Obligement - L'Amiga au maximum

Vendredi 24 novembre 2017 - 21:15  

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Dossier : Les souris Amiga
(Article écrit par Pierre Ardichvili et extrait d'Amiga News - mai 1991)


Où l'on part de considérations zoologiques en s'inspirant des propos d'un personnage célèbre, pour arriver à des considérations économiques inattendues. Chez les souris, il y a des souris à fil et des souris sans fil ; il y a aussi des souris à boule et des souris sans boule. En conséquence, il y a des souris à fil à boule et des souris à fil sans boule. Par contre, il n'y a pas de souris sans fil sans boule, mais il y a bien une souris avec boule mais sans fil.

Ayant à l'occasion exhalé mon vocabulaire le plus choisi pour avoir raté une balle vicieuse dans Arkanoid ou perdu la boule dans Marble Madness parce que ce *$}{8zr% (tiens, où est le signe racine carrée ? Il y a toujours une racine carrée dans les injures ! Amortilla, au secours !) de câble de souris s'était accroché dans un élément du fouillis ambiant, j'ai salivé dès que j'ai vu dans Amiga World une publicité pour une souris sans câble.

Quelque temps après, la voyant offerte à 770 FF plus 30 FF de port dans une publicité de Bus+, je l'ai commandée, et reçue par Colissimo le quatrième jour ouvrable après l'expédition de la lettre de commande. Bravo à Bus+ et aux PTT.

L'essai de cette souris sans fil m'a donné à réfléchir sur les caractéristiques des souris et leurs performances. Une souris sans fil apporte-t-elle réellement quelque chose ? Et une souris optique ? Que vaut la souris livrée par Commodore avec l'Amiga ? Et la boule de commande (trackball) ? Que fait ANC ?

Principes de fonctionnement de la souris

Je ne vais parler ici que de ce qu'il est strictement nécessaire de savoir pour juger de la performance d'une souris en matière de résolution et de vitesse.

Principe de base

Chacun de nous a un jour ouvert la souris de son Amiga, par curiosité bien sûr, mais aussi parce qu'on n'arrive pas toujours à bien nettoyer le mécanisme par l'ouverture ad hoc.

Le mécanisme représenté dans la figure suivante a donc beaucoup de chances de vous être familier, à part qu'il y en a deux, puisque tout déplacement dans un plan peut se décomposer selon deux axes.

Les souris Amiga
Figure 1

La boule entraîne un galet cylindrique, sur l'axe duquel on voit une roue ajourée. De part et d'autre de cette roue, et placés selon un diamètre, on trouve des couples photodiodes/phototransistors.

Lorsqu'une ouverture commence à démasquer la photodiode A, on obtient un front par exemple positif ; ensuite la diode est de nouveau masquée et on obtient un front négatif. La diode B est placée de manière à ce que les cycles d'éclairement des diodes A et B se chevauchent, en termes techniques on dit qu'ils sont en quadrature.

Ce qui est important, c'est que ce chevauchement permet de déterminer le sens du mouvement du disque ajouré. En effet, si un front du signal A est immédiatement suivi d'un front du signal B de même sens, c'est que la souris se déplace dans une direction si ces fronts sont de sens opposés, c'est que la souris se déplace dans la direction opposée.

Par ailleurs, tous ces signaux sont envoyés à l'Amiga, où un compteur compte en permanence les fronts, quel que soit leur signe, et les décompte lorsque le mouvement s'inverse.

Les souris Amiga
Figure 2

Résolution

Pour avoir une idée de la résolution de la souris, voici le calcul que l'on peut faire, en constatant que :
  • Le disque ajouré a 24 ouvertures.
  • Le galet cylindrique a environ 4 mm de diamètre.
Tout se passe comme si c'était lui qui roulait directement sur le tapis ; lorsqu'il fait un tour, la souris a donc parcouru 4 mm x 3,14 soit environ 12,5 mm, ou encore un demi-pouce. Chacune des 24 fenêtres du disque ajouré cause, comme nous l'avons vu, l'émission de quatre fronts (montée et descente, signaux normaux et signaux en quadrature), ce qui donne 96 impulsions au demi-pouce, d'où la résolution annoncée pour la souris de l'Amiga, soit 200 points par pouce (dots per inch).

