Obligement - L'Amiga au maximum

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Dossier : Les scanners à main
(Article écrit par Jacques Harbonn et extrait de Tilt - mai 1991)


Ils tiennent dans la main, ils roulent sur le papier et reproduisent fidèlement à l'écran la page qu'ils balaient de leur oeil électronique. Les scanners à main constituent l'outil idéal de celui qui ne sait pas dessiner. Ces appareils ne représentent plus un rêve inaccessible : leur prix n'est pas supérieur à celui d'un bon logiciel utilitaire. Jacques Harbonn a mis la main à la pâte pour les tester à votre intention sur Atari ST, Amiga et compatibles PC...

Les scanners à main

Les scanners à main connaissent un développement croissant, tant du fait de l'amélioration constante de leurs performances que de la baisse importante de leur prix. De nombreux appareils sont apparus récemment sur le marché et nous avons voulu faire un tour d'horizon des matériels proposés sur les principaux ordinateurs familiaux de bonnes performances (Atari ST, Amiga et compatibles PC). Ce dossier ne se prétend pas exhaustif. Nous avons testé cinq appareils et de nouveaux matériels apparaissant régulièrement.

Scanner et numériseur

Un scanner à main est un dispositif destiné à transformer un document papier monochrome ou couleur en une image d'ordinateur (c'est-à-dire composée d'une succession de bits) pouvant être modifiée à l'aide des différents logiciels de dessin ou de retouche d'images numérisées. Les numériseurs permettent, eux aussi, d'obtenir une image ordinateur mais deux caractéristiques essentielles les différencient des scanners. Tout d'abord, les numériseurs travaillent à partir d'un signal vidéo (PAL ou SECAM), fourni par une caméra vidéo, un caméscope, un magnétoscope, un vidéo-disque ou même une simple télévision. D'autre part, les images obtenues sont le plus souvent en couleur et en résolution écran.

Les scanners à main, en revanche, travaillent en majorité en monochrome et en haute résolution, jusqu'à 400 DPI ("dots per inch", c'est-à-dire points par pouce) et sont donc plutôt conçus pour l'impression ultérieure sans perte de qualité. Les scanners à main se différencient encore des scanners à plat tant par leur prix et leur encombrement beaucoup plus réduits, que par le mécanisme de balayage.

Ce mécanisme, dans un scanner à plat, fait appel au même procédé que dans un photocopieur (dont il reprend d'ailleurs la forme). Dans un scanner à main, c'est la main de l'opérateur qui assure ce balayage de l'image à numériser. Les scanners monochromes sont surtout utilisés en conjonction avec des logiciels de PAO pour introduire des images de qualité dans les pages. Ils peuvent aussi servir pour les traitements de texte en conjonction avec les logiciels d'OCR (reconnaissance automatique des caractères) ou, tout simplement, pour se doter facilement d'une bibliothèque d'images monochromes de qualité. Les scanners couleur, quant à eux, ont presque le même usage que les numériseurs couleur (animation exceptée), c'est-à-dire la constitution d'une banque d'images, pour créer un diaporama, ou pour les intégrer dans vos programmes de jeu ou autres.

Handy Scanner Precision 400

Ce scanner de Print Technik fonctionne sur tout Atari ST doté d'un minimum d'un Mo de mémoire, mais une mémoire supérieure est indispensable pour les images de grande taille en haute résolution. Il travaille en couleur ou en monochrome, mais dans ce cas, le confort de travail est meilleur. Le boîtier d'interface se connecte au port cartouche de la machine, le scanner se branchant sur cette interface grâce à un long câble. Ce branchement s'effectue dans le prolongement de la cartouche et non transversalement, occupant inutilement une large place sur le bureau souvent déjà encombré.

L'alimentation est fournie par le port cartouche, ce qui limite d'autant le nombre de câbles. Le scanner lui-même offre une large fenêtre de numérisation (10,5 cm), une fenêtre de visualisation fort utile pour placer correctement le scanner sur l'image avant de commencer le travail et trois boutons de réglage. Le premier sélectionne la résolution de numérisation (de 200 à 400 DPI), le second l'étendue de la gamme des gris (quatre positions depuis les images au trait en simple noir et blanc, jusqu'aux nuances fines de gris). Enfin, un potentiomètre règle la luminosité.

