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Test de SBase4 Pro 1.3
(Article écrit par Georges Tarbouriech et extrait d'Amiga News - janvier 1995)


Un système de gestion de base de données est aujourd'hui pratiquement indispensable. La plupart des créateurs ou utilisateurs de gros volumes d'informations sont passés ou envisagent le passage sur un tel support. L'intérêt majeur est la rapidité de recherche au sein d'une énorme quantité d'éléments.

Introduction

Sur Amiga nous avons depuis longtemps un SGBD nommé Superbase qui a beaucoup évolué au fil du temps. La dernière version, SBase4 Pro (release 1.30n), est distribuée en France par Vitepro. A l'origine c'est une société anglaise, Precision Software, qui développait le produit aussi bien sur PC, Atari, qu'Amiga. Ce sont maintenant les Américains d'OXXI qui assurent le développement. Ce logiciel existe en deux versions : une professionnelle et une personnelle. La seconde étant moins performante, nous nous intéresserons surtout à la Pro.

Installation

SBase4 Pro se présente sous la forme de deux disquettes et de deux manuels d'environ 300 pages chacun : ça fait de la lecture pour les longues soirées d'hiver ! Mais autant vous prévenir tout de suite : il faudra les lire si vous souhaitez créer une application un tant soit peu sérieuse. La première disquette compactée est la disquette programme. "L'installer" de feu Commodore est là pour s'occuper de tout, et en cinq minutes SBase4 est sur votre disque dur. Ce dernier est vital pour l'utilisation d'une base de données au même titre qu'une machine accélérée et de la mémoire. Il est possible de travailler avec un 68000 si les fichiers sont de petite taille et s'ils ne sont pas trop nombreux. La deuxième disquette vous sera certainement utile pour comprendre la philosophie du logiciel : ce sont des exemples plus ou moins élaborés.

Un gros "plus" depuis deux versions : il n'y a plus de "dongle" ! Pour les utilisateurs de carte PC Commodore c'était très pratique puisque la souris côté PC était gérée par le port du "dongle". Par conséquent Superbase ne pouvait plus démarrer si le gestionnaire souris côté PC était lancé par la séquence de démarrage !

Tour du propriétaire

Lorsque vous cliquez sur votre tiroir "SBase4" vous trouvez deux icônes : SBase4 et SBfd4. La première correspond au programme proprement dit et la deuxième à l'éditeur de masques. Dans le programme vous trouvez entre autres, un module de communication, un éditeur, et de multiples fonctions permettant la fusion de courrier, l'impression d'étiquettes, l'importation et l'exportation de nombreux formats (Lotus, Excel, DBase et bien sûr ASCII). L'interface est à mon avis très conviviale : en bas de l'écran un panneau de touches type magnétoscope vous permet de vous déplacer dans les enregistrements, de rechercher une donnée, de filtrer la recherche...

L'éditeur de masque sert à générer l'interface de votre application. C'est un outil très puissant dans la mesure où il permet de construire des supports très complexes mais aussi très intuitifs pour l'utilisateur. Ce n'est pas MUI mais l'idée est très proche. Disons que le concept "objet" n'est pas loin.

Comment ça marche ?

Le point de départ, c'est bien sûr la création de fichiers. La convivialité est telle que cette opération se fait tout naturellement. Il suffit de donner un nom à votre fichier, d'entrer le nom des champs et de choisir leurs caractéristiques à la souris (alphanumériques, numériques, date, heure, calculés...). Il faut ensuite choisir les index qui permettront la recherche. Le nombre d'index par fichier est pratiquement illimité puisqu'il peut atteindre 999. Je vous laisse imaginer la taille du fichier ! La deuxième étape consiste à créer plusieurs fichiers et à les relier. Le troisième stade est la construction de l'interface graphique, autrement dit la "fabrication" d'un masque. Ici, vous pouvez tout faire : mettre des boutons, des images, des photos, des calculs, des variables, etc. Attention, il n'est pas nécessaire de faire tout cela pour avoir une base de données exploitable. Il s'agit juste de conseils pour la prise en main et la compréhension du logiciel. Vous pouvez très bien vous arrêter à l'étape 1.

Votre premier fichier peut très bien être la liste de vos copains avec leur adresse et leur téléphone. Par contre, vous pouvez indexer tous les champs, ce qui vous permet de chercher aussi bien à partir du nom, de l'adresse ou du numéro de téléphone. Vous remarquerez que jusqu'à présent nous n'avons jamais parlé programmation ! N'importe quel utilisateur peut arriver jusque-là avec un peu de constance.

Abordons maintenant le gros morceau : le DML (pour Database Management Language). Le DML donc, est le langage de programmation de SBase4. C'est très inspiré du BASIC mais avec pas mal de choses en plus, spécifiques aux bases de données. On y trouve même des "morceaux" de C tels que l'opérateur ternaire. Pour schématiser, disons que l'opérateur ternaire est un "IF THEN" évolué ! Autrement dit "un branchement conditionnel". Ce DML vous permet donc d'écrire une application dans sa totalité en vous permettant de relier tout ce que vous avez créé les fichiers, les masques... C'est donc bien ce côté relationnel qui donne au logiciel cette puissance. C'est sans doute la partie la plus complexe de l'apprentissage. Parmi les qualités de ce langage, une me fait très plaisir, c'est la possibilité de faire appel aussi bien à des commandes DOS, qu'à des programmes ARexx ou C. Vous pouvez bien sûr appeler des fichiers sons, images, et même animations. Un exemple idiot : rien ne vous empêche d'appeler un son (sirène par exemple) en cas d'erreur de l'utilisateur. J'ai testé pour vous : ça surprend !