Que représente ce chiffre d'un point de vue pratique ? Cela dépend évidemment de la manière dont est utilisée l'information fournie par la souris. Le matériel de l'Amiga se contente de compter en permanence les impulsions reçues et de stocker le résultat dans des registres. Les programmes les plus répandus, comme Intuition (c'est le programme qui gère l'interface du Workbench) ou les programmes de dessin "bitmap", comme Deluxe Paint ainsi que la plupart des jeux, se servent de ces informations pour déterminer la position à l'écran du pointeur, lequel ne peut pas effectuer de déplacement inférieur à la dimension d'un pixel.

Prenons le cas d'un écran haute résolution, et considérons ce qui se passe le long de l'axe horizontal. La largeur nominale de l'écran est de 640 pixels. Si l'on fait correspondre un pixel à une impulsion de la souris, on voit que le déplacement du pointeur sur la largeur de cet écran demandera 640/200 pouces, soit environ 8 cm de déplacement de la souris. Ceci correspond à la position "1" du réglage de la sensibilité de la souris dans Preferences.

En position "2", on prend en compte seulement une impulsion de la souris sur 2, en position "4", une sur 4. Cela signifie que pour balayer tout l'écran, on devra dans ce dernier cas déplacer la souris d'environ 32 cm. On a alors une souris beaucoup plus "lente", d'où l'impression fallacieuse d'une meilleure sensibilité. En fait, l'expérience montre bien, si l'on fait attention, qu'il n'est pas plus facile, en 640x400, de positionner le pointeur à un pixel près en position "ralentie" qu'en position "rapide". Pour passer d'un pixel au pixel voisin sur l'écran, on devra faire parcourir à la souris quatre fois plus de chemin, mais le saut du pointeur dudit pixel à son voisin se décidera sur l'espace nécessaire pour déclencher l'envoi d'une impulsion par la souris, c'est-à-dire sur l'amplitude du mouvement nécessaire au passage de l'état d'éclairement à l'état d'occultation (ou l'inverse) d'une des photodiodes. Cette amplitude ne dépend évidemment pas de ce que l'ordinateur fait du signal par la suite, elle ne dépend que des caractéristiques matérielles de la souris.

Par contre, le pointeur étant sur un pixel, il y a en mode "ralenti" une plage de mouvement de la souris, correspondant à quatre impulsions, soit environ 0,5 mm, dans laquelle on restera sur ce même pixel, alors qu'en mode "rapide", cette plage ne sera que d'environ 0,12 mm. Cette plage plus large en mode "lent" apportera un avantage décisif, en réduisant les chances qu'en pressant l'un des boutons de la souris, le léger mouvement que cela peut entraîner ne fasse sauter le pointeur au pixel voisin.

Pour vous en convaincre, chargez Deluxe Paint en 640x400, cliquez dans la loupe, prenez comme pinceau le plus petit carré (un pixel) et positionnez des pixels en laissant un blanc entre deux ; en déplaçant la souris, vous constaterez qu'en utilisant la loupe, il n'est pas plus difficile de poser un point en mode "rapide" de la souris qu'en mode lent. Ceci montre bien que le résultat final dépend bien plus de la manière dont le programme traite l'information que de la résolution effective de la souris.

Pratiquement, une souris qui serait annoncée à 250 ou 300 points par pouces n'apporterait, à mon avis, pas grand-chose de plus. La chose serait différente dans le cas d'un programme de dessin du type dit vectoriel, où les coordonnées d'un point sont stockées sous la forme d'un nombre : au minimum, si le programme ne traite que des entiers courts, la gamme couverte va de -32 767 à 32 768. En utilisant la loupe électronique dans ce genre de programme, on constate que l'on gagne en résolution réelle, alors qu'avec la loupe des programmes travaillant en bitrnap comme Deluxe Paint, on ne gagne qu'en confort. Néanmoins, à quoi servirait une résolution de 1000 points par pouce, car pour pouvoir séparer deux points, il faudrait être capable de déplacer la souris par incréments de 25 microns et, à supposer qu'une souris le permettre, qui a une main capable de réaliser des déplacements de cet ordre ? Ce n'est pas pour rien qu'il y a des vis micrométriques sur les instruments de précision.

Le choix de la "rapidité" de la souris, via Preferences ou des programmes dits accélérateurs de souris, comme DMouse et Mach III, apporte en fait un élément de confort. Si l'on considère l'ensemble main-souris-pointeur-oeil-cerveau, on constate qu'il est plus agréable d'avoir une souris rapide pour aller cliquer dans des icônes, et une souris lente pour certains travaux graphiques.

