Obligement - L'Amiga au maximum

Vendredi 18 août 2017 - 07:00  

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Reportage : Primevère 2009
(Article écrit par Philippe Ferrucci et extrait d'Amiga Power - juin 2009)


Mise en place

Ce vendredi de février, Mr Belett et moi-même, nous nous étions donné rendez-vous à 8h du matin. Ce qui m'a fait levé à 6h30 alors que je ne travaillais pas ce jour-là. C'est là que je me suis dit pour la première fois qu'il faut vraiment être fou pour faire ça !

Primevère 2009

Je mets mon matériel dans la voiture et je pars à l'aube vers Eurexpo, le parc des expositions de Lyon pour le salon Primevère 2009, grand rassemblement de 30 000 visiteurs autour de "l'écologie et des alternatives" (quel que soit ce que ça veut dire).

Sur place, l'endroit est immense. On se croirait dans un hangar assez grand pour contenir une navette spatiale voire deux. Sans plus tarder, j'installe mon matériel sur le stand "Triple A" : ma Sam440ep habillée du boîtier The Red One connectée à un écran 19 pouces large emprunté au boulot. Voilà pour la partie "alternative" du salon. Pour ce qui est du panneau solaire que j'ai acheté pour l'occasion, il s'occupera de remplir la partie "écologie". Pour le reste, nous avions les indispensables bouteilles d'eau et des pastilles Valda du Docteur Belett.

Le temps d'installer tout ça et c'est 10h. A côté de nous se trouvent trois autres associations, l'Association Lyonnaise pour le Développement de l'Informatique Libre (ALDIL), l'April qui prêche les logiciels libres, et Artischaud qui est orientée musique libre. Pendant que nous discutions avec tous ces esprits libres, le temps avançait et d'un seul coup, les visiteurs s'empressaient dans les allées.

Primevère 2009
Moi sur le stand Triple A devant ma Sam440ep

Présentation de l'Amiga

De nombreux curieux s'arrêtaient devant notre stand pour essayer de comprendre ce que nous présentions. C'est en voyant leur air interrogatif genre "front plissé et air abruti" que nous lancions un "vous avez des questions ?" destiné à démarrer la conversation. C'est alors que débutait une discussion que je voudrais vous décrire le plus fidèlement possible. En voici la retranscription :

Visiteur : Qu'est-ce que c'est ?

Moi : Vous connaissez le nom Amiga ?

Visiteur : Non.

Bon, lui il commence mal. L'explication va être longue, mais soyons sympa, éclairons sa lanterne. :-)

Primevère 2009 Moi : C'est un ordinateur qui était connu dans les années 1980 mais qui est encore développé aujourd'hui. Il est très léger. Ce qui fait qu'il est très réactif même sur un ordinateur bien moins rapide que ce qu'on peut acheter aujourd'hui au Carrefour du coin.

Visiteur : C'est basé sous Linux ?

Moi : Non, c'est basé sur rien d'autre. C'est AmigaOS. C'est aussi pour ça qu'il est rapide. D'ailleurs, regardez à côté (je montre la Sam440ep de IMM qui fait tourner Debian-Gnome et je poursuis). C'est exactement la même machine à l'intérieur et c'est Linux qui tourne dessus. Pourtant quand je lance même une petite application comme la calculatrice, ça met du temps à s'ouvrir. Je lance la calculatrice de Gnome et pendant les quatre secondes qu'il faut pour que la fenêtre s'ouvre, je continue. Vous voyez on attend, on attend et on attend encore alors que sur Amiga tout va plus vite. Regardez sur ma machine on est en train de regarder un film et pourtant le systême réagit encore très vite.

Sur ma Sam440ep, DvPlayer joue Terminator 3 en Divx. Pendant ce temps, j'ouvre mon disque système, je sélectionne au lasso tous les répertoires et je fais "Amiga-O" au clavier pour tous les ouvrir en même temps. Tous les dossiers s'ouvrent alors et la vidéo tourne toujours. Je reprends mon explication.

Moi : Même si une vidéo tourne, donc le système travaille, je peux toujours ouvrir des dossiers sans problèmes. Le système est toujours là pour répondre à ma demande. Pourtant l'ordinateur est relativement lent car il tourne seulement à 600 MHz. On est bien loin des PC à 3 GHz qu'on trouve aujourd'hui.

