Obligement - L'Amiga au maximum

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Dossier : Vidéo et Amiga, les bases
(Article écrit par Thierry Lamblot et extrait d'Amiga News - avril 1998)


J'ai constaté par vos correspondances et vos messages électroniques, que régnait une relative confusion dans l'esprit de certains de nos lecteurs au sujet de l'utilisation de l'Amiga comme outil dédié à la vidéo. Il existe deux types de vidéastes sur Amiga. Certains sont venus à l'Amiga par la vidéo et s'ils maitrisent bien les différents aspects de la vidéo, ils restent très perfectibles pour tout ce qui est du système. Les autres disposent d'un Amiga et voudraient faire de la vidéo avec leur machine. Je fais partie de la première catégorie et je vais tenter d'effectuer quelques rappels concernant l'Amiga et la vidéo en quelques articles.

Quelques rappels vidéo

Trois systèmes ont été définis afin de coder et normaliser les signaux de télévision, surtout au passage du noir et blanc à la couleur. Principalement utilisé aux États-Unis, au Canada et au Japon, le NTSC présente 525 lignes horizontales par écran à raison de 30 images par seconde, par opposition au SECAM (exploité en France, en ex-URSS et dans certains pays d'Afrique) et au PAL (utilisé en Europe) qui eux, offrent 625 lignes horizontales pour 25 images secondes. On parle alors de standard européen CCIR pour ces deux derniers. Les 25 premières lignes ne sont pas actives, ne renferment pas d'informations visibles et servent à transporter différents signaux (synchronisation trame, identification couleur, etc.).

Une image est constituée de deux trames : une composée des lignes paires, et l'autre des lignes impaires. On parle alors de trames paires et de trames impaires. Cet entrelacement des lignes (affichage mode entrelacé), s'il présente des inconvénients pour nos yeux, est indispensable pour le bon fonctionnement en vidéo. Supprimez cet entrelacement et exit la vidéo en l'absence de synchro, le matériel vidéo ne pourra fonctionner correctement. Il est toutefois possible d'éliminer cet effet de scintillement gênant, par l'ajout d'un "flicker fixer" ou désentrelaceur.

Vidéo

Intérêt de l'Amiga

Grâce à un subtil mélange, il est possible de reproduire n'importe quelle couleur à partir des trois couleurs primaires : rouge, vert, bleu (RVB). En photographie couleur, on utilise deux systèmes : la synthèse additive et la synthèse soustractive.

Dans le premier cas, on part du noir et l'ajout des trois couleurs fondamentales permet de reconstituer le spectre lumineux. Dans le second cas, on agit sur le spectre lumineux (ou lumière blanche) par soustraction des couleurs (cyan, magenta et jaune).

Il existe plusieurs moyens d'acheminer un signal vidéo : composite. YC, composantes, RVB, etc. Le moins performant est incontestablement la vidéo composite, puisque la luminance (informations liées au noir et au blanc) et la chrominance, se trouvent mêlées au sein d'un même et seul signal. En YC, ces deux informations sont acheminées séparément sur deux canaux. En composante, les informations de luminance et de chrominance sont traitées sur trois canaux séparés, garantissant une qualité presque parfaite en dépit d'un échantillonnage un peu plus léger en chrominance. Le RVB garantit, lui, la solution idéale puisque chaque primaire est reproduite sans transformation aucune.

L'Amiga dispose justement d'une sortie RVB à 15,75 kHz idéale pour tous les vidéastes et d'un mode d'écran étendu (overscan) idéal pour la vidéo. La présence de l'Amiga sur les chaînes de postproduction analogiques professionnelles depuis de nombreuses années, prouve son grand intérêt comme outil vidéo. Les constructeurs ne s'y sont pas trompés en intégrant dans leurs catalogues de nombreux périphériques dédiés à l'Amiga pour la vidéo. Je vais en dresser un rapide rappel ci-dessous.

Le genlock

Chaque signal vidéo possède son propre signal de synchro et il est nécessaire de synchroniser les signaux si l'on souhaite les mélanger. Le genlock permet justement de synchroniser plusieurs sources en exploitant la synchro de l'appareil en amont. Cet appareil permet donc d'incruster à loisir, vos titres, animations, logos, animations sur une source vidéo. La configuration minimum est une source (caméra ou magnétoscope), un Amiga, un genlock et un enregistreur (magnétoscope).

Certains genlocks disposent de réglages permettant d'ajuster le plan d'incrustation : Amiga sur vidéo ou vidéo sur Amiga. Certains modèles permettent aussi de réaliser des "fade in-out" (fondus). Les genlocks à la stylique légendaire et fabriqués par SATV à Vire, offrent en général ce type de possibilités. Le GST Gold Pro de cette marque est un modèle très performant pour une utilisation avec du matériel YC et composite. Un très bon produit à acquérir, d'occasion ou neuf.

Les produits GVP étaient d'un autre type et se déclinaient à ma connaissance sous deux formes. Le G-Lock, d'un prix abordable, se présentait sous la forme d'un boîtier externe que l'on connectait à la sortie RVB de l'Amiga. Il était de bonne qualité et offrait la possibilité d'être piloté via ARexx. Il était par exemple très aisé de réaliser un fondu entre deux sources composites. Grâce à un petit programme (EX), le G-Lock pouvait être piloté directement via Scala Multimedia.