Handy Scanner
Handy Scanner

Une fois le logiciel chargé, il faut définir le format avant de commencer la numérisation. Signalons au passage que ce logiciel ne sera chargé que s'il détecte la présence de l'interface dans le port cartouche. Si cela ne pose évidemment aucun problème pour la numérisation elle-même, cette limitation est plus contraignante en ce qui concerne le logiciel de dessin associé.

Le choix de formats est vaste, depuis le A4 (21x29,7 centimètres soit 2456x3472 points) jusqu'au A7 (850x1216 points), en passant par les formats B5 à B7. Tous ces formats disposent des trois résolutions sélectionnables sur le scanner lui-même, complétées d'une dernière : 100 DPI. Vous ne pourrez obtenir une grande image et une haute résolution que si vous disposez d'une mémoire suffisante.

Lors de la numérisation, l'image est transcrite en temps réel sur votre moniteur, ce qui permet de juger de la bonne vitesse de balayage (un balayage trop rapide se traduisant par des sauts de ligne). Les résultats obtenus sont d'excellente qualité ; celle-ci s'améliorant si l'on utilise une plus haute résolution.

L'écran de travail est divisé en deux parties, la gauche affichant en réduction la totalité de l'image numérisée et la droite montrant une partie de l'image en taille réelle. Le déplacement au sein cette seconde fenêtre s'effectue très simplement en maintenant le bouton droit appuyé et en déplaçant la souris, gestes parfaitement naturels. D'autres modes de visualisation sont aussi disponibles : taille réelle plein écran et zoom de grossissement quasi infini.

Le programme dispose de certaines facilités pour le retraitement des images numérisées. On peut ainsi filtrer, éclaircir ou obscurcir l'image, le temps de traitement étant proportionnel à la taille et à la résolution adoptées.

Le logiciel offre, en outre, de véritables fonctions de dessin. Le programme travaille directement sur l'image intégrale, en image virtuelle, l'écran du moniteur n'affichant qu'une petite partie de l'image complète. Ce procédé assure le maintien de la résolution lors de l'impression ultérieure. Les outils de dessin sont assez riches : brosses multiples, de taille et de forme variées (mais non redéfinissables), lignes, rectangles, polygones, cercles et ellipses. Les lignes constituantes disposent des options de GEM, concernant leur type (continu ou discontinu) et leur épaisseur, mais il n'est pas possible de choisir la forme de leur extrémité. Les figures fermées peuvent être automatiquement remplies à l'aide d'une trame de son choix, sans possibilité de dégradé toutefois. Loupe et vaporisateur n'offrent que les options minimales.

Les entrées texte disposent de quelques attributs mais les tailles de caractères sont assez réduites et le sens d'écriture gauche-droite obligatoire. En revanche, les fonctions de bloc (définis par le classique rectangle de capture) sont assez complètes et autorisent de nombreuses déformations modification de taille, rotation, retournement, inversion, courbure et ondulation. Le mode de travail est assez particulier : il faut recapturer le bloc après lui avoir fait subir l'effet désiré. Une capture automatique aurait été préférable bien que ce système puisse parfois s'avérer pratique dans certains cas.

La sauvegarde des images peut s'effectuer soit dans un format "scan", compressé ou non, propre au programme (le seul à conserver les informations complètes), soit dans la très grande majorité des formats d'image des logiciels de dessin sur Atari ST, y compris le mode IMG pour une compatibilité optimale avec les programmes de PAO.

Si ce programme de dessin ne peut prétendre rivaliser avec les logiciels dédiés, il est cependant à même de rendre de grands services, d'autant qu'il peut travailler directement sur l'image numérisée haute résolution. Le manuel, succinct mais en français, ne fournit que les explications minimales, mais suffisantes pour utiliser le scanner sans encombre.

Hand Scanner

Golden Image propose deux versions de son scanner, une pour Atari ST et l'autre pour Amiga. Bien qu'assez proches, elles nécessitent cependant une étude séparée du fait de quelques différences, tant sur le plan du matériel que sur le plan du logiciel qui les accompagne.

