Obligement - L'Amiga au maximum

Mardi 24 octobre 2017 - 11:26  

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Test de Tornado 3D 1.0 démo
(Article écrit par Jac Pourtant et extrait d'Amiga News - décembre 1997)


Les premiers dégâts de la tornade

La tornade, ça fait longtemps qu'on l'attend, exactement depuis son annonce en avril. Les promesses de ce tout nouveau programme de 3D sont nombreuses et de haut niveau. Tornado 3D démo arrive, ces promesses sont-elles tenues ? Aussitôt disponible sur le Net, aussitôt téléchargée. Nous sommes le 2 novembre et je m'installe à mon clavier pour vous en faire profiter en exclusivité.

Tornado 3D

Les premiers dégâts de la tornade, c'est de balayer les principes sacro-saints de la compatibilité. Bien qu'on puisse utiliser Tornado à partir d'un 68020, ce programme est destiné aux 68040 et 68060 (et au PowerPC dans le futur) et avec AmigaOS 3.0 au moins (J'ai fait un court essai comparatif pour la scène sous-marine. Rendu en mode photoréaliste dans la fenêtre de perspective. DraCo 060 à 50 MHz : 5,5 s. Amiga 2000/68030 à 50 MHz, FPU à 60 MHz : 56 s). Là, l'optimisation est "optimale", dirais-je ! Alors, en avant.

L'installation

Comme ce n'est qu'une démo, je ne m'y attarderai pas. Pourtant pour les dracoïstes, ceux-ci doivent savoir que le programme ne fonctionnera peut-être pas à cause de la police générale d'écran. Si c'est le cas, il faut aller dans NewMode et sélectionner "Topaz" dans les options de l'écran choisi. Sinon, il suffit de décompacter les quatre ou cinq archives obtenues depuis www.tornado3d.com dans le répertoire de son choix. Les types d'outils sont assez compliqués mais bien documentés dans le tutoriel.

Je conseille à ceux qui peuvent d'ouvrir un écran 800x600 en 24 bits, c'est magique. Un écran 1024x762 en 16 bits n'est pas mal non plus... Signalons cependant que la version sur CD ne fonctionnera pas sans dongle. Comme le DraCo ne peut accepter ce gênant occupant, une solution spéciale sera étudiée peut-être à la manière d'Aladdin (que je ne connais pas encore. mais ça ne saurait tarder), et je ne manquerai pas de vous en informer, étant devenu depuis hier le bêtatesteur de Tornado 3D sur DraCo.

La découverte

Les premières captures d'écran qu'on avait vu en mai faisaient penser à un jeu pour enfants de cinq ans. Heureusement, l'interface a été refaite et je la trouve assez belle (fig. 1). Même sur mon A2000 en 16 couleurs, elle est très métalliquement techno.

Tornado 3D
Fig. 1

Le petit tutoriel très bien fait pour démarrer nous branche tout de suite sur deux exemples qui sont fournis. "FlyingFace" est une animation de masque dont la caméra suit un chemin. Il suffit d'appuyer sur le bouton "Play" comme sur un magnéto pour que la vue s'anime dans la fenêtre de perspective. Pendant que l'animation se déroule, passons d'un mode de visualisation à un autre. Il y en a huit : wireframe, cull wire (faces cachées), flat shade, Gouraud shade, transparent shade, texture shade, realistic (désactivé sur la démo), photorealistic (fig. 2). Regardez bien attentivement cette illustration, et dites-vous qu'avec un 68060 les quatre premières représentation se tournent à la souris pratiquement en temps réel. La cinquième est un peu plus lente à cause de la texture, qu'est-ce que ce sera avec un PowerPC ! D'accord, le modèle est simple, mais c'est presque (oui, j'exagère, je sais) de l'OpenGL.

Tornado 3D
Tornado 3D
Fig. 2

L'autre exemple tout prêt est cette magnifique scène sous-marine avec lumière volumétrique et turbidité brouillardeuse. Vient ensuite la manière de faire soi-même un monocycle à une roue (si, si) et c'est là bien sûr qu'on découvre pas mal de fonctions. Dans la fenêtre de perspective, un nouveau système, inconnu jusqu'alors sur Amiga permet de modifier l'angle de vision : Arcball. Un cercle jaune se dessine. En cliquant en-dehors du cercle, l'objet pivote dans le plan de l'écran, en cliquant dans le cercle, sur les autres axes, tandis que le chemin parcouru par la souris dessine un arc de cercle qui permet de revenir à la position initiale, chose assez rare pour être mentionnée. Le cercle d'Arcball est un peu comme une boule de commande ("trackball") virtuelle. Il faut prendre le coup et je ne suis pas très convaincu (pour moi, le système le plus pratique reste celui d'Imagine) (fig. 3).

