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Test de Professional Page 4.1
(Article écrit par Alain Piednoël et extrait d'Amiga News - octobre 1996)


Depuis la disparition de GoldDisk (l'ancien éditeur de ProPage), PageStream 3 régnait seul en maître incontesté sur le marché Amiga des logiciels de PAO (Publication Assistée par Ordinateur). Un éditeur anglais (LH Publishing) a eu la bonne idée de reprendre la distribution de ProPage dans sa version 4.1 et ce à un prix très attractif.

Le paquetage

Dans la boîte on trouve deux classeurs de plus de 200 pages chacun. Le premier correspond au manuel d'utilisation, le second est un manuel d'apprentissage nommé "step-by-step" (pas à pas). On y trouve également deux séries de quatre disquettes : la première contient le programme proprement dit, la seconde met à disposition des polices supplémentaires et des fichiers d'exemples. Enfin, on y trouve bien sûr, l'incontournable carte d'enregistrement. L'ensemble est de bonne qualité et en... anglais.

Installation

L'installation utilise le programme "Install" de Commodore et ne pose donc aucun problème. Le programme fonctionne sur tout Amiga équipé au minimum de trois Mo de mémoire, d'un disque dur, du Workbench 2 ou supérieur. Toutefois, plus il y a de mémoire installée, plus le programme est agréable à utiliser et plus on peut construire de gros documents utilisant de nombreuses illustrations.

La "config" du test Le test de ProPage 4.1 a été réalisé sur un Amiga 4000T avec 18 Mo de mémoire et CyberGraphX.

La PAO

Un programme de PAO fonctionne différemment d'un traitement de texte : la mise en page se réalise uniquement à travers des boîtes, même pour le texte. C'est ce qui rend son approche assez difficile. Mais une fois la technique acquise, ce genre de logiciel permet une très grande liberté de mise en page, inaccessible à travers un traitement de texte, aussi doué soit-il. ProPage malgré son grand âge (cette version date de 1993), n'a pas (ou presque) pris une ride.

Grâce à son encodage PostScript, la gestion des couleurs Pantone et ses polices proportionnelles, ProPage permet de générer des documents de qualité vraiment professionnelle. Votre journal Amiga News est réalisé entièrement sur ProPage depuis longtemps, c'est dire les possibilités du programme.

Une session de travail se déroule "grosso-modo" comme suit : création d'un texte ASCII dans un éditeur de texte (avec Article Editor puisqu'il est fourni avec ProPage). Préparation des illustrations (dessins, images numérisées, clip arts, captures d'écran). Ouverture du programme et création d'une page. Lors de la création, on peut d'ores et déjà déterminer son format, son orientation, le nombre de colonnes qu'elle doit contenir, la largeur des gouttières, les marges, etc. Une fois la page créée, il faut importer puis coller le texte dans la boîte créée automatiquement avec la page. Ensuite, il faut créer les boîtes devant recevoir les illustrations, les dimensionner et les positionner, puis y importer les images proprement dites.

A partir de ce moment, tout l'art de la mise en page commence : il faut justifier le texte, mettre en valeur les titres comme sur un traitement de texte. Ensuite, il faut s'occuper des illustrations, les placer et les dimensionner correctement à l'intérieur des boîtes, faire en sorte que le texte contourne les illustrations, etc. C'est à l'évidence la partie du travail où l'on passe le plus de temps : il faut que cela soit joli et agréable à lire !

Pro Page 4.1

L'interface

Là où on s'aperçoit que le programme est vieillissant, c'est qu'il est incapable de charger les formats de fichiers les plus récents : le JPEG par exemple ou encore un texte issu de Final Writer. Les filtres d'importation sont trop vieux (Textcraft, Excellence...) et il n'y a aucun espoir de les voir évoluer. Pour contourner ce problème, il faut importer tous les textes en ASCII et donc les sauvegarder dans ce format si on utilise un traitement de texte. Pour les images il faut éviter à tout prix le JPEG, les autres formats communs (BMP, GIF, IFF, PCX, TIFF) sont gérés. Pour les clip arts, ProPage est limité aux formats EPS et ProDraw mais dispose aussi d'outils de dessin vectoriel permettant de créer des droites, des courbes, des ellipses, des rectangles, des polygones et du dessin à main levée.

