Obligement - L'Amiga au maximum

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Test de Wordworth 3.0
(Article écrit par Gilles Bihan et extrait d'Amiga News - octobre 1994)


Il y a longtemps que l'on crie à qui veut l'entendre que la bureautique Amiga n'a jamais réellement existé. Dans l'univers du traitement de texte, seul Final Copy avait su tirer son épingle du jeu par une originalité hors norme. Heureusement, aujourd'hui une évolution substantielle voit le jour avec l'arrivée de Wordworth 3.0 de Digita International.

Révolution

La nouveauté n'est pas seulement logicielle. C'est une petite révolution dans le monde de l'utilitaire, en attendant hypothétiquement de voir Final Writer, inédit en France, et risquant même de le rester fort longtemps. C'est aussi une extraordinaire métamorphose depuis la version 2.0 du logiciel, même si les grandes idées prédominantes sont encore présentes.

L'installation sur disque dur en est la première forme visible : ce n'est plus le programme créé de toute pièce pour cette besogne, mais "Installer" de Commodore qui prend le relais. Les mensurations de l'ensemble étant à la mesure de la tâche à accomplir, une installation minimum est prévue. L'intégration de modules externes permet cet assouplissement, qui est essentiel, car sur petite configuration (A1200 sans extension), le programme a un poids impressionnant et risque de ne pas fonctionner. Déarchivé, l'ensemble prend 3 Mo sur le disque dur. A noter qu'il ne faut pas placer le tout dans un répertoire compressé par XPK.

Les nouveautés point par point

L'espace de travail

Une fois lancé, on assiste à l'apparition d'un mélange équilibré d'interface Workbench normalisée et de "gadgets" dont Digita a le secret. Sur ce dernier point, les choses commencent très fort. On trouve un panneau d'icônes flottantes et des menus contextuels. On dirait Ami Pro version Amiga. Une recherche approfondie nous apprend que le panneau d'icônes est paramétrable. Il est possible d'affecter chaque fonction d'une icône prise dans une liste exhaustive. Leurs places et leurs orientations est à façon.

Wordworth 3.0

Les derniers développements en matière d'interface se retrouve dans cette version 3.0 (il semble que Final Writer ait également suivi l'évolution). On n'est d'ailleurs pas encore au bout de nos surprises. Une palette flottante d'outils est présente, et regroupe toutes les fonctions graphiques, ainsi que les modules externes. Le plus ergonomique on le retrouve aussi par ailleurs. C'est dans bien des fenêtres de requête la création d'un bouton "Appliquer", qui permet de voir l'effet des modifications demandées sans quitter la requête. Le remède absolu contre les tâtonnements. L'ancienne règle du 2.0 a été conservée, mais une fonction zoom a été implémentée avec succès.

Un affichage des pages sur une ou quatre colonnes, offre par ailleurs un chemin de fer très visuel, et permet aussi de se balader plus facilement dans l'espace de travail. L'échelle s'obtient dans un menu, mais aussi à partir de boutons-raccourcis ou d'un panneau requête pouvant être invoqué à tout moment. Grâce à la puissance du système d'affichage, l'ancien module d'aperçu avant impression est passé à la trappe. Cela est conforté par l'extrême rigueur du wysiwyg. Une barre donne la distance du curseur par rapport aux bords gauche et haut, et rappelle le numéro de la page et celui de colonne. Enfin, un bouton invoque une fenêtre où sont listées les marques de pages.

Le roi de la police de caractères

L'effort entrepris ne s'arrête pas là. Pas moins de cinq formats sont utilisables. Les classiques polices bitmaps existent toujours, pour les nostalgiques. Les polices imprimantes ont connu, quant à elles, un remaniement en profondeur. Elles souffraient antérieurement d'une illisibilité consternante, les rendant impossible à utiliser. La nouvelle mouture est plus réaliste. Il s'agit toujours d'un mode spécifique aux polices imprimantes, mais elles sont reproduites à l'écran par une police vectorisée sans sérif adaptée aux bonnes dimensions. Le zoom facilite également l'utilisation de celles-ci.