Enfin, comment accélérer la souris ? Un programme comme Mach III vous propose une valeur maximale de 9, auquel cas il suffit de déplacer la souris d'environ 1 cm pour balayer tout l'écran. Au lieu de diviser le nombre d'impulsions donné par le compteur, il suffit de le multiplier pour obtenir le mouvement à donner au pointeur. Mais la rançon est évidente : il n'est plus possible d'amener le pointeur sur tous les pixels de l'écran, du moins sans lever la souris.

Pour chacun des modèles présentés dans l'essai suivant, je donne la résolution en points par pouce mesurée en examinant le déplacement nécessaire pour parcourir horizontalement l'écran du Workbench, la vitesse étant réglée sur "1" dans Preferences. Pour une résolution de 200 points par pouce, cette distance est exactement de 81,28 mm.

Vitesse

La résolution ou la sensibilité sont une chose, la prise en compte de la vitesse de déplacement en est une autre. Les facteurs qui entrent en jeu sont la capacité de l'encodeur de la souris à distinguer les passages successifs des fenêtres ajourées de l'encodeur, et par ailleurs la manière dont l'Amiga prend en compte la sortie des compteurs.

En entraînant un des galets de la souris Commodore par un petit moteur, on constate à l'oscilloscope que l'on obtient encore des signaux de très bonne qualité pour une vitesse de rotation qui correspondrait à une vitesse de déplacement de la souris de 100 pouces (ou 2,5 mètres) à la seconde. Comme on va le voir, ce n'est pas là que se situe la limite.

Les compteurs d'impulsions sont lus à chaque balayage d'un écran, et le résultat est stocké dans un registre de 16 bits, contenant les deux informations (mouvement X et Y), soit une capacité de 255 points pour chaque axe. La différence entre deux lectures successives donne la vitesse de la souris. Comme il y a 1/50e de seconde entre deux balayages verticaux, la vitesse maximale mesurable correspondra à 255 impulsions 50 fois par seconde, ce qui correspond à une vitesse de déplacement de la souris d'environ 64 pouces par seconde, soit environ 1,5 m/s.

La limite est donc dans la logique du comptage. et il ne servirait à rien d'augmenter la performance en vitesse des encodeurs de la souris. Comme on peut donc s'y attendre, on verra dans l'essai des différentes souris et de la boule de commande, qu'il n'y a pas de différence sensible de performance entre les divers modèles, à une exception près, qui est celui de la souris sans fil. Les raisons de cette exception sont expliquées dans la partie suivante de l'article consacrée à l'essai des différentes souris.

Essais de quelques souris

Les souris Amiga
De gauche à droite : la souris Amiga standard, souris optique de Golden Image,
la souris sans fil d'Optical Solutions, la Speed Mouse et la boule de commande Contriver


La souris Commodore

Pas grand-chose à dire, tout le monde la connaît. Elle marche bien, sa résolution nominale est de 200 points par pouce, en pratique on mesure 188 points (mesure à plus ou moins 5 points). La prise en main est bonne, on peut reposer les doigts sur les bords de la souris, à côté des boutons. On peut lui reprocher d'être assez lourde, et surtout la rigidité excessive de son câble.

Les souris Amiga

La souris Speed Mouse

Un jour, mon fidèle revendeur (Janal à Grenoble, pour ne pas le nommer), me montre une souris à 250 FF et me dit : "essayez-la et dites-moi ce que vous en pensez". Franchement, je ne pensais pas qu'il puisse y avoir une telle différence entre deux souris parfaitement conventionnelles. C'est aussi une souris à boule et à fil, mais elle est ultra-légère, son câble est très souple, elle m'a semblé très agréable, au point que c'est devenu ma souris habituelle.

Son prix s'explique en partie par sa fabrication à Taïwan, en partie par le côté très primitif de son électronique : en effet, pour mettre en forme les signaux de ses encodeurs, pas de circuit intégré, mais quelques transistors et résistances. Résolution mesurée : 191 points par pouce.

