Obligement - L'Amiga au maximum

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Dossier : Autobiographie de Peter Kittel
(Article écrit par Peter Kittel et et extrait d'Amiga Report - mai 1995)


Peter Kittel Note : traduction par David Brunet.

Chère communauté Amiga,

Suite à quelques demandes amicales, je vais essayer de me présenter et de rappeler certains de mes antécédents. La plupart des gens savent déjà beaucoup de choses sur moi car je participe depuis longtemps aux forums sur Usenet, mais voici un résumé.

Je suis né en 1951. J'ai grandi et je suis allé à l'école puis à l'université dans le nord de l'Allemagne. Il s'agissait de l'Université Technique de Braunschweig, et j'y ai étudié la Physique à partir de 1969 et j'ai terminé mon doctorat à la fin de l'année 1983.

Ma thèse porta sur la physique des solides, les propriétés optiques de l'argent, l'étude du spectre de réflexion dans des champs magnétiques élevés sous modulation de polarisation et aux températures de l'hélium.

En tant qu'écolier, j'étais déjà au contact de l'électronique. J'ai bricolé de simples détecteurs d'ondes radio puis des amplificateurs de transistors. Les ordinateurs n'étaient pas un problème dans ces années 1960. L'électronique est devenue plus professionnelle à l'université. J'y ai fait pas mal d'expérimentations avec un fer à souder.

A peu près à la moitié de mes études, j'ai fait ma première rencontre avec un ordinateur. En 1970, ce fut d'abord un Philips Electrologica X1, un "petit" ordinateur (il ne nécessitait que deux salles) avec environ 7 ko de mémoire et un compilateur Algol 60 en tant qu'environnement de base. Plus tard, je suis passé sur le gros ordinateur central de l'université, qui était également sous Algol 60. Les autres langages de programmation que j'ai appris furent le Fortran IV, le Dartmoor Basic et le PL/I.

Electrologic X1
Electrologic X1

En 1978, j'ai fait ma première rencontre avec le Commodore PET 2001, et je suis instantanément tombé amoureux de cette machine. Sur la version avec 8 ko de mémoire, j'ai conçu mon propre système de texte, qui a été peu à peu amélioré, et que j'utilise encore parfois à des fins spéciales. Il a été porté sur PC et sur Amiga (en BASIC). J'ai également construit des interfaces pour le PET comme une qui permet l'utilisation d'un enregistreur analogique X-Y en tant que traceur numérique via des convertisseurs numériques/analogiques interfacés au port utilisateur du PET. Une autre interface permettait l'utilisation d'un télétype en tant qu'imprimante, car les imprimantes à aiguilles étaient trop chères à l'époque.

Commodore PET 2001
Commodore PET 2001

J'ai acheté mon propre PET en 1982, le modèle CBM 4032 avec un lecteur de disquette CBM 4040. Le 4032 était la version avec des "gros" caractères (40 colonnes), je l'ai donc immédiatement mis à niveau avec un CBM 8032 qui disposait de 80 colonnes. Sur cette machine, j'ai réalisé mon propre traitement de texte que j'ai d'ailleurs utilisé pour ma thèse. L'imprimante était une machine à écrire à bille, avec une interface, à nouveau faite maison, qui se branchait sur le port utilisateur. Comme la machine à écrire était une électrique, et pas une électronique, l'interface consistait en un électro-aimant par touche pour la presser mécaniquement. Elle était très bruyante et pas très fiable, mais on pouvait changer la bille d'impression pour y mettre des symboles mathématiques ou des lettres normales. Mon système de texte gérait bien évidemment ce changement de bille d'une manière très sophistiquée.

Avec cet ordinateur à 1 MHz, je faisais aussi tous les calculs pour mes expérimentations car les ordinateurs de notre université étaient rarement disponibles. Il fallait attendre des jours pour y accéder. J'ai écrit un petit compilateur afin d'obtenir un langage de programmation semblable à ceux des calculatrices programmables actuelles, comme la HP 25. Je me suis énormément intéressé aux nombres à virgule flottante et j'ai écrit ma propre routine pour les racines carrées car mes calculs utilisaient cette routine 80% du temps.

Durant ces années à l'université, j'ai eu mes premiers contacts avec Commodore qui, à cette époque, disposait d'une nouvelle usine de fabrication et d'un département d'ingénierie ici, à Braunschweig.