A ce moment-là, le gars est scié. Il fait des gros yeux comme s'il voulait voir mieux. On dirait qu'il essaie de comprendre comment c'est possible. J'en profite pour lui porter un deuxième coup.

Moi : Et cet ordinateur ne consomme pas plus de 20 Watts alors que les PC montent sans problèmes à 100 Watts ! C'est logique. Étant donné que l'ordinateur va moins vite (600 MHz), il n'a pas besoin d'autant de courant que les processeurs Intel. Du coup, le matériel ne chauffe pas et il n'a pas besoin de ventilateurs ; d'ailleurs, regardez à l'intérieur (j'enlève le capot de The Red One que j'avais laissé dévissé exprès et je dévoile la carte Sam440ep). Voilà le processeur. Je peux mettre la main dessus. Je sens une faible chaleur mais c'est tout. Il n'y a aucun ventilateur donc la machine fait zéro bruit ! Bref, ce n'est pas un ordinateur super rapide et pourtant le système est rapide grâce à la légèreté d'AmigaOS. D'ailleurs, une autre façon de le voir c'est qu'on démarre la machine complète en 20 secondes !

A ce moment précis, on peut lire sur le visage de notre interlocuteur qu'il ne nous croit pas. Il pense "Mais n'importe quoi, avec une machine à 600 MHz, ça ne peut pas démarrer aussi vite."

Du coup, alors que DvPlayer tourne toujours, je tape au clavier "Ctrl-Alt-Alt" et la Sam440ep redémarre et je lui explique.

Moi : Je redémarre l'ordinateur. D'ailleurs, au passage, vous remarquez que je n'ai pas cliqué Démarrer/Arrêter ou toute autre façon de dire au système que je veux redémarrer. Il n'a pas besoin qu'on lui dise, on redémarre et puis c'est tout. Pourtant j'avais la vidéo qui tournait et pleins d'autres programmes aussi mais ce n'est pas un problème pour le système. Si on fait la même chose avec Linux par exemple, il affiche au redémarrage un message d'avertissement et il vérifie les disques. Ici, rien de tout ça.

Le temps de finir mon explication et le Workbench apparaît à l'écran, avec AmiDock et ses icônes prêtes à l'utilisation. Alors je renchéri.

Moi : Voilà ! 20 secondes après et le système est déjà utilisable ! Et encore, je peux même redémarrer plus vite si je ne redémarre que le système d'exploitation et pas toute la machine (et je joins le geste à la parole en tapant "Ctrl-Amiga-Amiga" au clavier). Cette fois, je ne redémarre pas jusqu'au BIOS, du coup j'évite la détection des disques. Je ne fais que remonter jusqu'au début du démarrage du système. Et cette fois, le redémarrage prend environ 12 secondes. Et au passage, je n'ai toujours pas dit au système que je redémarrais, c'est immédiat. Et le Workbench apparaît à nouveau.

Là, généralement, le visiteur est perdu et ne sait plus quoi dire. Il pense à son PC/Mac qui met deux heures à démarrer, qui fait plus de bruit qu'un avion à réaction et qui consomme plus qu'une centrale nucléaire. Alors il se rattache à ce qu'il peut et il demande :

Visiteurs : Et quels logiciels sont disponibles ?

Moi : Plus de 2000 programmes. On a des logiciels commerciaux ou des logiciels libres. Par exemple on a Hollywood qui permet de faire, depuis de simples présentations comme PowerPoint jusqu'à des applications multimédias comme des jeux. On a des navigateurs Internet, des logiciels de messagerie, de quoi faire du réseau, du FTP, du développement, du...

Après 10 ou 15 minutes d'explication, de nombreux visiteurs repartaient avec le sourire. Ils étaient contents d'avoir vu toutes ces choses qu'ils ne croyaient pas possibles. Chacun avait maintenant une bonne idée de l'Amiga. Il leur reste alors le choix de s'y intéresser d'avantage, ou de tout oublier. Mais je crois qu'ils n'oublieront pas ce système alternatif, décalé, différent, qu'ils avaient découvert.

