Obligement - L'Amiga au maximum

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Reportage : PCW Show 1987
(Article écrit par Nathalie Meistermann et extrait de Tilt - novembre 1987)


Le PCW Show explose : plus de jeux, plus de nouveautés. Rendez-vous annuel de tous les éditeurs et constructeurs, il a pulvérisé cette année tous les records. Nathalie Meistermann raconte.

Du 23 au 27 septembre 1987, Londres arborait les couleurs du "Personal Computer World Show", la grande messe informatique de la rentrée en Grande-Bretagne. Une heure avant l'ouverture, une foule hétérogène de passionnés, de l'écolier au père de famille, piaffe d'impatience devant les guichets du PCW Show. Dès dix heures, une marée humaine envahit l'exposition qui ne désemplit pas jusqu'au soir. Une agitation frénétique s'empare alors du hall réservé aux loisirs où plus de 70 000 visiteurs sont attendus. Le week-end, l'affluence est telle que les stands de vente s'écroulent sous la pression des fanatiques et qu'il faut un service d'ordre musclé pour réguler la circulation dans les allées.

PCW Show 1987
L'Olympia Hall accueille des centaines d'exposants sur deux étages entièrement consacrés au jeu

Mais qu'est-ce donc que ce PCW Show qui déchaîne l'enthousiasme outre-Manche ? La plus grande exposition micro-informatique en Grande-Bretagne tant familiale que professionnelle mais surtout l'événement ludique de l'année. Tous les grands noms du logiciel de jeu des deux côtés de l'Atlantique présentent leurs nouveautés avant le rush de Noël. Ils sont tous là, en force, sur des stands luxueux à faire pâlir d'envie les exposants les plus fortunés de notre SICOB national : Ocean, US Gold, Elite, Gremlin Graphics, Electronic Arts, Firebird, Matertronics, Konami, MicroProse, Mirrorsoft et une myriade de petites sociétés dont la qualité des jeux n'a rien à envier aux géants. Le matériel est aussi de la fête avec, en vedettes américaines, Commodore et Atari qui se sont tous deux ménagés des villages réservés, et l'introduction remarquée d'Archimedes, le premier micro-ordinateur à technologie RISC d'Acorn et du dernier bébé de Lord Clive Sinclair sous la marque Cambridge Computer.

Le badaud s'offre lui une journée de jeu ininterrompue sur micro mais surtout sur la centaine de bornes d'arcade autour desquelles s'agglutinent des essaims de joueurs électrisés. L'acheteur arpente une immense braderie informatique où l'on trouve pêle-mêle entassés dans des bacs de plastique, les vieux titres à une livre (9 FF), des piles d'unités centrales en promotion et des chapelets de microchips entourés des gadgets les plus divers. Enfin, le visiteur chanceux pouvait gagner en une seule journée une machine d'arcade sur le stand de Computer And Video Games (le Tilt anglais), un Amiga sur le stand Cascade, un Spectrum Plus 3 chez Sinclair User, 10 000 FF dans la course aux trésors organisée par l'exposition, et des milliers de disquettes vierges, logiciels, tee-shirts, sacs, posters, autocollants, etc. De quoi faire craquer plus d'un Français sevré d'une telle exposition.

La Grande-Bretagne adopte les 16 bits

Alors quoi de neuf, quels seront les programmes vedettes de la fin de l'année ? Une première constatation s'impose : les 16 bits font leur entrée en force sur le marché anglais. Les éditeurs ne jugeaient pas, jusqu'à présent, le marché suffisant pour s'y investir. Dans un pays équipé de plus de 2,5 millions de Spectrum uniquement, on comprend la prudence des développeurs peu enclins à risquer leurs billes trop tôt sur les quelques dizaines de milliers de ST, d'Amiga ou de PC installés dans les foyers anglais l'année dernière.

Novagen présente ainsi un des plus beaux jeux du salon sur Atari ST et Amiga. Backlash est une somptueuse arcade en trois dimensions, dans la lignée d'Arcticfox, à la fois rapide, simple et joliment mis en scène. Les aliens arrivent du fond de l'écran sous forme de triangles, de carrés et autres formes géométriques avec un effet de profondeur et de relief saisissant. Backlash a été développé par Paul Woakes, l'auteur de Mercenary, dont une deuxième version, Damocles, est en préparation.

Tout aussi réussi, Roadwars de Melbourne House sur Amiga et ST, améliore le principe du tapis roulant lancé par Trail Blazer de Gremlins Graphics. Deux sphères, vous et votre rivale, sont lancées à grande vitesse sur une piste semée d'embûches. Il faut à la fois dégommer l'adversaire et les multiples objets qui barrent la route sans oublier de collecter les munitions au passage. Les boules se transforment pour devenir de meurtriers canons orientables.