Hand Scanner
Le Hand Scanner

La version Amiga

Il se compose d'une interface se connectant sur le port parallèle et disposant de sa propre alimentation. Le scanner lui-même se raccorde à l'interface par un câble suffisamment long pour ne jamais gêner le travail. Ce scanner est de bonne largeur (10,5 cm) et dispose de différents réglages, les mêmes que pour le Handy Scanner Precision 400 : choix de la résolution (de 100 à 400 DPI), réglage à quatre positions de l'étendue des gris et enfin possibilité d'intervention sur la luminosité de l'image numérisée (plus ou moins foncée).

Passons maintenant au logiciel, Touch-Up, sans lequel le scanner ne peut fonctionner. Tout comme pour le logiciel du Handy Scanner Precision 400, le programme n'accepte d'être lancé qu'en présence de l'interface du scanner. Le programme demande un minimum d'un Mo de mémoire pour travailler mais, en fait, avec une telle mémoire, vous serez limité à une très petite taille d'image (de l'ordre de 5x5 cm) en haute résolution (400 DPI). De plus, si vous êtes en limite de mémoire, certaines fonctions ne seront plus accessibles ou même pire (sortie brutale du programme, l'Amiga ne parvenant plus à s'y retrouver). Bref, 1 Mo suffira pour travailler en 100 ou 200 DPI, mais il est quasi indispensable de gonfler la mémoire à 2 ou 3 Mo pour utiliser à son aise les résolutions supérieures de la numérisation.

L'utilisation du scanner est très simple. Il suffit de choisir la résolution et la taille de l'image et de lancer l'opération. La lumière du scanner s'allume et il ne reste plus qu'à mettre l'appareil en position de départ. Cela ne pose aucun problème grâce à la fenêtre de visualisation dont il est doté. Appuyez et maintenez appuyé le bouton "start" et commencez à balayer lentement l'image. La diode de contrôle clignotera si vous allez un peu trop vite et s'éteindra tout net si votre mouvement est vraiment trop rapide. A la fin de la numérisation, l'image apparaîtra sur l'écran et il ne vous restera plus qu'à la sauvegarder dans l'un des nombreux formats disponibles pour ensuite l'utiliser ou la modifier. Les résultats sont tout à fait bons, en particulier en 400 DPI. Cependant, l'affichage sur Amiga présente une particularité un peu agaçante : en grossissement 1, 2 ou 4, elle est allongée verticalement. Ce défaut ne se manifeste qu'à l'affichage, les proposions de l'image complète étant conservée.

Hand Scanner
Sur Amiga, le Hand Scanner allonge les visages en mode "Zoom"

Touch-Up est loin de se limiter à une simple numérisation. Il offre en effet de riches possibilités de dessin en écran virtuel, c'est-à-dire de création d'un dessin dépassant les dimensions d'un seul écran. Le mode de travail est assez particulier. Ici pas de brosses prédéfinies nombreuses, ni même de véritable dessin à main levée. On ne dispose au premier abord que des boîtes, cercles et ellipses, lignes (simples ou brisées) et courbes et courbes de Bézier et B-Splines (définies respectivement par quatre ou jusqu'à 32 points d'ancrage).

Mais cette pauvreté n'est qu'apparente. En effet, chaque figure prédéfinie peut être en fait redéfinie finement, tant pour les lignes constituantes (épaisseur et type continu ou discontinu), que pour le motif de remplissage ou même la forme et la taille de la figure elle-même. De plus, le positionnement précis des figures après constitution et surtout la répétition automatique du tracé ouvrent la porte à de riches combinaisons. Ainsi, il ne faut que quelques coups de souris pour créer, par exemple, un superbe décor montagneux aux larges vallées et au relief impressionnant. Il suffit pour cela de recourir aux lignes brisées ou aux B-Splines en mode "remplissage automatique" et de balayer lentement la surface à dessiner. Enfin, rien ne vous empêche de capturer une zone de dessin pour en faire une brosse originale.