Tornado 3D
Fig. 3

Les objets

Il y en a un grand choix :
  • En polygonal : superquadric (une sphère qui peut s'aplatir pour faire des cubes arrondis ou à l'inverse se creuser entre les pôles et l'équateur), sphere, torus, tube, cone, cube, pyramid, plane, plane XZ (pour faire le sol par exemple).
  • En splines : path, nurbs torus, nurbs patch, nurbs sculptor (un bloc nurbs vertical où on peut sculpter, dommage qu'il ne soit pas configurable).
  • Un ensemble de fonctions metaballs avec négation des sphères pour creuser.
  • Un ensemble de champs de force : attractor, repulsor, chaotic, wind, bumper shock wave.
  • Un système de particules : System les place sur un cube. Stars les place sur une sphère. Ensuite, plusieurs modes d'action sont applicables : fountain, swarm (essaim), smoke, explosion avec bien sûr du paramétrage. A noter que l'on peut faire marche arrière dans l'évolution des particules, elles retrouvent leur chemin à l'envers. N'ayant pas encore le manuel, je n'ai pas pu vraiment expérimenter en connaissance de cause, mais j'ai réussi à faire une fumée tout à fait honnête sans le vouloir.
  • Les sources lumineuses : point, distant, spot et umbrella. Je n'ai pas encore compris la différence entre ces deux derniers, mais ils font de beaux éclairages aux bords progressifs. Il y a une option d'ombres douces Si on ne définit pas de source lumineuse, un éclairage par défaut est assuré.
  • Des axes (un peu comme le null object de LightWave).
Il y a des fonctions d'importation et d'exportation, mais je ne peux encore vous dire dans quels formats. Je vous passe les autres menus qui offrent toutes les fonctions d'édition point par point de clips, de groupement. etc. qui peuvent rappeler celles d'Imagine.

L'environnement

Camera, World, Images, Materials, Animation, Lights et Render, je vous détaillerai tout ça lors de l'essai officiel. Je voudrais toutefois signaler la simplicité et l'efficacité du panneau de matériaux (fig. 4) où on peut facilement gérer autant de textures qu'on le désire par objet La richesse en est cependant cachée tant que je n'ai pas la doc, m'a-t-on dit chez Eyelight.

Tornado 3D
Fig. 4

Ce qui est pratique également, c'est qu'on puisse voir les changements au fur et à mesure sur les quatre sphères à la LightWave. L'animation est partie intégrante du logiciel, je ne peux pas vous en dire grand-chose, mais j'ai vu au détour du chemin des fonctions d'images-clés, de chemins, etc.

Les données numériques sont là aussi. Dans le coin inférieur gauche de l'interface, les coordonnées et les angles de rotation reflètent constamment l'action en cours. Toutes les opérations qui se font à la souris peuvent également être effectuées dans un panneau de commandes numériques pour une précision presque absolue (je dis presque, car les calculs internes ont l'air de se faire en simple précision).

Ma première impression

Bien des choses rappellent Imagine, les raccourcis clavier, la disposition des fenêtres, la configuration de l'environnement. L'interface graphique rappellerait plutôt Cinema 4D. Ce n'est pas copier que de s'inspirer des bons côtés des logiciels existants, au contraire, c'est un voeu pieux que j'ai souvent exprimé. De toutes façons, Tornado 3D a sa propre personnalité.

Des atouts certains, il en est pourvu sans conteste. Des manques, il y en a pas mal également, mais pour une première sortie, je la trouve réussie. La rapidité est sa première spécialité. Au point de vue modelage, il est plutôt bien achalandé, même si ces fonctions ont encore leurs limites. Je mets un très gros moins à la fonction "défaire" qui est beaucoup trop légère pour un logiciel de 3D, quand on se trompe, on ne peut souvent pas faire marche arrière, et si on le peut, seulement une fois. Il faut donc constamment sauvegarder ses objets et ses scènes, en théorie puisque la sauvegarde est impossible sur la version démo.

Sinon, je trouve que la sortie d'un tel outsider est bienvenue dans le paysage de la 3D Amiga. Reste à voir de belles images, mais on va s'en occuper tous.

Un mois plus tard...

Le mois dernier, je vous ai livré mes premières impressions sur ce nouveau logiciel de 3D qu'est Tornado 3D. Je n'avais alors que la version démo Amiga et pas de manuel, ce qui ne constitue à proprement parler pas une base sérieuse pour juger totalement un programme

Depuis, les choses se sont arrangées, puisque j'ai reçu le manuel et qu'Alessandro Marras, avec mon aide, a réussi à éliminer les problèmes spécifiques au DraCo. Ainsi, la multisélection par glisser qui était complètement aléatoire sur DraCo est stabilisée.

Version démo - version officielle

C'est une tradition que de brider les fonctions de sauvegarde d'un logiciel pour en faire une version démo librement distribuable afin que les usagers puissent vraiment essayer avant d'acheter. C'est parfois trompeur, comme dans le cas présent.