British Telecom, les PTT anglais, lancé déjà depuis longtemps dans la course aux 16 bits sous la marque Rainbird, dévoile une préversion de Dicks Special à la recherche du docteur Spook sur Amiga. Dick occupe les deux tiers de l'écran dans une aventure/action colorée dont les gros plans accentuent la ressemblance avec un dessin animé. Moins spectaculaire mais tout aussi intéressant, Universal Military Simulation, est un wargame en trois dimensions où le relief stimule avec un réalisme les jeux cartonnés. Les cinq scénarios de batailles célèbres (Waterloo, Hastings, Gettyburg...) sont accompagnés d'un module de création pour dessiner ses propres cartes, imaginer ses scénarios et même jongler anachroniquement avec les époques.

Les mordus de The Pawn et Guild Of Thieves vont enfin pouvoir réfléchir sur la troisième aventure de Magnetic Scrolls, Jinxter. Aussi beau que les deux précédents, Jinxter se veut plus drôle et plus facile grâce à une option "aide" accessible à tout moment. Level 9, une des marques phares de l'aventure en Grande-Bretagne, sort après Knight Orc, Gnome Ranger. Un très beau jeu de rôle sur fond d'images numérisées pour ST, Amiga, IBM, Macintosh, Amstrad CPC et Commodore 64.

MicroProse table sur un nouvel incontournable avec Project: Stealth Fighter, dernier né de la collection des simulateurs de vol. Vous pilotez ici une nouvelle génération d'avions invisibles au radar ennemi. Enfin, les assoiffés de jeu de rôle se précipiteront sur Ultima V, les guerriers du destin, le dernier programme de Richard Garriot à qui l'on doit les quatre premiers épisodes de cette saga signée Origin.

PCW Show 1987
1. Alternative World Games. 2. Implosion. 3. Pro Sprite Designer. 4. Ultima V.
5. Roadwars. 6. Jinxter. 7. Discks Special.


Pour clore ce tour d'horizon des meilleurs jeux destinés aux 16 bits, citons les adaptations de titres déjà existants. Mindscape sort King Of Chicago, Defender Of The Crown, SDI et Sinbad sur IBM PC et compatibles. Barbarian de Palace Software poursuit le massacre avec brio sur ST. Electronic Arts adapte Marble Madness sur ST. Sentinel de Firebird flirte du côté de l'Atari ST et de l'Amiga. Du même éditeur, Elite s'attaque au commerce interstellaire sur IBM PC et compatibles. Aackosoft, l'éditeur néerlandais fait une infidélité aux MSX pour un seul titre, Flight Deck prévu sur IBM PC et compatibles, Amiga et ST.

MicroProse convertit Gunship au ST, à l'Amiga et aux IBM PC, Kennedy Approach et Ogre à l'Atari ST. Activision, enfin, adapte Enduro Racer sur Atari ST. N'oublions pas Star Trek de Beyond Software sur ST qui, comme chaque année à la même époque, doit sortir dans les semaines qui viennent. Ce logiciel joue l'Arlésienne depuis bientôt deux ans. Tout le monde a pu admirer les démonstrations, il y a maintenant six mois, mais le jeu reste mystérieusement intouchable. Ce retard aura quand même coûté leur emploi à cinq des programmeurs de Beyond.

Vive les 8 bits

Rassurez-vous, les Commodore 64, Amstrad CPC et Spectrum tiennent encore le haut du pavé en Grande-Bretagne. Malheureusement, la qualité et l'originalité de l'ensemble sont assez décevantes. Les écrans affichent toujours le même soleil, la même course de voitures ou le même vaisseau spatial, tant et si bien que le visiteur a rapidement l'impression de loucher ou de tourner en rond.

Très peu de jeux originaux se détachent du peloton. Trail Blazer II de Gremlins Graphics est une des plus belles réussites du salon sur Commodore 64. Les amateurs retrouveront leur petite boule dans un défilement multidirectionnel et ultra rapide. Ça arrache. Toujours sur Commodore 64, Shoot Them Up Construction Kit de Palace Software est au jeu d'arcade, ce que The Quil est au jeu d'aventure : un superbe kit pour fabriquer soi-même ses jeux qui sera certainement repris par les programmeurs professionnels. Simple, complet et maléable, il offre, en sus des éditeurs de sprites, de cartes ou d'effets sonores, quatre jeux d'action illustrant les capacités du programme.

Dans le même univers, Implosion de Cascade est un jeu d'arcade banal mais très bien réalisé. Chez le même éditeur, Ace II simule un duel aérien au sommet. De nombreux défis sont lancés aux deux pilotes sur vingt niveaux de difficulté. Armageddon Man, édité par Martech, plonge dans la géopolitique intersidérale où seize puissances nucléaires se disputent un réseau de satellites. Vous êtes l'Armageddon Man, un surhomme indépendant qui, à force de réflexion et de stratégie, tente de maintenir la paix sur l'univers.