Primevère 2009
Une brochette d'amigaïstes : Mathias Parnaudeau, Lionel Menou, Jean-François Bachelet et Imré Antal

Transmettre la connaissance de l'Amiga

Après un jour de salon, j'avais la voix cassée d'avoir tant répété la même chose encore et encore. Les visiteurs se succédaient sans nous laisser de temps mort et il fallait tout reprendre à zéro : la réactivité, le silence de fonctionnement et la basse consommation. C'est dès ce premier soir que je me suis dit à nouveau qu'il faut vraiment être fou pour faire ça.

Sur les trois jours, nous avons rencontrés de nombreux profils. Les ex-amigaïstes bien sûr savent ce qu'est l'Amiga et ils sont généralement surpris de voir qu'il existe encore. Ceux qui ne connaissent pas le nom Amiga mais qui s'intéressent assez à l'informatique sont étonnés de voir la Sam440ep tourner aussi bien. Mais sur ce genre de salon il est aussi possible de faire des rencontres qui pourraient bien propager le nom Amiga au-delà de ces trois jours d'exposition.

Je veux vous donner l'exemple d'un musicien d'origine anglaise qui nous explique qu'il fait de la musique électronique. De ce fait, il connaît bien sûr l'informatique musicale sur PC. De l'Amiga il ne connaît que le nom. Il est très intéressé par la Sam440ep car elle ne fait aucun bruit alors que ses PC font un ronflement qui le gène beaucoup. Même si je lui ai montré Audio Evolution ou MilkyTracker, il ne viendra sans doute pas à l'Amiga. Mais ce n'est pas grave. L'important est que le message soit passé. Il a des amis musiciens qui eux, connaissent l'Amiga et il nous a promis qu'il leur parlerait de la Sam440ep et d'AmigaOS. On peut espérer que ses amis s'intéressent à notre système.

Comme deuxième exemple, je voudrai vous parler de Jean, utilisateur Linux et membre de l'Aldil. J'espère qu'il ne m'en voudra pas que je parle de lui ici, mais la discussion que j'ai eu avec lui montre parfaitement l'intérêt que peut susciter le système Amiga. Jean a dû nous voir faire nos petites démonstrations aux visiteurs. Comme il est de nature curieuse, il est venu nous voir pour mieux comparer AmigaOS à Linux qu'il connaît.

Je lui ai alors montré le Shell qui est souvent décrit comme "puissant" sur Linux. Je lui ai fait voir qu'il y avait une aide en ligne, qu'on pouvait facilement consulter les arguments des commandes et qu'en plus, ils sont en langage compréhensible (pas d'options du type -l -s -f)... Je lui ai aussi montré le Workbench qui est francisé (!) et son aide qui, en plus, est contextuelle.

Je crois avoir vu dans son regard un intérêt qui est d'autant plus significatif qu'il comparait notre système qui est redéveloppé depuis cinq ans seulement à Linux, une des références mondiales, développé sans interruption depuis 20 ans.

Ces deux exemples permettent de comprendre que notre présence sur des salons grands publics est indispensable pour développer la communauté Amiga. En effet, tous les amigaïstes connaissant déjà AmigaOS, ce ne sont pas eux qu'il faut convaincre d'acheter un Amiga NG mais bel et bien les "autres".

Primevère 2009 Primevère 2009

C'est par ces contacts et ces démonstrations que nous pourront toucher de nouvelles personnes. C'est très facile de donner tous les détails nécessaires pour mieux comprendre l'Amiga. Ces informations ne sont rien de plus que notre propre expérience. Il suffit de montrer le système, d'expliquer comment nous l'utilisons et ce qu'il sait faire. Alors, les sentiments que nous avons connus lors de notre première rencontre avec l'Amiga pourraient bien se transmettre à de futurs amigaïstes.

Et si cela arrive, ne serait-ce qu'une fois, alors on aura fait avancer les choses et ça vaudra le coût d'avoir fait tout ça. Et en plus, on saura enfin pourquoi on est fou ! :-)

Merci aux amigaïstes qui sont venus donner de leur temps pour montrer et expliquer ce qu'est AmigaOS : Mathias "Corto" Parnaudeau, Jean-François "Voxel" Bachelet.

Merci au soutien fort apprécié de : Cicile et Fabounio, Lionel "Dr Bio" Menou, Pascal "Ampico" Marcelin, Christian "Janal" Bugnon, Mehdi "K-L" Boulahia, Rajah, Imré "Amiga Concept" Antal.


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