Le logiciel est aussi interfacé avec ProDraw (programme de dessin vectoriel), mais malheureusement ce dernier ne fonctionne pas correctement sur mon 4000, sans doute une incompatibilité avec le 68040 ou encore avec les ROM 3.x. Bien que ProPage dispose d'un petit logiciel de dessin (bitmap) intégré, il faudra de toutes façons lui préférer Deluxe Paint, Personal Paint ou TVPaint tant ses fonctions sont désuètes. Enfin, on peut utiliser Article Editor (l'éditeur de texte) sans quitter le programme ProPage pour modifier le texte sélectionné. En effet, bien que l'on puisse modifier le texte directement dans ProPage, il est bien souvent plus commode d'utiliser l'éditeur de texte fourni: l'édition en est nettement accélérée.

ProPage utilise le principe des maquettes (Template) qui permettent de définir une page gabarit pour les pages de droite et de gauche. Ces pages servent à définir des éléments (haut de page, bas de page, numérotation, illustration...) qui seront répercutés sur toutes les pages utilisant ces gabarits. C'est utile par exemple pour créer de longs documents et évite d'avoir à s'en occuper page après page, ou encore de modifier la présentation générale d'un document sans toucher à sa mise en page. A la création d'une nouvelle page on peut décider d'utiliser le gabarit ou non, ce qui rend le système très souple et efficace.

La gestion des liens entre pages et colonnes peut être gérée par page ou par colonne très facilement. Une page peut être enregistrée séparément à tout moment et insérée n'importe où, même dans un autre document. On peut également réordonner les pages par un tri visuel à la souris.

Les Génies géniales

ProPage dispose de fonctions Genies permettant d'automatiser des opérations de mise en page complexes. Ce sont en fait des programmes ARexx que l'on peut éditer à loisir et il y en a plus de 60 ! C'est tout bonnement génial. Ne vous privez pas non plus des quarante Genies supplémentaires que vous trouverez sur la disquette FredFish 724 (DonsGenies). En plus des fonctions Genies, il y a également des pages Genies créées entièrement à partir d'ARexx. C'est encore mieux que les pages Template car une fois la page Genie ouverte il ne reste que le texte à y insérer : la mise en page est entièrement réalisée et le document est prêt à l'emploi. Cette version propose plusieurs pages Genies intéressantes comme des lettres type, des pages pour imprimer des étiquettes, un fanzine, etc. C'est un plus formidable.

Pro Page 4.1

Les manuels

Les manuels sont malheureusement en anglais et cela peut être un handicap si vous ne maîtrisez pas du tout cette langue. Le premier manuel est le manuel de référence : il passe en revue l'installation, les outils internes du programme, tous les menus en détails, Article Editor et tous les utilitaires fournis en supplément. C'est clair, aéré et relativement complet. Relativement, car a mon avis il manque certains détails comme par exemple la description des codes ProPage que l'on peut éditer dans Article Editor.

Le second manuel "Step-by-step" reprend les grandes lignes de la mise en page avec ProPage à travers divers exercices. C'est bourré d'astuces intelligentes qui vous faciliteront la prise en main du logiciel. Même un utilisateur chevronné peut y trouver des choses intéressantes. Nul doute que l'auteur de ces manuels soit un expert de ProPage. Ce manuel est limpide, explicite, très illustré, en d'autres termes parfait. Le seul reproche que l'on puisse faire c'est qu'il fait référence à ProDraw (non fourni) et que mon 68040 ne l'accepte pas.

Problèmes et bogues

Du fait de son âge et donc de la programmation de routines ignorant les produits les plus récents comme CyberGraphX, il existe certains problèmes connus par l'éditeur et d'autres apparemment non connus.