La guerre fait également rage chez Ocean avec l'adaptation du film Platoon et Combat Scholl, un logiciel d'entraînement militaire. US Gold lance avec Trentor son nouveau label, GO, destiné à accueillir uniquement des créations originales et de qualité. Trentor, un sauvage chevelu, armé jusqu'aux dents, affronte un monde hostile dans une aventure/action classique. Gauntlet II, la suite très attendue de Gauntlet, approfondit la première version plus de monstres, plus de pièges et plus de tableaux.

Exactement dans le même esprit, Demon Stalker d'Electronic Arts est une copie très réussie de l'incontournable de US Gold. Plus original, Mini Putts ouvre ses greens à une simulation de mini-golf parsemé de champs magnétiques. Simulation encore chez Electronic Arts avec Apollo 18 qui reprend un lancement de la fusée avec des voix yankees numérisées plus vraies que nature, et Test Drive, une course de voitures. Le volant en gros plan permet, en effet, de jouer finement sur la direction du bolide. Sous la bannière Virgin, Leisure Genius s'intéresse aux rapports humains à travers deux titres : How To Be A Complete Bastard (comment devenir un parfait salaud) et A Question Of Scrupules, tiré d'un jeu de société très populaire en Grande-Bretagne, met à jour les mesquineries quotidiennes que chacun est prêt à accomplir pour préserver son petit confort.

Alternative World Game de Gremlins Graphics et Galactic Gomes d'Activision parodient les jeux à épreuves multiples pour donner la primeur aux batailles de polochons ou au lancer de chaussures dans le premier, et aux démêlés d'un ver de terre avec les épreuves olympiques dans le second.

Le poids de l'arcade, l'absence d'un micro

Le virus de l'adaptation des jeux d'arcade fait des ravages. Certains stands n'hésitent pas à ne présenter que les bornes d'arcade. De là à vouloir faire croire à l'acheteur que pour 100 FF il va transformer son petit 8 bits en super-arcade, il n'y a qu'un pas. Au sortir de l'exposition, le visiteur est bien incapable de dire si l'adaptation sera réussie ou non, puisque les jeux ne sont pas finis, il peut juste préjuger de son succès commercial. Seule exception, Firebird qui montrait fièrement les premiers écrans de Bubble Bobble, qui n'est ni plus ni moins qu'un "Pac Man" amélioré, mais amusant et accrocheur. Sur le stand du même éditeur, la borne d'arcade de Flying Shark était impressionnante et chez Imagine, Renegade (nous parlons toujours du jeu d'arcade) était une grande réussite, vraiment Taito fait du bon boulot.

Tatsumi aussi avec Buggy Boy acheté par Elite. Même perfection pour Konami avec bon Home et Salamander qui doivent sortir sous sa marque ; Outrun et 720e édités prochainement par US Gold (ces deux titres seront accompagnés de cassettes audio comprenant la musique originale du jeu d'arcade pour jouer les fous du volant ou les rollers skaters téméraires avec musique d'ambiance) et Gryzor repris par Imagine. Ils sont forts ces Japonais. Rendez-vous dans deux mois pour juger du transfert sur Spectrum, Amstrad CPC, Commodore 64 ou ST.

Les petits nouveaux

Archimedes est l'événement matériel du salon, le soir même de sa présentation, il est sacré "Home/small Business Microcomputer of the Year" (micro-ordinateur de l'année dans les domaines familial et semi-professionnel) lors des British Microcomputing Awards 1987. C'est le premier micro-ordinateur à moins de 10 000 FF basé sur un microprocesseur 32 bits à technologie RISC (Reduced Instruction Set Computer). Sans rentrer dans le détail, ces processeurs fonctionnent avec un jeu d'instructions réduit, ce qui accélère la vitesse de traitement des données. Ce processeur est secondé par trois coprocesseurs. Le VIDC qui contrôle l'affichage des couleurs pour une résolution de 1024x1024 en monochrome, 640x256 en 256 couleurs et 640x512 en 16 couleurs et possède en interne un convertisseur numérique-analogique (a titre de comparaison, l'Amiga offre 640x512 en 32 couleurs voire 4096 couleurs en mode HAM). Le MEMC qui gère la mémoire et facilite le traitement multitâche, et enfin le IOC qui contrôle les entrées-sorties.

Archimedes possède neuf voies en stéréo. Le système d'exploitation est une version améliorée de celui des micro-ordinateurs BBC, Arthur, présenté à l'écran sous forme de fenêtres et d'icônes comme GEM ou Windows. La version de base, l'Archimedes 305, possède 512 ko de mémoire vive et 512 ko de mémoire morte avec un lecteur de disquette 3,5" et la souris pour approximativement 9200 FF. L'A310 est un A305 avec une mémoire vive de un méga pour environ 10 040 FF. Enfin, la gamme s'étend vers le haut avec des versions possédant disque dur et mémoire vive de 4 Mo. Acorn, qui détient déjà 85% du marché de l'éducation en Grande-Bretagne vise avec l'Archimedes le domaine de l'éducation, du calcul scientifique et du professionnel.

