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A propos d'Obligement
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David Brunet
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Test de Putty Squad
(Article écrit par Thierry Falcoz et extrait de Génération 4 - octobre 1994)
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Pancartes et haut-parleurs à la main, nous avons défilé 24 heures sur 24 pour qu'ils (System 3)
se décident enfin à nous rendre Putty. Il aura fallu deux ans pour les faire craquer, mais on y
est parvenu ! (Merci qui ?)
Putty Squad... Pouvoir enfin taper ces quelques lettres est un plaisir indéfinissable. La presse anglaise,
proximité oblige, avait pu tester le dernier titre de System 3 avant tout le monde, nous y compris.
Ne pouvoir contempler les superbes écrans 256 couleurs de cette suite tant attendue fut une torture
psychologique de tous les instants. A tel point que certains ont finalement craqué et se sont trouvés des
moyens de substitution provisoire. Jusqu'à ce que l'on le reçoive enfin. Vous vous rappelez sans doute
de Silly Putty, un jeu de plates-formes/réflexion
qui, lors de sa sortie, obtint des notes impressionnantes dans la presse informatique. La raison de ce
succès : un concept original. Comment résister au plaisir de diriger une boule de slime bleu ? Surtout
si ses animations sont étonnantes, chacune étant ponctuée de bruitages appropriés. Le but est d'absorber
des robots pour les déposer au pied de leur fusée et ce, tout en évitant les multiples ennemis, pièges et
autres obstacles. Il ne faut pas non plus oublier d'utiliser au maximum les caractéristiques peu
communes d'un Putty et les gadgets tels les télétransporteurs, propulseurs, etc. Mais Silly Putty possédait
quelques défauts tels qu'une maniabilité douteuse due à un temps de réaction excessif et des actions assez
difficiles à effectuer...
Nouvelle formule
Tous ces reproches n'ont plus lieu d'être dans Putty Squad. Autant vous dire que le retour
de Putty n'est pas près de passer inaperçu, ces quatre pages hautes en couleurs sont là pour le prouver !
Cette suite ne contient pas la moindre fausse note et s'avère une véritable symphonie à la gloire
de l'Amiga 1200 (ou tout autre Amiga AGA). Non, je n'en fais pas trop. Toutes les personnes, même les
anti-Amiga, ayant entraperçu Putty Squad, ont craqué pour l'humour qui se dégage de chaque pixel.
Procédons par étapes : l'une des améliorations les plus notables touche la maniabilité. Le Putty
réagit à présent au quart de tour et chaque action s'exécute avec une aisance nouvelle. Exemple
concret : pour donner un coup de poing avec le premier Putty, il fallait appuyer sur le bouton de tir
tout en donnant la direction. La plupart du temps, le Putty se déplaçait de quelques centimètres à
chaque swing manqué. Et comme le poing possède une portée limitée, il fallait être suffisamment proche
de sa victime pour l'atteindre. Ce qui entraînait inévitablement des collisions aussi involontaires que
désastreuses pour le niveau d'énergie. Avec le Putty nouvelle formule, plus efficace que jamais, une
simple crispation de l'index sur le bouton de tir est suffisante pour transformer votre personnage
en Tyson fou.
Putty est aussi beaucoup plus rapide et le franchissement des obstacles ne demande plus une précision
d'horloger suisse maniaco-dépressif. Le Putty (j'adore ce nom) est maintenant aussi agréable à contrôler
qu'une Testarossa bleue (j'exagère à peine).
Le grand bleu
Passons à la beauté racée des graphismes puttysiesquiens. Les graphistes de System 3 nous avait impressionné
en 32 couleurs pour Silly Putty, mais ils nous aveuglent aujourd'hui avec 256 couleurs, ô combien bien
utilisées ! Le style inimitable du premier n'a par bonheur pas été abandonné et une nouvelle fois, les
décors du jeu laissent cois les apprentis du Deluxe Paint. Le cadre aussi varié, avec une ambiance exotique
brésilienne, puis indienne, mais aussi polaire et sous-marine ne vous laissera pas indifférent.
Les personnages rencontrés au cours du jeu, à la touche absolument inimitable, évoluent dans une flopée
d'animation cartoonesque. Sachez par exemple, que les animations sont différentes selon le coup porté
par Killer Putty. Ainsi, un saut ayant pour point de chute le casque d'un soldat, entraîne-t-il
chez ce dernier une perte de taille aussi subite que provisoire. Réduit à l'état de casque sur pattes,
un coup de poing entraîne sa disparition éclair de l'écran ! Les ennemis rencontrés sont très nombreux :
parachutistes, fakirs, soldats, grenouilles, etc. Heureusement, les ennemis d'autrefois ont changé de
bord. Le chat qui causait quelques problèmes au Putty de la génération précédente s'est nettement assagi
et peut vous être d'un grand secours. Avant toute chose, il convient de l'attirer à l'aide d'une boîte
de nourriture pour chats. Ce dernier arrive alors sur sa planche à roulette (nul n'est parfait), alléché
par l'appétissante odeur. Une fois au sol, il faut tolérer l'humiliation d'un coup de pied afin qu'il
abandonne une bombe à retardement que vous pourrez ensuite réutiliser. Seconde solution, vous l'assommez
sans sommation et l'utilisez comme trampoline pour atteindre les plates-formes inaccessibles autrement.
