totale qu'A-Train vous laisse. Vous construisez
votre ville où vous voulez, vous lui donnez l'allure que vous désirez. Si vous appréciez les
énormes cités dortoirs qui arrosent le centre-ville par des réseaux de trains de banlieue,
si vous voulez faire des zones industrielles atroces, polluantes et que votre vice vous pousse
jusqu'à caser des HLM en plein milieu des usines, vous pouvez le faire. Seulement, vous devrez
faire preuve de beaucoup de stratégie pour réussir à faire venir de nombreux habitants
dans votre ville, mieux vaut construire des sites agréables, avec des commerces et des centres
de loisirs. Vous gérez tout, vous décidez de tout.
L'aspect économique est primordial dans A-Train et, rapidement, l'argent vous manquera pour réaliser
vos projets. Vous devrez alors jongler avec les prêts bancaires, avec les actions en bourse,
ou encore avec les ventes et les achats immobiliers. Si votre ville tourne parfaitement, si elle
prospère bien, vous ne tarderez pas à voir les routes se construire, les petites maisons s'agrandir
et se transformer en immeubles. Vous n'êtes pas le seul sur le terrain ; ainsi, d'autres joueurs
fantômes possèdent les terrains qui ne vous appartiennent pas et, si votre ville devient intéressante,
ils investiront eux aussi ; ce qui sera tout bénéfice pour vous puisqu'il y aura alors d'autres
habitants qui emprunteront vos trains ou qui iront dépenser leur argent dans vos stations de skis
ou dans vos parcs d'attractions.
Un aspect technique moyen qui sert un grand jeu
Vous l'avez compris, A-Train est un jeu excellent, prenant, complet et passionnant. Le joueur
pourra rester des semaines, voire des mois, à développer une même ville, on ne peut faire beaucoup
mieux au niveau longévité. De plus, il est toujours possible de se lancer de nouveaux défis :
construire une ville en plein milieu d'une zone particulièrement inadaptée, ou alors à l'autre
bout de la carte, loin des ressources de matériaux.
Tout ce qui entoure le jeu est très complet, les menus sont clairs, les icônes simples d'emploi,
et de nombreuses options de réglages, de sauvegardes, permettent au joueur d'être à l'aise dans
ses parties. Les seuls petits problèmes de A-Train viennent de l'aspect technique. Autant les
graphismes sont mignons, fins et clairs et donnent vraiment l'impression que l'on survole
une ville, autant les bruitages, les animations et les défilements sont de piètre qualité.
Faire défiler la carte déclenche un défilement saccadé.
Les trains, quand ils avancent, sont
accompagnés de bruitages succincts, d'une part, et crispants, en plus. Ne parlons pas des musiques
(aux ambiances jazzy, "Take The A-Train" oblige), qui sont de meilleure qualité, il est vrai,
mais qui bourrent le crâne rapidement. Heureusement, il est possible de les couper. L'ensemble
du jeu est assez lent, les trains n'avancent pas vite, les menus se traînent pour s'afficher,
et le programme passe son temps à faire des accès disque.
Mais tout ces aspects négatifs, n'ont, en fait, que peu d'importance, A-Train est un jeu de
stratégie et d'économie avant tout, pas un jeu d'arcade, et le plaisir de jeu n'est absolument
pas gâché par ces ralentissements, on s'habitue très rapidement.
Nom : A-Train.
Développeurs : The Dreamers Guild.
Éditeurs : Maxis, Ocean.
Genre : jeu de gestion.
Date : 1992.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 1 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
NOTE : 8/10.
Les points forts :
- Parfaitement bien pensé et bien organisé, A-Train offre une grande maniabilité, ce qui est
primordial dans ce genre de jeu. Le joueur accède directement à chaque fonction, sans
passer par un dédale de menus et de choix.
- Les graphismes sont fins, les couleurs bien choisies et tous les petits bâtiments, les maisons,
les immeubles, sont agréables à regarder.
- L'aspect le plus positif d'A-Train est, de loin, la longevité du jeu. Celle-ci, couplée à
une très grande liberté d'action, on se retrouve alors avec un jeu qui restera longtemps dans
la mémoire de votre ordinateur.
Les points faibles :
- La relative lenteur du jeu est un peu contraignante au début. Les défilements sont saccadés
et les menus ne s'affichent pas instantanément.
- Les bruitages sont vraiment trop simplistes, l'Amiga est capable de beaucoup mieux, sans aucun doute.
|
|