La souris sans fil ("Cordless Mouse" de Practical Solutions)

On connecte le récepteur à l'Amiga, on active la souris en pressant un bouton latéral (car, étant sur piles, elle se désactive automatiquement après 10 minutes sans manipulation) ; il tombe bien sous le pouce pour un droitier. Un gaucher l'activera sans difficulté avec l'annulaire. La prise en main est différente, la souris étant plus plate, on doit tenir l'index et le médius plus pliés pour actionner les boutons. C'est sans doute une question d'accoutumance.

Les souris Amiga
La souris sans fil décortiquée

Essayons la souris. Lorsqu'on actionne quelque chose, une petite lampe rouge clignote sur le récepteur pour bien indiquer qu'il y a transmission. De prime abord, ça marche, on arrive à poser un pixel avec précision dans Deluxe Paint ou Sculpt.

L'angle sous lequel le récepteur doit voir la souris est conforme à ce qui est écrit dans la doc, à savoir 45% de part et d'autre de l'axe dudit récepteur. En fait, il tolère plus, et ceci tant horizontalement que verticalement, ce qui permettra des installations astucieuses sans fil qui traîne sur la table. Il ne faut toutefois pas d'obstacle opaque entre la souris et le récepteur, les infrarouges émis n'étant pas assez puissants pour rebondir sur les parois de la pièce, comme c'est le cas pour certaines télécommandes ou certains systèmes de commande à distance d'éclairage.

De plus, la LED de la souris ayant une lentille incorporée, le faisceau émis est étroit. Un simple crayon tenu verticalement à 5 cm devant la LED intercepte le rayon émis. Il faudra donc disposer d'une plage dégagée devant la souris ; on ne gagne pas grand-chose sur le plan de l'encombrement par rapport à une souris ordinaire, je dirais même plutôt le contraire.

Eh bien, essayons Marble Madness ! Catastrophe, pratiquement pas moyen de dépasser le début du deuxième tableau, et d'éviter la méchante boule noire. Les réactions ressemblent beaucoup à ce que j'ai observé en jouant à Marble Madness à deux. Avec de l'entraînement, je suis arrivé au dernier tableau, mais il m'a fallu complètement rééduquer mes réflexes. En particulier, toute action demandant une pression sur le bouton gauche de la souris pendant un mouvement (mode accélération), est vouée à l'échec.

Voyons Arkanoid. Là, le contrôle latéral de la raquette marche bien, mais les fonctions de tir ont un retard visible.

Retournons au Workbench, avec l'accélérateur de souris en fonction. Pas fameux. On a une impression "caoutchouteuse". J'ai prêté l'engin à plusieurs personnes, dont mon revendeur qui ne l'avait pas en magasin, et qui était intéressé à la voir, toutes m'ont dit avoir eu l'impression d'une certaine mollesse et d'un certain retard dans les réactions.

J'ai alors réessayé Marble Madness en mettant au préalable en service un programme ralentisseur destiné à faciliter l'utilisation de l'Amiga aux handicapés. Dans cette configuration, j'ai éprouvé à peu près les mêmes facilités et difficultés qu'avec la souris ordinaire, à part toujours des ennuis lorsqu'il faut presser le bouton de gauche pendant le déplacement. Ceci est bien sûr à mettre sur le compte de la nécessité de traiter les signaux en série en vue de leur transmission par le faisceau infrarouge. Ce dernier est modulé à une fréquence d'environ 30 kHz, de manière à éviter des interférences dues à l'emploi éventuel d'autres dispositifs émettant en infrarouge : les informations sont codées sous la forme d'un train d'impulsions modulées en durée.

Des mesures à l'oscilloscope, pas très commodes car je ne disposais pas d'un oscilloscope à rémanence, m'ont montré que l'intervalle de temps qui sépare l'établissement du contact sur le microcommutateur du bouton gauche de la souris, et l'arrivée du signal sur la broche 6 du connecteur de l'Amiga, intervalle nul - à la vitesse de la lumière près - dans le cas de la souris d'origine, est de l'ordre de 50 millisecondes dans le cas de la souris sans câble. Sans être catégorique, je crois pouvoir dire que ce délai est du même ordre de grandeur pour la transmission des signaux relatifs aux mouvements de la souris.

Sachant par ailleurs que le temps de réflexe d'un individu normalement constitué, entre la parution d'un signal optique et l'établissement d'un contact par pression d'un bouton est de 150 millisecondes environ, mais peut descendre à 40 ou 50 millisecondes s'il anticipe ce qui va se passer et exerce une pré-tension sur les muscles de la main, on voit que la souris sans câble double pratiquement le temps de réaction. Cette souris n'apporte donc rien, au contraire, dans un domaine où l'absence de câble pouvait être un plus.