Le manuel

D'abord, le manuel. Quand on fait imprimer un manuel, et qu'on vend le paquet pour un prix, qui s'il n'est pas exagéré, n'en est pas moins une somme qu'on ne jette pas par les fenêtres pour le plaisir, un manuel donc, se doit d'être imprimé correctement.

Or ici, non seulement il n'est pas vraiment complet au point de vue exemples, on souhaiterait un tutoriel assez avancé, mais il a été fait à la va-vite. Au début, tout va bien, l'introduction m'a assez plu et les premières pages bénéficient de quelques illustrations (pas toujours en correspondance avec le texte, mais elles sont là). On ne tarde pas ensuite à trouver des références par défaut à des illustrations (en italien alors que le manuel est en anglais) qui ne sont pas mises à jour à la relecture.

Donc, 50 pages de tutoriels. On passe ensuite directement aux menus, point par point. Ça commence bien, mais déjà plus d'illustrations, que du texte. Et puis à partir du troisième menu, on ne s'y retrouve plus, car il n'y a plus de caractères gras dans les titres, pas de rappel de chapitres en haut ou en bas de page, c'est la grande brasse.

Pour finir, pas d'index ! Déjà que la page de sommaire est très informative : Tutorial 1 p10, Tutorial 2 p18, Tutorial 3 p32, etc. Bon, vous avez compris, on passe plus de temps à chercher qu'à lire la réponse. Je trouve ça inadmissible, je n'en dirai pas plus. Il faut dire à leur décharge qu'Eyelight n'a pas beaucoup de moyens.

La sauvegarde

Quand on essaye la version démo, on ne s'en rend pas compte, mais la sauvegarde, ce n'est pas du gâteau. Je suis habitué à des logiciels, qui lorsqu'on sauve le projet, tout est pris en compte. Lorsqu'on recharge un projet, rien n'est là. Il faut sauvegarder les objets un par un, de préférence dans un répertoire à part mais il n'y a pas de fonction prévue pour en faire un. Ensuite, les noms sous lesquels on sauvegarde les objets ne sont pas forcément ceux que le projet va rechercher. Et puis il faut sauvegarder également les textures et matériaux à part, bref ce n'est pas convivial et je dirais même que c'est impossible de travailler dans ces conditions.

On n'achète pas un logiciel de 3D à ce prix-là pour être obligé d'aller trifouiller dans les noms lorsqu'on recharge un projet. On n'accepterait pas ça même d'un shareware. Je suis catégorique, il faut changer cela.

Bien sûr, même si le programme en lui-même a toutes les qualités que je lui ai déjà reconnues, ça m'influence dans mes essais, car je n'ai pas envie de passer la moitié du temps à renommer des objets et à essayer de comprendre pourquoi ils ne veulent pas charger. J'aurais aimé pouvoir faire des essais en toute quiétude.

Conclusion

Je ferai bientôt le tour officiel des fonctions, je voulais juste faire une mise au point, pour qu'on sache à quoi s'attendre, mon article du mois dernier étant très positif. Ceci ne retire rien aux valeurs intrinsèques du logiciel qui restent évidemment très bonnes. Il suffit qu'il progresse un petit peu, il est sur la bonne voie. Il est peut-être bon toutefois de savoir à quoi s'en tenir et d'attendre que ces erreurs de jeunesse soient réparées avant d'investir. J'ai bien sûr soumis toutes ces critiques à Massimiliano Marras qui m'a promis de résoudre tous les problèmes évoqués (sauf le manuel pour l'instant). Donc, à l'heure où vous lirez ces lignes, je souhaite que tout cela soit réglé.

De mon côté, je passe beaucoup de temps sur le logiciel, d'une part en temps que bêta-testeur pour essayer d'aider Massimiliano à améliorer Tornado, d'autre part en temps qu'intéressé à utiliser des techniques auxquelles je ne suis pas habitué et qui sont puissantes comme les metaballs, le bevelling (sans doute l'outil le plus puissant de Tornado, car on peut faire beaucoup de choses auxquelles on n'aurait pas pensé), les nurbs, etc.

Mais qu'on ne m'interprète pas mal ! Je ne m'insurge ici que contre des défauts perfectibles et qui devraient être perfectionnés, je ne retire rien de ce que j'ai dit au point de vue de la puissance et des qualités du logiciel. Croyez-moi, si j'y passe tant de temps, c'est que je crois que ça en vaut la peine, sinon, j'ai beaucoup d'autres choses à faire.

Nom : Tornado 3D 1.0 démo.
Développeur : Eyelight.
Genre : modélisation 3D.
Date : 1997.
Configuration minimale : 68020 + FPU, ECS, 16 Mo de mémoire.
Configuration souhaitée : 68060 + FPU, carte graphique, 64 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : NC.


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