Avouez que l'on a rarement vu plus original dans un jeu de ce type !
Les ennemis rencontrés sont effectivement parmi les plus originaux jamais vu dans un jeu de
plates-formes Amiga. La carotte armée est ainsi assez surprenante. Vous trouverez une tonne de
détails amusants en observant chacun d'eux. Ainsi, lorsqu'un soldat saute d'une échelle, vous
apercevez un instant une calvitie jusque-là habilement dissimulée sous son casque Ou lorsqu'il
se trouve suffisamment proche pour vous atteindre sans avoir à utiliser ses armes, il vous
bombarde de coups à l'aide de moulinets dévastateurs !
Marx Brothers
L'humour est réellement omniprésent dans Putty Squad. Vous trouvez, par exemple, un bonus ayant la forme
d'une note de musique qui fait apparaître un DJ Fascinés par la musique de parkinsonien créée par
l'artiste des discothèques, tous les ennemis sont alors paralysés et se contentent d'osciller légèrement
au rythme de la musique, vous laissant toute liberté pour traverser à vive allure le niveau.
Ou encore le faux nez-lunette-moustache à la Groucho des Marx Brothers, qui permet à Putty ainsi grimé
(ridicule !) de passer incognito. Des bonus qui à eux seuls justifient l'achat du jeu !
La gestion des objets est très pratique. Il suffit de délicatement orienter sa manette vers le bas
pour réduire le Putty à l'état de flaque informe. Ensuite, après de savantes manipulations (gauche-droite),
vous activez l'inventaire de vos objets et choisissez de faire apparaître celui de votre choix d'un
clic, d'une précision diabolique, sur le bouton de tir. Alors, miracle informatique, l'objet apparaît.
Les objets les plus courants sont : la boîte de nourriture pour chats, la bombe à eau, le trampoline,
etc. Bref, tout ce que vous aurez pu ramasser dans le niveau et surtout dans les caisses de ravitaillement,
larguées, on suppose, par les avions de l'ONU.
Dans ces caisses, vous trouvez aussi de la nourriture,
utile pour remonter un niveau d'énergie plus versatile qu'un caméléon (métaphore, ô combien délicate).
Chaque objet a une utilité particulière comme la bombe à eau ou les bombes à retardement subtilisées au
chat, qui servent à faire exploser les bunkers ou les mini-forteresses barbelées qui emprisonnent
parfois vos collègues Putty. Car, honte à moi, je n'ai toujours pas précisé que le but du jeu consiste
à retrouver et absorber les Putty roses portés disparus. Ces derniers sont disséminés dans le niveau et
il faut le parcourir de long en large pour tous les récupérer. Ensuite, une porte apparaît, qu'il faut
à son tour chercher. Heureusement, des mains salvatrices apparaissent pour vous indiquer la direction
approximative de celle-ci.
Putty Squad est immense, et chaque niveau demande la plus vive attention pour en venir à bout.
Certains Putty étant particulièrement timides ou isolés. La durée de vie du jeu est donc particulièrement
étendue avec une cinquantaine de niveaux sans compter les portes secrètes qui vous mènent à des
niveaux bonus. Pour les trouver, une seule solution. Il ne faut pas laisser un seul endroit inexploré
par de vos reptations slimesques. Pour preuve de la confiance des auteurs en la durée de vie de
leur produit, un mot de passe est généreusement offert à la fin de chaque niveau.
Sinon, la jouabilité est fabuleuse et s'identifier à Putty confert un véritable plaisir (si, si). Des
options, telles les étoiles qui jonchent les niveaux, récompensent le joueur maniaque en augmentant
sa puissance de tir : missiles de slime, doigt "électrocutueur", bombes, etc. Tout semble avoir
été intelligemment pensé et les membres du fan club de Putty vont enfin pouvoir le retrouver après
quelques années d'absence au profit (honte à lui) des consoles (Super Putty). C'est un jeu de plates-formes
qui reprend le flambeau détenu jusqu'à maintenant par Superfrog,
à acheter impérativement.
L'avis de Thierry
Après une première formule basée sur le mélange casse-tête/action peu explosive, System 3
débarque sur A1200 avec une nouvelle bombe, à base de Putty, recentrée sur l'action. On obtient
un jeu de tableaux proche de Supergrog ou RoboDog (je les cite si souvent qu'il faut savoir
varier) avec les ingrédients classiques graphismes/bruitages/humour/maniabilité/jouabilité/durée de vie,
mais d'une qualité extrême. Une nouvelle référence qui fait preuve, si ce n'est de la bonne santé
de la production Amiga, du moins de sa qualité.
Nom : Putty Squad.
Éditeur : System 3.
Genre : jeu de plates-formes.
Date : 1994 (version du test), 2013 (sortie effective).
Configuration minimale : Amiga AGA, 68020, 2 Mo de mémoire.
Licence : commercial.
NOTE : 9/10.
Les points forts :
- Très bonne réalisation, avec soucis du détail.
- L'humour omniprésent.
- Des ennemis nombreux et originaux.
- Très maniable.
- Jouabilité unique.
- Les animations des personnages, notamment celles de Putty.
- Jeu immense, durée de vie étendue.
Les points faibles :
- Pas de version OCS.
- On meurt un peu trop souvent.
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