Enfin, après l'avoir remontée, l'axe horizontal était mort. Un examen à la loupe m'a permis de déloger deux gouttelettes de soudure gentiment collées entre des traces, malgré le vernis. La souris remarche, mais cette inspection a attiré mon regard sur un certain nombre de détails de réalisation pas vraiment soignés, l'ensemble donnant pourtant à première vue un aspect bien fini.

La mesure de la résolution m'a causé quelques problèmes. En effet, la résolution apparente varie en fonction de la vitesse de déplacement ! Plus on va vite, plus il faut faire de distance sur le tapis pour que le pointeur traverse l'écran. La seule explication possible est que le système de transmission infrarouge n'arrive pas à suivre et perd des impulsions en route. Cela n'a pas grande importance quant au résultat final, puisqu'en arrivant à destination, on ralentit le mouvement ; néanmoins, ceci est certainement l'une des raisons des impressions bizarres ressenties par divers utilisateurs.

J'ai donc compté les fentes d'une roue d'encodage et mesuré le diamètre des galets, cela correspond à une résolution de 183 points par pouce.

La souris optique de Golden Image

Cette dernière est un morceau de choix en matière de technologie. C'est une souris avec fil mais sans boule. Elle est livrée avec un tapis couvert de petites pastilles blanches (diamètre environ 0,25 mm) disposées en quinconce sur un fond noir.

Les souris Amiga

La face inférieure de la souris révèle deux diodes infrarouges montées de manière à éclairer une plage du tapis ; juste à la verticale de la plage éclairée, on voit une petite lentille en plastique. A l'intérieur, face à la lentille en plastique, il y a un circuit intégré encapsulé dans un matériau transparent, de manière à ce que la puce soit visible. La lentille forme sur une région de la puce une image des pastilles du tapis. L'examen au microscope montre que cette région de la puce est organisée suivant un pavage de 4x4 cellules photosensibles carrées. Le reste du circuit intégré analyse les images ainsi recueillies, les traite et restitue les signaux X et Y, ainsi que les signaux en quadrature. Ces signaux, pour être propres, n'en présentent pas moins à l'oscilloscope un aspect assez erratique, car tout dépend de l'angle que fait la trajectoire de la souris avec les directions principales du réseau de pastilles. Néanmoins, le fonctionnement est irréprochable.

Les souris Amiga

Cette souris est très légère, le câble est souple et il n'y a pas d'encrassement de la mécanique à craindre. La résolution annoncée est de 250 points par pouce, mais la mesure ne donne que 160 points par pouce ! On obtient un peu mieux en inclinant le tapis pour que la souris suive une trajectoire dans l'axe d'une ligne de pastilles. La résolution est alors de 170 points par pouce. Le problème se situe au niveau du tapis qui compte 18 pastilles environ au cm, ce qui donne bien, à quatre impulsions par pastille, environ 180 points par pouce. Ma grand-mère avait l'habitude de dire : "Le papier se laisse imprimer...".

Ceci dit, je n'ai pu constater aucune différence réelle au niveau des performances, que ce soit en dessin à main levée dans Deluxe Paint, ou lors de l'exécution d'un jeu rapide (Arkanoid, Marble Madness).

La boule de commande Contriver

Il existe plusieurs sortes de boules de commande (trackball) pour l'Amiga. Je n'ai pu me procurer que celui de Contriver (prêt de Janal, pour changer, comme pour la souris optique Golden Image), la maison qui devait prêter un Amtrack à Amiga News ne l'ayant pas fait pour une raison qui m'échappe.

Les souris Amiga

Je crois bien que les premières boules de commande sont apparues sur des consoles de jeux, la boule étant de grand diamètre et manipulée avec la paume de la main. Les premières boules de commande pour ordinateurs sont apparues sur des systèmes de calcul et de dessin industriel, ou des systèmes d'échographie en cardiologie, où ils étaient incorporés au clavier. On les voit revenir sous cette forme sur le clavier de certains ordinateurs portatifs.