Vidéo

C'était également le cas de son aînée : la carte Vision 24 (ou IV 24). Cette dernière a été commercialisée en version YC-composite et en version Broadcast (connectique composantes en plus). Elle est composée d'une carte interne reliée à un boîtier de connexion. Il existe un modèle AGA et un pour les machines dépourvues de l'AGA. Cette carte ne se contente pas d'ailleurs de faire genlock, et offre bien d'autres fonctions (voir ci-dessous). La version Broadcast vendue à près de 25000 FF se trouve aujourd'hui sur le marché de l'occasion aux alentours de 3000 FF. La "faillite" de l'Amiga a parfois du bon et il serait dommage de se priver de tels plaisirs. La société allemande Electronic Design commercialise aujourd'hui encore des genlocks pour Amiga de très bonne qualité.

Les encodeurs

Si votre dessein est simplement de récupérer sur bandes vos animations préférées, alors vous vous orienterez plus volontiers vers un encodeur. Cet appareil sert à coder la sortie RVB en vidéo composite exploitable par un magnétoscope. Bien entendu, il est impossible d'espérer mixer une source vidéo et les informations de l'Amiga avec ce type d'appareil. Le plus connu est sans doute le Pablo de Village Tronic pour carte Picasso II et Picasso IV. MicroniK fabrique aujourd'hui aussi plusieurs variétés d'encodeurs. Je me garderai bien de porter un jugement de valeur sur ces appareils n'en ayant jamais utilisé.

Numériseurs

Quel vidéaste n'a pas eu un jour l'envie d'effectuer de l'acquisition vidéo afin de récupérer certaines de ses images sur son micro, dans le but de les retoucher ou de lui appliquer un filtre ou un traitement spécial pour l'intégrer ensuite dans une application multimédia ? Voici exactement l'usage d'un "digitaliseur" (numériseur). On peut citer en particulier la gamme Vidi (du Vidi 12 au Vidi 24 RT). Ce boîtier doté de prises vidéo composite et d'une prise YC, se branche sur le port parallèle. Il existe aussi un modèle très vendu, la VLab (à ne pas confondre avec la VLab Motion), en version externe ou interne (à installer dans le port vidéo de l'Amiga pour la version interne).

La carte IV 24 citée ci-dessus permet elle aussi de numériser une source vidéo. Il est en général possible de choisir le format et le nombre de couleurs de l'image finale. L'image obtenue doit être retravaillée ensuite car elle affiche les deux trames, et certaines parties de l'image semblent avoir la bougeotte. Il faudra soit séparer les deux trames (ADPro/Operator/DeInterlace), soit effectuer un lissage sur l'image pour éviter l'effet d'escalier sur certains contours (TVPaint/Stabilisation vidéo et IV24/Macro Paint/Fix Motion, etc.).

Carte vidéo ou carte graphique

La confusion entre ces cartes est assez fréquente : certains veulent faire de la vidéo avec une carte graphique, d'autres veulent un Workbench avec plein de couleurs avec une carte vidéo.

La carte graphique sert à améliorer l'affichage d'un ordinateur en offrant le choix et la gestion des écrans pour les programmes utilises mais n'offre qu'un intérêt bien limité en vidéo puisqu'elle n'est pas genlockable. Il en existe pour bus Zorro II (Picasso II, Retina, etc.) et en Zorro III (Retina Z3, CyberVision, Picasso IV).

La carte vidéo n'améliore pas l'affichage mais offre des possibilités pour la vidéo, car directement genlockable. La carte OpalVision occupe le port vidéo de l'Amiga et dispose d'une sortie vidéo directement genlockable. Des pilotes permettent d'afficher une image en 24 bits directement sur certains logiciels (ADPro, Photogenics, etc.) avec cette carte, même sur un 2000 ou un 3000. On rappellera pour mémoire (encore...) la carte Vision 24.

Les programmes

L'Amiga est sans conteste la machine qui dispose de la plus grande quantité de logiciels dédiés à la vidéo : programmes de titrage (Video Generic Master, Broadcast Titler, etc.), d'animation et de présentation (Deluxe Paint, Scala Mutimedia, etc.), création de DVE (Adorage, X-DVE, etc.), traitement d'images (ADPro, ImageFX, Imagemaster, etc.), de retouche d'images (Xi-Paint, TVPaint, etc.). Je ne m'étendrai pas pour l'instant car la liste est immense et j'y consacrerai un article prochainement.

Conclusion

Certes, la machine a vieilli du point de vue de la puissance si on compare aux monstres du monde PC. Le retard pourra être comblé assez vite si le développement pour PowerPC se concrétise. Cependant, pour la vidéo et pour une utilisation dans une chaîne analogique (amateure ou professionnelle), l'Amiga n'a pas pris une ride et reste une machine extraordinaire qui n'a pas son équivalent dans le monde informatique. Prenez-vous au jeu. Créez des animations, des logos et achetez-vous un petit genlock. Vous serez étonné de la qualité et de la facilité d'utilisation et vous épaterez vos amis. Vous découvrirez un nouvel aspect et une nouvelle utilisation de votre machine et vous pourrez assouvir vos désirs de créativité. Mais attention, prenez garde, si le démon de la vidéo vous prend, il ne vous lâchera plus...


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