Commodore Commodore
Usine de Commodore à Braunschweig

Une fois mon doctorat en poche, j'ai tenté de décrocher un emploi dans l'ingénierie de Commodore à Braunschweig, mais un collègue de l'institut voisin fut plus rapide et prit le poste. Les gens de Commodore m'ont dit qu'ils cherchaient une personne pour le quartier général de Commodore à Francfort, je suis donc allé là-bas. En février 1984, j'ai débuté à Francfort en tant que membre du département d'assistance, responsable de l'assistance pour les périphériques qui, à cette époque, incluaient les lecteurs de disquette externes, les disques durs (3 Mo !), les imprimantes, les traceurs, les tablettes graphiques, les cartes graphiques, etc.

L'assistance de Commodore à cette époque était scindée en deux sections : PC et Systèmes. Eh oui, la section PC englobait aussi les ordinateurs familiaux VIC-20 et C64 ! La section Systèmes était, elle, destinée aux PET et à la série des CBM. J'ai toujours travaillé dans la section Systèmes.

Plus tard en 1985, j'ai été pendant un cours moment le chef de l'assistance pour les compatibles PC. Commodore Braunschweig avait développé de sympathiques ordinateurs compatibles qui ont tout de suite connu un gros succès en Allemagne, en rivalisant directement avec IBM pour la place de numéro un pour les années qui ont suivi. Mais peu de temps après, mes compétences en écriture et en allemand me propulsèrent responsable de la documentation, notamment pour la rédaction des manuels allemands pour tous les ordinateurs de la marque.

Au milieu de l'année 1985, nous avons vu les premières vidéos de l'Amiga. Il était tellement étonnant ! En mars 1986, il fut officiellement introduit en Allemagne. Nous avons essayé de copier la merveilleuse démonstration de l'Amiga de juillet 1985 au Lincoln Center dans notre Old Opera de Francfort, mais ce ne fut pas aussi réussi.


L'Amiga 1000

J'ai rapidement commencé à programmer sur la machine, principalement en AmigaBasic, puis en C lorsque ce langage est devenu plus rapide et fut distribué en dehors de Commodore. Les années suivantes, j'étais occupé à écrire des manuels pour l'Amiga et le PC, à participer à des salons comme le CeBIT à Hanovre et d'autres salons allemands, à répondre à de nombreux appels provenant d'utilisateurs ou de sociétés, à faire de l'assistance pour d'autres départements de Commodore (comme pour le cas d'atteinte au droit d'auteur concernant le clonage du CBM DOS, le système d'exploitation du Commodore 1541), etc.

A la fin des années 1980, j'ai commencé à utiliser les réseaux et à me connecter aux bulletins électroniques et à Usenet depuis mon lieu de travail. Lorsque j'ai eu accès au groupe de discussion comp.sys.amiga, j'ai su qu'il était fait pour moi. Je lisais les messages avidement chaque jour, dès le matin, à la recherche d'informations intéressantes provenant de nos collègues américains ou de sociétés tierces. On pouvait aussi y lire des choses peu agréables comme le dénigrement de l'Amiga fait par des partisans du Mac ou du PC. J'intervenais et je défendais l'Amiga contre ces fausses accusations et autres dénigrements. De cette façon, j'ai rencontré beaucoup de gens intéressants du monde entier, certains très agréables, et d'autres un peu ennuyeux.

A partir de 1993, le déclin de Commodore entraîna des licenciements. Notre collègue de l'assistance aux développeurs est parti et j'ai dû prendre sa place. Et au printemps 1994, avant de participer à notre dernier salon CeBIT, les derniers employés de l'assistance de Commodore ont été licenciés, y compris le chef du département. J'étais alors le dernier membre de l'équipe assistance en Allemagne, j'étais mon propre patron. En septembre 1994, la filiale allemande a été liquidée et l'administrateur de liquidation est devenu le nouveau patron. Il nous a tous laissés tomber, mais en raison des lois allemandes et de mon ancienneté chez Commodore, mon licenciement n'a pris effet qu'en janvier 1995. Les derniers mois ont été déprimants. Ils consistaient à nettoyer, jeter beaucoup d'objets auxquels je tenais, et préserver certaines données et documents qui pouvaient être utiles pour un éventuel nouveau départ.

En février 1995, je me suis retrouvé au chômage. J'ai connecté mon Amiga, que j'avais acheté à Commodore, à Internet. Je lisais avec empressement toutes les nouvelles concernant le rachat de Commodore. Le problème, c'est que les messages postés avaient déjà deux semaines de retard. Et ensuite, j'ai lu les nouvelles sur les enchères des 20 et 21 avril. Le samedi matin, le 22 avril, j'ai trouvé dans mes courriels le rapport des enchères sur Amiga Report. Il expliquait clairement que Escom, une société située non loin de Francfort, avait gagné. J'ai de suite rédigé mon CV et je l'ai posté le lundi matin à Heppenheim chez Escom. Quelques jours plus tard, ils m'ont rappelé et peu de temps après, ils m'ont embauché.


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