D'autres outils complètent le programme. Le vaporisateur offre un vaste choix : rond ou carré, de taille et de débit paramétrable et pouvant pulvériser un motif. Le classique remplissage dispose de nombreux motifs en différentes résolutions. La loupe offre quatre grossissements et permet d'utiliser tous les outils. Enfin l'indispensable "Undo" (annuler) peut agir sur plusieurs niveaux, ce qui est très pratique.

Une rubrique entière est consacrée au mode "Clipping". Il permet, outre l'indispensable couper-coller, des transformations et déformations d'image : changement de taille avec conservation du même rapport d'image ou non, inversion horizontale ou verticale, rotation au degré près, image en miroir, bascule, etc. D'autres agissent sur les bits constitutifs de l'image et permettent l'inversion en négatif, l'engraissement (comme le mode gras d'un texte), le nettoyage des pixels parasites, l'effet contour ou encore l'application d'un masque pour éclaircir ou assombrir l'image.

Touch-Up est déjà d'un bon niveau en temps que logiciel de dessin travaillant en image virtuelle. Le manuel est très didactique et complet, mais il est en anglais. Toutefois, un accord avec la société Upgrade vous permet d'obtenir un logiciel francisé pour une somme modique.

La version Atari ST

Le scanner lui-même est strictement identique, connecteur compris. En revanche, l'interface se branche ici sur le port cartouche de l'Atari. Le programme Touch-Up travaille dans les trois résolutions du ST, mais la basse ou la haute résolution sont recommandées pour ne pas déformer l'affichage des images. Contrairement à la version Amiga, le programme peut parfaitement être lancé indépendamment de l'interface, seule la numérisation devenant de ce fait impossible, bien sûr.

Les résultats de la numérisation sont encore meilleurs que sur Amiga, en particulier au niveau du rendu écran (les trames sont plus efficaces et l'on n'est plus affligé d'une déformation obligatoire en mode zoom). En ce qui concerne la partie dessin, Touch-Up n'est autre que la version anglaise d'Image Partner. Il offre quelques options supplémentaires par rapport à la version Amiga : dessin à main levée et surtout mode "Texte" assez riche. En contrepartie, certaines fonctions sont un peu moins pratiques. Le manuel, en français cette fois, est dû à la coopération d'Upgrade. Il est encore meilleur que celui de la version Amiga, ce qui est pourtant difficile.

Hand Scanner
Le Hand Scanner sur Atari ST

Handy Scanner Type 6 Colour

Nous avons testé la version Amiga de ce scanner à main couleur de Cameron, le seul de ce dossier. Une version PC similaire, est aussi disponible. L'installation du scanner est très simple. L'interface se connecte sur le bus d'extension des Amiga 500, la présence d'un second connecteur en sortie permettant de ne pas monopoliser le port. Pour les Amiga 2000 et 3000, une petite carte est disponible, à insérer dans l'un des ports disponibles. L'alimentation est fournie par l'Amiga, ce qui ne pose aucun problème, car l'ensemble consomme peu. Le seul réglage du scanner lui-même consiste en un petit sélectionneur normal-bright, cette dernière position servant à éclaircir les images un peu trop sombres.

Le programme nécessite un Amiga doté d'un minimum d'un Mo de mémoire pour travailler. Une fois le logiciel de numérisation chargé, il ne reste plus qu'à choisir le mode d'affichage avant de commencer. Vous disposez de tous les modes couleur de l'Amiga (16 couleurs, 32 couleurs, EHB, soit 64 couleurs par utilisation de demi-teintes) et surtout HAM (4096 couleurs simultanées avec cependant petit conflit de proximité). En revanche, seule la basse résolution PAL (320x256 points) est autorisée. On peut encore choisir entre la palette standard ou optimisée (indispensable en mode HAM) et l'activation ou non de la modification automatique de la gamme des couleurs (utile dans le cas d'images très sombres). En fait, rien ne vous empêche de modifier ces options d'affichage après numérisation, le tampon mémoire dédié à l'image numérisée stockant, en fait, toutes les informations nécessaires.

La numérisation elle-même s'effectue à bonne vitesse, du fait de la faible résolution adoptée (90 DPI). L'image apparaît en temps réel sur l'écran (en monochrome pour l'instant), ce qui permet de contrôler le bon déroulement des opérations. En revanche, il est dommage que le scanner ne soit pas doté d'une fenêtre de visualisation directe du document. Certes, les différents repères horizontaux et verticaux sur le boîtier facilitent le positionnement, mais un contrôle visuel est toujours préférable.