Un problème existe avec l'Overdrive d'Archos ce qui provoque des plantages. LH Publishing semble avoir une solution. Les Amiga non AGA avec les ROM 3.1 ne peuvent obtenir la couleur qu'à travers une carte graphique. Les Amiga AGA avec le Workbench 3.1 et ROM 3.1 ne peuvent pas obtenir le mode 16 couleurs. Pour ma part j'ai relevé des bogues dans le rafraîchissement de l'affichage en mode CyberGraphX. Des blocs entiers ne sont pas rafraîchis instantanément (par exemple lors d'un déplacement dans la page) : il faut cliquer sur les boîtes avec l'outil approprié pour que leurs contenus puissent se réafficher correctement.

ProPage est également très capricieux avec les polices vectorielles. Il n'accepte que les polices Compugraphic estampillées Gold Disk ou Agfa. Les CGFonts provenant du DP ou d'autres programmes ne sont pas toujours acceptées. Même les polices fournies avec le programme ne sont pas satisfaisantes en mode PostScript. Je n'ai pas réussi par exemple à créer un fichier ".ps" pour toutes les polices fournies : c'est un comble ! Heureusement, ProPage est livré avec un ensemble de petits utilitaires qui permettent de transformer les polices PostScript Type 1 en polices CG pour ProPage et heureusement elles sont légions dans le DP.

Après avoir passé de longues heures à ses côtés, je n'ai à déplorer que de rares crashs. Ces derniers semblent provoqués par des problèmes de mémoire d'affichage : les menus et les boutons des boîtes de dialogue disparaissent parfois totalement. Pensez à sauvegarder régulièrement vos travaux en cours d'édition, sinon...

Matériel pour un confort optimum

Les remarques faites ici ne concernent pas exclusivement ProPage, mais concernent aussi tous les autres logiciels de mise en page (quelle que soit la plate-forme). L'important c'est l'affichage : il faut un bon moniteur pouvant afficher de hautes résolutions. Le nec plus ultra serait un moniteur 21 pouces ayant une résolution d'au moins 1280x1024. Pour ma part j'utilise un 15 pouces en 800x600 : ce qui donne ma foi un confort fort acceptable. J'ai également utilisé pendant longtemps le mode Haute Résolution 640x512 mais dans ce mode le désantrelaceur est réellement indispensable. Essayez aussi le SuperHiRes ou le DBLPAL. Une carte graphique sera également fort appréciée.

Comme déjà dit auparavant il faut de la mémoire. ProPage semble se contenter de 8 Mo de mémoire Fast. Mais plus y en a, mieux c'est car vous pourrez utiliser en parallèle d'autres programmes comme Personal Paint ou ADPro. Une astuce pour économiser la mémoire consiste à enregistrer vos illustrations sous forme de brosses. Le gain mémoire est vraiment spectaculaire. Le processeur utilisé est lui aussi primordial pour le confort. Le 68020 donne un confort très relatif : les rafraîchissements sont assez longs. Avec un 68040 c'est nettement mieux et avec un 68060 cela doit être très convivial, n'est-ce pas messieurs et mesdames de la rédaction.

Une bonne imprimante couleur à jet d'encre et/ou une imprimante laser PostScript sont nécessaires pour tirer le maximum du programme. Ce matériel n'est pas forcément indispensable puisque ProPage permet de fabriquer des fichiers PostScript que tout imprimeur digne de ce nom est capable de lire pour reproduire fidèlement votre document. Mais dans ce cas, il faut prévoir un support physique amovible pour transmettre vos données à l'imprimeur. Enfin, pour fabriquer vos illustrations, l'acquisition d'un scanner est très utile.

Conclusion

C'est un programme très professionnel, certes dépassé par les logiciels modernes comme PageStream 3.0i, mais à un prix désormais au ras des pâquerettes. Le choix se situe surtout dans votre porte-monnaie.

Pour : la qualité des résultats, le prix, l'interface sympa et quasiment complète.
Contre : l'absence de mise à jour possible.

Nom : Professional Page 4.1.
Développeurs : Gold Disk.
Éditeur : LH Publishing.
Genre : PAO.
Date : 1993.
Configuration minimale : AmigaOS 2.0, 3 Mo de mémoire, AGA ou CyberGraphX.
Licence : commercial.
Prix : NC.


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