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Test de TapeWorm 1.3
(Article écrit par Pascal Rielland et extrait d'Amiga News - juin 1995)


Voici un système de fichiers intéressant pour vos supports de très grande taille (en particulier les lecteurs de bande). Il vous permet d'accéder directement à quelques gigaoctets de données...

Une bande magnétique est d'accès séquentiel, c'est-à-dire que la tête de lecture ne peut pas sauter d'un endroit à un autre (comme la tête d'un disque dur) mais est obligé, par exemple, de parcourir toute la longueur de la bande pour lire le dernier fichier sur la bande. Les opérations d'avance rapide, de lecture, et de retour sont lentes à effectuer.

Plusieurs systèmes ont été mis au point pour contourner cet inconvénient. Le plus utilisé est le jeu de commandes SCSI-2 qui permet notamment de bobiner une bande jusqu'à un point donné. Cette option de "fastlocate" n'a pas été implémentée sur mon lecteur DAT. Dommage...

TapeWorm, comme son nom l'indique, accède à la bande en écriture uniquement : c'est le procédé WORM (Write Once Read Many, ou en français, écrire une fois, lire de nombreuses fois). L'astuce de TapeWorm est de maintenir sur un disque dur la liste des fichiers sur la bande, avec leurs icônes si on le désire. On n'accédera à la bande que pour des opérations de lecture/écriture ou "effacement". Cela consiste au marquage d'un fichier comme inaccessible. Il n'est pas détruit, et l'espace qu'il occupe n'est pas libéré.

Installation

Comme d'habitude, le logiciel Installer de feu Commodore se charge de tout : le système de fichiers dans L:, un fichier config dans S:, deux petits utilitaires de configuration dans un répertoire de votre choix. Il faut bien sûr de la place pour les fichiers contenant les informations sur la bande...

Tout de suite après la copie des fichiers précités, on se retrouve dans le configurateur, TW Config. Une liste des devices est présentée. Il suffit de choisir celui concerné, et là où les unités de sauvegarde apparaissent, les options sont optimisées par rapport au dialogue avec l'unité, donc aucune autre manipulation si ce n'est la sauvegarde.

TapeWorm

TapeWorm

L'autre partie de la configuration est le choix des options :
  • Les options de tampons en écriture et, ou, en lecture permettent de décider si les accès se font directement sur la bande ou par l'intermédiaire d'un espace mémoire ou disque.

  • Une option permet de tenir le répertoire à jour directement sur la bande. Il faut que ce dernier soit rapide, gère le partitionnement et comprenne les commandes SCSI-2... cela évite de perdre le répertoire. Si on valide les options de tampons en "écriture et lecture" on peut dévalider l'option d'écriture "une fois" car les données restent dans le tampon jusqu'à la validation de l'écriture (eject, par exemple, ou la fin d'une écriture).

  • Une cinquième option permet de stocker les icônes avec les informations concernant les répertoires, stockées sur la bande. Suivent les répertoires de stockage du fichier d'information et le répertoire de "swap" mémoire ou disque.

  • L'opération suivante consiste à formater la bande. N'ayez crainte, le formatage consiste en l'écriture du début du système de fichier sur la bande et non au réel formatage de quelques mégaoctets... On remarque une option de récupération de fichiers qui permet de recréer une liste manquante ou détruite, ou de retrouver les fichiers marqués effacés.
TapeWorm

Le deuxième utilitaire, TWCtrl, contrôle juste le système : on peut dévalider l'accès à la bande par TapeWorm, pour effectuer une vraie sauvegarde puis on peut revalider l'accès de la même manière. L'éjection vide les tampons sur la bande et éjecte la bande magique...

L'option "Kill" permet de quitter le programme, pour charger une autre configuration, ou récupérer un peu de mémoire, et de temps machine.

Utilisation

Sous Workbench, une icône de volume apparaît. Il porte le nom donné lors du formatage et est tout ce qui est de standard, de même pour les icônes et les listes de répertoires, toutes les ouvertures. Les rangements "backdrop" sont autorisés et ne prennent aucun temps. Par contre, tout accès réel bloquera le Workbench le temps du positionnement et de l'opération de lecture-ecriture ; ce système de fichiers n'est pas encore multitâche.