L'image numérisée n'occupe que les 2/3 horizontaux de l'écran du fait de la faible largeur de la fenêtre de numérisation (6,4 cm), et il faudra donc procéder en deux passes, avec quelques manipulations intermédiaires, pour obtenir une image plein format. Après un temps de traitement plus ou moins long (mais toujours raisonnable), fonction du mode d'affichage choisi, l'image couleur apparaît.

Les résultats sont particulièrement flatteurs, surtout en mode HAM. En dépit de la faible résolution du scanner, on est impressionne par la qualité du travail. Les plus fines nuances de couleurs sont parfaitement reproduites. La résolution réduite n'apparaît que pour des lignes géométriques diagonales où l'effet d'escalier n'est pas complètement estompé. Ces superbes résultats peuvent paraître étonnants au premier abord, étant donné la faible résolution mise en oeuvre. Mais il faut savoir que l'oeil humain est beaucoup plus sensible à la gamme de couleurs qu'à la résolution proprement dite. Ainsi, une image en 320x256 en 4096 couleurs apparaîtra beaucoup plus "léchée" qu'une image en 800x600 en 16 couleurs.

Handy Scanner Color
Handy Scanner Color : tous les détails apparaissent

Le programme de numérisation propose aussi quelques facilités, couper-coller et modifications de la palette. La sauvegarde des images (écran ou partie d'écran) s'effectue au format IFF, ce qui permet de les retravailler ensuite avec la totalité des logiciels de dessin sur Amiga.

L'appareil est livré avec Deluxe Photolab, un ensemble de logiciels dédiés au dessin et au retravail d'images numérisées. Le logiciel de dessin Paint est assez complet. Il permet de travailler dans toutes les résolutions de l'Amiga, depuis la basse résolution jusqu'à la haute résolution entrelacée, en modes 16 ou 32 couleurs, EHB et HAM. Il dispose des principaux outils de dessin : dessin à main levée en trait plein ou pointillé, droites, courbes réglables un peu à la manière des courbes de Bézier (mais seul le point d'attache central est mobile), rectangles, cercles, ellipses remplies ou non et enfin formes libres fermées et polygones remplis. Les brosses sont capturées soit par le classique rectangle de délimitation, soit par tracé à main levée. Mais les manipulations de ces brosses sont un peu limitées : rotation et permutation.

Les options de remplissage sont assez complètes : remplissage par couleur unie, par dégradé de couleurs aux bornes réglables, avec paramétrage du sens du dégradé (mais pas de dégradé circulaire vrai) et de l'importance du fondu entre les zones ; et utilisation des brosses pour le remplissage avec possibilité de déformer la brosse pour qu'elle remplisse exactement le cadre voulu. Le vaporisateur est paramétrable en taille et en débit et peut pulvériser des motifs. La loupe est l'un des points forts du programme. Son amplitude est considérable et tous les outils de dessin restent utilisables. S'il ne peut concurrencer les grands "ténors" du dessin artistique sur Amiga (Deluxe Paint III et Photon Paint II), Paint offre cependant de bonnes possibilités de création. Le second utilitaire, Posters, est dédié à l'impression de posters de grande taille. La mise en oeuvre est assez facile et le résultat de bonne qualité mais l'utilisation reste anecdotique.

Le dernier programme, Colora, permet d'effectuer facilement des modifications de format d'image, tant en résolution qu'en nombre de couleurs et de retravailler finement les couleurs et la palette de votre image numérisée. L'ensemble dispose de deux manuels : le premier, en français, ne traite que du logiciel de numérisation proprement dit. Il est assez succinct mais reste suffisant. Le second, dédié à Photolab, est beaucoup plus riche et didactique, mais reste réservé à ceux qui maîtrisent au moins partiellement la langue de Shakespeare.