Le dernier domaine regroupent les polices vectorielles. Trois formats sont utilisables. Les Compugraphic, déjà installées sous la version 2.0, et dont l'utilisation a été grandement facilitée : elles ont un meilleur rendu à l'écran, et s'affichent plus rapidement. Les Adobe Type 1 sont aussi gérées par le moteur graphique de Wordworth. C'est la garantie d'un parc de polices étendues.

Le dernier format est égaré sur Amiga, mais vu l'importance du développement qu'il connaît dans le monde PC, il est le joker de ce logiciel : les TrueType de Microsoft. Il faudra pour les utiliser au moins un 68020. Cet ensemble est le plus complet que l'on puisse trouver en matière de polices. Tous les grands standards en la matière sont reconnus. Un choix et un effort des plus intelligents : enfin un logiciel qui ne souffre pas des frontières (européen convaincu peut-être ?). Leur installation est aisée, des répertoires existent pour chacune, avec pour seul travail de les y placer et de lancer l'utilitaire de mise à jour.

Un mode insertion de caractère, présente l'ensemble de la police dans une fenêtre, et il est alors aisé de prendre une lettre non accessible ou inconnue sur le clavier. Ce système n'est pas nouveau, mais le plus réside dans une représentation écran exacte de la police (génial pour s'y retrouver dans une Zapf Dingbats). La recherche et le remplacement de chaînes ont aussi été très améliorés. Il est dorénavant possible de faire une recherche sur un mot avec une police et une taille spécifique, ou encore de rechercher une marque donnée dans le texte. Des combinaisons très excentriques sont possibles. Une maîtrise parfaite du sujet.

Les fonctions traditionnelles

Elles connaissent des petits plus qui valent le détour. Nous pensons essentiellement au système de tabulation. Elles se placent classiquement sur la règle. La différence est que pour un paragraphe donné, une fenêtre de requête donne la distance de chaque tabulation posée par rapport à la marge de gauche. On peut les supprimer et les modifier, on peut aussi leur mettre un point de suite. Enfin un traitement de texte qui sait le faire. On a cru attendre longtemps.

La fenêtre de réglage de style de caractères présente l'avantage d'avoir une prévisualisation des choix effectués. Cela est soutenu par une fonction d'application directe qui optimise grandement la sélection effectuée. La gestion des indices et exposants est décevante. Il n'y a pas de mise à l'échelle, et l'interlignage souffre de cet état de choses. Deux regrets sont à évoquer. L'impossibilité d'appliquer une échelle horizontale aux caractères. Cela rend bien des services en cas de problèmes de relogement, et cela affine grandement la clarté des paragraphes. L'absent de marque est enfin la gestion des feuilles de styles. L'écriture de texte de longue haleine s'en voit donc pénalisée.

La mise en page

De la gestion des pages en recto/verso à l'intégration de numéro en en-tête, l'art consommé de s'épanouir sur la feuille est présent dans une version complète. Les grandes lignes de ce que l'on peut retrouver dans un logiciel de PAO sont ici choses communes. Mais cela ne doit pas faire oublier certains choix, pratiques si bien employés, mais divergents des constructions habituelles.

Il n'y a pas de gestion de pages maîtresses, mais une utilisation de répétition sur l'ensemble des pages, ou sur l'ouverture de "Templates", créés auparavant, comme trame du document. Cela peut être pratique dans certaines hypothèses. C'est cependant moins souple qu'une solution maquettage comme celle de Final Copy.

La gestion des plans et des entrées d'index ne connaissent pas de changements significatifs. Même traitement pour les notes de fin de document, où on ne sait toujours pas les mettre en fin de page (seul Excellence! 3.0 et ProText savent le faire). Ils auraient pu la faire en entier cette fonction ! Les listes à puces n'existent pas.

Une librairie d'expressions permet de rentrer des formules toutes faites dans le texte avec certains contrôles de formatage. Le tri de paragraphe se pérennise, comme la création de marque dans le document afin de s'y déplacer plus facilement. Les statistiques sont très complètes, et vont jusqu'à donner le nombre de sauvegarde et le temps d'édition.

Le correcteur d'orthographe est classique, avec une possibilité de vérifier en temps réel. Le dictionnaire des synonymes n'a pas pris une ride depuis la version 2.0. Impressionnante est la gestion des "mailings". Pas moins de trois formats de base de données (Superbase, DIF et Mailshot Plus), ainsi que deux modèles dédiés avec modification de séparateur. Enfin, la césure est globale ou particulière.