Passons aux gestionnaires de fichiers : vous pouvez déjà oublier Directory Opus version 4 (peut-être que la 5...) il n'est pas "système" et lors des accès sur les répertoires ou de copies, il en perd son latin mais pas son joli Guru... Donc, vive DirWork ou un bon vieux Shell pour les copies en multitâche.

Là, la bande est vue comme un device Tape: ou par son nom de volume. Même le positionnement de commentaires est direct.

Les avantages d'un tel système sont évidents : accès direct à un support de masse, sauvegarde d'animations directement sur bande (testé à partir de LightWave...), accès multiples à une bande qui normalement ne gère qu'un accès. On peut directement écrire un archivage Lha sur la bande : tant que la compression ne sera pas terminée, elle restera dans le tampon, la bande sera disponible pour une autre application, puis, une fois la compression finie, l'écriture sera réalisée.

Sans tampon, l'accès est bloqué : on a le joli message "unité en utilisation" lors d'un essai de double accès. Le seul message d'erreur rencontré a été lors de l'essai d'écriture du fichier décrivant la bande en cours d'écriture. :-)

Quelques chiffres

Le lecteur DAT dont je dispose sauvegarde avec Ami-Back à raison de 10 Mo/minute (avec l'option "vérification" il faut diviser par deux : 5 Mo/minute). Il s'agit d'un lecteur SCSI-2, mais vraiment spécial, il n'a de SCSI-2 que le débit...

Les configurations utilisées sont un A4000/040 à 25 MHz, un A2000 avec un A2620, et le même A2000 nu ! Dans les trois cas, les tests ont été réalisés avec une Oktagon (carte contrôleur Zorro II, non-DMA mais SCSI-2), un disque SCSI-2 de 1 Go et un lecteur de CD Sony 55 S (SCSI-2 lui aussi). Une autre configuration a été testée : A4000 Warp Engine à 40 MHz avec les mêmes unités.

Dans tous les cas, trois tests ont été réalisés :

1. Copie et lecture d'un CD d'archive, Aminet 3 en l'occurrence.
2. Copie et lecture d'un CD avec moult icônes, le Fresh Fish 8.
3. Copie et lecture d'une partition de 400 Mo de données diverses.

TapeWorm

Les tests de copies à partir de CD n'ont été effectués que pour des raisons d'ordre pratique : où trouver 600 Mo de données compressées ? Puis de nouveau 600 Mo de petits fichiers.

Chaque écriture fonctionne comme ceci : lecture des données, mise en tampon, écriture en continu sur le DAT, écriture du fichier des répertoires sur disque dur donc trois transits permanents sur le SCSI.

Petit détail : le fichier d'information sur la copie du CD Fresh Fish 8 "pèse" 13 Mo.

Comme on peut le remarquer, l'écriture de petits fichiers est défavorisée. Ceci est dû à l'absence de possibilité de configurer la taille des tampons, il faut les adapter au débit du DAT/SCSI. Ce n'est qu'à la longue que l'on obtient une écriture constante sur la bande (surtout avec l'Oktagon...). On arrive à obtenir une écriture constante avec la Warp Engine grâce au débit du contrôleur, au DMA et à la puissance de calcul, tout y est...

Le débit maximal, atteint avec trois écritures en même temps, est de 14 Mo/minute !

Conclusion

Les petits défauts :
  • Il n'y a pas de configuration des tampons internes comme sur un logiciel de sauvegarde.
  • Dans un "readme", le programmeur dit vouloir rajouter un tamponnage de deuxième niveau.
  • Pas de localisation.
  • Non-fonctionnement de Directory Opus (mais là, la faute est au programme, non-système).
Les plus qui m'ont séduit :
  • L'intégration absolue au système (après configuration).
  • L'installation simple.
  • La reconnaissance automatique des lecteurs
  • Et surtout le multiaccès.
Pour un fonctionnement optimal il vaut mieux avoir une bonne carte SCSI DMA, un peu de temps processeur, un lecteur rapide (DAT, DAT compressé en interne) reconnaissant le mode recherche rapide SCSI-2. Mais TapeWorm a révolutionné mon DAT, malgré l'absence de ce dernier mode.

Nom : TapeWorm.
Développeur : Intelligent Designs, Inc.
Genre : système de fichiers.
Date : 1995.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, AmigaOS 2.0 (?).
Licence : commercial.
Prix : 50 $.


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