Scanman 256

Ce scanner de Logitech fonctionne sur compatible PC. La carte d'interface (modèle court) s'insère dans l'un des ports disponibles. Cependant, pour bénéficier de toutes les fonctions du programme, ce port doit être un 16 bits. Le scanner dispose des trois réglages habituels : résolution (de 100 à 400 DPI), luminosité et réglage de l'étendue de la gamme des gris (depuis les images au trait jusqu'aux images en 256 nuances de gris). La fenêtre de numérisation est de bonne taille (10,5 cm) et la fenêtre de visualisation facilite le repérage sur le document.

Scanman 256
Le Scanman 256

L'installation sur disque dur ne pose aucun problème grâce au programme dédié. En revanche, une configuration lourde est quasi obligatoire pour tirer pleinement parti des capacités du programme. L'idéal est de disposer d'un 386 à bonne vitesse, d'une carte VGA, de 2 Mo de mémoire et d'un disque dur rapide. De plus, Windows 3 est indispensable, le programme ne pouvant tourner que sous cet environnement graphique, ce qui grève d'autant le budget. Le travail sur un 286 est encore possible, au prix toutefois d'une grande lenteur de réaction sous Windows, mais le lancement sur PC XT ne saurait être envisagé.

Le programme principal, Ansel, gère tout aussi bien le processus de numérisation que le retravail ultérieur de l'image. La numérisation elle-même s'effectue très simplement en lançant l'option "Numériser". L'image apparaît en temps réel sur l'écran, le disque dur effectuant simultanément les sauvegardes nécessaires. En 400 DPI, le balayage doit être d'une grande régularité et très lent. En cas de problème, le programme vous le signale d'ailleurs, mais une fois la numérisation terminée, ce qui est un peu dommage. Une diode de contrôle de vitesse de numérisation aurait été la bienvenue.

En contrepartie, les images obtenues sont d'une qualité tout simplement époustouflante. La conjonction d'une haute résolution et d'une large gamme de gris, le tout bien mis à profit par le mode VGA, assure les plus fines nuances.

Hand Scanner
Scanman 256 : une superbe image

Dans tous les autres scanners monochromes de ce dossier, les images sont de bonne qualité, mais les points constitutifs sont bien visibles. Ici, on a vraiment l'impression de se trouver face à une photographie de grande qualité. Cette précision est telle que l'on peut zoomer à plusieurs reprises sans perte apparente de définition, révélant même des détails quasi-invisibles sur l'image de départ ! L'une des raisons de cette qualité est le recours à des diodes de numérisation rouges, plus lumineuses. En contrepartie, les images couleur seront moins bien rendues, avec perte de définition dans les zones rouges elles aussi.

Ansel offre différentes facilités pour assembler une image complète à partir de plusieurs bandes numérisées, pour obtenir ainsi une image de grande taille en haute définition. Le programme dispose aussi d'un certain nombre de fonctions de traitement d'image, pouvant agir sur l'image complète ou sur une fenêtre préalablement définie par le classique rectangle ou par capture à main levée. Ces traitements sont assez puissants (flou et son contraire, contraste ; éclaircir ou assombrir ; inverser pour obtenir une image en négatif ; égaliser pour une amélioration du contraste ; et seuillage transformation d'une image en demi-teintes en un document au trait).

Contrepartie de cette puissance, le temps de traitement requis est en général assez long. Il est encore possible de moduler le réglage de la luminosité et du contraste général de l'image ou de jouer sur la palette des gris.

Ansel dispose d'un certain nombre d'outils de dessin : pinceaux multiples, de taille et de forme diverses, droites, rectangles et courbes redéfinissables en temps réel. La loupe n'a pas de limite de puissance (un pixel peut occuper tout l'écran !) et toutes les fonctions restent accessibles dans ce mode. La sauvegarde des images s'effectue selon trois formats : TIFF et BMP pour les images classiques et PCX pour conserver toutes les données de la numérisation.

Les deux manuels, l'un pour le scanner lui-même et l'autre pour le programme Ansel, sont en français, complets et très didactiques.

Handy Scanner Type 10

Cet autre scanner de Cameron est disponible en version compatibles PC, Atari ST et Amiga mais nous n'avons pu tester que la première. La carte courte s'insère sur tout type de port, 8 ou 16 bits. Le scanner offre les possibilités de réglage maintenant bien connues : luminosité, échelle des gris et résolution.