Les souris Amiga

Pour une boule de commande, la résolution en points par pouce n'a pas de sens puisqu'elle ne se déplace pas, et qu'elle n'y a pas lieu de faire des comparaisons entre un mouvement de la main et un mouvement du bout des doigts. La sensibilité m'a semblé adéquate. Ce qui est plus difficile, c'est de s'éduquer à manipuler la boule et les boutons de la même main. Les premières boules de commande dont je parlais plus haut ne servaient qu'à déplacer le pointeur ou le mobile, les fonctions d'enregistrement ou de tir étant assurées par l'autre main.

Les deux avantages principaux des boules de commandes sont :

1. l'indépendance des mouvements de la boule et des pressions sur les boutons. Le pointeur ayant été amené à un endroit précis de l'écran, on peut lever la main et actionner un bouton sans craindre un déplacement accidentel.

2. l'encombrement vraiment minimal. J'ai fait l'exercice de n'utiliser que la boule de commande pour faire le dessin de la figure 1 à l'aide de Deluxe Paint 3. Comme attendu, la boule de commande s'est révélée très commode pour les positionnements précis, mais chaque fois qu'il fallait aller chercher une fonction dans un menu déroulant, quelle galère ! Pour dessiner, il est agréable de se mettre en vitesse lente dans Preferences, mais pour aller chercher un outil ou un menu, il faudrait être en vitesse rapide. Le problème est le même avec une souris, mais la manipulation m'a semblé plus pénible avec la boule de commande, d'autant que sur le modèle de Contriver, les boutons sont placés à gauche de la boule. Pourtant, il y a sur le Contriver une astuce intéressante : les boutons sont en deux parties, en faisant glisser l'une d'elles, on verrouille le bouton en position enfoncée. Ceci facilite un peu le "dragging", c'est-à-dire l'entraînement d'un gadget ou de l'extrémité d'une droite "élastique". Néanmoins, j'ai fini par déplacer le pointeur de la main droite, et simuler la pression des boutons par "Alt-Amiga gauche" et "Alt-Amiga droite" !

Bref, comme disent les Américains, j'éprouve vis-à-vis de la boule de commande des sentiments mélangés. Peut-être les manipulations complexes sont-elles plus faciles avec une boule de commande Amtrack vu la disposition différente des boutons.

La souris optique, la souris sans boule et la boule de commande sont dotées de trois boutons.

Conclusion

Si vous voulez une souris plus légère et plus vive sous la main que la souris Commodore, ou si vous avez simplement à la remplacer, prenez la Speed Mouse. Le gain d'agrément est significatif et le prix minimal (250 FF environ).

Si vous êtes épris de technologie, la souris optique de Golden Image vous enchantera pour une somme raisonnable (environ 450 FF). De plus, vous pourrez dire adieu aux nettoyages de boule et de galets. Elle est légère sous la main, comme la Speed Mouse. Par contre, n'en attendez pas une performance supérieure. Dans ce domaine, je n'ai pu mettre en évidence aucun avantage lié à l'absence de boule ou ni à la résolution annoncée sur l'emballage, et pour cause !

Il faudra une raison sérieuse pour débourser les 750 FF environ que vous coûtera la souris sans fil de Practical Solutions. A mon avis, l'encombrement supérieur de l'installation (dû à la nécessite qu'il n'y ait aucun obstacle entre la souris et le récepteur) compense l'absence de câble. La performance dynamique est inférieure à celle des autres souris, et ceci de manière sensible et mesurable. Vu son prix, cette souris ne se justifie que dans un cas de commande à distance de l'Amiga sans accès au clavier. Ma souris sans fil est à vendre pour 400 FF à qui la voudra...

Enfin, avant d'acheter une boule de commande, essayez dans toute la mesure du possible plusieurs modèles, en passant au moins une demi-heure à essayer de faire quelque chose avec (dessin, jeu...).

Pour que personne ne s'échauffe et pour tuer toute polémique dans l'oeuf, je vous dirai que les différences d'appréciation de ces divers engins - les miennes ne font certainement pas exception - seront toujours empreintes d'une bonne dose de subjectivité ; n'oubliez pas que la souris n'est qu'un maillon d'une chaîne qui comprend, entre autres, votre main, votre oeil, votre cerveau, la performance de ce dernier pouvant être affectée par l'absorption consciente ou non de diverses substances aux effets également divers.

Après tout, faites ce qui vous plaît, c'est ainsi que vous serez le plus heureux.


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