Le relationnel s'exprime aussi dans une série de fonctions que nous n'avons pas encore abordées. La requête (terme qui avait été traduit par "exploitation" dans une version précédente, la version actuelle n'existant qu'en anglais !). Cette requête permet l'extraction et le formatage de vos données sous n'importe quelle forme ; c'est vous qui choisissez. Vous pouvez extraire à partir d'un ou plusieurs fichiers, selon le critère de votre choix, faire des calculs, trier, ordonner, etc. C'est vraiment très efficace. L'autre fonction impressionnante se nomme l'État ("Report" in english). Elle est très proche de la précédente sinon qu'elle est surtout destinée à présenter des données imprimées. Cette fonction offre un autre avantage : lorsque vous créez votre état avec l'éditeur de masque, SBase génère un programme DML que vous pouvez modifier par la suite si vous le souhaitez. En résumé, on peut fabriquer n'importe quoi : une application de facturation, de comptabilité, une gestion d'entreprise, un recueil de photos, de livres...

Quelques tuyaux : il est possible de faire des masques très esthétiques (fig. 1) avec de belles polices, des cadres, etc. Mais que se passe-t-il si vous voulez les imprimer ? Vous serez obligé de les imprimer en graphique. Si vous créez une application de facturation (fig. 2) pour une société qui tire 100 factures/jour, les employés ne sont pas couchés ! Par conséquent, il est parfois préférable de faire moins joli et plus pratique (fig. 3) ou plus fonctionnel.

SBase4 Pro
Fig. 1

SBase4 Pro
Fig. 2

SBase4 Pro
Fig. 3

Bilan

Dans le positif, il y a tout ce qui vient d'être dit plus quelques domaines non évoqués tels que la gestion des fichiers externes, la gestion d'ARexx, l'importation d'images en 256 couleurs pas seulement au format IFF mais aussi en PCX par exemple. L'exploitation directe de fichiers DBase est également possible ; on peut même les transformer au format SBase. A condition de bien verrouiller les accès, SBase fonctionne très bien en réseau tel quel. Il n'est pas nécessaire d'avoir une version réseau comme sur PC.

Attention toutefois, il ne faut pas que le même module soit en service simultanément sur deux postes. Enfin, last but not least, les programmes SBase4 Amiga sont portables sur la version Windows de Superbase pratiquement sans retouches. Par contre, toute la partie graphique est à refaire. C'est quand même une excellente chose !

Pourtant j'ai quelques reproches à faire à ce logiciel : la gestion d'ARexx n'est pas bonne. Il est lourd et redondant. Il faut pratiquement appeler le port à chaque commande ; autrement dit autant écrire un programme en DML qui fasse ce qu'aurait fait ARexx ! Concernant les fichiers DBase, on s'arrête malheureusement au format DBase 3. Enfin, pour les pros SBase n'est pas SQL, ce qui réduit son ouverture au monde extérieur. Pour information, la version PC est compatible SQL et elle peut importer des fractales !

Dernière information : SBase4 n'est même pas localisé. J'ai proposé à OXXI de le faire gratuitement : j'attends la réponse, ça ne fait que quatre mois ! Paradoxalement, cette version a quelques bogues que n'avait pas la précédente. Il arrive par exemple, lorsque vous modifiez un masque, que vous ne puissiez plus ouvrir SBase4. Il faut aller dans le fichier ".ini" du répertoire "S" pour enlever des caractères bizarres que l'éditeur a eu envie d'écrire dans ce fichier ! Pour finir : l'éditeur de masque qui fonctionnait très bien est aujourd'hui très lent. Comprenne qui peut !

Conclusion

SBase4 est probablement le logiciel commercial le plus professionnel sur Amiga. Quand on voit la qualité des tableurs ou des traitements de texte (même si là il y a un léger mieux !) on peut s'estimer satisfait. La question est : continuera-t-il d'évoluer compte tenu de la situation ? C'est une autre histoire. Il faut ajouter que la version "Personnelle" est rigoureusement équivalente à la version Pro, le DML en moins. Enfin, pour ceux qui souhaiteraient développer professionnellement, il existe un Runtime qui vous permet de vendre vos applications sans que le client soit obligé d'acheter SBase4. Pour vous rassurer, si vous programmez vos applications SBase peut parler français. La licence du Runtime vous autorise à vendre autant d'applications que vous le souhaitez à partir du moment où OXXI est mentionné, ce qui est toujours le cas puisque la fenêtre qui apparaît au lancement indique l'origine du logiciel. Retroussez vos manches, ça vaut la peine !

Nom : SBase4 Pro 1.3.
Éditeur : OXXI.
Genre : base de données.
Date : 1994.
Configuration minimale : Amiga OCS, 68000, 512 ko de mémoire.
Licence : commercial.
Prix : 2550 FF pour la version Pro, 1400 FF pour la version Perso.


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