Extensions

Le grand plus de ce logiciel réside dans ces modules d'extension. Ils concernent essentiellement des outils de mise en page. Les classiques petits ronds et compagnie sont là. La création de ligne est sans reproche, voire imposante. Sur les points de départ et d'arrivée, il est possible d'appliquer des formes telles qu'une flèche, un rond, ou une marque de dimension.

Une anthologie de l'embellissement de ligne est là. Quatre outils intéressants viennent les compléter. Le premier est un créateur d'effets sur texte. Dans une boîte texte, on peut à volonté déformer son contenu. Rotation, ombre, duplication, ou placage sur cercle sont au menu. Un savant mélange et des fonctions prédéfinies rendent cette partie impressionnante. Des petits logos peuvent ainsi se construire. Le module "Texte" créé des pavés, pouvant comporter une ou plusieurs colonnes, un cadre à forme et épaisseur variées, habillé du reste de la page.

Wordworth 3.0

Même utilisation pour le module d'incorporation de graphisme bitmap (IFF, TIF, PCX, GIF, IMG, BMP) ou vectorielle (CGM ou GEM). La création d'un lien sur disque est possible, avec le cas échéant une mise à jour constante. Un redimensionnement avec conservation des proportions s'utilise facilement.

Le dernier module est une merveille : la création de tableau. On place une grille de cellule, dans laquelle il ne reste plus qu'à entrer les données. La souris aide à en établir les dimensions en colonne et ligne. Une fonction opère des additions, soustractions, ou recherches d'ordre de grandeur. Le dessin du quadrillage est automatique et contrôlable. Ces extensions sont une réussite. Ils placent Wordworth à la frontière entre le traitement de texte traditionnel et les outils de PAO classique. La création d'un grand nombre de documents ayant besoin de certaines ornementations est envisageable (par exemple des devis, factures, ou rapport). Le fait qu'ils soient placés dans des programmes externes laisse présager que des modules peuvent être produits, et combler du même coup certaines lacunes.

Une palette de dégradés de gris a été installée pour faciliter l'utilisation des couleurs. Seul un réglage en RVB est retenu. Impossible donc d'appliquer des pourcentages de niveaux de noir. Pour soutenir l'impression, une version spéciale de Print Manager optimise celle-ci. Rien de nouveau ici, si ce n'est la présentation des choses. La version testée n'imprimait pas en PostScript (évolution à venir), et l'impression d'uniquement les pages paires n'est pas efficiente.

Le jeu et l'économiseur d'écran sont restés fidèles au poste. La gestion des fichiers a connu quelques remaniements. D'abord, il est possible d'ouvrir directement, sans aller chercher sur disque, les derniers fichiers travaillés. Le chargement de fichier aux formats ASCII, RTF, WordPerfect et Word DOS, Wordstar et Works, et la sauvegarde en RTF, WordPerfect ou ASCII sont les filtres actuellement disponibles. Comme pour les modules, on peut aussi s'attendre à des nouvelles reconnaissances. Mais on aurait pu retrouver des formats plus Amiga, leur absence coupant un peu Wordworth de son monde.

Conclusion

La version 3.0a, édulcorée de sévères bogues, n'est pas encore totalement apurée de quelques défaillances ou oublis. Des effondrements système ou des fonctions tronquées existent. Mais à ce stade, ce n'est plus que de la finition. Quelques manques pourront également paraître comme handicapant, mais l'ensemble est un régal pour ceux qui ont toujours rêvé d'aller un petit peu plus loin avec leur Amiga en matière de texte.

Un sentiment général de puissance se dégage de ce programme. Un environnement maîtrisé, bien loin de la lourdeur de son aïeul, place l'Amiga dans une nouvelle aire logicielle. Les fonctions de PAO sont inattendues pour un tel produit. Une francisation était en instance sous les auspices de MAD avant sa disparition.

Nom : Wordworth 3.0.
Éditeur : Digita International.
Genre : traitement de texte.
Date : 1994.
Configuration minimale : Amiga 68000, OCS, 1 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : NC.


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