Pas de surprise non plus en ce qui concerne la large fenêtre de numérisation (10,5 cm) et la présence d'une fenêtre de visualisation. Trois programmes sont livrés avec ce scanner : le programme de numérisation proprement dit ; Handy Painter, un programme de dessin ; et Handy Reader, un logiciel qui permet la reconnaissance des caractères.

Le premier travaille en deux modes : Bande et Page. Le mode "Bande" permet de numériser votre image, celle-ci apparaissant au fur et à mesure sur l'écran ce qui facilite le contrôle de la bonne vitesse de balayage, mais là encore un contrôle par diode aurait été le bienvenu. Les résultats obtenus sont très corrects, un peu en deçà cependant des images obtenues avec les autres scanners, en ce qui concerne la représentation écran tout au moins. Le mode "Page" permet d'assembler très précisément plusieurs bandes pour constituer une image de grande taille. Le programme dispose, en outre, de quelques fonctions supplémentaires : inversion ou rotation de tout ou partie de l'image. La sauvegarde des images s'effectue au format PCX.

Le programme de dessin, Handy Painter, permet lui aussi de numériser des documents. Il offre, en plus, les principaux outils habituels dessin à main levée avec un vaste choix de brosses diverses, droites à l'épaisseur paramétrable, courbes paramétrables en temps réel, rectangles et ellipses. Le vaporisateur, le zoom et les fonctions texte sont présentes. Les fonctions de bloc ouvrent la porte à un certain nombre de manipulations : inversion, rotation, image en miroir horizontal ou vertical, inclinaison.

Le dernier programme, Handy Reader, est plus anecdotique. Il se charge de convertir les images-texte numérisées en code ASCII, directement utilisables dans un traitement de texte. Toutefois le taux de reconnaissance est assez faible, même après un apprentissage prolongé.

Le manuel, en français, souffre de deux défauts importants. Tout d'abord, il est assez brouillon et peu didactique. Mais, surtout, il ne correspond pas à la version logicielle, et oblige donc souvent à des essais et des extrapolations.

Quel scanner pour quelle machine ?

Sur Atari ST, les deux scanners, Hand Scanner (Golden Image) et Handy Scanner Precision 400 (Print Technik), se tiennent dans un mouchoir de poche au niveau de leurs performances. Ma préférence ira cependant à Hand Scanner, pour un rendu écran un peu meilleur, un programme de dessin plus complet et surtout un manuel plus conséquent.

Sur Amiga, les deux scanners Hand Scanner (Golden Image) et Handy Scanner Type 6 Colour (Cameron) sont, en fait, complémentaires. Le scanner couleur de la firme Cameron fournit des résultats vraiment étonnants à l'écran, mais les images perdent beaucoup à l'impression. En revanche, le Hand Scanner comblera vos attentes pour la PAO.

Sur compatibles PC, le Scanman 256 de Logitech procure des résultats stupéfiants de qualité (les meilleurs de ce dossier et de loin en monochrome) mais il nécessite une configuration particulièrement lourde. Le scanner de Cameron s'avère ici un bon compromis pour celui qui ne dispose ou ne veut investir dans une configuration trop coûteuse.

Annexe : le savoir-numériser

Voici quelques conseils généraux pour obtenir les meilleurs résultats possibles quel que soit le scanner :
  • Le document à numériser doit être parfaitement à plat.

  • Le mouvement de balayage de la main doit être régulier et d'autant plus lent que la résolution utilisée est élevée.

  • Les scanners monochromes donnent de meilleurs résultats avec des images noir et blanc elles aussi, bien que les images couleur fournissent de bons résultats avec les nouveaux scanners à lumière verte.

  • Il est nettement préférable de travailler sur des photos que sur des documents imprimés. En effet, dans ce cas et particulièrement en haute résolution, le scanner "capturera" aussi la trame d'impression, ce qui amoindrira d'autant le rendu de l'image finale.

  • Les images haute résolution occupant une grande place mémoire (plus d'un Mo dans certains cas), l'usage d'un disque dur est chaudement recommandé et la mémoire de travail doit être suffisante pour bénéficier de toutes les possibilités.


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