L'Archimedes accepte les programmes du BBC, ce qui, potentiellement, présente à peu près autant d'intérêt qu'un Amiga faisant tourner les programmes du Commodore 64. En revanche, un émulateur compatible PC, vendu à moins de 1000 FF, est beaucoup plus intéressant. Mais Archimedes possède aussi des programmes spécifiques, trois gestions de base de données, deux programmes graphiques, des logiciels de comptabilité et des applications spécifiques pour marchands de journaux, directeur d'école ou encore de recherche généalogique. Il est encore trop tôt pour dire quand cette petite merveille technologique traversera la Manche et si elle lé fera un jour.

Autre présentation remarquée, le Z88 de Cambridge Computer déjà en vente depuis plusieurs mais en Grande-Bretagne est le dernier concept sorti du cerveau de Lord Clive Sinclair. Une fois de plus, la vedette de la micro en Grande-Bretagne joue le rôle de découvreur de marché. Après avoir créé le marché des calculettes de poche puis du micro-ordinateur familial, il lance le concept du portable à moins de 3000 FF. Plus petit qu'une feuille standard de machine à écrire, il pèse moins d'un kilo avec un écran de huit lignes sur 106 caractères incorporé au clavier : difficile de faire mieux dans le compact.

Architecturé autour d'un Z80, il possède 32 ko de mémoire vive qui peut être étendue à 416 ko, une extension d'un méga est prévue. La mémoire de masse se présente sous forme de RAM Pack ou d'EPROM. L'écran LCD, d'une définition très agréable, affiche en permanence les principales commandes du système d'exploitation laissant huit lignes de 94 caractères libres. Le Z88 possède à l'origine un traitement de texte performant en Wysiwyg, un petit tableur, une gestion de fichier, un agenda, des petits utilitaires (calculette, calendrier, alarme) et le BBC Basic en langage résident. Les batteries ont une indépendance de 20 heures.

Seule ombre au tableau, le clavier en caoutchouc offre une frappe un peu molle et donne un aspect bon marché à l'ensemble. Parmi les périphériques prévus, citons : des modules d'échange de fichiers avec compatibles PC, BBC Acorn et Amstrad PCW, des câbles parallèle et série, et un modem. Le PCW Show est l'occasion pour Amstrad de présenter son nouvel ordinateur spécialisé dans le traitement de texte, le PCW 9512.

Les villages Atari et Commodore

Atari a, comme à l'accoutumée, situé son territoire à cheval entre le hall familial et le hall réservé aux applications professionnelles. Oublions tout de suite le XE Game System parfaitement ridicule et primitif face aux consoles Sega et Nintendo. Le jeu n'occupe d'ailleurs qu'une petite place avec Psygnosis et Microdeal. Rien de nouveau chez le premier. Microdeal, en revanche, présente Airball Construction Set et surtout Fright Night, un logiciel d'horreur pour adultes.

Robtek dévoile son émulateur PC sur Atari ST à 900 FF. Eidersoft met l'accent sur la musique et le graphisme avec Pro Sprite Designer dédiée à la création de sprites accompagné de routines en code machine, C et BASIC, Pro Sound Designer un programme de création musicale professionnelle à 600 FF entouré d'applications spécifiques telle que Pro MIDI, un séquenceur MIDI, Prom Drum, une boîte à rythmes et Pro Light qui synchronise musique et graphisme. La Quantum Paintbox à 200 FF renferme un utilitaire graphique capable d'afficher 4096 couleurs à l'écran.

Dans un autre domaine, Pro Draw est une tablette graphique professionnelle également compatible avec l'Amiga à 3000 FF. Détour vers la micro-édition qui s'enrichit de deux nouveaux titres : Calligrapher de Computer Concept à 700 FF et Timeworks Desktop Publisher à 990 FF.

Commodore, installé dans la luxueuse suite Adisson moquettée de rouge, mise avant tout sur les applications professionnelles de l'Amiga à l'image de la base de données relationnelles Acquisition 1.3 de Taurus Software. Triangle Television déploie sa gamme de station vidéo autour de l'Amiga, animation de logo, réalisation de générique, programme d'animation en trois dimensions allant de 25 000 à 31 000 FF. Même professionnalisme du côté de Scicorn International avec des systèmes vidéo interactifs qui pilotent des vidéodisques ou des écrans tactiles. Tout cela est certes intéressant mais ne nous rapproche pas du succès de masse recherché par Commodore et encore moins de la consécration de l'AmigaDOS comme standard international.


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